COLLINS — COLLONGES-AU-MONT-D'OR
CoUÎDgwood commaudaii en second, lors de la fameuse bataille de Trafalgar. Il succéda à Nelson, tué au cours do l'actiou. Il continua à croiser dans la Méditerranée : il laissa passer en iSOS, à sa t'rande mortilication, la flotte du vice-amiral Ganteaume, le bloqua dans Toulon, d'où, en 1809, le contre-amiral Baudin put, cependant, sortir sans encombre. Ces insuccès assombrirent ses derniers jours. Il mourut en revenant en Angleterre.
COLLINS (Fort), village des Etats-Unis fEtat de Coloraio), sur la Cache-la-Poudre, sous-affluent du Nebraskr. par la Piatte du Sud; 3.310 hab. Collège agricole.
GOLLINS (John), mathématicien anglais, né près d'Oxford en 1624, mort en 16S3. La correspondance active qu'il entretint avec les savants contemporains le fit surnommer le Merssnne anglais. Il fut admis, en 1607, à la Société royale de Londres. Outre des dissertations et des ouvrages, on lui doit : Cornmercium epistolicum (Londres, 1712), recueil de ses lettres relatives à la discussion entre Leibniz et Newton sur l'invention des calculs difl'érentiel et intégral.
GoLLINS (Antoine), philosophe anglais, né à Heston (Middlesex) en 1676, mort en 1729. Après des études à Cambrid^^e, il se voua aux lettres et surtout à la philosophie. Il était élève et ami de Locke. Dans son premier ouvrage, Essai sur l'usage de la raison dans les propositions dont l'évidence dépend du tèmoiyîiatje hinnain (1707), il attaqua la certitude historique et parut menaçant pour Ja tradition religieuse et politique. La même année, dans sa Lettre â Henrt l/odirell, il réiuta les théories ue CiarKO sur l'immatérialité et l'immortaliié de l'âme. En 1710. dans son Explication des attributs de Dieu, il contesta â la fois la prescience en Dieu et le libre arbitre en l'homme. Dans son ouvrage capital. Discours sur la liberté de penser (\113)^ il défendait à la fois le sensationisme, le déterminisme et l'athéisme. En 1724, il précisa plus encore ses attaques centre le christianisme.
GOLLINS (Arthur), antiquaire et généalogiste anglais, né en 1682, mort en 1760. Le plus connu de ses ouvrages est son histoire de la pairie : the Peerage ofEngland[llOS).
GOLLINS (Wilham\ peintre anglais, né et mort à Londres (1788-1847). Admis en 1807 comme élève à l'Académie, en 1809 il reçut la médaille d'argent. A partir de ce moment, commença la vogue extraordinaire dont il jouit toujours depuis. Ses principales œuvres sont la Vente de l'agneau favori, les Attrapeurs d'oiseaux, regardée comme son chef-d'œuvre; Soleil levant. Pendant un séjour à Paris, en 1817, il peignit deux tableaux : le Départ de la diligence de Itouen et une Scène sur les boulevards de Paris. Ils furent exposés, l'année qui suivit son retour, à Londres, avec une Scène de côte et le Nid d'oiseau. Lord Liverpool devint l'un de ses plus zélés protecteurs. Le duc de Newcastle le reçut magnifiquement à son château de Clumber-Park, où il lui rît peindre des portraits de famille. Associé à l'Académie depuis 1814, il en fut nommé membre en 1820. On voit de cet artiste de nombreux tableaux au South Kensington et à la National-Gallery-
GoLLINS (Napoléon), marin américain, né vers 1820. Midshipman dans lamanne fédérale (1834), lieutenant i'l84r.\, directeur de l'arsenal de Mare's Island (1857), il fit partie, en 1861, de l'escadre de l'amiral Dupont au début de la guerre civile et se distingua en diverses occcasions. Commandant en 1862, il fut spécialement chargé, en 1863, do donner la chasse à un des navires confédérés, la Flonda, qui, prenant des allures de corsaire et battant, quand il le fallait, pavillon anglais, faisait un tort considérable au commerce américain. Collins s'en empara le 7 novembre 1864, dans le port neutre de Bahia (Brésil), au mépris de toutes les règles du droit des gens. Il s'ensuivit un action diplomatique, et Collins fut destitué. Mais la Florida avait été coulée, et c'était l'important.
Collins (William Wilkie), roùiancier anglais, né et mort à Londres (1824-1889). Il débuta par une biographie de son père, le peintre W. Collins (1848), puis écrivit un roman historique, An/onma (1850). Sur le conseil de Dickens, il composa ensuite des romans de mœurs contemporaines,
?ui eurent du succès, et dont plusieurs ont été traduits en rançais. Nous citerons de lui : le Secret (1858' ; la Femme en blanc (1861); Sans nom (1863) ; Armadale (18671 ; l'Abime (1868); Mari et femme (i872); la Morte vivante (1874); les Deux destinées (1877) ; l'Hôtel hanté (1881) ; Cœur et science (1883) ; etc. On lui doit aussi quelques pièces de théâtre.
Collins (Mortimer), écrivain anglais, né à Plyraouth en 1827. mort en 1876, s'adonna au journalisme, publia plusieurs romans, et est surtout connu comme auteur de poésies légères et agréables.
COLLINSIE \sî — de Collins, n. pr.) n, f. Genre de scrofulariacées, comprenant une dizaine d'espèces, qui croissent dans le nord-ouest de l'Amérique.
COLLINSON (Pierre), botaniste anglais, né à Hugal- Hall (Wesimorelandjen 1694, mort en 1768. Membre de la Société des quakers et négociant, il se livra à l'étude des sciences naturelles, et il acquit une grande notoriété. Collinson dirigea principalement ses études sur la botanique et sur la naturalisation des plantes et des arbres dans des régions éloignées de leur habitat originel. L'un des premiers, i! préconisa la culture de la vigne en Virginie. Ami de Frankhn, il rinstruisit, en 174:), des premières expériences sur l'électricité, et lui envoya la première machine électrique qu'on eût vue en Amérique. Il cultiva également l'amitié de Linné, oui a donné le nom de collinsonic à un genre de plantes ae la famille des labiées II était très versé dans rhisloire des antiquités de l'Angleterre.
GoLLINSON (Richard), marin anglais, né en I801. mort en 1883. Entré dans la marine royale à lâgc de douze ans, il accompagna, en 1828. le capitaine Forstcr sur les eûtes méridionales de l'Amérique du Sud, et Belcher dans fies explorations hydrographiques des côtes do l'Afrique, en 1831. De 1850 à 1854, il navigua dans les mers polaires au N. de l'Amérique, sur VEnterprise, à la recherche du malheureux FranKlin. Cela lui permit d'accomplir des reconnaissances géographiques intéressantes : celles du détroit du Princo-de-Galles, dos côtes de laTerro du Prince- Albert et do nie de Melvillo, on particulier. Il fut élu aussi Deputy-Master of Trinittj Home, ot mourut vice-amiral. On de lui ; Nine weeka in Canada (Cambridge, 1862) ; the Three voyages of Martin Frobiaher, etc. (Londres, 1867).
COLLINSONIE [nî — de Cfllinson, natural. angl.) n. f. Genre de plantes, de la faunllo des labiées, tribu des saturéiùées, comjtrenaut des plautc:> dcb Lrai.s-Unis.
GOLLINSVILLE, village des Etats-Unis (Etat de Conneciicut), sur le Farmîngton, affluent du Connecticui; 2.000 hab. Papeteries: coutellerie très importante. —Village de l'Etat dlllmois, sur le Cahokia, affluent du Mississipi; 5.225 hab. Charbonnages.
GOLLIO, comm. d'Italie (Lombardie [prov. de Brescia]), vers la source de la Mella, affluent de TOglio; 2.700 hab. Mine de fer, industrie métallurgique.
CoLLiOURE, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 33 kil. de Céret, sur la Méditerranée; 3-321 hab. Ch. de f. Midi. Place forte et petit port très pittoresque, entre deux pointes rocheuses; trop oattu des vents d'est. Le port n'est accessible qu'aux embarcations des pêcheurs de la localité et aux caboteurs susceptibles, par leur tonnage, d'être halés sur la grève. Historiquement, ColUoure, probablement fondé par les Phéniciens, doit ses défenses à Vauban et fut repris sur les Espagnols par Dugommier, en 1794. Exploitation de chéne-liège; salaison d'anchois et do sardines, mais surtout commerce de primeurs et de vins [blamjuette et vins rouges), très estimés.
GOLLIPULLI, ville du Chili (prov. de Malleco), sur un affluent du Biobio; 7.000 hab. Ch.-l. d'un départ, riche en mines d'or, de cuivre, etc., et peuplé de 30.000 hab.
COLLIQUATIF, IVE {hou-a) adj. Qui produit la colliquation. 11 (^ui se rapporte à la colliquation.
COLLIQUATION {kou-a-si-on — du lat. colliquare. supin colliquatum, se liquéfier) n. f. Production excessive ou anormale d'excrétions liquides ou rendues telles. 11 Dimmution de consistance dans le sang ou les humours. (Vieux.)
— Encycl. Pour certa-ns médecins, la liquéfaction des humeurs et leur écoulement par les voies d'excrétion constituaient la colliquation; plus tard, on a défini la colliquation un symptôme morbide caractérisé par l'hypersécrétion des fluides et s'accompagnant de consomption. Le mot ne correspond plus, dans la médecine actuelle, à aucune idée précise et est tombé en désuétude. Ce qui reste acquis, c'est la tendance naturelle de l'organisme à se débarrasser par les émonctoires normaux (sécrétions cutanée, intestinale, rénale, hépatique, etc.) ou accidentels (suppuration) des toxines microbiennes, ou des microbes eux-mêmes. La consomption résulte de la prolongation de cette dépense, lorsqu'elle est vaine ou insuffisante.
COLLIQUE adj. Se dit d'un composé acide qui se trouve dans les produits de l'oxydation des substances albuminoïdes et de la gélatine par le bichromate de potasse et l'acide sulfurique.
COLLISION (lat. ^;ollisîo; de cutn, avec, et lœdere, supin Isesum, léser) n. f. Choc de deux corps : Collision de trams.
— Par ext. Lutte entre des personnes de partis opposés : l'ne COLLISION entre le peuple et l'armée.
— Fig. Lutte, choc entre deux choses opposées : Collision d'intérêts. Collision d'écoles.
COLLO, comm. d'Algérie, du dép. de Constantine, arr.de Philippeville, sur le flanc est du Djebel-Goufi, éperon du massif du Bougaroun; 3.040 hab. (commune de plein exercice); 25.884 hab. (commune mixte). La sûreté de son mouillage, la pêche, l'exploitation des mines de plomb argentifère, de zinc, de mercure, celle des magnifiques forêts de liège de la région, la colonisation de la vallée de rOued-Guebli, assurent à Collo un bel avenir. CoUo [Collops magruis, Chulli municipium) fut fréquentée par les Romains ; au moj^en âge, par les Pisans et les Génois, puis par la Compagnie française d'Afrique.
GOLLOBRIÈRES, ch.-l. de cant. du Var, arrond. et à 39 Uilom. de Toulon, sur le 'KéB.l-Collobrier, affluent du Réal-Martin, dans les monts des Maures; 2.285 hab. Mines de plomb argentifère, d'antimoine. Fabriques de bouchons; récolte et commerce de châtaignes estimées. Dans l'église, riche autel en marbre, provenant de la chartreuse de Laverue.— Le canton a 2 comm. et 4.344 hab.
COLLOCALIA n. f. Nom scientifique des hirondelles du genre salanf/ane. V. ce mot.
COLLOCATION [si-on — du lat. collocatio, arrangement) n. f. Dr. Action ou manière d'inscrire des créanciers dans l'ordre que la loi assigne au payement de leur créance : Bordereau de collocation. Il Somme que doit recevoir un créancier d'après l'ordre qu'il occupe : Toucher le jHontaJit de sa collocation. 11 Collocation utile, Collocation pour laquelle il y a des fonds suffisants. 11 Collocation provisoire. Celle qui'est faite d'après les titres des créanciers, sans tenir compte du chiflTre de la somme à distribuer, et qui est soumise à l'approbation des intéressés, il Collocation définitive. Celle par laquelle les droits des créanciers sont définitivement arrêtés, et qui indique la somme 2ui leur sera payée. 11 Collocation éventuelle. Celle qui ne onne droit à être payé oue si tel événement prévu se produit. Il Collocation de l'argent. Placement de l'argent fait dans le but de lui faire rapporter un intérêt.
— Encycl. Proc. civ. La collocation est le classement, effectué par le juge-commissaire, des créanciers qui se présentent pour toucher ce qui leur est dû sur une somme à distribuer dans un ordre ou une contribution. Cette collocation, réglée provisoirement par le juge, ne devient définitive que lorsque le tribunal a statue sur les critiques élevées par les créanciers, ou que le délai accordé par la loi pour élever cette critique est expiré. Le jugement du tribunal est susceptible d'appel.
COLLOGUTEUR (du lat. colloqui, supin collocutwn, parler avec; n. m. Celui qui prend part à un colloque.
COLLOCUTION (51-071 — rad. collocuteur) n. f. Syn. peu usité de COLLOQUE.
COLLODIÉ, ÉE adj. Enduit do coUodion.
COLLODION (du gr. kollôdès. collant) n. m. Liquide sirupeux, incolore, légèrement opalescent, qui n'est autre qu'une dissolution do coton-poudre dans un mélange, eu proportions variables, d'alcool et d'éther.
— Encycl. Chim. Lo collndion normal à '2 OjO, qui est !o plus usité, s'obtient on mettant 2 grammes de cotonpoudre dans 2r» centimètres cubes d'alcool, et ajoutant peu à pou 50 centimètres cubes d'cthcr, quand lo coton est bien Imbibé.
Etendu sur une large surface, le collodion fait prise
lorsque l'ajcool et l'éther sont évaporés; en additionnant
100 parties de coUodion normal de 3 ou 4 parties d'huile
do ricin, on a le collodion ricinéj qui se dessèche plus
il — os
lentement, mais donne une pellicule plus souple et plus solide. [Le coUodion est employé pour préserver de l'air les petites plaies.)
— Photogr. Le collodion a été longtemps employé en photographie, comme substratum du sel sensible destiné à fixer l'image de la chambre noire. Du collodion normal, additionné d'iodures et bromures solubles ( impropre mont appelé coUodion sensibilisé), était étendu sur une plaque de verre. Au moment d'utiliser la plaque, on la sensibilisait en la trempant dans un bain d'argent(solution d'azotate d'argent), qui formait à l'intérieur de la couche, par double décomposition avec les bromures et iodures, du bromure et de l'iodure d'argent. Mais ces plaques, dites au collodion humide, devaient être préparée? au moment même de s'en servir. Aussi n'a-t-on pas tardé â leur substituer des plaques au collodion sec, qui pouvaient se conserver beaucoup plus longtemps, grâce à l'addition de préservateurs convenables. Les procédés au collodion, qui donnaient des images très fines, ne sont plus guère employés que dans les ateliers de reproductions industrielles. On utilise beaucoup aujourdnui, pour le tirage des épreuves positives, des papiers recouverts d'une émulsion au collodio-chlorure d'argent (papiers du genre dit " aristutypique u).
GOLLODIONNER Idi-o-né) V. a. Couvrir d'une couche de collodion.
COLLOÏDAL, ALE, AUX adj. Qui est de la nature des colloïdes ; L'albiunine est une substance colloïdale.
COLLOÏDE i^du gr. kolla, coUe, et eidos, aspect) adj. Se dit des tumeurs contenant une substance de consistance gélatineuse.
— EscYcL. Les tumeurs colloïdes, ou'on a souvent confondues avec les myxomes, sont, le plus souvent, des carcinomes. Cependant, les tumeurs les plus bénignes peuvent devenir colloïdes. Le protoplasma des cellules qui les forment est alors envahi par des globules de substance colloïde, qui étouffent le noyau.
COLLOÏDE (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. Se dit de toute substance analogue physiquement avec la colle de gélatine.
— Encycl. Chim. Graham avait donné aux produits restant à l'intérieur de l'appareil de dialyse, le nom de colloïdes pour les distinguer des cristalloides, qui traversent la membrane. Après Graham, Grimaux s'est occupé de recherches sur les colloïdes. Ce sont des composés minéraux ou organiques amorphes, non volatils, que la chaleur coagule ; les sels produisent le même effet. Le coagulum, volumineux d'abord, peut se contracter et se réduire pendant plusieurs semaines.
D'après Grimaux, les colloïdes minéraux ne se comportent pas autrement que les colloïdes azotés, tels que l'albumine ou le coUoïde amidobenzoïque de synthèse, découvert par lui et dont la fonction chimique est celle des albuminoïdes. Le même auteur propose de classer les colloïdes connus en trois catégories :
10 Colloïdes solubles , donnant des gelées liquéfiables par la chaleur : gélatine, chondrino, acide tungstique, colloïdal, etc. ;
2» Colloïdes solubles, se pectisant sous de faibles influences en geléos insolubles : albumine, sUice, hydrate ferrique, etc. ;
3*> Colloïdes insolubles, se gonflant dans l'eau : albumine coagulée, caséine précipitée, fibrine, etc.
Grimaux a, en outre, donné une théorie de la coagulation des colloïdes en prenant modèle sur celles de l'éthérification, de la dissociation simple, de la dissociation par dissolution. — Suivant Graham, l'état colloïdal est une période dynamique de la matière, l'état cristallisé en étant l'état statique. Graham a donné le nom à'bydrosol à l'état liquide des coUoïdes et le nom de hgdrogel à leur état gélatineux. L'état colloïdal de la matière est très important au point de vue chimique; l'emploi en teinture des mordants de fer, de chrome, d'alumine, en est une application. Dans le règne organique, l'état colloïdal de la matière se rencontre dans l'enfance, ou les os sont presque entièrement formés d'osséine; avec l'âge, ces colloïdes se durcissent; après la mort, ils se résolvent en cristalloïdes qui, absorbés par les végétaux, se transforment de nouveau en colloïdes.
GOLLOÏDINE n. f. Alcaloïde colloïdal, qui se forme dans certains organes soumis à une action patnologique.
— Encycl. La co//oirfme est une substance gélatiniforme, presque transparente, que l'on extrait de la grande thyroïde hypertrophiée, et d'autres organes en voie de dégénérescence : les muscles, la rate, les reins, les kystes ovariques.
COLLOIR ,1^0-07- — rad. colle) n. m. Métier à encoller.
GOLLOMB (Edouard'^, géologue français, né en X'^06, mort à Paris en 1875. Il se consacra à l'étude de la géologie, accompagna Agassiz dans les voj-ages qui servirent â l'illustre naturaliste à établir sa théorie des glaciers, puis, pendant de longues années, il fit des voyages scientifiques en Espagne. C'est à lui qu'on doit la première carte géologique publiée sur ce pays. Outre des mémoires, on lui doit : Preuves de l'existence d'ayiciens glaciers dans les vallées des Vosges (1847); Coup d'œil sur la constitution géologique de plusieurs provinces de l'Espagne (1857); etc.
COLLOMIE [ml) n. f. Genre de polémoniacées, renfermant des herbes glutineuses-pubescentes de l'Amériquo.
COLLONÈME (du gr. kolla, colle, et nêma, tissu) n. m. Nom .lùimê par MiiUer à des tumeurs de consistance gélatineuse.
CoLLONGES, ch.-l. de cant. de l'Ain, arr. et à 36 kilom. de Gcx. au pied du Grand-Crédo, non loin du fort de l'Ecluse; 1.503 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Scierie, huilerib mécanique. — Le canton a 11 comm. et y. 196 hab.
COLLONGES.comm.delaCorrèze.arrond.ct à21 kilom. de firivo,surun sous-affluent de la Tourmente; 1.006 hab. Grès rouge à bâtir, meules à aiguiser, Noix. Clocher roman.
CollongES-AU-MONT-D'Or, comm. du Rhône, arr. et ù 7 kihun. de Lyon, non loin de la Saône, sur le mont Ceindre; 1.459 hab. Carrières de pierre, ateliers de construction de machines, pépinières. Ancienne maibou forto des Chavannes.
GOLLOPHANE n. C. Phosphate hydraté luiturul dochaifî.
COLLOPHORE n. m. (ioiiro d'apooynacéos ;X baie f^lobu- Ieus<\ uiiiloculairo, rouforniaot dos arbres à suc lactosceut du lirosii.
COLLOPS (/o/JSs)n.m.Gonrod'insectos coléoptères malacodormos, tamillo dos malarhiidés, comprenant dos formes à élytros assez courts, arrondis en arriére. {Les coUoiis sont do Caille môdiocro ; on en connaît une trentaine d'espèces, répandues dans l'Amérique soptoutrionalo et centrale jusqu'à la Colombie.)
COLLOQUE {lok' — du lat. coUoquium, môme sens) n. m. Conférence, entretien dans lequel on s'efforce d'éclaircir un point ou do prendre une décision : Avoir ensemble des coLLOQOES fréquents.
— Hist. relig. Conférence publique et solennelle entro dos théologiens appartenant ^ des Eglises ou à des sectes opposées : CoLLOQUKrfe Pûiss>j,de Bade, Dans les anciennes églises calvinistes, Juridiction intermédiaire entre les consistoires et les synodes provinciaux.
— Philol. Titre de certains ouvrages composés en forme de dialogues, et intitulés en latin Colloquia, ce que l'on traduirait plus exactement par Entretiens ou Dialogues : Les Colloques d'Erasme.
— S\N Colloque, coniérence, conversation, entretien. Colloque se dit proprement d'une discussion sur les atfaires religieuses. Dans le langage courant, il tend à ridiculiser l'entretien auquel on l'applique. Conférence s'applique soit aux objets religieux (mais d'une manière plus générale et sans jamais être pris en mauvaise part), soit aux objets politiques et littéraires, et suppose toujours que l'on s'est entendu d'avance pour se réunir, afin d'examiner ensemble les choses qu'il s'agit de régler. (Ce mot désigne aussi une lo^on ou un exposé doctrinal fait par nu professeur, un prédicateur, un critique, etc.) Conversation appartient au langage ordinaire ; il a un sens très général et comprend tout ce que des personnes peuvent se dire lorsqu'elles sont réunies. Entretien est aussi d'un emploi très commun, mais il convient surtout quand il n'y a que deux ou trois interlocuteurs et quand on pense à l'objet spécial sur lequel a roulé leur discours.
Colloque de Poissy. V. Poissy (colloque de).
Colloques d'Erasme (1518). Paru en pleine crise religieuse, également mal vu des partisans de Luther et des moines, cet ouvrage eut un grand succès. Il faut citer eu particulier : le Repas religieux, le Repas profane, le Repas poétique, précieuses peintures de mœurs du xvi" siècle; les Auberges, piquante satire des hôtelleries d'Allemagne comparées à celles de France ; les Eranciscains, plaidoyer pour et contre les moines mendiants ; Ichtijophagie. dispute du gras et du maigre, des mangeurs de viande et des mangeurs de poisson ; l'Exorcisme qm le Spectre, l'Alchimiste, où Erasme se moque des impostures et des superstitions chères à son époque ; l'Amoureux et la Jeune Eille; etc. Tous sont pleins d'esprit, d'enjouement et de verve.
GOLLOQUER {ké — du lat. collocare, placer) v. a. Fam. Placer, donner, procurer, pour se débarrasser : Collo- QUER un paquet à quelqu'un. Colloqdeb sa fille à un gendre. Il Pop. Appliquer, en pariant d'un coup : Colloqueb deux soufflets.
— S'entretenir, causer avec.
— Colloquer des créanciers, Dr. Les inscrire dans l'ordre suivant lequel ils doivent être payés.
Se coîloquer, v. pr. Fam. Se caser, se placer : Réussir à se coLLOyuEB dans une sinécure.
CoLLOREG, comm. du Finistère, arr. et à 31 kilom. do Châteaulin, près de l'Ellé, affluent de l'Aulne; 1.578 hab.
COLLOREDO, famille noble d'Autriche, tirant son nom du château de Colloredo, prés do Mois, en Frioul. Les membres les plus connus sont : Jérôme de CoUoredo {1582-1638), qui commandait un régiment à la bataille do Lùtzen (1632). [Battu par Arnim à Liegnitz (1634), il fut condamné par un conseil de guerre à une longue détention] ; — RoDOLPHB de Colloredo (1585-1657), frère du précédent. [11 se distingua surtout aujc batailles de Mantoue et do Lùtzen, devint conseiller intime do Ferdinand III, feld-maréchal, et, en 1G37, grand-prieur do l'ordre de Malte. Après la mort do Wallenstein, il commanda son armée en Bohême] ; — Joseph-Marie, comte de Mels-Wallsee (1735-18I8), feld-maréchal. [Use distingua pendant la guerre de Sept ans, accompagna Joseph H en France et fut nommé, à son retour, directeur général de l'artillerie. 11 commanda en chef l'armée d'observation ù. la frontière prussienne jusqu'au congrès do Heichenhach] ; — François de Paulk, comto de CoUoredo-WaUsee (nSG-lSOe), conseiller intime et membre du conseil d'Etat. [11 fut précepteur do l'archiduc François, et plus tard ministre. De I801 à 1805, il partagea avec Cobenzl les fonctions de directeur des alfairos étrangères]; — Jkrôme, comte de Colloredo -Mansfeld (1775-1822), feld-maréchal autrichien. [II flt, sous les ordres do Wurmsor, la campagne d'Italie, prit part à, la bataille do Hohenlindon, et se distingua comme général de brigade à Caldiero. En 1813, il devint général d'artillerie et commanda le l*' corps d'armée autrichien à. Leipzig]; — François de Paule, comte de Colloredo- Wallsee (1799-1859). [Ambassadeur d'Autriche à Saint-l*étorsl)ourg de 18-13 à 1847, il fut président do la Confédération à Francfort en 1818, ambassadeur à Londres de 1852 à 1><5G, puis a Homo. En 1859, il prit part, comme plénipotentiaire d'Autrieho, à la conférence pour la paix tenue A Zurich]; — François de I'aiii.e OtiNiiiCAiRE II, princo de CollOredo-Mansfeld(i«(rj-i852), feld-maréchal autrichien. [Il prit part :'i la canij»agno de Hongrie et se distingua aux combats de Kapolna et do Komorn. Après la campagne, il commanda lo 2" corps d'armée.)
COLLOSPHÈRE ou GOLLOSPHARA (sfé) n. f. Genre do radiolaires, type do la famille des collospfiéridi's, dont les espèces vivent dans les mors d'Europe, surtout dans la Méditerranée. |Co sont des animaux microscopiques et
frélatinoux, présentant l'aspect do jietitos houles.] Citons a collo-iph.rra spinosa (Naples), lu coUosphxra //uxletji (Adriai.itiue).
COLLOSPHÉRIDÉSouCOLLOSPMARIDÉS(V'') n.ni. ni. Famille de i)rotozoairos radiolaires, sous-ordre des polv cyttarions, comprenant les coUosphAres, «iphonosphi^res, 01 autres genres caractérisés par leur siiuolette formé de sphères grillagéoH sitnplus, ilnnsrhacuiie ilesi|uel|i4sest lo
géo UnoCUpHUlo.— Un CULLOSl'UÙmUÉUU CULLOSriMCUlUÉ.
CoUot d'Herbois.
GOLLOT D'Herbois (Jean-Marie), conventionnei, né ■X l'aris ou 1750, mort à Sinnaniary en nyij. Après avoir fait ses études chez les oratoriens, il embrassa la carrière dramatique et, dit-on, joua ses propres pièces, avec un succès inégal, dans plusieurs villes de province. Fixé à Paris au début de la Itôvolution, il fut membre du club des Jacobins. En 1791, il publia l'A/mfinac/i du père Gérard, opuscule destiné à expliquer aux paysans les principes de la Révolution, et qui eut un succès considérable. En 1792, il défendit les soldats de Châteauvieux, qui furent remis en liberté, grâce àses discours et à ses écrits. Cependant, il approuvait les massacres de Septembre, qu'il appelait, aux Jacobins, " le grand Credo de notre liberté >'. Député à la Convention, il y proposa, avec Grégoire, l'abolition de la royauté. Après avoir rempli plusieurs missions dans les départements, il fut envoyé à Lyon, avec Fouché, pour faire exécuter les décrets de la Convention contre cette ville qui, après une résistance acharnée, venait d'être soumise par Couthon ; il en lit démolir les remparts, puis les deux proconsuls instituèrent une commission populaire, qui condamna à mort 350 Lyonnais. CoUot et Fouché, trouvant la guillotine trop lente, en tirent mitrailler 329 ; les autres furent décapités. La commission acquitta 1.800 personnes. Bien que, parmi ces condamnés, se trouvassent des massacreurs souillés de crimes, ces mitraillades n'en pèsent pas moins lourdement sur la mémoire de Collot. De retour à Paris, il fut membre du comité de Salut public, et il essaya en vain de sauver les hébertistes. Il contribua à la chute de Robespierre ; mais, le 2 mars 1795, les modérés le firent, à son tour, décréter d'accusation. Impliqué sans raison dans l'émeute du 12 germinal an HI. il lut transporté à Cayenne et enfermé au fort de Sinnaraary, où il mourut de la lièvre chaude.
COLLOTYPIE (pî — de coHe, et du gr. tupos, caractère) n. f. Procédé de reproduction des dessins inventé par Husnick et faisant usa^e, au lieu de planches gravées, de clichés en gélatine bichromatée, clicnés auxquels on communique une dureté suffisante pour subir l'action de la presse. (L'exécution rapide des clichés constitue un des principaux avantages de ce procédé.)
GOLLOXYLINE n. f. Nom donné aux fulmicotons peu explosibles qu'on emploie dans la préparation du collodion.
GOLLOZOUM {zoum') n. m. Genre de protozoaires radiolaires, sous-ordre des polycyttariens, famille des sphérozoïdés, comprenant des formes dépourvues de squelette, et consistant en agglomérations sphériques de capsules pleines de protoplasma. [Ces microscopiques organismes habitent les mers d'Europe]. Citons le collozoum inerme (Atlantique).
■GOLLUCTANT 'tan), ANTE [du préf. col, et du lat. luctari, lutter] adj. Qui lutte, qui est en conflit avec.
GOLLUDANT [dan), ANTE adj. Dr. Qui colludo, qui USO do collusion : Des parties colludantes.
COLLUDER (lat. colludere, tromper ensemble) v. n. Dr. S'entendre avec sa partie adverse pour tromper un tiers.
GOLLURE n. f. Action de coller, eu termes do relieur.
COLLURICINCLE OU GOLLURIGXNGLA D. m. Genro
d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des laniadés, comprenant dos pies-grièches de la tribu des pachycéphalinés. (On connaît une vinçiaino d'espèces de coîluricincles, répandues dansla région australienne et en Océanie. Lo colluncincla harmonica vient de la Nouvelle-Galles du Sud.) GOLLURIO ou mieux GOLLYRIO n. m. Nom scientifique des pios-griôchos proprement dites.
COLLUSION (lat. coUusio, mômo sens) n. f. Dr. Entente
si.M-rète entre doux ou plusieurs personnes pour agir ou fraude et au préjudice des droits d un tiers. (On généralise ce terme judiciaire et on l'applique ù toute entente secrète qui a pour but de tromper quelqu'un.)
— Encycl. Il peut y avoir co//i«ion dans dos hypothèses assez nombreuses, par exemple, si un débiteur vend ses immeubles à un tiers pour dissimuler son actif et frustrer ses créanciers, ou si un débiteur insolvable s'entend avec son adversaire pour se laisser condamner, et augmenter ainsi son passif au détriment de ses créanciers. Les moyens do réprimer la collusion sont l'action on dommages-mtéréts, la révocation ou la nullité dos actes qui on sont entachés. Ainsi, une donation entro conjoints, sous lo nom d'une personne interposée, pour faire fraude à la réserve, est passible d'une action en nullité (C. civ., art. 1009). Los créanciers peuvent user de l'action paulionno et do la tierce-opposition. Celui (jui se plaint d'une collusion doit, eu général, en apporter la preuve. Quelquefois, cependant, la loi dispense de toute prouve (C. civ., art. 1100; C. de comm., art. 410).
OOLLUSOIRE Izo-ar') adj. Dr. Qui se fait par ou pour collusion : Acfr, Disposition collusoiuu.
COLLUSOIREMENT {zo-ar'-man) adv. D'udo façon collusoire.
GOLLUTHE, hérétique alexandrin du iv« siècle. Curé d'une paroisse d'Alexandrie, CelhUlie. non seulement osa rcqiroclior à. son évéïpie, Aloxundn», do gai'd<'r trop de ménagements envers Ariiis, mais il se s/'para pour c(»!u do lui et se jotn dans le schisme. Du sclnsmt*, il arriva ii l'hérésie. Osius le lit condamner, en 'M9, par lo concile d'Alexandrin, qui le dépouilla 'le l'épiscopat qu'il avait pris de sa propre autorité. Il tomba alors dans l'uiibli.
Colluricincle.
COLLOPIIANE — COLLYRITE
COLLUTHOS OU -KOLLOUTHOS, poète grec, né à LycopoUs dans la haute Egypte (fin du v* s.-commencement du vi" s. de notre ère). Nous avons perdu ses Kalydoniaca, ses Persica et ses Eloges en vers. Un seul de ses ouvrages nous est parvenu : c'est un petit poème en 392 hexamètres sur V Enlrvement d'Hélène, dont le manuscrit fut découvert par le cardinal Bossarion, en 1-130, dans un couvent près d'Otrante. Imitateur assez froid d'Iiumèro, Colluthos n'a d'autre mérite que celui d'un versificateur habile, et quelquefois élégant.
COLLUTOIRE (tû-ar' — du lat. colluere, supin collutum, laver) n . m. Médicament destiné à agir sur les gencives et sur les muqueuses des joues.
— Encvcl. Les collutoires sont, le plus souvent, des médicaments de consistance sirupeuse, que l'on applique sur la partie malade à l'aide d'une éponge, d'un pinceau. On y incorpore les substances médicamenteuses les plus variées, et particulièrement les anesthésiques (laudanum, cocaïne, chloroforme), les antiseptiques (acide borique, acide phéniquo, salol, chlorures, etc.), les astringents (alun, tanin, borax, etc.), les caustiques (potasse, nitrate d'argent, sulfate de zinc), et les spécifiques (mercure et dérivés, iode, etc.).
COLLUVIAIRE [vi-èr' — du lat. colluviarium ; de colluerelaver) n. m. Ouverture pratiquée dans la voûte d'un aqueduc, pour permettre de le visiter et le réparer.
GOLLYBIE (ôî) n. m. Genre de champignons, de la famille des agaricinécs, caractérisé par des spores blanches, l'absence de volve et d'anneau, et la nature fibreuse ou cartilagineuse du pied, qui fait que ce pied peut être plié sans se briser.
— Encycl. Il y a, dans ce genre, des espèces comestibles et d'autres suspectes. Une excellente espèce est le colhjbie à pied en fuseau; il pousse au pied des arbres, a un chapeau brun roux, un pied de même couleur, tordu, strié profondément, plus mince au sommet qu'au milieu et se terminant en pointe.
COLLYBISTIQUE {stik' — du gr. kollubos, change de monnaie) adj. Se disait autrefois de ce qui est relatif à la l>anque : Opération collybistique. Il Contrat collybistique. Celui par lequel une personne transportait à une autre, pour un prix convenu, de l'argent qu'elle avait dans un autre pays.
COLLYRE (du lat. collyrium; gr. kollurion) n. m. Méd. Topi(iue quelconque, appliqué sur la conjonctive oculaire.
— Enctcl. Hippocrate et Galion désignaient par ce nom des médicaments solides, cylindriques, allongés en forme de queue de rat, et destinés à être introduits dans diverses cavités. Ce mot, en passant dans la langue fran- ^'aise, a complètement changé de sens.
hes collyres secs sont toujours des poudres impalpables, qu'on insuffle dans l'œil à l'aide d'un tuyau de plume. Le sucre, l'alun, le sulfate de zinc sont les substances les plus employées en collyres secs.
Les collyres mous sont des onguents ou des pommades.
Les collyres liquides sont ceux dont l'usage est le plus répandu. Leur nature est très variée : ce sont des décoctions, des eaux distillées, des solutions salines, etc. On les applique tantôt en pratiquant sur l'œil des lotions avec un linge fin ou une éponge, tantôt en baignant les yeux dans une œillère ou un coifuetier. d'autres fois, quand ils sont très actifs en les instillant par gouttes. L'eau de rose ou l'eau distillée sont les excipients ordinaires de ces col* lyres. On y incorpore, selon les cas : des médicaments anesthésiques, anodins ou calmants (laudanum, cocaïne), des astringents styptiques ou caustiques (alun, sulfate de zinc, acétate de plomb, borax, pierre divine, sulfate et acétate de cuivre, potasse caustique, nitrate d'argent, tanin, safran, acides), dos antiseptiques (acide borique, bichlorure ou biiodure do mercure, iodofo4-me, eau oxygénée, permanganate de potasse, à côté desquels il faut placer tes médicaments dits astringents) ; les mydriatiques ou dilatateurs de la pupille (atropine, cocaïne), et les antimydriatiquos (pilocarpine) ; les spécifiques (mercure et dérivés, iode). Les collyres gazeux sont des vapeurs ou des gaza l'action desquels on expose les yeux (alcali volatil, baume do Fioraventi, éther).
COLLYRE (dugr. k-oUura, môme sons) n. f. Antiq. Pain d'orge ou gâteau que l'an donnait aux enfants, et dont l'on se servait aussi pour tremper la soupe.
COLLYRIDIEN (rff-in — du gr. kolluris, idoSj. petit pain) n. n^ Membre d'une secte du iv« siècle, dans laquelle les femmes éliraient dos gâteaux â la Vierge comme à uno déesse païenne.
GOLLYRINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères carnassiers, famille des cicindélidés, renfermant les genres collyris, thérate, dérocranie et tricondyle, tous caractérisés iiar les tarses ayant, au moins ceux dès pattes antérieures, leur quatrième article cordiformo. — bn collyriné.
COLLYRXON (du gr. kollurion, onguent) n. m. Arpilo happante d'un gris cendré, que les anciens employaient dans leur idiarmacie.
COLLYRIS [riss] n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, type do la tribu des coUyrinés, comprenant dos formes allongées, cylindriques, â élytres élargis en arriére, à pattes longues.
— Encvcl. Los collyris sont d'élégants insectes, do taille petite ou moyenne, bleus ou tdeuâtros, à téguments gaufrés : ils sont propres à la Malaisio ot à rimlo-Chino. On on connaît ouatro- vingt -dix espèces ; ils volent lentement parmi les hautes horbes ot les buissons, dans les lioux découverts,
COLLYRITE n. m. Paléont.
Genre d'oursins irréguliers, type do la famille des dysasténnés ou collyritidt's. comprenant des formes ovales, boni- Collyri» {gr. d'uu tltfra), bées, â bouche penlagonalo
arrondie. i\ pétales ne partant pas d'un centre oonmiun. (Les collvrites -sont fossiles dans le jurassique moyen. On on connaît do nombreuses espèces, en Kénéral do taiUo moyenne,) 11 On dit également coli.vkitks (/és«).
-- Miner, llydrosilicate nalurel d'alnniino, ainsi appelé
rco qu'il u uno upparouco gommeuso ou gélatiuouso.
pai
COLLYRITIDÉS
COLOCOTfiONlS
Cette argile, que l'on trouve dans les Pyrénées, doit 6lro rapportée à l'allophane.
COLLYRITIDÉS n. m. pi. Paléont. Famille d'oursins irréguliers. Syn. de dysastéridks. V. ce mot. — U7i col-
LYKITIDÉ.
GOLMAN (George), poète dramatiq^ue anglais, né à Florence en 1732, mort fou en 1794. 11 dirigea les théâtres de Covent Garden (1767) et de Haymarket (1777), et attira longtemps la foule par les comédies d'un genre gai et original qu'il y fit représenter. On cite surtout : Polly ^oneycomô (1760) ; la FeïïWJe jaïouse {1761), dont le succès fut très grand et qui fut imitée par Desforges ; le Mariage clandestin, en collaboration avec Garrick. Ses œuvres dramatiques ont été publiées à Londres (l"77), et ses opuscules en prose en 1787. — Son fils, G. Colman, dit le Jeune, né en 1762, mort en 1836, lui succéda dans la direction de Haymarket, et tit représenter un grand nombre de comédies et de farces, qui eurent toutes du succès ; il eut pour protecteur Georges IV, qui l'admottail à sa table. Sa jolie pièce de John Bull (1805J est restée au répertoire anglais. Citons également de lui : Broad grins (1S02), recueil de poèmes burlesques, et les mémoires de sa vie, intitulés : Becords of my life (1830).
COLIVIAN (Samuel), peintre américain, né à Portland (Maine) en 1832. Il passa deux ans à Paris et en Espagne, puis il visita Rome et Dresde, et, de retour à New- York, en 1876, il exposa plusieurs tableaux, dont il avait pris les sujets dans ses voyages. Membre de l'académie do New-York depuis 1862," il fut le fondateur de la Société des aquarellistes américains, qu'il présida de I866à 1871. Citons, parmi ses toiles : Pêcheurs vénitiens; Canots pendant la marée basse, à Anvers ; Ruines de la mosqw'e de Mansoura ; Journée ensoleillée dans le port d'Alger; Flueen, sur le lac des Quatre-Cantons ; Train d'émigrants traversant un torrent ; Sur le Guadalquivir, etc. On lui doit aussi des aquarelles représentant des sujets d'architecture : les cathédrales do Lincoln, Durham et Quimper.
COLMAR (de Colmar, n. géogr.) n. m. Variété de poire au couteau.
Colmar (lat. Columbarium)^ ch.-l. de la Haute-Alsace, ancien départ, du Haut-Rhin, sur la Lauch et la Fecht; 33.145 hab. [Coîmariens, ennes). en majorité catholiques. Ville commerciale et industrielle (vignobles, brasseries, imprimeries, tanneries, fonderie de cloches, rîlatures, tuileries). Siège de la cour supérieure de justice(ancien conseil souverain d'Alsace) et du président du district (préfet).
Parmi les monuments, il faut citer l'église Saint-Martin, le couvent des dominicains d'Unterlinden qui renferme le célèbre musée, le commissariat de police, l'ancien Jcaufhaus (douane) du xv" siècle, et beaucoup de vieilles maisons des xvi« et du xvii" siècles; les statues de Rapp, Bruat Rœsselmann, Schwendi, par Bartholdi.
Des découvertes préhistoriques et romaines donnent à Colmar une origine fort ancienne. Sous les Mero\mgiens et Carolingiens, il y avait un château royal. Othoa I" le donna au duc Rodolphe III de Bourgogne qui, à son tour, en fit don au monastère do Payerne. Frédéric II en tit une ville impériale avec sa constitution propre, mais les bourgeois durent soutenir une lutte acharnée pour anéantir la puissance de la noblesse et du clergé.
En 1337, Colmar fut vainement assiégée parles bandes du roi Armleder, ancien aubergiste d'Andlau, qui parcourait le pays en massacrant les juifs. En 1354, elle s'affiha à la ligue des dix villes libres impériales d'Al«ace. La Réforme fut introduite en 1575, après de longues luttes, à Colmar. La guerre de Trente ans éprouva beaucoup cette ville: qui, en 1632, fut prise par les Suédois et, en 1634, par les Français. Eu 1698, on y transféra le conseil souverain d'Alsace (auparavant à Brisach). Eu 1790, Colmar devint chef-lieu du département du Haut-Rhin et siège de l'une des douze cours. En 1871, le traité de Francfort l'enleva à la France. — Patrie du peintre Martin Schongauer, dos poètes Georges Wickram et G.-C. Pfefl'el, de J.-B. Rewbell, de Jean Rapp, de l'amiral J. Bruat.
GOLMARS(Iat. CoUis Martis),c\ïA. de caut. dos Basses- Alpes, arrond. et à 50 kilom. de Castellane, sur le Verdon, à son confluent avec la Lance; 708 hab. Fabriques de draps; commerce de grains et de fromages dits n de Thorame ». Moulins. Sources minérales. — Le canton a
COLMATAGE (/o;*) n. m. Agric. Action de colmater : Les COLMATAGES s'exécutent au moyen de digues submersibles ou de simples épis. (Hervé-Mangon.)
— Encycl. Le colmatage et le limonage sont les opérations par lesquelles on provoque artiliciellement le dépôt des matières terreuses en suspension dans les eaux naturelles (torrents, fleuves, eaux de la mer). Dans un sens plus précis, le colmatage est la créatioyi sur place d'une couche arable suffisamment i^paisse par l'accumulation prof*ressivo,artificielleincnt provoquée, do toute espèce de limons ou d'alluvions, tandis que le limonage est l opération, ?'iielle qu'elle soit, consistant à faire séjourner temporairement es eaux sur un sol déjà cultivé, de manière à le fertiliser par le dépôt d'une mince couche d'alluvion ou de limon.
La durée d'un colmatage s'étend sur une période do plusieurs années. En général, l'emplacement à colmater est isolé des terres environnantes au moyen d'un fossé et d'une digue construite avec les terres de déblai ; puis il est divisé int^Srieurement on compartiments successifs, au moyen do digues secondaires d'une hauteur de plus on plus faible. Les eaux de colmatage séjournent d'abord dans le premier compartiment; C[uand il est rempli, elles débordent dans le second, et ainsi de suite. Quand on juge que lo premier compartiment est suffisamment colmaté, on fait parvenir directement les eaux dans lo deuxième. La mémo métho'le est, naturellement, pratiquée vis-à-vis de co deuxième compartiment et des compartiments suivants.