Pastorale ; ou engagée
'• T."'";:: \ AnncWo ou bandée ; 3. Cannelée ; «. Feuillue ; 6. PuBolée ; 6. Diminuée ; 7. Torio rudeoléc ■ 9 CoroliUque; 10. Cantonnée; 11. Koitrale ; 12. MlUiairc; 13. Sépulcrale; I*. Doublée; IS. Ados-iéé 16. Ovale; n. bn faisceau; 18. A pan»; 19. Accouplée»; SO. Nichée; 21. Groupées; 2i. FlanouL'c 23. Gémollee ; 3*. Incrustée ; 28. Liée t un pilastre.
La colonne de compagnie , empruntée depuis 1870 aux Prussiens, consiste à placer los quatre sections do la conipagnio l'une derrière l'autre, à six pas do distance; la deuxième section étant on têto et ayant derrière elle la première, la troisième ot la quatrième, co qui facilite beaucoup le déploiement éventuel do la compagnie. La colonne de bataillon so forme on disposant l'une dorrièro l'autre lis quatre colonnes do compagnie, séparées par uno distance égale à un front do section, plus six pas ; ou bion on fornio la colonne double ouverte, on accolant l'une à l'autre los .loux moitiés do cotte colonne de bataillon. On emploie oucoro, comme formation do rassemblement, la colonne double à interxialle de six pas, ou la colonne de lialaillons en masse, suivant los dimensions du terrain dont on dispose.
Dans la cavalerie, on emploio la colonne de route, par doux ou par quatre cavaliers ; la colonne de pelotons, c|ui peut être simple ou double: la colonne d'escadrons, t\in peut être serrée, à demi-distance ou à distance cntii^re; la masse ot la lif/ne de colonnes, qui consistent à placer les <|uatro escadrons d'un régiment on colonno, par pelotons, 1 un A cOté do l'autro : soit tout & fait rapprochés, c'est la niasse: .soit séparés par un intorvallo do déploiouiout, c ost la Uj/nc de colonne».
D'argent à une colonne de gueules.
COLONNE
L'artillerie emploie la colonne par pièce : uno seule voiture de front, ou par section : deux voitures. Les batteries formées en colonne par section peuvent être également groupées, comme les escadrons de cavalerie, on masse ou on ligne de colonnes.
Le mot ■■ colonne . a encore quelques acceptions spéciales. Dans une troupe, on appelle colonne de combat l'enscmblo des éléments indispensables pour combattre, et qu'à uu moment donné il peut être utile do faire porter seuls en avant par opposition à ceux qu'on peut, sans inconvénient, laisser un peu en arrière, comme les parcs et convois administratifs.
Les Allemands appellent colonnes de munitions les groupements do caissons quo l'on appelle, en France, sections de mnmnons, et qui sont destinés à ravitailler en munitions lartilleno ot 1 infanterie. En Allemagne, également, on donne lo nom de demi-colonne (halbkolonne) à une formation do la cavalerie dans laquelle les pelotons d'un escadron sont placés obliquement l'un derrière l'autre.
— Blas. En armoiries , la colonne est un meubie assez fréquent. Sa proportion sur l'écu est de sept diamètres do hauteur; elle est posée sur un socle ou soubassement haut de un diamètre, ce qui lui donne en tout huit diamètres de haut. En blasonnant, l'on no nomme lo chapiteau, la base et le socle que lorsqu'ils sont d'un émail différent de celui du fut. Lorsque, sur l'écu, il se trouve un chef, ou quelque autre meuble, la colonne n'a que sept diamètres, V compris le socle. Quand il y a dans l'écu deux, trois ou quatre colonnes sur le même rang, elles conservent leur hauteur ordinaire ; lorsqu'il y a trois colonnes qui ne sont point rangées, elles n'ont chacune que cinq diamètres de haut.
— Hist. Colonnes triomphales. Plusieurs colonnes commemoratives furent élevées à Rome, pendant la république : colonnes de C. Mœnius, de P. Minucius, de C. Duilius, de J. César. Mais elles ne sont pas à comparer à celles qui furent construites sous l'empire, et dont nous citerons les plus connues :
La colonne Trajane fut érigée en 112, sur le forum de Trajan, en souvenir des victoires de cet empereur sur les Daces. Elle a 29 mètres de hauteur, 2", 50 de diamètre et est formée do 23 tambours de marbre blanc. Le socle, quadrangulaire, est orné d'une inscription et de trophées guerriers. Un basrelief en spirale, de 24 tours, se déroule autour du fût, représentant les épisodes de la guerre de Dacie. A l'intérieur, un escalier à vis de 190 marches conduit au chapiteau dorique, jadis surmonté d'une statue de Trajan, qui fut remplacée, en I58S, par celle de saint Pierre. Ce monument, attribué à l'architecte ApoUodore de Damas, est le plus beau modèle et le mieux conservé des colonnes triomphales. Les bas-reliefs sont une mine de renseignements pour l'archéologie militaire.
La colonne Antonine proprement dite fut élevée sur le champ de Mars à Antonin le Pieux, par ses fils Marc-Aurèle et L. Verus. Dorique et formée d'un seul bloc de granit rose, ello soutenait à son sommet la statue d'Antonin, et mesurait 23 mètres avec son piédestal quadrangulaire, qui portait sur une de ses faces l'inscription dédicatoire et, sur les trois autres, des basreliefs en marbre blanc. Elle fut retrouvée en 1705, dans le Monto-Citorio. — On appelle aussi d'ordinaire ot improprement • colonne Antonine • la colonne de Marc-.iiirèle, qui se trouve actuellement sur la piazza Colonna. Elevée en 180 par le sénat sur le forum d'Antonin en souvenir des victoires do Marc-Aurèle sur los peuples du Danube, elle est imitée de la colonne Trajane. Dorique, en marbre blanc, elle se compose de 28 blocs ajustes, et mesure 30 mètres environ. Le fût ost entouré d un bas-relief en spirale qui représente la guerre contro los Marcomans, ot creusé à l'intérieur d'un escalier à vis. En 1589, la statue de Marc-Aurèle, disparue depuis longtemps, a été remplacée par celle de saint Paul.
La colonne dite « do Pompée » a reçu à tort ce nom parce qu'on a cru longtemps qu'elle avait été élevée par Cléopfttro à la mémoire de Pompée. Il est probable qu'elle a été érigée par les habitants d'Alexandrie d'Egypte, en l'honneur do Uioclétien. Elle est située, non loin de fa mer, dons les limites de l'ancienno enceinte de la ville. Faite d'un seul bloc do granit rose qui repose snr un piédestal et porto un chapiteau corinthien, elle mesure au total 28 mètres. C'est dans son voisinage qu'en 1798 les troupes françaises célébrèrent l'anniversaire do la République.
La colonne Théodosienne ou d'Arcadius . élevée a Constaniinoplo en 421 par Théodoso II, en l'honneur do son père Arcadius, fut renversée, en 1719, par un Iromhlonient do terre, et il n'en rosto quo la base et un fragment do fût. Elle était faite sans doute A l'imitation do Ta colonno Trajane. Lo Louvre possèdo un dessin, longtemps attribué à Gentilo Uellini, qui la représente on entier. — On pourrait citer encore, dans l'antiquité, la colonne, dite de Constantin, à Coustantiuoplo, dont il ne reste quo des débris : la colonno de Phocas, sur lo forum romaiu, otc. Dans les temps modernes, l'usage et la forme des colonnos nionumontalcs ont été empruntés à l'antiquité. Nous mentionnerons les principales ;
La colonne Vendôme, appelée aussi colonne d'Austerlltz ou de ta taraude Armée, a été érigée en vertu d'un décret du 8 vendémiaire an XII (1*' oct. 1S03), et inaugurée on 1810, au contre de la place Vendêmo. Elle so eom- Soso do 98 assises do pierre entourées d'un rovétemout o bronze, eu vue duquel ont été fondus 1.200 canons pris A l'ennemi pondant la cnmpiigno do 1805. Sa liautour totale est de 41 mètres, ot son diamètre do 3'",60.ConslruiIo sur lo modèle do la colonno Trajane, elle est entourée d'une s])irale do bos-roliot's do 22 lours, d'une longueur do 260 mètres, représentant los principaux faits d'armes de la campagne : ils ont été exécutés par trente-doux artistes. I..0 piédestal est orné do trophées sur ses quatre face.s, et, à ses quatre angles sn]H^riours, d'aigles qui supportent dos guirlandes do cliêuu. Uno porto do brouio
Colonne Trajane.
Colonne Vendôme.