‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 111 sur 870 · COLOMBINE · texte numérisé non relu

COLOMBINE

lotto, Vancouver et toutes les ilos lui sont rattachées. Superf. , 990.124 kilom. carr. Popui. évaluée à plus de 200.000 hab. La province est divisée en 18 comtés ; la capitale est Victoria; la principale ville, Vancouver.

— La Colombie est constituée essentiellement par un plateau {altit. mov- l.OOOm.) accidenté, rocheux, parsemé de lacs, flanqué de deux massifs montagneux parallèles. L'un, à ro., formé de la chaîne côtière et des Alpes de Colombie, borde le Pacifique, où il détermine une côte abrupto, découpée d'mnombrables fjords qui en font une des régions les plus pittoresques du monde. Des rivières franchissent ces montagnes, dans des cluses profondes, par des cascades et des rapides. A l'E. sont la chaîne dOr et les montagnes Rocheuses. Ces dernières sont traversées par des passes très encaissées et portent de hauts sommets, comme le mont Brown (5.409 m.). Sur le plateau, le Fraser (1.200 à 1.300 kil.) a creusé de vrais canons ; un autre grand fleuve, la Columbia, achève son cours sur le territoire des Etats- Unis. Les eaux de la Colombie occidentale sont drainées par la rivière de la Paix et par les affluents du Mackenzie. — Le climat est rigoureux et extrême dans le nord et le nord-est; la côte et la Colombie méridionale jouissent, au contraire, dune température tiède; elles sont très abondamment arrosées.— La culture n'est développée que dans les régions du Sud, riches aussi en pâturages. La plus grande partie de la Colombie est couverte de forêts admirables. Nombreuses raines de tout genre, fer, cuivre, plomb, surtout or et argent, dont l'exploitation paraît appelée à un très grand avenir. Importants gisements do houille à Vancouver. Les pêcheries de la côte sont de Ja plus grande richesse.

Colombien, ENNE [lon-bi-în, en'), personne née dans la Colombie, ou qui habite cette contrée. — ^es Colombiens.

— Adjectiv. Qui appartient à cette contrée ou à ses habitants : Histoire colombienne.

— n. m. Langue parlée dans la Colombie : Parler le colombien.

COLOMBIENNE {lon-bi-èn') n. f. pi- Entom. Race d'attes ou aranéides de l'Amérique méridionale. — Une colombienne.

COLOMBIENS n. m. pi. Ornith. V. colombins.

COLOMBIER [lon-bi-é — rad. colombe) n. m. Bâtiment dans lequel on logo des pigeons. Il Colombier de pied, Colombier en forme de tour isolée. (Se dit par opposition aux fuies ou volets, qui sont construits sur un pilier de bois ou de m2L<iouxi&nG): Autrefois, les gentilshommes seuls pouvaient avoir des colombiers de pied.

— Fam. Toit paternel, résidence habituelle : Revenir au COLOMBIER. Il Attirer les pigeons au colombier. Se dit du marchand qui fait venir à lui les chalands.

— Pop. Places de théâtre, situées tout en haut sous le comble, il On dit plutôt poulailler, et paradis.

— Impr. Intervalle trop considérable que le typographe laisse entre chaque mot.

— Mar. Arc-boutaat de ber, dont le pied porte sur la coitte.

— Papet. Papier de grand format, ordinairement do 0"',63 X 0",90.

— Vitic. Nom que porte, dans le centre de la Franco, une variété de cépage blanc.

— Encycl. Econ. rur. Dans toute exploitation agricole bien ordonnée, on doit placer le colombier de manière que ses habitants ne soient inquiétés par aucun bruit et aient toute liberté d'action ; il faut aussi beaucoup do propreté. Cette construction doit, de plus, être élevée sur un terrain aussi sec que possible, à l'abri dos vents dominants, et exposé au levant et au midi. Une corniche saillante doit extérieurement surmonter le colombier, afin d'empêcher les rats, fouines, putois, etc., d'y pénétrer. De plus, il doit être facilement accessible aux personnes chargées de surveiller les nids, qui consistent en de petits paniers plats appendus aux murs.

— Hist., droit et législ. Les pigeons ne furent connus en Grèce et en Italie que vers le vi" siècle avant J.-C. Dès le milieu de ce siècle, ils étaient employés comme messagers. Il est donc évident qu'il y eut, dès lors, des colombiers. Les colombiers antiques affectaient, en général, la forme d'une tour surmontée d'un toit pointu. Ils étaient revêtus d'un enduit blanc et percés de trous circulaires communiquant à des niches séparées. Au devant, il y avait une plancnette qui permettait aux pigeons de se rassembler.

Sous l'ancien régime, le colombier était l'une des prérogatives des terres seigneuriales, la marque distinctive du nef. On en distinguait trois sortes : les colombiers de pied, tours rondes ou carrées, toujours isolées des autres bâtiments du domaine ; les colombiers à fuie, munis d'une simple ouverture pour le passage des pigeons; enfin, les colombiers à quatre piliers, généralement construits sur la porte d'entrée ou dans l'angle d'une cour. Ces deux derniers no pouvaient être élevés sans l'autorisation du seigneur haut justicier ou, plus tard, d'une cour souveraine. L'architecture des colombiers était très soignée, notamment en Normandie. On peut citer comme chefs-d'œuvre du genre les colombiers do Boos, du manoir d'Ango, à Varangeville, et de l'abbaye do Saint-Théodard, dans le Tarn.

D'après l'articlo 168 de la Coutume d'Orléans, le droit de colombier appartenait au seigneur haut justicier, sous condition, pour celui-ci, d'avoir « censive » , c'est-à-dire des terrains concédés à titre de bail à cens, dont les tenanciers n'avaient que le domaine utile. Quant au seigneur non justicier, il ne pouvait jouir du mémo droit qu'à la condition do posséder en toute propriété, on plus du fief et do la ccnsive, 100 arpents do terres labourables autour de con pigeonnier. La coutume de Paris n'exigeait toutefois que 50 arpents. Le droit féodal do fuie et de colombier, qui causait tant do dommages aux cultures du paysan, fui un de ceux dont l'abolition fut prononcée dans la nuit du 4 août 1789.

La guerre de 1810-1871 ayant démontré la haute utilitô militaire des pigeons voyageurs, les nations européennes ont établi chez elles un grand nombre de colombiers publics ou privés. La Belgique est la mieux outillée, l'AÎleroagne vient ensuite. La France compte, outre ses colombiers d'Etat, environ 400 sociétés spéciales, qui fournir^ent à la défense nationale plus do 200.000 sujets.

Les colombiers sont réglementés aujourd'hui par la loi du 4 avril 1889 (C [rur., liv. I", titro vi). Aux termes dos articles 6 et 7 de cette loi, les préfets, après avis des conseils généraux, déterminent chaque année, pour tout le départemoDt, ou séparément pour chaque commuDo, l'époque

de l'ouverture et de la clôture des colombiers. Pendant la durée de la clôture, les propriétaires et fermiers ont le droit de tuer et, de s'approprier les pigeons qu'ils trouveraient sur leurs fonds, indépendamment des dommagesintérêts et des peines encourues par les propriétaires desdits pigeons. Pendant la période de l'ouverture des colombiers, ils peuvent tuer, mais sans se les approprier, les pigeons qui leur causeraient des dégâts.

— Artmilit. L'emploi des pigeons voyageurs comme messagers pendant la guerre a fait instituer des colombiers militaires dont l'organisation comporte une foule de précautions de détails ; tant pour entretenir la propreté nécessaire parmi les oiseaux renfermés, quo pour assurer la séparation entre ceux qui sont aduits, c'est-à-dire attachés au colombier, et ceux qu'on maintient momentanément, au contraire, dans un colombier auquel ils n'appartiennent pas, afin de s'en servir au besoin pour ■■ommuniquer avec d'autres colombiers plus ou moins éloignés. Ces derniers oiseaux doivent notamment être tenus

i. Vue intérieure d'un colombier. — 2. Portion de la façade. A, B, C, cliquettes en fer, auxquelles on donne, au moyen de la tige D, différentes positions, suivant que l'on veut empêcher les pigeons d'entrer ou de sortir [A, fermée ; B, de sortie ; C, d'entrée). — 3, 4. Abreuvoirs. — B. Panier servant û. transporter les pigeons.

séparés par sexes ; autrement, ils pourraient s'accoupler entre eux et ne plus chercher à regagner leur colombier d'origine. Les pigeons aduits sont, au contraire, accouplés et renfermés dans des compartiments qui en contiennent de quarante à quatre-vingts couples au maximum. La hauteur de ces compartiments ne dépasse guère 2 mètres, de manière qu'on puisse toujours facilement s'emparer des oiseaux lorsqu'on veut s'en servir.

Il a été installé, en France, un certain nombre de colombiers militaires, dont un à Paris, qui sert aux études et à l'instruction du personnel chargé de ce service, personnel rattaché à celui do la télégraphie militaire et, par suite, à l'arme du génie.

C'est à l'état-major qu'il appartient de déterminer les mesures à prendre pour assurer, en cas do guerre, la réquisition et la mise au service de l'armée, de tous los pigeons voyageurs appartenant à des particuliers et dont la déclaration doit être faite à l'avance par ceux-ci.

Colombier, village de Suisse (cant. de Neuchâtel), près du lac do Neuchâtel ; 1.900 hab. Place d'armes fédérale. Château du xvn" siècle. Lieu charmant, entouré de vignobles, de prairies et de belles allées d'arbres antiques, conduisant sur les bords du lac. Ce fut le Coppet de M'»" Charrière. Lord Maréchal, qui connut J.-J. Rousseau et le protégea, y résida aussi.

Colombier (montagne du) ou Grand-colombier,

chaînon français du Jura, s'allongeant dans le département de l'Ain, dont le point culminant est le Grand-Colombier (1.534 m. d'alt.).

Colombier, comm. de l'Allier, arrond. et à 20 kilom. de Montluçon, non loin de l'Œil; 905 hab. Houille.

Colombier (Marie), actrice et femme do lettres française, néo à Auzances (Creuse) en 1844. Elle joua à l'Odéon (1872), à i'Ambigu-Comique (1878), et accompagna, en 1880, dans une tournée en Amérique, Sarah Bernhardt, dont ello était l'amie. De retour à Paris, elle publia : le Voyage de Sarak Bernhardt en Amérique (1881); le Carnet d'une Parisienne, nouvelles (1882); le Pistolet de la petite baronne (1883); puis, s'étant brouillée avec Sarah Bernhardt: les Mémoires de Sarah Barnum (1884), qui la firent condamner à trois mois de prison pour outrages aux bonnes mœurs. Depuis, elle a publié, entre autres ouvrages : Mères et filles (1885); la Plus jolie femme rfe Paris (1887); lePrince Brutus (1898); Fin d'Empire (1898).

ColombiÈRE (Claude de La), jésuite et théologien français, né à Saint-Symphorien-d'Ozon (Isère) en 1641, mort à Paray-le-Monial en 1682. Il se livra d'abord à la prédication ; en 1674, il devint le directeur spirituel de Marguerite-Marie Alacoque et, avec elle, l'apôtre de la dévotion au sacré cœur. De 1676 à 1678, il remplit, à Londres, les fonctions difficiles de prédicateur do la duchesse d'York, puis il revint en Franco. Il a laissé des Sermo7is qui ont été plusieurs fois réédités, mémo au XIX' siècle.

•^ ColombiÈRE (Marc Vdlson de La), écrivain héraldique. V. Vdlson.

ColOMBIÈRES, comm. do l'Hérault, arr. et à 28 kilom. do Saint-Pons, près de l'Orb, au pied du mont Caroux; 503 hab. Ch. do f. Midi. Sources minérales. Commerce de châtaignes et do marrons.

ColombiÈRES (François de Bricqueville, seigneur de), capitaine français, appartenant à une vieille famille noble de basse Normandie. Après s'être distingué aux armées sous François I"' et Henri II, il passa au protestantisme, et fut des premiers à diriger la guerre civile dans sa province. En 1570, il prit Saint-Etienne. Assiégé dans Saint-LÔ, en 157'i, par dos forces considérables, il refusa de se rendre, repoussa trois assauts et périt sur la brèche. Il eut deux fils, qui continuèrent sa lignée jusque sous Louis XIV. La branche cadette compta deux maréchaux do camp.

Colombier-LE-JEUNE, comm. de l'Ardôcbo, arrond. ot à 20 kilom . de Tournon, au-dessus des gorges do l'Ormèze , aftlucnt duDoux ; 866 hab.

Colo MB IER-LE- VIEUX, comm. de l'Ardèche, arrond. et à 17 kiiom. de Tournon, au-dessus des gorges do la Daronno, affluent du Doux; 1.164 hab.

Colombiers, comm. de l'Hérault, arr. et à 8 kilom. do Béziers, sur le canal du Midi; 1.053 hab. Distillerie de vin, caux-de-vie. Tunnel de Malpas pour le canal du Midi. — Comm. de la Mayenne, arrond. et à 22 kilom. de Mayenne, non loin du Colmont; 1.047 hab. Commerce de vins et eaux-de-vie. ^ Comm. de la Vienne, arrond. et à 10 kilom. de Châtellerault, non loin de l'Anvigne, affluent de la Vienne ; 1.014 hab. Eglise romane. Ruines du château de Savary.

ColOMBIER-SAUGNIEU, comm. de l'Isère, arrond. et à 32 kilom. de Vienne, non loin de la Bourbre ; 1.008 hab. Restes d'un château au pied duquel le sire de Gaucourt battit le prince d'Orange, qui voulait s'emparer du Dau-

phiné (1430).

GOLOMBIÈS, comm. do l'Aveyron, arr. et à 18 kilom. do Rodez, au-dessus du vallon de la Maresque de Limayrac, affluent do l'Aveyron; 2.317 hab. Deux dolmens.

COLOMBIN {Ion) n. m. Constr. Petite cloison, ménagée au pourtour des carreaux de poêles ou de garnitures do cheminées.

— Electr. Substance isolante composée de plâtre et de kaolin, que Jablochkoff interposait entre les deux crayons do charbon do ses bougies électriques.

Cotte composition est aujourd'hui remplacée par un mélange de sulfate de baryte et de sulfate de chaux, augmentant le pouvoir éclairant de l'arc par suite d'une volatilisation partielle de ces substances.

— Miner. Un des minerais d'où l'on tire le plomb.

— Tccho. Petit boudin de pâte, qui sert principalement à lutcr los Gazettes, il Morceau de pâte, que l'on emploie pour faire les pieds de certains vases, il Amas do matière non broyée qui se dépose sur le bord de la cuvelle lorsqu'on triture le pétunzé. il Bassin dans lequel le faïencier met la composition de la fritte.

COLOMBIN, INE [Ion] adj. Qui a rapport aux colombes ou pigeons. (S'employait autrefois dans le langage courant) ; Il faut marier l'innocence coLOMBiNE avec la prudence serpentine. (Charron.)

— Comm. Qui est d'une couleur chatoyante, changeante comme celle de la gorge d'un pigeon : Soie colombine.

Il On dit auj. gorge de pigeon.

— n. m. Fam. Jeune hommo qui a l'air innocent et naïf:

Quel COLOMBIN!

COLOMBIN, INE {Ion — de Columbarium, n. lat. de Coulomniiers), personne née à CotUommiers, ou qui habite cette ville. — Les Colombins.

— Adjectiv. Qui appartient à Coulommiers, ou à ses habitants : Jeunesse colombine.

COLOMBINA {lo?i) n. f. Pièce pyrotechnique, en formo de colombe, qui joue un rôle important dans la cérémonie du samedi saint, à Florence.

COLOMBINE [Ion) n. f. Techn. Sorte de laque.

— Agric. Engrais composé d'excréments de pigeons et de volailles.

— Enctcl. Agric. La colombine, ou fiente des pigeons et des oiseaux de basse-cour (la fiente des poules est quelquefois nommée pouline ou poulaitte), constitue un engrais actif, généralement moins riche en azote que le guano, mais d'ailleurs très analogue à ce dernier.

D'après Mûntz et A.-Ch. Girard, un pigeon fournit par an de 2 à 3 kilogrammes de déjections; une poule, environ c> kilogrammes ; un canard, de 8 à 9 kilogrammes ; une oie, ■ le 11 à 12.

La colombine, telle qu'on la recueille dans les pigeonniers (c'est-à-dire mélangée plus ou moins de matières terreuses ou sableuses), renferme en moyenne, outre 20 à 25 p. 100 de matière organique, de 1 à 2 p. 100 d'azote et de 0,50 à 1,50 p. iOO d'acide phosphoriquo.

COLOMBINE {Ion) n. f. Glucosido extrait du Colombo, dont il représente un des principes actifs.

— Encycl. La colombine est un tonique ot un stomachique puissant, qui s'emploie à la dose de 1 à 2 centigrammes contre la diarrhée des pays chauds et la dysenterie chronique, et qui se présente sous forme do matière incolore, inodore, neutre, amère, peu soluble à froid dans l'eau et l'éther, plus soluble à chaud dans l'alcool.

Colombine, un des personnages de la comédie italienne et des théâtres forains. Tantôt fille de Cassandre ou do Pantalon, tantôt courtisée par ces vieillards amoureux, tour à tour maîtresse ou femme d'Arlequin ou de Pierrot, Colombine est surtout une vive et frétillante soubrette, c'est ainsi quo la présentèrent RégnardetDufresny dans les pièces qu'ils composèrent pour la première troupe qui vint d'Italie s'établir à Paris ot jouer des comédies bouffonn es en français.

Co personnage se modifia en passant sur différentes scènes; mais, en général, on lui conserva l'habillement blanc, le tablier vert ot le petit bonnet coquettement posé. C'est sur le théâtre de la Comédie-Itahenne, dans le Retour de la foire de Bezons {lG9h), que Colombine prit, pour la première fois, le costume d arlequine. Elle l'a traditionnelle^ ment conservé depuis.

Colombine (la), bibliothèque de Séville, fondée au xvi" siècle par l'un des fils de Christophe Colomb, Fernando. Grand voyageur, Fernando Colomb avait collectionné los plus b'eaux livres et les plus rares manuscrits d'Espagne, do France, des Pays-Bas et d'Angleterre. Malheurousomont, après sa mort, les précieux volumes.

Colombine - ( xviii" s. )

entassas dans une ilépendanco do la GiraKla, moisiront suns (juo personne s'en occupât. Un corlain nombre dos plus rares ouvrages qui la composaiont arrivèrent par hasard à Paris, en 1885 : ils avaient servi à boucher dos vides dans des caisses d'emballage, rtMiformant de vieilles tapisseries achetées en Espag^no par un amateur, Cependant, toutes ces déprédations no l'ont pas eutiôrenituit ruinée, et elle possède encore dos livres et dos manuscrits d'une rareté insigne.

COLOMBINER {lon) V. n. Placer les colombins sur le cJKinip dos parois supérieures des cazettes.

COLOMBINÉS ou C0LUMB1NÉ3 (ton) n. m. pi. Tribu d'olsoaux de la famille dos columbidés, comprenant huit genres ; carpophaga, lopkolaima, pigeon, ectopisle, œna, yeopctia, Tnacropygia, tourtei'elle. — Un coi.ombink, ou co-

LUMUINK.

COLOMBINI (le bienheureux Jean), fondateur des iésuates, né à Sienne dans le xiv« siècle, mort on 13G7. 11 était premier magistrat dans sa ville natale ; il se démit de son emploi, distribua ses biens aux pauvres, et lit de sa maison un hospice pour les malades. Plusieurs coopérateurs se joignirent à lui, et, comme ils prononçaient souvent le nom de Jésus, le peuple leur donna le nom de jésuates. Colombini les réunit en une congrégation qui se consacra au service des malados, mais qui fut supprimée par Clémt^nt IX en 1668. — Fête le 31 juillet.

COLOMBINS ou COLUMBINÉS {Ion.— On dit aussi colom- BiDtis, coLOMBiDÉs et coLOMBiKNS [du lat. columba, pigeon]} u. ra.pl. Ordre d'oiseaux, comprenaat les pigeons et formes aftines, caractérisés par un bec faible, membraneux, renflé au-dessus des narines, par les ailes moyennes et pointues, les pieds à quatre doigts, trois devant et un derrière. —

Un COLOMBIN, ou COLDMBINÉ.

— Encycl. Los co/o;»6iïis volent très bien ; leur taille varie beaucoup, depuis celle des gouras, qui sont gros presque comme des oies, jusqu'aux petites tourterelles de la taille des moineaux. Répandus dans toutes les parties du monde, surtout dans les régions tropicales, ils possèdent là les livrées les plus brillantes, où les teintes métalliques brillent d'un vif éclat. Vivant souvent en grandes troupes, ils se nourrissent de graines et habitent surtout les forêts. Certains entreprennent de grandes migrations. Les colombins sont, de tous les oiseaux, ceux qui possèdent au plus haut pomt le sens de l'orientation. Les deux sexes couvent les œufs avec le même soin et nourrissent les petits, qui éclosent aveugles. Ces oiseaux se répartissent en trois familles : colombidés, didunculidés, dididés (ces derniers sont complètement éteints).

COLOMBITE {Ion) n. f. Miner. V, coldmbite.

COLOMBIUM ou COLUMBIUM {lon-bi-om' — du nom de Christophe Colomb) n. m. Chim. Syn. de niobidm.

COLOMBO ou COLUMBO {Ion) n. m. Bot. Nom donné vulgairement à la racine de chasmanthera palmata. [On avait pensé que cette plante venait des environs de Colombo (Ceylan) ; on sait, maintenant, qu'elle croît à Madagascar et sur ia côte orientale d Afrique. La racine est d'une odeur désagréable, très amère et jaunâtre.]

— Thérap. La racine de colombe est amère, tonique, astringente : elle contient de la colombine. On l'emploie sous forme de poudre (à la dose de 5 à 15 gr.), d'extrait, de teinture alcoolique, de vin médicinal, dans les maladies s'accompagnant de débilité générale et d'atonie du tube digestif, dans les dysenteries, les coliques.

Colombo, ville anglaise et port de l'île de Ceylan, sur la côte oocidendale que baigne 1 océan Indien ; 126.900 hab. La vilie est composée de trois parties distinctes : Pettah est la ville des indigènes (les Cingalais}; le n Fort ">, quartier des administrations et des bureaux; Colpotty et blave Island renferment, essaimes à travers de magnitiques et vastes jardins, les bungalows blancs et très bas des Européens. Ceux-ci ont à se plaindre beaucoup du climat, qui est torride. Colombo, située dans la zone des moussons, reçoit des pluies abondantes. Dans ces dernières années, le mouvement de ce port s'est bcaucaup accru. Aujourd'hui , il a remplacé Pointe-de-Galle, qui est sur la même côte, mais plus au S., comme port do relâche des paquebots des lignes de l'Inde et de l'extrême Orient ; c'est là qu'ils vont prendre eau et charbon. Colombo, de plus, est le port d'exportation do l'île de Ceylan. Pêche dos perles. — D'abord possession portugaise au XVI' siècle, puis hollandaise au xvn" siècle, Colombo fut soumise par les Anglais, avec l'île entière, on 1796.

Colombo ou ColumbuS (Realdo), anatomiste italien, uô à Crémone, mort vers 1560. Elève d'André Vésale, il le remplaça dans sa chaire de Padouo (1544), puis professa à Piso et à Rome. Il a, le premier, mentionné lo repliomout du péritoine, donné uno description exacte du médiastin, observé que lo cœur se resserre quand les artères se dilatent, et réciproquement, ot (pie les mouvements do ce viscère sont isochrones à ceux de la respiration. Il a aussi décrit la circulation pulmonaire presque dans les mêmes termes que Servet. Son traité De re ana~ tomica (I55yj eut un grand succès.

colombophile {ton — du lat. columbns, pigeon, ot du gr. philos, ami) n. et adj. Se dit do celui qui aime les pigeons, et surtout les pigeons voyageurs; qui se plaît à on élever, à étudier leurs habitudes : Sociétés coLOMBOPUiues.

COLOMBOPHILIE [Ion, Il — rad. colombophile) n. f. Goût prononcé pour l'élevage des pigeons, ot on particulier dos pigeons voyageurs. V. colombiiir.

CoLOMBY (François Cadviony, siour dk), littérateur français, né â Caen vers 1588, mort vers 1648. Parent do Malherbe, il fut un des premiers membres do l'Académie française. On a do lui aiJféronts ouvrages on prose, dos poésies ot un médiocro poème intitulé : Plainte de la belle Culiiton au grand Aristarque durant sa captivité (1616).

Colomera, ville d'Espagne (Andalousie (prov. do OriMiadej), sur la petite rivière de son nom, affluent du Gcnil; 2.:>(U) hab. Mines de plomb. Moulins.

CoLOMIERS. comm. do la Ilauto-Garonno, arrond. ot « l<ib>rii. lie Toulouse, dans la i)laino ; 1.089 hab. Cb. do f. Midi. Cumnierco de volailles; nuilerios.

CoLOMiÈS (Paul), érudit français, né â La RochoUo on liVAH, mort à Londres on 1092. II apprit l'hébreu et suivit VoshIiis en Hollande, puis en Angleterre (1081), où il devint bibliothérairo do l'archovAquo do Canlorbéry. C'était un homme d'une profonde érudition, ot qui a

beaucoup écrit sur les sujets les plus divers. La plupart do ses opuscules ont été publiés sous le titre do Co^o- 'ittsii opéra (Hambourg, 1709).

COLOMINE n. f. Variété talqueuso d'argile à potorio.

COLOMNAIRE(/o/n'-;it'?'') adj.Quialaformo d'une colonne.

COLOMNIFÈRE(^m' — du lat. co/umna, colonne, et/errc, porter) adj. Qui porte une colonne.

— En T. d'archit-, Qui porto uno ou plusieurs colonnes comme ornementation.

COLOMNÉE n. f. Bot. V. COLOMNÉE.

COLON {du lat. co/oriiis;de colcrr, cultiver) n. m. Celui qui : 1° cultive la terre ; 2" fait partie d'une colonie ; 2° habite les colonies, par opposition aux habitants de la métropole ; 4*> est né aux colonies.

— Dr. Colon paritaire ou simplement Colon, Cultivateur qui donne au propriétaire de la terre, selon les conventions faites, une portion des récoltes et des autres produits.

— Hist. Du temps du Bas-Empire, Personne dépendante d'un maître et attachée au sol. ti Au moyen âge, Personne d'une liberté restreinte, quoiqu'elle f(it censée libre, mais d'une condition supérieure à celle d'un serf: Les colons d'une abbaye. (En ce sens, le féminin colone était usité.)

— ENCYCL. Hist. V. COLONAT.

COLON n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des silphidés, tribu des cholévinés, comprenant de très petites formes oblongues, â antennes courtes et on massue, à mésosternum carré. (Les colons, dont on connaît une trentaine d'espèces réparties dans l'hémisphère boréal, vivent sous les pierres, les feuilles mortes; toujours rares, ils semblent ne sortir que le soir.)

COLON n. m. Arg. milit. V. colo. il Pop. Ami, copain.

CÔLON (du gr. kôlon, membre) n. m. Partie moyenne de l'intestin.

— Encycl. Le côlon commence au csecum et finit au rectum. On divise le côlon on quatre portions ; ce sont : le côlon ascendant, le côlon transverse, le côlon descendant et le côlon ilio-pelvien.

Le côloyi ascendant ou lombaire droit s'étend du cœcum à la face inférieure du foie. Il est en rapport, en arrière, avec le rein droit et le muscle carré des lombes ; en dedans, avec le psoas et l'intestin grêle; en avant et en dehors, avec les anses intestinales. Le péritoine passe tantôt devant, tantôt derrière, et constitue ainsi à cette partie du côlon un mésocôlon très court.

Le côlon transverse s'étend de la partie inférieure du foie à la rate. Il repose sur l'intestin grêle et est on rapport, en haut, avec le foie, l'estomac et la rate. Le péritoine lui sert encore de soutien.

Le côîon descendant ou lombaire gauche est presque le symétrique du droit; il se termine au niveau de la crête iliaque.

Le côlon ilio-pelvien ou S iliaque est situé dans la fosse ihaque gauche. Il se divise en quatre parties : une première verticale, uno seconde transversale, une troisième en forme d'anse, convexe en bas, une quatrième oblique vers le bas {cette dernière s'abouche au rectum). Le mésocôlon ilio-pelvien, constitué par le péritoine, est très large et permet au côlon de grandes excursions.

Les fonctions du côlon se rattachent au dernier acte de la digestion, la défécation; c'est dans le côlon que séjournent les matières fécales avant leur expulsion.

CÔLON ou en grec KÔLON (plur. seul usité kola) [même étym. que l'art, précéd.] n.m. Gramm. gr. Membre d'une période, n Partie d'un vers ou d'une strophe.

— Métriq. anc. On appelait kôlon un membre de phrase métrique ou musicale. (La plupart des vers, comme i'hexamôtre, comprenaient deux kola; mais on en comptait souvent trois, quatre ou davantage, dans les vers lyriques. Les kola se composaient généralement do pieds semblables, en nombre égal ou inégal. Entre deux kôla^ il y avait un repos.)

Colon, ville des Antilles (île do Cuba [prov. do Matanzas]) , près do la rivière et du port de Coloma ; 16.680 hab. Colon se trouve entouré des meilleurs vtgas do l'île, qui produisent le tabac le plus estimé du monde. Marché sucrier important. C'est l'anciouno ville do Nueva Bermeja.

Colon, ville do la république Argentine (prov. d'Entre Rios'), sur l'Uruguay; 2.500 hab. Colonies agricoles aux environs. Ch.-l. d'un départ, peuplé de 10.500 hab.

Colon ou ÂSPINWALL, port de la Colombie (Etat de Panama), sur la côte septentrionale de l'isthme de Panama et la mer dos Antilles, au débouché de la partio creusée du canal, à l'extrémité du chemin do for interocéanique de l'isthme; 5.000 hab. Climat très malsain par suito de la grande chaleur, des pluies abondantes et des marais dos environs ; fièvres pernicieuses. Ville sans industrie. Port mal abrité sur la baie de Limon, uni par do nombreuses lignes de navigation aux ports américains ot européens. Lieu de passage de marchandises et do voyageurs à destination do la côto orientale et do la côte occidental© de l'Amérique, dos Antilles, do l'Europo. Statue do Christophe Colomb. Aspinwall, quoique rattacné à l'Etat do Panama, est uno ville libre autonome.

COLONAGE {naj') n. m. Exploitation par lo colon partiairo : Le bail à colonagk résume presque toutes les anciennes espèces de conventions faites entre les seigneurs et les paysans.

— Éncycl. Lo bail à colonage ou colonat partinire est un contrat par lequel le propriétaire d'un héritaço rural lo remet pour un certain temps à un preneur, qui s'engage à le cultiver sous condition d'en partager les fruits avec lo bailleur. Ce bail diffère donc au bail à frrtnc, on ce que lo propriétaire, au lieu do toucher un prix fixe on argent, reçoit uno redevance aléatoire. Celui-ci est, par suite, associé aux risques do la cuUuro et directement intéressé à son succès. Si les fruits se partagent par moitié, le contrat prend le nom do métayage, ot le colon celui do métayer. Lo bail à colonat partxaire ou à métayage est régi par la loi du 18 juillet 1889 (liv. I", titre iv du G. rural) ot par les articles 1718. 1730, 1731, 1730-1741, 1743, 1749-1751, 1776, 1777, 1778 et 2102 du Code civil. Los obligations principales du bailleur sont : la délivrance do la choso louée au tormo convenu et la garantie dos objets compris nu bail, ta réparation des bAtiments et les réparations iocalivos occasionnées par la vétusté ou In force majeure. U a la diroclioD générale do l'oxpiollatiou, suit pour lo

COLOMBINER — COLONEL

modo de culture, soit pour l'achat ou la vente des bestiaux. Le droit do chasse t*t do j)êcho lui est réservé. Les obligations essentielles du preneur sont : de cultiver luimôme, et en bon père de famille; d'habiter la métairie, do la garnir de bestiaux et do se servir des bâtiments d'exploitation. Il répond de l'incendie, dos dégradations et des pertes, sauf à prouver qu'il a veillé à la conservation de la choso louée. Lo bailleur ot lo preneur supportent, chacun par moitié, la porto totale ou partielle des récoltes survenue par cas fortuit. En cas do difficulté dans le règlement des comptes, lo juge de paix statue sur le vu des registres des parties. Toute action se proscrit par cinq ans à dater de la sortie du colon. La résiliation du bail à colonat partiairo est de plein droit par la mort du preneur, ou à la suite de la destruction fortuite de la totalité des objets compris dans le bail. Elle est facultative dans les autres cas.

COLONAILLE {na-ill [Il mil.]) n. f. Brin d'osier plus gros que les autres, dans un ouvrage de vannerie.

COLONAIRE (nèr*) adj. Ane. dr. rur. Qui a rapport au colonat, qui est soumis aux lois du colonat : Lien colo-

NAIRE. J'''onds COLONAIRE.

CÔLONALGIE {ji — de côlon, et du gr. algos, douleur) n. f. Névralgie ayant son siège dans le côlon.

COLONAT {na — lat. colonalus ; de colonus, colon) n. m. Etat de colon. (Se disait principalement des colons do l'ancienne Rome et du moyen âge) : Le colonat a remplacé l'antique esclavage. (E. Sue.)

— Encycl. Pays grecs. En divers pays grecs existait uno organisation analogue à ce que fut plus tard le colonat romain. L'invasion dorionne et les migrations de peuples qui en furent la conséquence avaient eu pour efi'et, dans les contrées envahies, de transformer en serfs de la glèbe beaucoup des anciens habitants. En Attique, le servage fut aboli par la constitution de Selon. Mais, ailleurs, il so conserva pendant toute la période historique. Certaines populations étaient simplement devenues sujettes, en gardant la possession d'une partie du soi : périèques de Laconie ou de plusieurs districts thessaliens. Mais les pénestes d© Thessalie, les gymnotes d'Argos, les mnôtes de Crète, les coronéphores de Sicyone étaient de vrais serfs, fixés à la terre et vendus avec elle, qui payaient au propriétaire des redevances fixes. Telle était aussi, en Laconie, la condition des ilotes ruraux. Ils appartenaient à l'Etat ; mais l'Etat les prêtait aux particuliers, qui ne devaient ni les tuer, ni les atfranchir, ni les vendre au delà des fron tières. On leur faisait cultiver les champs qu'on leur assignait, et ils payaient au propriétaire une redevance avec la dîme des récoltes. Une organisation semblable existait sur les domaines de certains grands sanctuaires, par exemple à Olympie et à Delphes. Tous ces serfs des pays grecs étaient donc, à peu près, dans la même situation que les coloni de l'empire romain, aux iv« ou v* siècles de notre ère.

Rome. Lo colonat, situation intermédiaire entre la liberté et l'esclavage, s'est développé à Rome sous l'empire. Le colon est, d après le sens de ce mot, un fermier, mais il se rapproche de l'esclave en ce qu'il est un fermier héréditaire, attaché à perpétuité, lui et sa descendance, au sol qu'il cultive moyennant une redevance en argent ou en fruits. Il est, en outre, assujetti à un impôt personnel. Le colonat n'apparaît nettement dans les lois qu'à partir de Constantin, mais il existait auparavant, et cet empereur n'a fait qu'en préciser la condition. On n'est pas d'accord sur les causes qui lui ont donné naissance et sur l'époque à laquelle il remonte. On peut voir l'un des précédents du colonat dans l'établissement des barbares vaincus sur des terres de l'ompire. Une cause, peut-être plus générale, fut que los cultivateurs des

fraudes propriétés {saltus), appartenant au fisc impérial, taient à la discrétion des agents principaux ot ne pouvaient émigrer librement. On doit ajouter aussi que certains maîtres ont attaché leurs esclaves à la glèbe et qu'un grand nombre d'hommes libres, réduits à la misère, se sont attachés à la terre pour assurer leur existence.

A ï'époquo où le colonat romain fut organisé, il se recruta surtout par la naissance. La situation du colon était, en etfet, héréditaire. 11 était esclave de la terre ; il pouvait être revendiqué, s'il désortait lo fonds. Il ne pouvait pas être séparé do la terro; le maître ne pouvait aliéner la terre sans lui, ni lui sans la terro; mais lo colon pouvait se marier, être propriétaire, créancier. Pour aliéner, il lui fallait, cependant, le consontoment du maître; son patrimoine garantissait l'impôt et la redevance. Le colon payait au fisc la capitation. Indépendamment des services agricoles, la redovauco duo au maître consistait en denrées, on fruits ou eu argent. Lo colonat s'établissait aussi par prescription ; lorsqu'un homme libre avait été possédé comme colon pendant trente ans, on présumait qu'il avait volontairement accepté cette situation, mais on lui laissait la libre disposition de ses biens. Enfin, lo colonat pouvait être créé par la convention. En règle générale, 1 afiVancliisst'mont no pouvait s'ap-

Sliquer au colon, puisqu'il était déjà homme libre. Copenant, los colons d origine servile, c'est-à-dire qui avaient conservé leur condition d'esclave tout on passant dans la classo des colons, pouvaient ôtro alfranchis, car co n'étaient pas des colons libres.

Lo colonat organisé par les codes Théodosion et Justinien a subsisté à l'époque frnntiue, et on peut on suivre l'existence jusqu'au ix* siècle dans les formules, los chartes ©t les polypllques.

— BiBLioGR. : Camoscasso,/>H co/onn/rfanj les codes Tfiéodoaien et Justinien (ISQl); Révillout, Etude sur l'histoire du colonat chez les //om.iin* (Paris, 1856); Garsonnet, histoire des locations perpétuelles (Paris, 1878); Esmoiu, Mélanges d'histoire, de droit et de critique (Paris, 1880).

COLONE n. m. Bot. Syn. do coLU.MniB.

COLONE, bourg do l'Attiquo, patrie do Sophocle ot théfttro dos événements décrits par lo poôlo dans Œdipe à Colone.

COLONEL {nél' ~ do l'ital. colonello, même sons; do co^ tonna, colonne d'arméo) n. m. Officier supérieur du grade lo plus élevé: A u-dcssus du coi.otiKh, sont les officiers générau.r.

— Encycl. Lo grade do co/onc/ correspond généralement, comme emploi, au coinmandonient d'un régiment ou à la direction d un service do mémo iinporinnee. l<a moitié des colonels d'artillerie, ot les quatre cinquièmes dos colonels du géniu, no commuudont pas do rommeuts. 11 ou est do

COLONELGANDJ

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