‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 88 sur 956 · BILL · texte numérisé non relu

BILL

BiLCZA, bourg de l'Austro-Hongrie {Galicie), gouv, de Lemberg, sur le Seret ; 3.250 liab.

BiLDERDIJK (Guillaume), poète hollandais, né à Amsterdam en 1756, mort à Harlem en 1831. Il acquit un vaste savoir, quitta la Hollande lorsque les Français l'envahirent (1795), voyagea, revint à La Haye en 1806 et reçut une pension du roi Louis-Napoléon, qui en fit son professeur do néerlandais. Après l'abdication du roi Louis, il perdit sa pension et passa tristement les dernières années do sa vie agitée. Bilderdijk est considéré comme un des plus grands poètes de son pays. Il s'essaya dans tous les genres, depuis des poèmes jusqu'à des épigrammes, et il a beaucoup écrit. Ses Poésies complètes ont été réunies à Harlem (1857-1860). — Sa seconde femme, Cathe- BiNE-WiLHELMiNE BUderdijk, morte à Harlem en 1830,

BILDSTEIN n. m. Silicate hydraté naturel d'alumine, avec lequel les Chinois sculptent différents petits objets. Il On l'appelle aussi pierre a. statuettes. Syn. de agal-

BIliE (lat. bitis) n. f. Matière liquide, amère, jaunâtre ou jaune verdâtre, sécrétée par le foie et coopérant à la digestion i Rendre de la bile.

— Bilenoireon Atrabile, Bile jaune. Une des quatre humeurs cardinales d'Hippocrate etdeGalien.qui la plaçaient dans la rate, et lui attribuaient la tristesse. (Y. atrabile.) Il Bile cystique. Bile contenue dans la vésicule biliaire, il Bile hépatique. Bile contenue dans le foie ou le canal hépatique. Il Bile répandue. Nom vulgaire de l'ictère ou jaunisse.

— Fig. Colère, humeur chagrine, emportement : Echauffer. Eit,nt,rnh; Remuer la bile, Exciter la colère, il Déchar- ,iC' /:' ', ■ :■ ^7 fiife. Se soulager en s'abandonnant à sa

/ ■■, J/orférer iaô/ie. Apaiser la colère. Câlin ,1, ,. ni. Il Se faire de la bile. Se tourmenter

i\-'\'].- La fuie, sécrétée ^r le foie, est destinée, conjointement avec les produits des glandes salivaires, stomacales, intestinales et pancréatiques, à faire subir aux aliments introduits dans le tube digestif des transformations propres à les rendre assimilables. C'est un liquide semi-transparent, vert jaunâtre chez l'homme, d'un vert brun chez le bœuf, et d'un vert émeraude chez les oiseaux et les poissons ; sa densité moyenne oscille entre 1,020 et 1,026 ; son odeur est nauséeuse, sa saveur amère, puis douceâtre. Vue au microscope, la bile se montre comme un liquide homogène, tenant en suspension : des granulations animées de mouvements browniens, des plaques formées par des amas de ces granulations, des gouttelettes huileuses, des cellules d'épithélium prismatique, des paillettes de cholestérine, des cristaux d'hématoïdine, enfin des productions végétales, telles que des leptothrix. La réaction de la bile est ordinairement alcaline, souvent neutre, et quelquefois acide. C'est un des liquides de l'organisme les plus riches en sels minéraux, c'est aussi l'un des plus pauvres en eau. On admet aujourd'hui qu'elle est constituée par des acides, des matières colorantes, une matière grasse et des acides gras. Les plus importants des acides sont : l'acide taurocholique et l'acide glycocholique. Le premier est un des rares principes immédiats sulfurés. L'acide taurocholique prédomine dans la bile des mammifères : il existe seul dans la bile du chien ; la bile du porc contient de l'acide hyocholique man-

âuant chez l'homme, le chien et les ruminants; sous l'inuence des alcalis et de la chaleur, il se dédouble en flycocolle et en acide hyocholalique. La bile d'oie contient eux acides particuliers : l'acide chénocholique et l'acide taurochénocholique.

On compte, parmi les matières colorantes de la bile, ou pigments biliaires, la bilirubine C^* H*' Az* 0% de couleur brune, et la biliverdine C H** Az* O' de couleur verte, ne différant de la bilirubine que par 2 O, et identique à l'hématoïdine. La cholestérine C" H" O' constitue la matière grasse de la bile. Les acides gras seraient, d'après Gobiez ; l'oléine, la margarine, et surtout la lécithine. Les analyses de gaz de la bile faites jusqu'ici ne sont pas concordantes ; la meilleure façon d'opérer parait être do recueillir directement la bile dans le canal cholédoque. — Pour le rôle physiologique de la bile, V. digestion.

BlLÉDULGÉRID ou BeLAD-EL-DJÉRID, ou BeLUD- EL-DJÉRID(en arabe, terre des dattiers), contrée de l'Afrique septentrionale, entre la chaîne de l'Atlas au N., In Sahara au S., le Maroc àl'O., le Fezzan et le territoire de Tripoli à l'E. ; correspondant à la Gélulie des anciens.

BiLÉISTOUR, frère de Loke, le génie du mal, dans la mythologie Scandinave.

BiLBK, ville de l'Austro-Hongrie (Herzégovine), vers les sources de la Trébintchitza, affluent de la Narenta; 420 hab. Poste militaire important ; ch.-l. d'un district peuplé de 14.200 hab.

BILENTIIXESdeBillet(ien-(!7/[Hmll.],èt6i-«e[HmlI.j) n. (. pi. Instrument imaginé par Billet pour la production de phénomènes d'interférence. V.

BiLETTA (Emmanuel), compositeur italien, né àCasalmonferrat en 1825, mort en 1890. Il reçut des leçons de Rossini et fit à Londres, au théâtre Covent-Garden, deux ballets : les Cinq Sens et l» Lutène, et un opéra intitulé the White Magie. Biletta, de retour en Italie, donnait sur le théâtre de Parme l'Abbazia di Kelso {itôi'; faisait jouer ensuite à l'Opéra de Paris un ouvrage en deux actes, la Base de Florence, et allait écrire à Londres une opérette intitulée Caugth and Caged. Biletta se livra ensuite â renseignement du chant, et publia une excellente Méthode de chant.

BiLFINGER ou BÙUFINGER (Georges-Bernard), théologien, philosophe et homme d'Etat allemand, né en 1693 à Cannstadt (Wurtemberg), mort à Stuttgard en 1750, adopta les idées de Leibniz, n devint curateur de l'université de 'Tubingue, et membre do l'académie de Berlin.

sys- 1 fut un des hommes d'Etat qui ont rendu le plus de services au Wurtemberg par les améliorations qu'il a apportées dans l'instruction publique, l'agriculture et le commerce de ce pays. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Elementa physi'ces (Leipzig, 1742); De origine et permissione mali, prscipue moralis (1724); etc.

BiLHA, servante de Rachel. V. Sala.

BILHARZIE ou BILHARZIA (de Bilharz. natural. qui gnala cette douve en 1881) n. f. Genre do vers trématodes mille des distomides ou douves, dont l'espèce type vit en parasite chez l'homme.

— Encycl. Les bilharzies ont le corps mince, allongé, et ne sont pas hermaphrodites. Le mâle, plus massif que la femelle, armé de fortes ventouses à l'extrémité antérieure, a les bords lat^ranv <^n '-orps

repliés en une gouiinr i r t m-j^éo

la femelle, dont un dehors; le corps i cylindrique. La è^//"/ - ' '

voisines, est très redoutée,

la population indigène de l'Egypte

infestée (Clans). Viv- — --■—

par paires dans BUhanie(tr.g

I, ces trématodes produisent, par l'accumulation ifs en grandes masses, des inflammations des les muqueuses pouvant causer des hématuries.

ppareil biliaire ou appareil de sécrétion d)le des organes qui concoi ' '

la sécrétion de la bile. (Cette (

Enseml

des organes qui concourent à la prodi ' -ion de la bile. (Cette double fonction suppose de deux organes distincts : le foie, organe producteur de la bile ; les voies biliaires, organes d'excrétion.) II Conduits biliaires, Canalicules ramifiés dans le foie et dont la réunion forme le canal hépatique. (Ces conduits ont pour fonction de recueillir la bile et de la conduire dans le canal hépatique. Ils fnnt partip «le l'appareil d'excrétion du (oie.'lii Fistule bth'i ,-. i>i,. itm.' anormale de la vésicule biliaire au dehors ,n\x Excré-

tion biliairey Double foncti<ai . i ' ; "nt la bile,

et des canaux excréteurs qui la p. nnii .innv i intestin.

biliaires », on désigne l'ensemble du système au moyen duquel la bile sécrétée par le foie est portée de cet organe au tube digestif. Ce système se compose des conduits biliaires, du canal hépatique, de la vésicule biliaire, du canal cystique et du canal cholédoque. L'origine des conduits biliaires, d'après Robin et Cl. Bernard, serait constituée par des réseaux interlobulaires, dont les tubes n'auraient aucune connexion avec les cellules hépatiques, ce qui démontrerait la division du foie en deux glandes : l'une glycogène, l'autre biliaire, complètement distinctes, quoique enchevêtrées l'une dans l'autre. Ces tubes, réunis par des anastomoses, forment les canalicules intralobulaires d'oii partent les canaux biliaires proprement dits ; leur volume augmente en même temps que leur nombre diminue ; bientôt réduits à deux au niveau du sillon transverse du foie, ils ne tardent pas à se réunir pour constituer le canal hépatique. Dans tout leur trajet à travers le parenchyme de la glande, les conduits biliaires sont enveloppés par la capsule de Glisson. Les deux troncs principaux de ces conduits, ou racines du canal hépatique, sont situés dans le sillon transverse du foie; la racine gauche reçoit les branches du lobe gauche, du lobe de Spiegel et du lobe carré. La longueur du canal hépatique ni'esure en moyenne 0»,03 La vésicule biliaire, située à la face inférieure du foie, est un réservoir annexé au conduit excréteur, auquel elle se rattache par le canal cystique; elle repose dans la fossette cystique, à droite du lobe carré ; en forme de poire, on y distingue un fond, un corps et un col, auquel fait suite le canal cystique, d'abord flexueux, puis rectiligne avant de s'unir au canal hépatique. La réunion du canal cystique et du canal hépatique constitue le canal cholé-

et la deuxième partie du duodénum, s'unit au canal pancréatique, traverse obliquement avec lui la paroi intestinale et s'ouvre dans la portion supérieure de 1 ampoule de de Vater. Tel est, en résumé, l'ensemble de l'appareil biliaire de l'homme; cet appareil est soumis à de multiples et importantes variations dans la série animale. "V. foie.

BiLIARSK, ville de Russie (gouv. de Kazan) ; 2.500 hab. Cette localité, située dans le pays des Baskirs, est peu importante au point de vue du commerce et de l'industrie, mais présente un grand intérêt archéologique, tant par les ruines qu'elle contient que par les traditions locales qui s'y rattachent. Les Baskirs racontent que l'emplacement de Biliarsk fut autrefois celui d'une ville des Bulgares : Bulumer ou Buliar. Elle était la résidence d'un roi belliqueux et conquérant, qui, ne trouvant pas ses descendants dignes de son héritage, enfouit ses trésors dans un palais magique souterrain qui, prétend-on, existe encore. Il est gardé par un énorme chien noir, qui empêche tout le monde d'y pénétrer. Non loin de Biliarsk, est un cimetière musulman appelé Balynguss, que les tribus tartares ont en grande vénération ; c'est un lieu de pèlerinage très fréquenté.

BILICYANINE (du lat. bilis, bile, et de cyanine) n. f. Substance colorante bleue résultant de la réaction de Gmelin^ c'est-à-dire de l'action des acides sulfurique ou azotique sur la bile.

— Encycl. Inconnue à l'état pur, caractérisée par le spectre d'absorption de ses solutions acides (deux bandes situées de part et d'autre de D), la bilicyanine se prépare par l'action de l'acide nitrique nitreux sur une solution de bilirubinate alcalin, jusqu'à coloration bleue.

BILIEUX (eu), EUSE (lat. biliosus) adj. Qui abonde en bile, qui tient à la bile : Teint biliedx. Personne biliedse.

— Par ext. Couleur de bile, c'est-à-dire d'un jaune un peu verdâtre : Avoir le teint bilieux.

— Pig. Morose, mélancolique, or acariâtre : Le plus Biiirrx ■'•■^ ,;p„ à Paris à cette époqm rt/nt < '/n:j,,'n rament bilieux, Tf'tn]'<rAU\r'ii ■' m

■ible. d'humeur

BILIFULVINE (du lat. bilis, bile, et fulvus, roux) n. t. Nom donné par Berzélius à une matière jaune qu'il avait extraite de la bile de bœuf. V. bilirubine.

BILIFUSCINE (de bile, et fuscine) n. f. Poudre brillante d'un brun noir, qui accompagne la bilirubine dans les calculs hépatiques. Sa formule répondrait âC"H"Az'0'.

BILIGULÉ, ÉE (de bi, et ligule) adj. En T. de bot.. Qui est muni de deux hgules ou appendices en forme de bandelette. V. ligule.

BILIHUMINE (de bile, et humlne) n. f. Corps mal défini , qui s'extrait des calculs biliaires et se présente sous forme de masse noirâtre, lorsqu'on laisse oxyder à lair la bilifuscine et la biliprasine en présence des alcalis.

BILIMBI (lin) n. m. Nom vulgaire du carambolier, espèce d'averrlioa de Madagascar.

BiLIN (lat. Belina), ville de l'Austro-Hongrie (Bohême), vapeur ;

BILINÉAIRE (de bi, et linéaire) adj. Math, n Forme bilinéaire. Se dit d'un polynôme linéaire et homogène à la fois par rapport à deux groupes diiïérents de variables.

BILINEURINE (du la.Ubilis, bile, et du gr.

BILINGUE (lingh'- du lat. bis. deux fois, el gue) adj. Hist. nat. Qui a deux langues.

— Philol. Ecrit en deux idiomes différents, deux langues différentes : L'inscription semble conlemporai7ie d'Alexandre. (Renan.)

BILINONTIE (si) n. f. Bot. Syn. de jdsquiame.

BlLIO (Louis), cardinal italien, né à Alexandrie (Piémont) en 1826, mort en 1884. Créé cardinal en 1866. il mit la dernière main au Syllabus en collaboration avec Franchi, et il rédigea, au concile œcuménique de 1869-1870, où il présidait la commission du dogme, les textes relatifs à l'infaillibilité du pape. Il fut l'un des principaux rédacteurs des notes qui, en 1880, amenèrent une rupture entre le cabinet belge et le Vatican.

BIUOSO-NERVEUX (veù). EUSE adj . Qui est à la fois bilieux et nerveux : Tempérament bilioso-nebveux. ■

BiLIOTTI (Ivo), général italien du xvi« siècle. D'une très noble famille florentine, il contribua courageusement à la défense de Florence contre le prince d'Orange, général de Charles-Quint, de 1529 à 1530, et fut peut-être le seul chef national des Florentins. Lorsque la ville eût été obligée de se rendre par la trahison du généralissime Baglioni, il se réfugia en France pour échapper à la tyrannie des Médicis et mourut au siège de Dieppe, au service de François I". — Son dernier descendant, Joseph-Joa- CHIM, fut guillotiné à Orange, en 1794.

BIUPHÉINE ifé-in' — du lat. 6i/ïS, bile, et du gr. phaos, éclat) n. f. Matière colorante rouge jaunâtre, retirée de la bile humaine par Brucke. V. bilirubine.

BILIPRASINE (du lat. bilis, bile, et du gr. prasinos, vert) n. f. Matière colorante qui accompagne toujours la bilifuscine; elle est d'un vert noirâtre, insoluble dans l'eau, l'éther et le chloroforme, soluble dans les alcalis et leurs carbonates. Sa formule est C"H"Az'0".

BIUPURPURINE (du lat. bilis, bile, et de purpurine) n. f. Substance rouge, non isolée et peu étudiée. (Elle correspond à l'anneau rouge qui s'observe dans la réaction de Gmelin.) V. bilicyanine.

BILIQUE (acibe). Syn. de choléique {acide).

BILIRUBINATE n.m. Nom donné aux sels obtenus par l'action de la bilirubine sur les alcalis. (Le bilirubinate de calcium constitue la majeure partie des calculs biliaires colorés ; on s'en sert pour préparer la bilirubine.)

BILIRUBINE (de bile, et rubine) n. f. Syn. de biliful-

VINE, BILIPBÉINE, CHOLÉPYRRHINE.

— Encycl. La bilirubine est la matière colorante la plus importante de la bile des carnivores. On la trouve aussi dans le sérum sanguin et les urines des ictériques. La biliverdine, la bilicyanine, la bilipurpurine, la cholétéline, en donnent par oxydation ; l'hydrobilirubine, l'urobiline par réduction. Elle "serait isomère de Ihématoporphyrine. Comme amorphe et cristallisée : amorphe, c'est une poudre jaune rougeâtre ; cristallisée, elle ressemble à l'acide chromique. Sa formule est C"H"Az'0'; elle s'extrait des calculs biliaires colorés, qui, traités par l'acide chlorhydrique étendu, donnent la bilirubine, qui est alors dissoute dans le chloroforme et qu'on peut faire cristalliser. Son spectre ne présente pas de bandes d'absorption caractéristique. Elle se comporte comme un acide. V. Bn-iKuniNATE.

BILITÈRE (du lat. ils, deux fois, et littera, lettre) adj. Composé de deux lettres : Ma, ta, sa, la, de, te, ta, ra, sont des mots mlitères. Les verbes concaves et géminés restent bilitères et monosyllabiques dans presque toute leur conjugaison. (Renan.)

BILIVERDINE (de bile, et vert) n. f. Matière colorante extraite des calculs biliaires.

— Encycl. La biliverdine peut être considérée comme un produit d'oxydation de la bilirubine. Elle existe en petite proportion dans la bile des omnivores, et d'une façon à peu près exclusive dans celle des herbivores.

Cette matière se prépare en abandonnant à l'air, en couche mince, une solution alcaline de bihrubine, jusqu'à ce que la couleur soit devenue verte.

BiLKA, village d' Austro-Hongrie (Bukovine), sur la Suczavica, affluent du Serith; 2.800 hab.

BILL {bil' — mot angl.') n. m. En Angleterre et aux Etats- Unis, Projet d'acte du parlement et, quelquefois, loi rendue. Il Bill d'indemnité. Vote du parlement qui met les ministres à l'abri de toute poursuite, au sujet d'un acte considéré cependant comme irrégulier, mais que le gouvernement a jugé nécessaire pendant l'inten

) deux sessions.

BILLAGE

Page 1