CHRAMNE
CHRISME
Chramnb , prince franc , fils de Clotaire I*' et de Chfmsène. mort on 600. Il se révolta, à l'instigation de son oncle Childebert, contre son père, dans le but de ruiner la puissance de Clotaire au profit de Childebert. Cependant, après la mort de ce dernier, clotaire pardonna à son tils ; mais Chramne, ayant trempé dans un nouveau complot, dut se réfugier chez Conobre, comte de Bretagne, qui lui prêta main-forte pour résister à l'armée conduite par Clotaire en personne à la poursuite du fugitif. Dès la première bataille, Conobre fut tué, et les soldats de Clotaire s'emparèrent de Chramne, de sa femme et de ses filles, au moment où ils allaient s'échapper par mer. Le prince révolté fut, par ordre de son père, attaché sur un banc et étranglé avec un mouchoir dans une cabane où on l'avait enfermé avec sa famille et à laquelle on mit ensuite le feu.
CrrÉAIS, population sauvage qui vit dans les montagnes séparant l'Annam du Cambodge. — Un Cheéais.
— Encycl. Les Chréais paraissent descendre de l'une des vieilles races de l'Iado-Chine. Malgré leur teint jaunâtre et leur barbe rare, ils se rapprochent des blancs par leur face ovale, leurs yeux horizontaux, leur nez saillant et leurs lèvres fines ; ils sont d'une taille moyenne et leurs membres sont plutôt grêles. Paresseux et pillards, ils ne reconnaissent d'autre autorité que celle de leurs chefs de villages. Ils croient à des génies qui se cachent dans les pierres, les eaux ou les arbres, et, pour se préserver des maléfices, ils possèdent une foule de fétiches.
CHRÉMATISTICIEN, ENNE (kré, sli-si-in, en') n. Qui s'occupe de chrématistique.
CHRÉMATISTIQUE [kré, stik' — du gr. khrêniatistikos ; de khrêma, richesse) adj. Qui a rapport à la production des richesses : Etude cheématistiqoe.
— n. f. Science de la production des richesses, partie de l'économie politique qui s'occupe du numéraire.
CHRÉMATOLOGIE [kré, (jl — du gr. khrêma, richesse, et logos, traité) n. f. Traité de la richesse.
CHRÉMATOLOGIQUE (kré) adj. Qui a rapport à la chrématologie.
CHRÉMATONOMIE (kré, mi — du gr. khrêma, richesse, et nomos, loi) n. f. Lois naturelles qui règlent la production et la répartition de la richesse.
CHRÉMATONOMIQUE (krê — rad. chrématonomie) adj. Qui a rapport à la richesse.
CHRÉMATOPÉE (kré) n. f. Dans la terminologie d'Ampère, Partie de l'économie politique élémentaire qui traite de la formation des richesses.
CHRÊME (krêm' — du gr. khrisma, onguent) n. m. Liturg.
... . |ij.^
«On dit plus ordinairement saint chrême.
— Loc. anc. Etre du bon chrême. Etre d'une crédulité excessive. (Se disait par allusion à l'une des vertus du sacrement de confirmation, qui est d'augmenter la foi.) Il Cela ferait renier chrême et baptême. Cela ferait perdre toute patience, cela pousserait aux plus grands
— Coût. anc. Chrême de Bourges, Juridiction dans l'étendue de laquelle l'archevêque de Bourges avait le droit de distribuer le saint chrême aux curés.
— Encycl. Le saint chrême est de l'huile d'olive, symbole de force et de douceur, dans laquelle on a versé du baume, dont le parfum symbolise l'influence agréable et fortifiante, et, comme dit l'Ecriture, « la bonne odeur de
la grâce firmati
I, des 1
saint chr
églis
;ion d'un nouveau calice, d'une pferr'e d'autel, d'i ; on en use dans le baptême, pour une des onctions ;
l'officiant en verse quelques gouttes, mêlées à l'huile des catéchumènes, au moment de la consécration des fonts baptismaux. C'est le jeudi saint, pendant le sacrifice de la messe, que l'évêque bénit solennellement le saint chrême. Ce jour a été choisi dès les premiers temps de l'Eglise, parce que le baptême se donnait autrefois principalement le jour de Pâques, et qu'il était suivi souvent de la confirmation. Après que le saint chrême a été consacré, l'évoque et le clergé présent le vénèrent par trois génuflexions, pour honorer le Saint-Esprit dont il est à la fois le symbole et l'instrument. Le vendredi saint, chaque paroisse doit envoyer un prêtre recueillir la quantité do saint chrême qui lui est nécessaire pour un an : ce qui en reste de l'année précédente doit être brûlé. L'Eglise grecque orthodoxe ne se '
qui regarde la consécration et 1' leurs, sont d'origine apostoliqm
CHRÉMEAU (kré-mo) n, de bonnet de toile dont on recouvre la tête de l'enfant qui vient do recevoir l'onction du saint chrême, dans la cérémonie du baptême, il Linge avec lequel l'évêque essuie le front de ceux qu'il confirme, n Toile cirée dont vre un autel nouvellement consacré. [| Au moyen agi Ensemble de récipients cylindriques accolés. (Au début, les chréraeaux n'avaien do pied ; mais, dès le xv» siècle, ils tige à nœud rappelant
cou-
montés
dos cal
mieux les voir quand on les exposait'ou
quand on les portait en procession.) ii On
disait aussi chrémier.
— Encycl. Dans les premiers siècles du cliristianisme, les catéchumènes, après avoir rei;u le baptême, étaient habillés d'une tunique blanche. Ils la portaient encore le premier dimanche après Pâques, ce qui a valu à ce jour le nom de dimanche m albis (en blanc), sous lequel il est encore quelquefois désigné. Lorsque le bapt___ par affusion eut remplacé le baptême par immersion, l'usage de la tunique blanche disparut, et fut remplacé par celui du chréïneaji^ qui a la mêf "'"' '* ■ "
a une pièc
resté le type du père ridicule à force de sévérité' et de
rigueur. (Chrêmes fait pendant à Ménédème, le père trop
clément.)
Chrémyle, personnage principal du Plitus d'Aristophane. 'V. Plutds.
CHRENECHRHNDIA (kré-né-kron) n. f. Cérémonie du droit franc, par laquelle un homme condamné à une amende, mais incapable de la payer, investissait ses plus proches parents de la possession de ses biens à la condition pour eux de payer l'amende en question.
CHRÉSIMON (h-é — du gr. chrésimos, usuel) n. m. Signe diplomatique formé d'un ch grec sui monté d'un r majuscule ^ . quo l'on met en marge d un manuscrit pour indiquer un passage remarquable. C'est l'abrévia-
CHRESMOTHÈTE (kràss — du gr. khrêsmos, oracle et tilhêmi, je place) n. m. Devin qui était attaché à e tains temples grecs et chargé de faire tirer les sorts
CHRESTE n. f. Bot. Syn. de érémanthe.
Chrestien (ou Chrétien) de Troyes, poète du xii' siècle. On sait peu de choses sur sa vie. Il eut po protecteurs Marie, comtesse de Champagne, et Ph 1 pi e 'I a;,;i. . , . 1 ir, ,i(. Flandre, qui mourut en 1191 II con m • ; I ! • ! Ovide : son poème sur Philomèle a ete 1'' ; ' 'Il Paris dans la traduction des 1/e^fln o
/ Il Legouais. Mais ses principaux t très
ili ^i ■ I' lii ' - romans bretons, par lesquels il a pro yH'^G en France la théorie de l'amour chevaleresque et le cultes de la femme : Cligès, Lancelot (vers 1170) le Cl e a lier au lion, Perceval ou te Conte du Graal (vers 1175) etc Chrestion écrit en un français excellent, et, à défaut d or ginalité et d'ampleur, il a de la grâce et du sent ment C'est un des meilleurs poètes du moyen âge.
Chrestien (Guillaume), médecin français ne a Or léans vers 1500, mort en 1556, devint médecin de F an rois I" et de Henri II. On a de lui : Philaletl es s l erreurs anatomiques de certairtes parties du corps / main (1536)
Chrestien (Florent), littérateur, fils du précèdent n à Orléans en 1541, mort à Vendôme en 1596 D se pi de Henri Estienne, il devint un des bons hellénistes de son temps et fut précepteur du jeune prince de Béarn depu s Henri IV, qui le nomma garde de sa bibliothèque II fut un des rédacteurs de la « Satire Ménippée ».
Chrestien (André-Jean), médecin, né à Sommières (Gard) en 1758, mort à Montpellier en 1840. Il fut l'élàvo et le successeur de Lamuro et acquit comme praticien une réputation considérabe. On lui doit un Mémoire sur l'épidémie de variole qui sévit à Montpellier en l'an VI, et un Traité de médecine iatroleptique (1811) qui préconise l'emploi de l'or en médecine.
CHRESTOMATHIE (kré-sto, si — du gr. khrêstos, bon, unie, et mnthi-in. apprendre) n. f. Recueil de morceaux ' li"i - I' |i' I 'iu de vers, propre à l'enseignement :
CHRr.TiKN, r;NNE (kré-ti-in, en' — lat. christianus; de ' '" ' ', i I II I I ailj. Qui professe la religion de Jésus- Ciinst : /'etijile chrétien, il Qui appartient, qui a rapporta la religion de Jesus-Christ ou ù ses disciples : La foi chrétienne, ii Qui est conforme à la doctrine, à la morale de Jésus-Christ : Une vie, une mort chrétienne.
— Fam. Qui n'est pas véreux, qui est bien justifié au point de vue de l'honnêteté. (S'emploie surtout avec la négation) ; S'enrichir par des moyens peu CHRÉTIENS. Il Convenable, acceptable : Parler un langage chrètihh. — Adverbial. Parler chrétien. Parler nettement, d'une façon claire, intelligible : Il faut parler chrétien, ii vous voule: qu'on vous entende. (Mol.) il Mêlé d'eau, en parlant d'une boisson : Vin trop chrétien. — On dit baptisé dans le même sens.
— Hist. Le roi Très Chrétien, Sa Majesté Très Chré- ■■"•■■ ■ ■ ■ ■ de France, à partir du
siècle. Quelques historiens
font même
tienne, membre (
chrétienne ; Tout chrétien
né grand, piirçc qu'il est né pour le ciel. (Mass.)
I 111 l'i 1 "iiiir considérée au point de vue de son
'ni rude chrétien, une terrible chbë-
n II irinme, par opposition à animal ; ^t/on-
/'i chair de chrétien.
.. l'ieuai c/irc/ie«, Se disaient, en Espagne
I I ilirétiens de pure race, par opposition
', terme servant à désigner les Maures
1 lis. (S'est dit ensuite, en France, pour
I I i I Miine depuis longtemps affermie dans la