Composite
Dorique; 4. Ionique; B. Corinthienne; Toscane.
journal, d'un dictionnaire. — En ce dernier sens, coloJines se prend souvent pour le journal ou l'ouvrage lui-môme ; Jamais aucune polémique ne paraîtra da7is nos colonnes.
— Fig. Appui, soutien : Le cardinal de Fleury appelait les fermiers qénérav.x les colonnes de l'Etat. (Grimm.)
— Fam. chapeau en colonne. Se dit par opposition à Chapeau en bataille, pour Chapeau (bicorne) mis sur la tête dans le sens de la longueur.
— Pop. Monter une colonne. Faire un récit long, très détaillé et ennuyeux.
— Anat. Colonne vertébrale. Ensemble des vertèbres formant une chaîne à laquelle se rattachent les os des vertébrés, il Colonnes de Berlin, Prolongement de la substance corticale du rein entre les pyramides, n Colonnes du vagin. Plis longitudinaux, antérieur et postérieur, auxquels aboutissent les plis transversaux, n Colonnes charnues du cœur. Faisceaux de fibres musculaires situés dans les ventricules du cœur.
— Art milit. Formation tactique spéciale. (V. la partie encycl.)
— Constr. Colonne d'air. Vide que le limaçon d'un escalier à vis laisse entre lui et les murs avoisinants.
— Dr. Colonne du Châtelet, Chacune des divisions que l'on avait formées, pour les besoins du service, parmi les conseillers du tribunal du Châtelet. n Au barreau de Paris, on nomme colonnes les assemblées formées suivant le tableau d'inscription.
— Hydraul. Quantité d'eau contenue dans le tuyau de refoulement d'une pompe. Il Colonne hydraulique. Chute d'eau figurant un fût do colonne,
— Jardin. Arbre en colonne, Arbre taillé de manière que ses rameaux à fruit existent
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seuls de la base au sommet.
— Mar. Formation d'escadre dans laquelle les divisions sont en ligne de file et naviguent parallèlement.
— Météor. Colonne d'eau.
Se dit parfois pour tkombe.
— Moll. Colonne torse, Nom marchand d'une jolie coquille univalve, extrêmement rare.
— Techn. Colonne de poêle.
Enveloppe d'un conduit de fumée, en terre cuite, fonte ' ou tôle. Il Pièco cylindrique 16â qui, dans certaines presses à " main, tourne autour d'un axe Escadreen colonne- Divisions; vertical et communique à la A, l"; B, 2e; C, 3"; V, 4c. vis io mouvement qu'elle reçoit du barreau, il Genre de chaîne en or qui a quelque rapport de forme avec une colonne, ii Pièce de bois posée
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& plomb, pour soutenir le faîtage d'un batimunt. il Colonne montante, Conduite principale sur laquelle viennent se raccorder les tuyaux ou câbles amenant l'eau, le gaz ou l'électricité dans les diverses parties d'une habitation, et qui est elle-même branchée sur la conduite de la compagnie. Il Impross. sur étoffes. Vaporisage à la colonne. \ .vapori- SAQE. — Dans les lilaturos, ou appelle colonne l'organe des cardes servant de support aux arbres dos appareils dits travailleurs et nettoyeurs. — Dans los apprêts, on appollo colonne un gros tube percé d'un grand nombre do petits trous; tuyau autour duquel s'enroule l'étoffe quo l'on veut apprêter par vaporisation, il Colonne à plateaux. Appareil de distillerie, à l'aide duquel on rectifie les alcools marchands. Il Machine àcolonne d'eau. Sorte de machine hydraulique, dans laquelle on so sort do la puissance d'une chute d'eau tombant d'une hauteur considérable, pour communiquer un mouvement de va-et-vient au piston d'un cylindre.
— Zool. Pièce axiale de la charpente osseuse, chez les vertébrés.
— Allos. hist. : Colonne conduisant les Hébreux dans le désert, Colonne de feu ou de fumée qui dirigeait les Hébreux dans lo désert de Sin. (V. Moïse.) — Dans l'application, cette colonne figure le flambeau intérieur qui éclaire l'homme à travers les obscurités de la vie, pour le faire arriver à un but difficile à atteindre. On y fait a'ussi allusion en parlant des peuples qui, d'étape en étape, s'avancent graduellement vers la terre promise do la liberté.
— Encycl. Anat., physiol. et pathol. V. vertébe4lk (colonne).
— Archit. L'idée première de la colonne semble dériver de l'arbre, ou de la poutre. Cette idée du support arrondi est si simple, si naturelle, qu'on la retrouve dans l'architecture de tous les peuples. Le tabernacle des Juifs avait ses colonnes ; le temple de Dagon avait les siennes, que Samson renversa de sa puissante main, pour écraser les Philistins. Les Egyptiens, les Assyriens, les Perses connaissaient cet appareil architectural, qui avait pénétré jusqu'au delà de 1 Atlantique, chez les Aztèques. On sait quel usage en fit l'autiquité grecque et romaine.
Au moyen âge, les premiers constructeurs romans utilisèrent les colonnes antiques, en les dressant dans leurs constructions, sans tenir compte de leur grosseur et de leur proportion. Il résulta de cette réunion de colonnes ou de fragments de toute dimension et proportion, dans un même édifice souvent, un oubli complet des méthodes jadis suivies par les Romains dans la composition des ordres de l'architecture, ce qui permit aux constructeurs d'imaginer et d'innover à leur guise. Alors, naquit l'architecture gothique, avec ses conceptions imposantes et originales, complètement étrangères aux proportions classiques et païennes. La colonne gothique devint un faisceau de colonnettes groupées autour des piliers des cathédrales, et combina ainsi la hardiesse et la légèreté avec une solidité relative. La Renaissance ramena le goût et l'étude de l'antiquité. Depuis lors, on est beaucoup revenu aux ordres.
La manière de fabriquer les colonnes n'a pas moins difl'éré que leur forme. En Egypte, la plupart des colonnes étaient monolithes ; on les taillait, on les sculptait même dans les carrières. Dans les constructions grecques et romaines , les fiits des colonnes étaient presque toujours formés de plusieurs tambours ; de petits goujons en bois et en bronze reliaient les tambours successifs.
Au temple du Parthénon à Athènes, cesgoujons sont en bois, etdivisésen deux parties, en forme de crapaudine, ce qui permettait de faire tourner la pierre après l'avoir posée, et, .en frottant les deux lits en contact l'un sur l'autre, de les faire coïncider très exactement dans toute leur étendue, et par là s'emboîter si bien,quesouvent on cherche vainement leur joint. Sous l'em-
rire romain, le uxedes constructions avait firis un tel déveoppoment, que
la plupart des fûts do colonnes s'exécutaient en marbr», en granit ou en porphyre, et étaient d'une seule nièce. Au moyen âge,on fit nombre do colonnes monolithes tournées ; on en trouve plusieurs dans les anciennes cathédrales.
Dans les constructions modernes, los colonnes sont formées do tambours superposés, et, do plus, so composent souvent d assises multipliées, â la manière des mur.s, avec loints multipliés et pou dissimulés. Cola tient, on France, il la nature de la pierre dos carrières des environs do Paris, quon no peut avoir quo par petits tronçons; mais l'etTot en est déplorable, aussi bien au point de vue do l'art qu'à celui de la durée. Dans les constructions économiques, les colonnes en for remplacent depuis quelques années les colonnes do pierre et do marbro.
L'architecture moderne reconnaît cinq ordres do colonnes, d'après los cinq ordres d'architecture; los anciens n on admottaiont quo trois : lo dorique. Yionique et le corinthien. CV. ces mots, et v. onimK.) Suivant Vitruve, les architectos ayant remarqué quo lo pied do l'hommo était la sixième partie do la hauteur du corps, transportèrent cotte proportion dans lours colonnes : • yuello quo fût la LTOssour d'une colonne à son pied, ils lui .loiinèront uno hauteur sextuple, y compris lo chapiteau. C est ainsi quo
la colonne dorique prit l'empreinte des proportions, de la force ot de la beauté du corps de l'homme. Plus tard, voulant élever un temple à Diane, ils cherchèrent un nouvel ordre : ils lui donnèrent quelque chose de la grâce de la lomme, et ils portèrent la hauteur des colonnes à huit diamètres, afiu qu'elles parussent plus sveltes. Ils y ajoutèrent des bases avec dos enroulements, â l'imitation des chaussures, et ils placèrent des volutes au chapiteau, pour représenter les grandes boucles de la chevelure, rejetéos à gauche et à droite du visage. Des cimaises et des guirlandes furent, comme dos ornements, arrangées sur le front des colonnes; enfin, des cannelures creusées le long du fût imitèrent les plis d'une robe. Ces colonnes constituent l'ordre ionique, ainsi appelé du peuple qui l'avait inventé. Le troisième ordre, que nous appelons « corinthien . , imite la grâce d'une jeune Hllo ; il en a les proportions délicates. » A ces trois ordres de colonnes on en ajouta successivement deux, qui sont le composite et le toscan. 'Voici, en quelques mots, le caractère distinctif de chacune de ces colonnes. La colonne dorique a depuis quatre jusqu'à huit diamètres; chez les anciens, elle était sans base ; son chapiteau se compose de moulures, filets ot quarts de rond. Parmi les plus célèbres, il faut citer celles du temple de Neptune à Pœstum, et celles du Parthénon à Athènes. La colonne ionique va jusqu'à neuf diamètres, et se reconnaît à la forme et aux volutes de son chapiteau. Diverses colonnes du temple de Minerve Poliade à Athènes, de la Fortune Virile et du temple de Marcellus à Rome, en offrent de beaux modèles. La colonne corinthienne est, de toutes, la plus riche et la plus svelte ; elle a ordinairement dix diamètres, et autour do son chapiteau s'enroulent des acanthes et des volutes. Le temple de 'Vesta à Tivoli et celui de Minerve à Assise sont ornés de colonnes corinthiennes. La colonne toscane a sept diamètres de hauteur, y compris la base et le fût. Ce n'est que par les historiens que nous en connaissons l'existence; aucun spécimen ne nous en est resté. La colonne composite a dix diamètres, les feuilles du chapiteau corinthien et les volutes de l'ionique; elle est de création romaine.
Outre cette division des colonnes en cinq groupes distincts, selon l'ordre d'architecture auquel elles appartiennent, il y a une foule de subdivisions, qui indiquent soit la matière de la colonne, soit sa forme, soit sa destination. Sur certains monuments de l'époque chrétienne, la représentation d'une ou plusieurs colonnes figure comme un symbole de l'Eglise.
— Art milit. La colonne est une formation tactique, dont le but est de présenter un front relativement étroit pour une profondeur relativement grande. C'est, à ce point de vue, l'opposé de la formation dite ■ en bataille .. On passe de l'une à l'autre par le déploiement. C'est surtout une formation de marche sur los routes, ou de manoeuvre sur le champ de bataille. Les effets des armes modernes ont imposé l'adoption de l'ordre dispersé et rendu l'emploi do la colonne â peu près impossible, dès qu'on est dans la zone de fou efficace de l'ennemi. En marche, l'infanterie emploie la colonne par le flanc, où les hommes sont placés par quatre de front. Quelquefois, aussi, on marche par six ou par huit, afin d'éviter une trop grande longueur.
Colonnes :