‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 121 sur 870 · COMBATTANT — COMBIEN · texte numérisé non relu

COMBATTANT — COMBIEN

— Chevaler. Assistant, tenant d'un tournoi.

— Dr. des gens. Personne qui prend part, à un titre quelconque, aux opérations de la guerre.

— Allds. HiST. : Sabines se jetant entre les combattants, V. Sabinks.

— Enctcl. Artmilit. On désigne dans une armée, sous le nom de combattants, l'ensemble des hommes qui eu constituent plus spécialement la forceactive et agissante. Ils ne représentent jamais qu'une fraction du personnel total. La proportion des combattants, dans une armée, est peut-être le meilleur critérium d'après lequel on puisse apprécier l'organisation militaire d'un pays. Et, pour la juger sainement à ce point de vue, il ne faut pas évaluer seulement le nombre des combattants par rapport à celui des hommes mis en campagne, mais bien par rapport à l'ensemble des forces entretenues par le pays.

— Dr. des gens. La distinction des combattants et des non-combattants tend à faire deux parts dans la population des Etats belligérants : l'une, appelée à porter les armes, subit l'effet direct des violences résultant de l'état de guerre; l'autre, étrangère aux hostilités, est exempte des violences de la lutte et n'a à supporter que les conséquences générales de la guerre, à condition de ne prêter aucun concours actif aux hostilités. Les combattants comprennent les divers contingents de l'armée nationale, et, Lien que ce soit contesté, les troupes coloniales, au moins si elles sont soumises à la même discipline que les troupes de la métropole. Les francs-tireurs sont des combattants réguliers, pourvu qu'ils aient à leur tête un chef responsable, qu'ils aient adopté un signe distinctif, qu'ils portent les armes ouvertement, qu'ils se conforment aux fois et coutumes de la e;uerre. La conférence de Bruxelles a admis que la population d'un territoire non occupé, qui prenait les armes à l'approche de l'ennemi, pourra être considérée comme belligérante, si elle respecte les lois et coutumes de la guerre. Certaines personnes ont une situation intermédiaire entre les combattants et les noncombattants : fonctionnaires et diplomates assistant le général en chef, médecins, aumôniers, officiers d'intendance, infirmiers. Elles ne doivent pas être attaquées individuellement ; mais, si elles tombent aux mains de l'ennemi , elles subissent la captivité de guerre. La guerre maritime admet aussi la distinction des combattants et des non-combattants; mais, là, une situation particulière se présente : celle des corsaires, la course couvant être encore uratiquée par ceux des Etats qui n'ont pas adhéré à la déclaration de Paris de 1S56. V. corsaire, course.

Il ne faut pas confondre le personnel non-combattant avec le personnel neutralisé, déterminé par la coni''ention de Genève du 22 août 1864, et qui ne comprend que les hommes affectés au service de santé. V. croix-rouge.

— BiBLiooR. : A. Pillet, les Lois actuelles de la guerre (Paris, 1S9S;.

COMBATTANT [kon-ba-tan — rad. combat) n.m. Genre d'oiseaux échassiers, famille des totanidés, tribu des tringinés, comprenant tme seule espèce répandue en Europe, en Arabie, en Abyssinie et dans l'Inde.

— Enctcl. Le combattant {philomachiis ou macbetes pugnax) est un bel oiseau de 0"',60 à 0"",70 d'envergure, brim, varié de roux, de gris.

l>es mâles présentent à.

la gorge une collerette de grandes plumes , qu'ils dressent au moment des amours, époque à laquelle ils enga-

fent entre eux ces comats furieux qui leur ont fait donner leur nom. Habitants des marais, des rivages de la mer et des fleuves, ces oiseaux nichent à terre, au bord des eaux; leur chair est assez estimée.

COMBATTIF [kon-ba-tir) ou COMBATIF, IVE adj. et n. Qui est doué de la combattivité.

COMBATTIVITÉ {kon-ba-ti) ou COMBATIVITÉ [rad. combat] n. f. Penchant qui porte l'homme à la lutte, à la guerre : La destruction est représentée, en phréiiologie, par Ta bosse de la combattivité. (Toussenel.)

COMBATTRE [kon — du préf. com, et de battre. [Se conjugue comme 6aUr<?]) v.a. So battre avec, livrer un combat à, soutenir un combat contre : Combattre les bêtes féroces, w Faire la guerre : Charlemagne combattit les Saxons. Il Chercher â dompter par la force des armes : Combattrf. l'insurrection. Il Chercher à renverser ou à convaincre d'erreur, se montrer l'adversaire do : Combattre le ministère. Il Par ext. Lutter contre, chercher à triompher de : Combattre l'incendie, la maladie, la misère.

— Poét. Combattre le grand, le bon combat, Lutter pour une grande cause.

— Fig. Raisonner ou agir, s'évertuer contre : Combattre l'erreur, U-s préjugés, n Etre en opposition, en contradiction avec : Souvent, l'intérêt combat te devoir.

— V. n. Livrer combat, lutter dans tous les sens du verbe actif : Les Macchabées combattaient par leurs prières plus que par leurs armes. (Boss.) n Lutter dans les jeux : Combattre du ceste. w Rivaliser, faire assaut: Combattre d'amabilité avec quelqu'un.

Se combattre, v. pr. Lutter l'un contre l'autro : Partis gui HP. combattent, ii Se heurter, se choquer, n Etre en opposition l'un avec l'autre, en contradiction avec soi-même.

GOMBAULT {Charles de), baron d'Autkuil. historien, néàPariscn 1588, mort en lG7o, a laissé des ouvrages intéressants sur l'histoire do Franco : Histoire des ministres d'Etat qui ont fleuri sous les rois de la troisième lignée {IGM) ; Jilanche, infante de Castille, mère de saint Louis (1659); le Vrai Childehrand {ïG^iQ); etc.

COMBZUconb' — du bas lat. cumba, probablom. d'orig. celt.) n. f. Dans queloues départements, Petite vallée, pli de terrain, il A signifie Jeu de cache-cache.

— Art milit. Petite esplanade; penchant d'un coteau.

— Orogr. Coupure longue et étroito dans une montagne. (I Lac de combe. Lac occupant une do ces coupures.

— Encycl. Orogr. On donne le nom do combe ix beaucoup do dépressions ou ruptures parallèles à la direction gêné-

Combattant.

raie des chaînes. Los combes ne sont toutefois pas la contre-partie des cluses, simples accidents à la surface même des rides montagneuses; elles doivent être distinguées des dépressions continues qui séparent doux rides voisines, et qui sont les véritables vallées longitudinales opposées aux cluses. Sauf quelques petits lacs jurassiens, tous les amas d'eau du système alpin européen sont des lacs, non de combes, mais de vallées longitudinales ou de cluses, dans la formation desquels sont d'ailleurs intervenus des phénomènes glaciaires. Les deu.x parois de la combe portent le nom de flanquements.

GOMBE (Charles), archéologue et médecin anglais, né à Londres en 1743, mort en 1817, fut pharmacien, puis médecin, s'occupa surtout do numismatique, et devînt membre de la Société royale de Londres (1776). Son principal ouvrage : Index nummorum omnium imperatoram, Augustorum et Cœsarum, a Julio Cxsare usgue ad Postltu ynum, etc. {Londres, 1773).

GOMBE (Abraham), philosophe écossais, né à Edimbourg en 1785, mort en 1827. Il embrassa les idées socialistes de Robert Owen, et fonda à deux reprises, sans succès, des sociétés coopératives. On a de lui : Metaphorical sketches of the old and new Systems, et the Religions creed of the new Systems, où il a exposé ses idées de réforme. — Son frère, Georges Combe, né à Edimbourg en 1788, mort en 1858, abandonna le barreau pour s'adonner à l'étude et à la propagation de la phrénologie, soit dans des cours qu'il fit en Allemagne et aux Etats-Unis, soit dans des ouvrages qui eurent du succès et dont les principaux sont : Essai dephrénologie (1819) ; Système de phrénologie (IS24) ; l'Organisme humain considéré dans ses rapports avec le monde externe (1828); De l'éducation populaire (18^2) ; Remarques sur l'éducation nationale (1847). — Le frère des précédents, André Combe, né en 1797, mort en 1847, fut médecin de Léopold, roi des Belges, puis de la reined'Angleterre Victoria, et publia, entre autres ouvrages : Principles of physiuiogy (1834); the Phijsiology of digestion (1836).

COMBÉ (Marie-Madeleine dk Cyz de), fondatrice de la communauté des yî/^es (^( Bon-Pasteur, née à Lnyde (Hollande) en 1656, morte à Paris en 1692. Elle épou.sa, à dixneuf ans, un gentilhomme, Adrien de Comoé. Devenue veuve au bout de quelque temps, elle se rendit à Paris, abjura le calvinisme, avec l'aide du curé de Saint-Sulplce, recueillit chez elle des filleset des femmes revenues de leurs égarements, et fonda (1686), rue du Pot-de-Fer, une congrégation qu'elle appela communauté du Bon-Pasteur. En 1688, Louis XIV fit don d'une maison plus spacieuse à Marie de Combé, qui dirigea son établissement jusqu'à sa mort. La congrégation du Bon-Pasteur so répandit bientôt dans plusîeurs villes de France.

COMBEAU (kon-bo) ou COMBEL {kon-bèV) n. m. Nom que l'on donne auxtumulus, dans certaines parti es de la France.

GOMBEAUFONTAINE, ch.-l. de canton do la Haute- Saône, arrond. et à 22 kilom. de Vesoul, à la source du ruisseau de Confracourt, affluent de la Saône ; 625 hab. — Lo canton a 17 comm. et 6.360 hab.

COMBÉFIS (François), dominicain, helléniste, né à Marmando en 1605, mort en 1679, professa la philosophie et la théologie à Bordeaux et à Paris, et fut choisi, par l'assemblée du clergé de France de 1655, pour travailler à une édition des Pères grecs. Ses principaux ouvrages sont : Gr^co-latime Pat}-ujn bibliothene novum auctuariuyn (1648); Bibliotheca Patrum concionatoria (1662); BibUothec<e Grscorum Patrum auctuarium novissimum grœce et latine (1672); etc.

COMBELETTE n. f. Véner. Syn. de comblette.

GOMBELLE (Jean-Antoine-François, baron), général français, né à Pouzat (Ardèche) en 1774, mort en 1813. Il se distingua au siège do Toulon, à la bataille de Loano, au siège de Mantoue, à la prise de Jaffa et au siège de Saint-Jean-d'Acre, pendant 1 expédition d'Egypte. Chef do bataillon en 1799, colonel en 1807, il fit la guerre d'Espagne. Général de brigade en 1813, il fut nommé général de division, quelques jours avant sa mort.

COMBERMERE (Stapleton CoTTON, vicomte), général anglais, né à Llewenny-Hall (comté de Denbigh) en 1773, mort en 1865. Il entra fort jeune au service, se rendit dans l'Inde, où il combattit contre Tippoo-Saobtl798-1799^. Il partit pour l'Espagne avec le grade de major général de cavalerie (1808). Lieutenant général en 1809, commandant en chef en 1810, il se distingua dans plusieurs combats; notamment, en 1814, à la bataille de Toulouse. Il reçut alors le titre de « baron " et la dignité do " pair d'Angleterre » . En 1817, il passa dans les Indes en qualité de commandant des forces britanniques, et conquit sur les Birmans le royaume d'Assam.

GOMBEROUSSE (de) ou DecOMBEROUSSE (Francois- Isaac-Hyacinthe), auteur dramatique français, né à Vienne (Isère) en 1786, mort à Paris en 1856. Il débuta dans les lettres en donnant à l'Odéon deux petites comédies : le Mariage de Corneille (1809), et le Temporisateur (1813). Ses opinions bonapartistes lui ayant fait perdre sa place dans les Droits réunis, au retour des Bourbons, il écrivit des pièces satiriques, telles que l'Ultra (1818) et le Ministériel ou. la Manie des dinars (1819), dont la censure empêcha la représentation. En 1821, il donna à l'Odéon, avec Daubigny, le Présent du prince, comédie, et, en 1825, au Théâtre-Français, la tragédie de Judith. Ses mélodrames ont joui d'une certaine vogue : Ali-Pacha, le Lépreux, Jane Shore, le Pauvre licrger, en collaboration avec Daubigny, Merle, Jouslin do La Salle, etc. Hyacinthe Decomberousse mit en vers le Bourgeois gentilhomme et le Médecin malgré lui, de Molière (1814). On a encore de lui une sorte d'épopée religieuse, intitulée : Jésus-Christ ou l'Evangile poétique (1843).

COMBEROUSSE (de) OU DeCOMBEROUSSE (Alexis- Barbe-Benoit), auteur dramatique français, frère du précédent, né à Vienne (Isère) en 1796, mort à Paris en 1862. 11 fut reçu avocat à la cour royale en 1818, puis se tourna vers le théâtre ot écrivit plus de quatre-vingts pièces. Parmi ses drames, on a remarqué te Fou, ou'il fit avec Drouineau et Bôraud (1829), et. depuis 1830, l'Incendiaire ou la Cure et l'archevêché, les Frères Faucher, le CocJicr de fiacre, l'Abolition de la peine de mort, le Marché Saint-Pierre, on collaboration avec Autier (1839), etc. Une seulo de ses comédies fut jouée au Théâtres-Français, en 1832, l'Espion dumari, qu'il fit avec Fulgence. Nous citerons dans lo vaudeville ; Madame d.'Egmont (1832); l'Ami Grandet (1834); Vouloir, c'est pouvoir, aivoc Ancolot (l837);

Salvoisy ou l Amoureux de la reine, avec Scribe et Rougemont (1834); la Polka en pi'ovince, avec Cordier (1844^; Un amant qui ne veut pas être heureux, avec Lubize (1850) ; et 2'rois coups de pied, avec Lockroy hs51), aux Variétés. Avec Bayard, il a écrit FrétiUon (1834;, chanson de Bérangor mise en cinq actes.

COMBEROUSSE (Charles-Jules-Félix de) ou DecOM- BEROUSSE, mathématicien et ingénieur français, né et mort à Paris (1826-1897), fils de l'auteur dramatique Alexis deComberousse. Sorti de l'Ecole centrale, il fut ingénieur aux chemins de fer de Saint-Germain et de l'Est, et, plus lard, professeur de mécanique appliquée à l'Ecole centrale et professeur de génie rural au Conservatoire des arts et métiers. On lui doit de nombreux ouvrages techniques, ]»armi lesquels nous citerons : Etude des 7'ésistances nu Dioui^ement des ti-ains sur les cheynîns de fer (1853); Cours complet de mathématiques {\SG0-19,62, avec atlas); Cours de cinématique, professé à l'Ecole centrale (1865) ; Traité de géométrie élémentaire (1865, en collaboration avec Eug. Kouché); Histoire de l'École centrale des arts et métiers depuis sa fondation jusqu'à nos jours {\S19) \ Traité d'arithmétique, en collaboration avec Serret (1882) ; etc.

GoMBES (Michel), officier français, né à Fours (Loire) en 1787, mort en 1837. Il se distingua par sa bravoure dans toutes les campagnes de l'Empire depuis 1803, combattit à Waterloo, s'expatria, et reprit du service après la révolution de 1830. H s'empara d'Ancône en 1832, fut désavoué et envoyé en Afrique, où il fut successivement colonel de la i" légion étrangère et du 47* régiment de ligne. Il se distingua au combat de la Sicka (prov. d'Oran), et fut frappé mortellement au siège de Constantine. Il a été publié sous son nom : Mémoires sur les campagnes de iSiS à 18i5 (1853).

Combes (Charles-Pierre-Matthieu), ingénieur français, né en I80i, mort en 1872. Sorti de l'Ecole polytechnique en 1820, il devint successivement ingénieur, inspecteur général. Il fut appelé, en 1847, à faire partie de l'Académie des sciences. Outre un assez grand nombre de mémoires, ce savant ingénieur a publié différents ouvrages, parmi lesquels : Traité de l'exploitation des yniîies (1844-1847) ; Traité de l'aérage des mines ; Recherches théoriques et expérimentales sur les roues à réaction ou à tuyaux (1843); Mémoires sur les levées des plans souten-ains ; Mémoire sur le mouvevient de l'air dans les tuyaux de conduite; Exposé des principes de la théorie mécanique de la chaleur et de ses applications principales (1867); Premier et deuxième mémoire sur l'application de la théorie mécanique de la chaleur aux machines locomotives dans la marche à contre-vapeur (1869).

Gombes (Edmond), voyageur français, né à Castelnaudarv(Aude)en 1812. Il futd'abord vice-consul à Scala-Nova (Asie Mineure), et à Rabat, au Maroc; puis débuta dans la carrière des voyages on explorant les côtes de la mer Rouge et une partie de l'Arabie. Il étudia ensuite, avec Tamisier, une partie de l'Abyssinie (1R34-1836), puis, en 1841, parcourut l'Egypte et là Nubie. Il a publié, en collaboration avec Tamisîor,un intéressant Voyage en Abyssinie, dans les pays des Gallas, de Choa et d'ïfat, précédé d'une excursion dans l'Arabie Heureuse (Paris, 1835-18371; et seul, Voyage en Egypte, en Nubie, etc. (Paris, 1846).

Gombes - DOUNOUS (Jean- Jacques), philosophe et homme politique français, né et mort à Montauban (1758- 1820). Avocat au parlement de Paris, il adopta les principes do la Révolution, fut élu juge au tribunal du district de Montauban et occupa ensuite divers postes judiciaires dans lo Lot. Il fut député de Tarn-et-Garonne en l'an VII au conseil des Cinq-Cents, puis, en 1815, après lo retour de l'île d'Elbe, à la Chambre des représentants; il fut réintégré, en 1810, dans la magistrature, qu'il avait dû quitter étant député. Combes-Dounous se fit une place parmi les hellénistes par les ouvrages suivants : Essai historique sur Platon, suivi d'un coup d'œil rapide sur l'histoire du platonisme, depuis Platon jusqu'à 7iou*(l809); Introduction à la philosophie de Platon, traduite du grec d'Alcinoiis (1800); Dissertations de Maxime de Tyr, traduites sur le texte grec, avec des iiotes critiques, historiques et chronologiques (1802), et Y Histoire des guerres civiles de la république romaine, traduite du grec d'Appien (1808). Citons, dans un genre tout différent, un volume intéressant : Notice sur le iS-Brumaire par un témoin oculaire, qui peut dire : Quod vidi, testor^ Anonyme (1814).

GOMBICIQUE (kon) ad'}. Se dit d'un acide qui accompagne la siroplianfmo dans lo strophantus hispidus.

COMBIEN {kon-bi-in — du vieux franc, com, comme, et de bien) adv. Quelle quantité, quel nombre, avec ou sans interrogation : Combien de fautes nous commettons! L'homme juste, selon le sage, Pèche sept fois, et davantage; Mai9 la femme juste, combien ?

Ma foi, le sage n'en sait rien.

— A quel point :

Combien tout ce qu'on dit est loin de ce qu'on pense !

Racine.

— A que! prix : Combien vendez-vous ces fruits ? et elliptiquement : Combien ces fruits ?

— Substantiv. S'emploie pour Combien de suivi du complément de cet adverbe, et signifie Combien d'argent, combien de temps, combien d'hommes, etc. :

Combien doivent leur faute à leur sort rigoureux !

Sainte-Beuve.

— n. m. Quantité, valeur : La physique donne le combien, et la 7nétaphysique le comment. (Bun.)

— Loc. conj. Combien que, Quelle que soit la quantité, quel que soit le nombre, quel que soit le prix : Combikn Qu'i7 y ait d'ennemis, ne laissez pas de combattre, il Bien que, quoique :

Et conibifn que nos crimes

Vous donnent quelquefois des courroux légitimes. . .

Malherbe.

(Les deux sens ont vieilli, le dernier surtout.)

— Gramm. Après Combien de suivi d'un substantif pluriel, les mots variables appelés par lo sens s'accordent avec le mot pluriel : Combien de personnes ont été victimes de leur confiance! Il Le substantif pluriel est quelquefois sous-entendu, et cola n'empêche pas que l'accord ne se fasse avec lui : Combien ont périt (Pour le cas où le substantif est représenté par le pronom en, v. ce mot.)

Si le substantif placéa près Combien de est au singulier, l'accord peut se faire avec combien ou avec son complément : Combien de tisane a-t-il bu ou bue?

Mais los mots variables placés entre combien et son compliimont s'accordent toujours avec cumbieii : Combien outils JODÉ de parties ?

COMBIER [kon-hi-t^), ÈRE n. So dit propromont, dans lo Jura, dus habitants des pays do corabos, ot, au tig., d'uno porsoiino pleine de Jînosso ot do défiance, avec une apparence do rondeur ot do bonhomie.

GoMBiN ou Grand-combin, OU Graffeneire

(4.317 ni.), niontag^no situtuî dans lo niassit" dus Alpos Poniiiiios, au N.-E. du Grand-Saint-Boriiard. L'asconsiuii, (jui est difticile, so fait, soit par le sud-ouest (glacier du iSouadon), soit par lo nord (glacier de Corbassiùro).

COMBINABLE (kon) adj. Qui est susceptible d'être com-

biuo : Couleurs COMLIINABLES.

COMBINAISON {kon, riè-zon) n. f. Assemblage, arrang^cmont dans un certain ordre de choses semblables ou diverses : Combinaison de leltresy de chiffres, de nombres, de couleurs.

— Fig. Mise en œuvre de moyens divers, calcules pour faire roussir un plan, un projet, un systômo : Les combinaisons d'un général.

— Particulièrem. Aptitude à combiner: L'histoire attribue presque toujours aux individus comme aiur gouvernements plus de COMBINAISON qu'ils tî'cjî oni. (M°" de Staël.) [Peu us.]

— A\g. Chacune des manières ditférontes do grouper en nombre déterminé des objets donnés, de façon que tous les mêmes objets ne so trouvent qu'une fois ensemble.

— Chim. Union entre les molécules de deux ou plusieurs corps donnant liou à un corps composé formé do nouvelles molécules composées, c'est-à-dire chimiquement combinées, ce qui n'a pas lieu dans les mélanges. V. chimik.

— Politiq. Combinaison 77iinistéi'ielle, Formation d'un cabinet dans lequel on fait entrer des ministres ayant certaines opinions ou certaines aptitudes connues.

— Télegr. Se dit du nombre do lettres que l'on transmet dans un mémo tour de chariot, avec l'appareil Hughes.

— Anton. Analyse, catalyse, décomposition, dissolution, résolution, solution.

— Encycl- Alg. On appelle coînbinaisons simples de m objets n à n, n étant inférieur à m, les dispositions que l'on peut former avec n de ces objets, de façon que deux dispositions dirt'érent par la nature d'un objet au moins. Les combinaisons des quatre lettres a, b, c, d, prises deux à deux, sont : ab, ac, ad, bc, Mf cd.

Deux dispositions qui ne dinèreraient que par l'ordre des H objets qui y ligurent doivent être considérées comme une même combinaison. Dans l'exemple ci-dessus, les groupements bc et cb ne sont pas différents au point de vue combinaison ; c'est pourquoi nous n'avons fait figurer que le premier.

Les trois sortes de groupements principaux dont on s'occupe en mathématique, au chapitre intitulé : Analyse combinatoire, portent les noms de perrnutations, combinaisons et arrangements. Les permutations diffèrent entre elles par l'ordre des objets seulement ; les combinaisons no diffèrent que par le choix; les arrangements différent par l'ordre ou par le choix.

On démontre que le nombre des arr-angements de m objets Q à n est égal au produit du nombre de leurs combinaisons

ftar le nombre des permutations de n objets. On déduit de à que le nombre des combinaisons de m objets n à n est égal au produit de n nombres entiers consécutifs décroissatits dont le plus fort est m, divisé par le produit des n premiers nombres.

Ainsi, le nombre de jeux différents qu'un joueur d'écarté peut avoir dans la main est égal au nombre des combinaisons des 32 cartes prises 5 à 5; c'es 32 X 31 X 30 X 29 X 28

tandis que le nombre de façons de jouer tous ces jeux est égal au nombre dos arrangements des 32 cartes prises cinq à cinq, c'est-à-dire 32 X 31 X 30 X 29 X 28 = 24.165.120.

On appelle combinaisons complètes (ou avec répétition) de m objets pris n à n, les dispositions que l'on peut former en les groupant par nombre », chaque objet pouvant être pris jusqu'à n fois, de telle sorte que deux dispositions diffèrent par la nature ot non par l'ordre des objets. Ainsi, les combinaisons complètes des quatre lettres a, b, c, d, prises deux à deux, sont : aa, ab, ac, ad, bb, bc, bd, ce, cd, dd.

On démontre que le nombre des combinaisons complètes de m objets pris n à n est le produit de n nombres entiers consécutifs croissants, dont le plus faible est m, divisé par le produit des n premiers nombres.

D'après cela, un jeu de dominos dont les dés présentent los combinaisons complètes dos sept chiffres 0, 1,2,3,4,5,6,

pris doux à deux, doit comprondro — — =* 28 dés.

COMBINATBUR, TRICE {kon)u. Personne qui combine, qui est liabilo à faire dos combinaisons : Les femmes sont, en général, d'habiles combinatricks de couleurs. Law était un grand combinateur.

-^ adj.: ICsnrit combinateur.

— n. m. Télégr. Combinateur télégraphique. Organe imaginé par Ilighton pour traduire à l'arrivée en caractères imprimés les signaux reçus par le relai de lîaudot.à répoi|ue où l'on faisait usage de plusieurs tils télégraphiques pon» une même direction, au lieu du (il uni<jue de l'appareil Morse.

COMBINATION [kon, si-on) n. f. Action de combiner.

COMBI N ATOIRE [kon , to-af) adj . Qui a rapport aux combinaisons : Méthode combinatoirk.

— Al{^. Analyse combinatoire. V. combinaison.

— Philos. Art combinatoire, Méthode de Uaymond Lulle, oui consistait à combiner les idées humaines, classées dans «les tables qu'il avait dressées, do façon à trouver la solution do toutes les questions possibles.

COMBINER {kon — du lat. combinare ; do cum. avec, et hini, dc-iix) v. a. Arranger, disposer dans un certain ordro : CuMUiNKit des chiffres, des idées, des preuves.

— Fig. Disposer ses moyens on vue d'uno réussite : CoMUlNKit un plan d'attaque.

— Chim. Déterminer la combinaison do : Combiner de ihudrouéne et de l'oxygène, au moyen de l'étincelle électrique.

Comhiné, ée part. pass. du v. Combiner.

— Granim. Caractères combinés, Caractères idéographiquoH simples, qui, chez les Chinois, traduisent quelqiiefoiK par leur réunion une idée simple elle-mêmo; c'est ainsi qu'uno bouche ot un oiseau slgnitlont chant.

COMBIER

COMBORN

D'argent au comble d'azur.

— Miner. So dit des cristaux composés du plusieurs ordres do facettes : Chaux carbonatée combinéiî.

— n. m. Corps résultant d'une combinaison : Un combiné d'hydrogène et de carbone.

Se combiner, v. pr. Etre combiné, associé; avoir la faculté d'être combiné, n Entrer on combinaison cliimique : L'acide sulfurique et la soude sb comiunknt y^oftr /brmn' un sel neutre qu'on appelle sulfate de soude. (D'Orbigny.)

— Anton. Analyser, décomposer, dissoudre, résoudre.

COMBINEUR(^o») n. m. Appareil servant à la distillation coniinuo dos liquides siiirituuux.

COMBLAIN (carabine), arnio ainsi désignée du nom de sou inveuteur et qui fut, en 1S71, mise on service dans la cavalerie belge. Son calibre est de 1 1 '"/'°. (La garde civique belge en fut également armée.)

COMBLAIN-AU-PONT, comm. do Belgique (prov. et arrond. administr. de Liège, arrond. judic. do Huy), sur rOurthe, affluent de la Wouse; 3.236 hab.

COMBLANCHIEN, comm. de la Côte-d'Or, arrond. et à Il kilum. do Beaune, au pied de la Côte-d'Or ; 555 hab. Importantes carrières de pierre blanche A bâtir. Vignobles classés dans la côte de Nuits et qui produisent de bons ordinaires ; les principaux crus sont les Grandes- Vignes, Retraits, Fauques, Montagnes, etc.

COMBLAIT ou COMBLEAU (kon-blo) ou COMBLAN [kon) n. m. Grosse corde servant à soulever ou à traîner un canon.

COMBLE (konbV — du lat. cumulus, pris dans le sens do c»6jie?i,faite}n.m.Archit.Faîle, couronnement d'un édifice: La cigogne blanche s'établit sur les combles des édifices. (Buff.) Il Partie d'un édifice sur laquelle repose immédiatement la couverture : Comblks en fonte, il Logements situés immédiatement sous le toit d'un édifice. (Ne s'emploie qu'au plur.) : Etre logé dans les combles.

— Fig. Couronnement, point culminant, degré le plus haut : Le comble de la gloire, des honneurs, de la puissance. V. l'art, suiv.

— Blas. Nom donné à une pièce honorable appelée chef, quand elle a moins de la moitié de sa hauteur ordinaire.

— Techn. Intervalle qui sépare les têtes d'un ouvrage de vannerie.

— Loc. adv. De fond en comble. Dans toutes ses parties, sans que rien soit épargné : Maison pillée de fond en comble. Il Fig. Entièrement, complètement :

Se ruiner de fond en comble.

— Syn. Comble, cime, iaîte, sommet.

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