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COLONISTES

— Anton. Anticoloniste.

CoLONNA, famille romaine, qui joua un rôle capital dans l'histoire de l'Eglise catholique. Elle tirait son nom do la colonne Trajane, auprès de laquelle était sa primitive demeure. — Pierre Colonna, souche do la famille, vivait vers uoo. — Jean Colonna, mort à Rome en 1255, créé cardinal en 1216 par le pape Honorius, accompagna l'armée de saint Louis en Egypte comme légat, fut fait prisonnier, puis relâché par les Sarrasins, étonnés de son courage, et fonda, par reconnaissance, l'hôpital de Latran. — Egidio Colonna, no en 1247, mort en 1316, général des augustins en 1292 et archevêque de Bourges en 1294. Disciple de Thomas d'Aquin, il fut précepteur de Philippe le Bel et composa pour lui le De regimine principis (Rome, 1492; traduc. franc, de Simon de Hesdin [Paris, 1497J). — Jacques Colonna, cardinal do Nicolas 111 (1278) et ses six neveux, après avoir fait la plus vive opposition à l'élection de Bonifaco VllI, refusèrent de le reconnaitro pape, et proclamèrent le schisme contre lui. Déchus par le pape de tous leurs titres, biens et dignités, forcés dans Palestrina après un siège terrible, ils se réfugièrent en Franco, d'où ils organisèrent, de concert avec Philippe lo Bel, lo complot d'Anagni qui, dirigé par Sciarra Colonna, aboutit à la captivité et à la mort du pontife et à la translation d'Avignon. (Jacques Colonna mourut en 1318 et Sciarra après 1328. Etienne, neveu de Jacques Colonna, devint le chef du psrti aristocratique à Romo, et fut tué,en 1328, avec son fils Jean on chcrcliant à s'emparer doRomesur Rionzi.) — Ottone Colonna lut pape sous lo nom de Martin V, de 1417 à 1431, j'y. Martin V.) — Prospkb Colonna, petit-neveu de Martin V, mort en 1523, remarquable condottiere, servit successivement le parti français et le parti espagnol, et s'illustra, en 1513, par la victoire do 'Viconco sur los 'Vénitiens, et on 1522 par colle do la Bicoque sur le maréchal do Lautroc. — Fabrice Colonna, cousin du précédent, mort en 1520, fut aussi condottiere. [Il fut grand connétable do Ferdinand lo Catholique, puis commanda los armées du pape Jules II et fut fait prisonnier ù Ravonno. Il délivra Alphonse d'Esté, que lo papo retenait prisonnier.) — Pompék Colonna, neveu de Prospor, cardinal, mort en 1532, rappela les mœurs turbulentes de ses ancêtres. (Evêquo do Rieti, il fut on état do guorro continuelle avec Julos II, Léon X et Clément VII; mais il sut faire oublier tous ses torts en délivrant ce dernier papo dos mains du connétable do Bourbon.] —Victoria Colonna, muniuise de Poscaire, illustre Italienne, née nu chftteau do Marine (rovnnmo de Napics) en 1490, morte ù Rome en 1547. [Elle était fillo do Fabrice Colonna, et fut fiancée dès l'Age do (piatro ans au marquis do Poscaire, qu'elle épousa à dix-sept ans. et qui mourut ù trente-cinq ans, en 1525, la laissant inconsolable. Sa beauté, ses relations suivies avec les grands esprits de son temps, surtout avec Michel- Ange, qui éprouva pour elle Il ne ardente passion platonique, et plus encore lo talent dont elle Ht preuve dans les vers consacrés par elle nu souvenir do son opoux, oxorcèrent sur tout lo xvi* siècle un prestige incomparable. On la siirnomma «la Divine n. Ses vers ont paru sous lo titre do itime delta Vittoria Colonna (Parme, 1538; Florence, 1539; Venise, 1540 ot 1544; id., 1552'; id., 1558; ïîergamo, 1760). La dernière est celle do Visconii (Rome, 1840).] — Marc-Antoink Colonna, mort en 1584, so couvrit do gloire A Lépanto (1571), commo amiral du pape Paul V. — Laurhnt-Onuimiue Colonna. prince do Palliano et de Castigliono, mort en 16S9, est célèbre pour avoir épousé lu nièce do Mii/arin, Mario Maïu'ini, qui avait failli épouser Louis XIV. Il se sépara d'elle et mourut chev.tlior de Malte. — La maison de Colomia compte actuellement quatre branches : 1* les Cnto*iiui- Paliiino. Romaius-Napulitains, duos ot prince.Hde Patiano

IG

COLUNNA — COLOiNNË

(1520), princes de l'empire (1710) ; 2" les Colorina-Stit/liano, Napolitains, princes de Galatro (1688), princes de Sti-

fliano, d'Aliano et marquis de Castelnovo (1716), grands Espagne de l" classe; 3^ les SciarTa di Barberini-Colonna, Romains ; 4<' les Colonna di Sciarra, Romains.

C^lonna (palais et galerie), à Rome. Ce palais, situé au pied du Quirinal, fut commencé par le pape Martin V, de la famille Colonna, a été agrandi et transformé par divers cardinaux et princes de la même famille. L'intérieur est d'une ampleur peu commune.

Colonna (François), littérateur et dominicain italien, né à Venise vers 1449, mort en 1527. 11 est auteur d'un livre singulier : Polyphili H ypneroîomachia (Venise, 1499) ; sorte de vision allégorique où abondent les descriptions d'édifices imaginaires. Il a été traduit en français sous le titre de : Hypnérototnachie ou Discours du songe de Polyphile (1546), et sous celui de Songe de Polyvhile (1804).

Colonna (Angelo Michèle), peintre italien, né près de Côme en 1600, mort à Bologne en 16S7. Elève de Dentone et Ferrentioo, il s'associa aux travaux d'Agostino Mitelli, avec lequel il exécuta d'importantes œuvres d'abord en Italie, ensuite en Espagne, où ils avaient été appelés par Philippe IV. De retour à Bologne, Colonna composa de nombreux tableaux, parmi lesquels on cite : le Temps, la Fortune et Prométhée, dans le palais Albergati, à Florence. Pendant un voyage qu'il fit à Paris, Colonna peignit, dans l'hôtel du ministre de Lionne, Apollon tenant une couronne; les Saisons ; etc.

Colonna (Jean-Paul), musicien italien, né à Brescia vers 1640, mort à Bologne en 1695, était iils d'un constructeur d'orgues. 11 fut un des premiers membres de la célèbre académie des philharmoniques de Bologne, dont il fut élu prince quatre fois. Devenu maître de chapelle de l'église de Saint-Pétrone, il ouvrit une école de musique d'où sont sortis plusieurs artistes distingués ; entre autres, Giovanni Bononcini. Colonna est considéré comme l'un des meilleurs compositeurs d'église de l'Italie au xvii* siècle et comme l'un des fondateurs de la bonne école de Bologne. Ses compositions consistent en messes, psaumes, motets, litames, lamentations, séguences, complies. Magnificat, Stabat Mater, De Profundis, etc., soit a cappella, soit avec instruments. On lui doit aussi deux oratorios : Saint Basile et la Prophétie d'Elisée, et enfin un opéra intitulé Amilcare, qui fut représenté à Bologne en 1693.

Colonna di Castiglione (Adèle d'Affrt, duchesse), dite Marcello, sculpteur italien, née en Suisse en 1837, mojte à Castellamare en 1879. Elle débuta, en 1863, sous le pseudonyme de Marcello, et exposa trois bustes fièrement modelés, et dont un surtout, celui de Bianca Capello, duchesse de Toscane, fut remarqué. Deux ans plus tard, en 1865, la Gorgone fonda la réputation du sculpteur, qui se maintint avec la Bacchante fatiguée, buste en marbre (1869) ; la. Pythie, statue en [bronze d'un grand caractère; Chef abyssin, buste en marbre et bronze (1870); Redemptor mundi, buste en marbre; Phœbé, buste en marbre, etc. La plupart de ses œuvres, marbres originaux, répliques ou moulages, ont été léguées par l'auteur au musée de Fribourg (Suisse).

Colonna D'Istria (Ignace-Alexandre), magistrat français, né à Ajaccio (Corse) en 1782, mort en 1859. En 1805, procureur impérial dans sa ville natale, il était procureur général lorsque les Anglais occupèrent la Corse (1814). C'est alors que, conformément aux conclusions d'un de ses réquisitoires demeuré fameux, la cour d'Ajaccio refusa de rendre la justice au nom de George III, roi d'Angleterre. Colonna d'Istria fut premier président do la cour de Bastia, de 1823 à 1852.

GOLONNA-CESARI (don Joseph), sculpteur français, né à Porto-Vecchio (Corse) en 1825, mort en 1887. Il fit ses études artistiques à l'académie de Saint-Luc, à Rome. En 1846, il exécuta un buste du maréchal Sébasliani, un buste du président Colonna d'Istria, un portrait en pied de Napoléon III, qui fut placé dans la saile des séances du conseil général, à Ajaccio, etc. En 1868, Colonna-Cesari exposa à Paris un buste en marbreîdu préfet do police jPi^/ri et quatre camées représentant des portraits. Il a exposé, depuis lors : le buste en terre cuite du sultan Abd-ul-Aziz, le portrait-camée du Prince impérial et différents bustes en plâtre ou en marbre.

COLONNADE Uo-nad') n. f. Suite de colonnes disposées sur un ou plusieurs rangs : La colonnade du Louvre est un des beaux monuments de l'architecture moderne. (Grimm.)

— Par anal. Suite d'objets placés debout comme des colonnes : Les COLONNADES des forêts. (Chateaubr.)

— Géol. Colonnades basaltiques. V. basalte.

— Hortic. Colonnades de verdure. Suite d'arbres bien droits, dont les rameaux sont taillés en fûts de colonnes. (Des charmilles garnissent le bas, formant ainsi la base et le socle.)

— Enctcl. Archit. C'est dans l'antiquité surtout que l'on rencontre ce genre de décoration ; il n'est presque pas un monument public de l'ancienne Egypte qui n'en soit orné; mais ici, au lieu d'éire extérieures, corarao en Grèce ou à Rome, les colonnades sont toutes renfermées dans l'intérieur des édifices. Balbeck et Palmyre étaient également célèbres par leurs colonnades. Rien ne saurait donner une idée do l'imposante grandeur des cent trente colonnes demeurées debout, seul reste dos quinze cents qui ornaient jadis le temple du Soleil, toutes ea marbre blanc et d'une hauteur de 15 mètres.

Le goût des Grecs pour les colonnades était tel, que la place du Piréo, qu'on nommait le Digma, et qui était la plus fréquentée de la Grèce, était tout entière fermée do galeries à colonnades, qu'on nommait alors stoa (portique). Les Grecs préféraient â toutes les autres formes les portiques. On en construisit jusque dans les moindres, bourgades. Ce goût des colonnades passa dos Grecs du Péloponèse et de l'Attique aux Grecs italiotes. Dans les anciennes villas do ta Campanie, il y avait partout dos colonnades couronnées de galeries enrichies do sculptures; do grandes salles ou portiques ouverts, ornés do statues.

Rome imita les arts do la Grèce. La plupart de ses temples, de ses théâtres furent ornés do colonnades. Lo portique d'Octavie était une longue colonnade qui servait do promenade, et que fréquentaient les élégants et les femmes 6 la mode. Les maisons des particuliers avaient aussi leurs coloDoadeB.

Des colonnades modernes, la plus remarquable est colle qui conduit à la basilique de Saint-Pierre de Kome.(V. Saint- Pierre.) Ce double portique, œuvre du Berntn, a 56 pieds de largeur. Quatre rangées de colonnes doriques forment trois ailées : celle du milieu est assez large pour que deux voitures y passent de front. On compte dans chaque colonnade vingt-quatre pilastres et cent quarante colonnes de pierre de travertin, élevées sur trois marches et ayant 40 pieds de hauteur, y compris les chapiteaux et les bases. Elles soutiennent un entablement ionique, surmonté d'une balustrade, au-dessus de laquelle on a placé quatre-vingthuit statues de saints et de saintes. Ces figures ont 15 pieds d'élévation, et donnent à l'ensemble de l'édifice une hauteur de 65 pieds au-dessus du pavé de la place. Cette double colonnade est du plus grand efl'et, et raccorde admirablement l'église avec la place qui la précède et les monuments qui l'entourent.

La célèbre colonnade du Louvre, moins importante par l'étendue, est plus remarquable peut-être par l'harmonie et la majesté de l'effet. V. Louvre.

COLONNAIRE {lo-nèr — lat. columnarium, même sens) n. m. 1'' Impôt sur les colonnes ; 2» Carrière où l'on taillait lo marbre en colonnes.

COLONNAIRE {lo-nèr' — lat. columnarius, même sens) n. m. A Rome , Nom donné aux vauriens , esclaves , voleurs, débiteurs insolvables, parce que ces délinquants étaient jugés à la basilique Porcia, auprès de la colonne Meenia.

GOLONNAISON [lo-né-zon) n. i. Archit. Façade ornée de colonnes. (Peu usité.)

GoLONNATA, nom d'une des principales carrières de marbre dos environs de Carrare (Italie), qui ont fourni les marbres employés à la construction du tombeau de l'empereur Napoléon I", aux Invalides. (Elles étaient déjà exploitées au temps des Romains.)

GOLONNATION {lo-na-si) n. f. Disposition, proportion des colonnes. (Peu usité.)

COLONNATO {lo-na) n. m. Nom que le commerce du Levant donnait aux piastres d'Espagne, à cause des colonnes qui y figurent les colonnes d'Hercule.

COLONNE (du lat. columna, même sens) n. f. Support de matière quelconque, de forme cylindrique, surmonté dune partie qui déborde et qu'on appelle « chapiteau », appuyéjlo plus souvent sur une base, mais pouvant porter directement sur le sol : Les arbres ou les poutres qu'on enfonça en terre devinrent les premières colonnes. (Quatremère de Quincy.)

— Les colonnes prennent des dénominations diverses : i" selon leur forme ou leur mode de construction : Colonne toscane, dorique, ionique, corinthienne, composite. (V., à la partie encycl., ces divers mots et le mot ordre.) il Colonne adossée, engagée ou liée ou Demi-colonne, Celle qui est encastrée en partie dans l'épaisseur d'un mur ou d'un pilier, n Colonne annelée ou bandée. Petite colonne ou colonnette, dont la file est interrompue, à distances égales, par des anneaux sculptés on relief sur la pierre, il Colonne d'assemblage. Colonne creuse construite avec des membrures de

bois assemblées, il Co/o/î^jeaï^i'çue, Petite colonne placée au couronnement d'un grand ordre, il Colonne cannelée. Celle dont le fût est marqué do sillons longitudinaux, il Colonne cantonnée. Chacune de celles qui sont engagées dans les angles d'un pilier, pour soutenir les retombées d'une voûte. Il Colonne cochlide, Celle dont le fût contient un escalier à vis, comme la plupart des grandes colonnes monumentales. Il Colonne corolUtique, Colonne ornée d'une guirlande qui monte en spirale le long du fût. n Colonne cylindrique. Celle dont le fût a les mêmes dimensions dans toute sa hauteur, il Colonne diminuée, Colle dont le fût est en tronc de cône très allongé, depuis la base jusqu'au chapiteau, ii Colonne doublée, Réunion de deux colonnes engagées l'une dans l'autre, n Colonne en faisceau. Faisceau de colonnettes formant pilier, n Colonne feuillèe. Celle dont le fût est couvert de feuilles figurant le stipo d'un palmier, ii Colonne flanquée. Celle qui a le tiers ou la moitié de son fût engagée entre deux demi-pilastres, il Colonne fuselée. Celle qui est renflée vers le milieu, ii Colonne gémellée ou jumelle. Celle dont le fût est formé do plusieurs pièces juxtaposées, dont chacune occupe toute la hauteur, n Colonne gothique, Nom impropre des piliers ronds et des piliers formés de faisceaux de colonnettes, que l'on trouve fréquemment dans les églises du moyen âge. Il Colonne manuhiaire, Colonne ornée de trophées, ii Colonne marine, Celle dont le fût est orné de coquillages ou do glaçons, il Colonne méniane. Celle qui porte un balcon ou méniane. n Colonne moulée, Celle qui est faite en cailloux colorés, liés dans un ciment que l'on polit après qu'il a durci, il Colonne ovale, Celle dont le fût a un plan ovale. H Colonne pastorale, Colle dont lo fût imite un tronc d'arbre rugueux, n Colonne polygone ou à pans, Celle dont le fût est prismatique au lieu d'être cylindrique, ii Colonne rostralc. Celle dont le fût est chargé do proues de navires, à l'imitation de celles qu'élevaient les Romains, en souvenir d'une victoire navale, n Colonne rustique, Celle dont lo fût est relové de bossages, ii Colonne serpentine, Celle qui est formée do serpents enlacés, dont les têtes composent le chapiteau, n Colonne en tambours. Celle qui est formée de cylindres superposés dont la hauteur est moindre que lo diamètre. Il Colonne torse, Celle dont le fût est tourné en vis. Il Colonne en troncs. Colonne dont les cylindres superposés ont plus do hauteur que do diamètre;

2" Selon la manière dont ellos sont combinées entre elles : Colonnes accouplées. Colonnes posées doux à deux et très près l'une de l'autre, n Colonnes doublées. Celles i^ui sont disposées sur deux rangs parallèles et très près I une do l'autre, il Colonnes qroupécs. Colles qui sont réunies au nombre do plus do deux .sur un même socle;

3» Selon l'intention qui les a fait dresser ; Colonne astronomique, Celle dont le tailloir est disposé en une plateforme, et sur laquelle on peut se placer pour faire des

observations astronomiques. Il Colonne oellique, Celle qui était élevée à Rome dans lo temple de Jauus, et près de laquelle le consul déclarait la guerre, en jetant un javelot du côté de la nation ennemie, ii Coloîine ynomonique. Cylindre sur lequel les heures sont marquées par l'ombre d'un style, il Colonne hermétique. Colonne élevée dans l'endroit le plus secret d'un temple égyptien, et couverte de caractères mystérieux, ii Colonne historique, Colle dont le fût portait la représentation sculptée d'un ou de plusieurs faits historiques; telle est la colonne Trajano. ii Colonne lactaire. Celle près de laquelle les mères romaines venaient exposer leurs enfants nouveau-nés ou chercher des nourrices, il Colonne légale. Celle sur laquelle étaient gravées les lois de l'Etat, ii Colonne limitrophe, Celle qui servait à indiquer les limites d'un pays conquis, ii Colonne militaire, Celle sur laquelle on gravait lo dénombrement des troupes, n Colonne milliaire ou itinéraire. Borne en forme de petite colonne, que l'on plaçait sur le bord des routes pour marquer les distances, ou dans les carrefours pour indiquer le chemin aux voyageurs, il Colonne sépulcrale. Celle qu'on élevait sur un monument funèbre, ii Colonne statuaire. Celle qui porte une statue. || Colonne lampadaire. Fût do colonne portant à son sommet, au-dessus do son chapiteau, une grosse lampo ou un candélabre à plusieurs branches, n Colonne triomphale ou monumentale, ou simplement Colonne, Monument ayant la forme d'une colonne, et élevé en mémoire de quelque grand événement : La COLONNE Trajane. Il Colonnes vespasieyines ou simplement Vespasiennes, Urinoirs de forme haute et cylindrique, ainsi nommées à cause de l'impôt que Vespasien avait établi sur les urinoirs publics, il Colonne zoophorique. Celle qui porte une figure d'animal.

— Absol. La Colonne, Monument en forme de colonne, élevé à Paris, sur la place Vendôme, en commémoration des victoires de la Grande Armée.

— ■ Par ext. Support de forme cylindrique : Les colonnes d'un lit. Il Objet qui s'élève à une grande hauteur, sur une épaisseur relativement petite : Colonne de feu, de fumée. Il Liquide contenu dans un tube ou dans un autre récipient vertical : Colonne d'eau. La colonne barométrique.

— Par anal. Suite d'objets placés verticalement les uns au-dessus des autres : Une colonne de chiffres.

Il Bande verticale marquée au moyen de deux lignes parallèles : Colonnes d'un registre. La colonne des observations.

Il Chaque portion d'une page imprimée, divisée de haut en bas en deux ou plusieurs parties : Les colonnes d'un

Colonnes : 1. Egyptienne;

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