‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 90 sur 956 · BILLET · texte numérisé non relu

BILLET

bille. Il Faire un bille par bricole. Toucher la bande avec sa propre bille, pour que celle-ci blouse la bille de l'adversaire. Il Doubler une bille, La mettre dans la blouse après lui avoir fait toucher lahande. Il Partie à deux billes. Partie qui ne se joue qu'avec deux billes. Il Partie russe. Celle qui se joue avec cinq billes.

— Petite boule en matière dure, avec laquelle jouent les enfants : Bille de pierre, d'agate. Jouer aux billes.

— Arg. Monnaie (dérivé do billon). Il Pop. Tête : Quelle ôonne bille!... Il Bille de billard. Crâne chauve.

— Archéol. Bille de chape, Anciennem. Fermoir en orfèvrerie d'ane chape, remplacé auxvii" siècle par une bande de tissu : Bille se dit d'une pièce d'étoffe qui lie les deux bouts d'une chape d'étjlise sur le devant. (Furetière, icoo.)

Il Avant le xvi» siècle, on entendait par «jeu de billes » le jeu de (quilles. Au xv" siècle, le jeu de billes était aussi celui du billard.

— Prov. et flg. Etre à billes égales, à billes pareilles. N'avoir point d'avantage l'un sur l'autre.

— Enctcl. Le jeu de billes remonte à une haute antiquité; l'empereur Auguste jouait aux billes avec des esclaves en se servant de noix. Les meilleures billes sont fabriquées en Hollande, où on les confectionne avec des fragments d'albâtre, de marbre ou de pierre, au moyen d'une sorte de moulin de fer dans lequel elles s'arrondissent; elles sont projetées à travers des trous d'un diamètre différent. Les Anglais en fabriquent aussi, mais de qualité inférieure, la matière première étant l'argile. Il existe un très grand nombre de jeux de billes, dont les plus usités sont : la bloquette, la poursuite, le pot, la pyramide, la tapette, le triangle ou le cercle, le tirer, la trime, le serpent, les villes, les neuf trous. \. ces différents mots.

BILLE (Il mil. — d'un radical celt. ; en bas breton bill', tronc d'arbre) n. f. Bloc de bois de la grosseur du tronc et non équarri, que l'on scie en planches.

— Agric. Rejeton qui pousse au pied d'un arbre ; branche d'arbre coupée par les deux bouts, afin d'être plantée et y prendre racine.

— Ch. de f. En Belgique, Traverse de chemin de fer ; en France, Pièce de bois de 5"", 40 de longueur, destinée à être coupée en deux parties pour faire deux traverses.

— Navig. Bâton sur lequel sont attachés les traits d'un cheval tirant un bateau, ii Petit bachot employé au remorquage sur la Loire.

— Frottement sur bille. Système employé dans les affûts de la marine type Canet, pour remplacer les galets et obtenir une moins grande résistance dans le pointage en direction.

— Techn. Bâton dont les chamoiseurs se servent pour tordre les peaux, il Bâton dont on fait usage pour serrer les cordes des emballages, ii Rouleau de bois dont les boulangers aplatissent la pâte, il Outil à percer des trous d'aiguille, il Pièce d'étoffe qui porte les agrafes d'une chape d'église. Il Morceau d'acier carré destiné à être travaillé.

— Billes à moulure. Outil d'orfèvre, il Coussinets à billes. Coussinets de machines dans lesquels des billes métalliques roulant sur elles-mêmes remplacent par un frottement de roulement le frottement de glissement qui se produit dans les coussinets ordinaires. (C'est une amélioration qu'on a depuis longtemps étendue à la construction des cycles.)

Bille (Steen Andersen), marin danois, né à Copenhague en 1797, mort en 1883. En 1819, il entrait dans la marine française, faisait la guerre d'Espagne en 1823, et visitait l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. Rentré dans sa patrie en 1840, il commanda l'expédition de la Bellone dans les parages de l'Amérique du Sud, et, en 1845, fut chargé, avec la Galalée, d'exécuter un voyage de circumnavigation, dans un but scientifique et commercial. Dans la guerre contre l'Allemagne, en 1848, il commanda en second l'escadre de la Baltif|ue, et ensuite de la mer du Nord. En 1852 et 1853, ministre de la marine, puis contre-amiral ; il fut mis à la tête de l'escadre de la Baltique en 1858, et, de 1860 à 1868, fut de nouveau ministre de la marine. En 1869, il fut chargé d'une mission en Chiue pour conclure un traité de commerce. Nommé conseiller d'Etat intime, il se reposa dans le culte des lettres. Il a publié sa Relation du voi/age de ta Galatée autour du monde (1849-1851), et un récit de son Voyage en Chine.

Bille (Karl steen Andersen), écrivain et homme politique danois, né en 1828. Il fonda en 1851 , à Copenhague, le journal ûagbladet, qu'il dirigea pendant vingt ans. Depuis 1861, il fit partie du Folkething, oii il se fit une place éminente, par son éloquence, dans la minorité conservatrice. Comme écrivain, on lui doit divers récits de voyage ; entre autres, ses Souvenirs d'Italie (1878).

BiLLÉ, comm. d'Ille-et-'Vilaine, arr. et à 8 kilom. de Fougères, près d'un affluent du Couesnon ; 1.090 bah. Etang.

BILLEBARREK [Il mil. — de bille, pièce de bois, et de barrer) v. a. Fam. Chamarrer, bigarrer do assorties : Billebarrer papiers multicolores.

BILLEBAUDE {Il mil. — de bille, et baude, fém. de lanc. franc, baud, hardi) n. f. il Art milit. Feu de billebaude. Tir qu'on appelle maintenant Tir à volonté.

— Véner. Chasser à la billebaude. V. bilbaude.

BILLEBAUDER {Il mil.) V. n. 'Véner. Y. bilbacder.

BiLLECOCQ (Jean-Baptiste-Louis-Joseph), jurisconsulte français, né et mort à Paris (1765-1829). Détenu pendant la Terreur et proscrit le 13 vendémiaire, il reprit, en 1797, sa profession d'avocat au barreau de Paris. Il fut, en 1819, l'un des fondateurs de la Société pour l'amélioration du sort des prisonniers. Sous l'Empire, il ne remplit aucune fonction publique; sous la Restauration, il fut maître des requêtes au conseil d'Etat ; en 1821, il rentra au barreau et fut bâtonnier, de 1821 à 1822. On lui doit de nombreux ouvrages : Discours sur la profession d'avocat (1812) ; Coup d'œil sur l'état moral de la France à l'avènement de Cliarles AT (1824); Du clergé en /Ma (1825); De la charte et des garanties de sa durée (1828).

BiLLED, ville d'Austro-Hongrie (Hongrie), comitat de Torontal; 5.000 hab.

BILLÉE {Il mil) n. f. Genre d'insectes diptères. Syn. de

0MAL0GASTRE.

BILLER(!/ mil. — rad. bille) v. a. Techn. Tordre une ballot de marchandises en faisant usage 1er une pièce de bois, afin de la poser en équilibre sur i

'-' "■ "" '', Lui faire donner de l'argent.

, Billebarrer i

ur de

de la bili

— Navig. fluv. Attacher la bille aux harnais d'un cheval pour haler un chaland.

— T. de boulangerie. Aplatir la pâte avec une bille ou rouleau.

— V. n. Autref. Porter un bâton, et, par ext., Quêter, mendier. (Vieux.)

BiLLÈRE, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 1 kil. de Pau, près du Gave; 1.131 hab.

BiLLEREY (François), médecin français (1776-1839). Il remporta, en 1803, sur Laënnec, son ami et son émule, le prix national de clinique interne. Il se fixa à Grenoble (1805), y devint professeur, puis directeur de l'Ecole de médecine et inspecteur des eaux minérales. Il eut le mérite de reconnaître et de proclamer, à rencontre de la science officielle, la contagiosité du choléra dans un remarquable ouvrage : la Contagion du choléra-morbus de l'Inde (1832). On lui doit aussi la création des thermes d'Uriago.

BILLET {bi-llé [Il mil.] — pour bullet; de bulle, rescrit) n. m. Lettre plus brève, plus simple, moins soumise â l'étiquette que les lettres ordinaires : Louis XVIII avait un goût prononcé pour les billets bien tournés. (Balz.)

— Par ext. Papier plié à la manière d'une lettre.

— Circulaire imprimée ou écrite à la main, pour annoncer un événement de famille, ou inviter à une réunion : Billet d-' mariage, d'enterrement. Billets de convocation. 11 Petit morceau de papier portant un nom ou un numéro, qui sert à tirer au sort, n Carte, papier attestant un droit iondé sur une invitation ou acheté à prix d'argent; Billet de spectacle, de loterie.

— Billet doux. Lettre d'amour, généralement écrite sur papier de petite dimension, pour que l'on puisse la glisser à la dérobée.

— Billet de banque. Billet au porteur émis par une maison de banque, et spécialement par la banque de l'pitat.

— Billet de logement, Ecrit qui donne à un militaire le droit de loger chez la personne qui s'y trouve désignée.

Il Billet de garde. Billet imprimé portant ordre d'un service militaire, principalement dans la garde nationale, n Billet de santé. Certificat déclarant que le porteur s'est conformé

i cas, à la personne

tion que donne un prêtre, dans certaii qu'il a entendue en confession.

— Faire courir le billet. Signifiait, autrefois, Donner quelque avis à chacun des membres d'une corporation.

— Fam. Prendre un billet de parterre. Tomber, en parlant d'une personne. (Jeu de mots sur parterre [par terre].)

— Pop. Je vous en donne mon billet, Je vous le certifie, j'y engage ma parole.

— Comm. Ecrit sous seing privé, par lequel on s'engage à payer au porteur, ou à son ordre, une somme d'argent ou un objet appréciable, à une époque déterminée : Souscrire un billet. Négocier un billet. V. complaisance.

— Eaux et for. Éillet d'afforestement, Permis d'exploitation d'un lot de forêt domaniale, il Billet de contentement, Déclaration de caution suffisante, que délivre le receveur des domaines.

— Mar. Billet de souffrance. Permission délivrée par la douane anglaise de naviguer d'un port à l'autre, sans payer de droits, ii Billet lombard, Billet que délivrait autrefois un armateur pour servir de reconnaissance aux personnes intéressées à la cargaison du navire ; l'usage en avait été emprunté â l'Italie, ii Passer au billet, Pendant l'armement ou quand un navire est dans le port, l'équipage est réuni avant les repas et on distribue un billet de plafpar sept hommes. (C'est le moyen d'éviter à ceux qui ne sont pas encore rentrés de leur travail à l'extérieur d'être privés de nourriture.)

— Théâtr. Billets d'auteur. Billets d'entrée que l'administration délivre aux auteurs, pour en user comme ils l'entendent. Il Billets de service. Billets d'entrée que les directeurs de théâtre donnent aux artistes dont le nom figure sur l'affiche du jour.

— Prov. littér. : Ah! le bon billet qu'a La Châtre! Le marquis de La Châtre était depuis quelques jours l'amant heureux de Ninon de Lenclos, lorsqu'il reçut l'ordre do se rendre à l'armée. Pour avoir une garantie contre l'inconstance de Ninon, La Châtre voulut qu'elle s'engageât par écrit à lui rester fidèle... Ninon lui signa alors un billet où elle faisait le serment de n'en jamais aimer d'autre que lui. Quelques jours après, '" * — '— - -^ elle I '-' ' '- '-■ "■-'- -■- '-

folle : Il AA/ te don billet qu'a La Châtre!- Cette plaisante saillie est passée en proverbe ; on la rappelle au sujet d'une assurance peu solide, sur laquelle on ne peut faire fond.

— E^CYCL. .Dr. comm. Billet à ordre. Le billet à ordre est un écrit par lequel un individu, appelé souscripteur, s'engage envers un autre, appelé bénéficiaire, à payer, à une époque déterminée, une certaine somme d'argent â lui ou à son ordre, c'est-à-dire à celui auquel le titre aura été transmis et cédé par la voie de l'endossement. (V. ce mot.) Aux termes de l'article 188 du C. de comm., le billet à ordre doit être daté ; il doit aussi énoncer la somme à payer, le nom de celui à l'ordre de qui il est souscrit, l'époque à laquelle le payement doit s'effectuer, la valeur qui a été fournie (en espèces, en marchandises, en compte ou de toute autre manière). S'il n'est pas écrit de la main de celui qui s'engage, il est, en général, soumis à la formalité du n bon n ou «approuvé», prescrite par l'article 1326 du C. civ. Voici un exemple de la formule de ce billet :

Paris, le I" avril 1900. B. P. F. 1.000 »

Au premier juillet prochain, je payerai à M. Pierre, ou à son ordre, la somme de mille francs. Valeur reçue en marchandises.

JEAN- A mon domicile, 19, rue Montparnasse.

Le billet à ordre a une grande affinité avec la. lettre de chanr/e. {\. ce mot.) Ainsi, toutes les dispositions relatives aux lettres de change, et concernant l'échéance, l'endossement, la solidarité, l'aval, le payement, le payement par intervention, le protêt, les devoirs et les droits du porteur, lui sont applicables (art. 187 du C. de comm.). Cependant, il existe, entre la lettre de change et le billet à ordre, quelques différences, dont voici les principales : 1° 'Tandis que la lettre de change suppose le concours de trois personnes : le tireur, le preneur et le tiré, le billet à ordre ne suppose que l'intervention de deux personnes : le souscripteur et le bénéficiaire (en la même personne, celle du souscripteur, se confondent les rôles de tireur et de tiré; par suite, il

, -. ;__ ... : ^.-vis'

• Tandis que la lettre de change €

par un non-commerçant pour t

I opération de commerce.

Billet à domicile. 'Variété du billet à ordre. C'est le billet L ordre payable dans un autre lieu que celui où il a été louscrit. 'Voici un exemple de la formule de ce billet ; Paris, le I" avril 1900. B.P.F. 1.000 .

Pierre,

: premier m.

m ordre, la soi Valeur reçue >

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