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Comble conique.
rôle do demi-fermes. Des chevrons intermédiaires remplissent los intervalles laissés entre les chevrons principaux ; dos liernes réunissent entre eux ces divers chevrons. Un tronc de cône, appelé noyau d'assemblage, roHo los chevrons i leur sommet.
COMBLE {konbV — du lat. cumulus, monceau) n. m. Ce qui peut tenir au-dossus d'uno mesure déjà pleine : Le COMBLE d'un boisseau d'avoine.
— Fig. Dernier degré, excès le plus haut: Le comble des malheurs, n Pour comble, Comme excès do malheur.
Il C'est un comble. Se dit do ([uebiue chose qui dépasse en extravagance tout ce qu'on pourrait imaginer : Le commissaire royal «près » le rhéâtre- Français n'habitait point Paris : c'est un comble ! Il Jeu des cotnbles. V. art. suiv.
— Rem. Bien que les sons propres des mots comble (faîte), et comble (surcroît de mesure) soient parfaitonient distincts, leurs sens figurés sont assez ditficiles à distinguer : l'un exprime le faîte, le plus haut degré, co qui couronne; l'autre, le surcroît, l'excès, ce qui achève .et rend un point supérieur impossible. Poursuivre cette distinction avec rigueur dans la pratique, serait se jeter dans des subtilités.
COMBLE {konbV — du lat. cumulus, monceau) adj. Rempli jusque par-dessus le bord : [fn boisseau comule. :i Plein à ne pouvoir plus contenir personne : Salle comble.'
— Fig. : La mesure est comblk, Il est impossible d'en pardonner, d'en endurer davantage.
— Pied comble. Art vétér. Piod dont le sabot n'a d'autre point d'appui que la sole.
Combles {Jeu des). Sorte de jeu d'esprit, qui fit rago en France vers la fin du xix* siècle. Il consiste à poser une question qui propose comme devinette l'indication d'un comble. La réponse contient généralement un jeu de mots, un calembour, un coq-à-I'âne. Deux ou trois exemples feront, mieux que toutes les définitions, comprendre ce genre de divertissement : « Quel est le comble de i'étonnemcnt, pour un professeur de géographie ? — C'est de voir un fleuve suivre son cows. — n Quel est le comble de la timidité? — Reculer devant une lettre chargée. » — « Quel est le comble de la précaution ? — Faire des gilets de flanelle pour un secret qui transpire. »
COMBLEAU n. m. Artill. V. comblau.
COMBIXMENT {kon, man) n. m. Action de combler ; Comblement d'un puits, d'un fossé, d'une tranchée.
— Géol. Comblement d'estuaii-e. V. delta, ti Comblement de lagune. Phénomène qui se produit plus ou moins rapidement après la fermeture d'un cordon littoral. (Ancien estuaire, une lagune reçoit presque toujours un cours d'eau dont les apports l'envahissent progressivement. Les lagunes peuvent également ôtre comblées, par l'action des vents dominants, avec le sable des dunes. Ce fait se réalise dans la Courlande, et en Angleterre, à Yarmouth.)
Il Comblement des lacs de ynontagne, Phénomène qui se produit dans des lacs se remphssant par les pierrailles, lesquelles forment des cônes d'éboulcmeut sur leurs rives. (D'après les éludes d'Emile Belloc sur les lacs des Pyrénées, le comblement se produit par les bords durant l'été, et par le milieu du lac durant l'hiver. En effet, lorsque la surface des eaux est congelée, les pierres qui se détachent de la montagne glissent jusqu'à une certaine distance des rives, ot, au dégel, tous ces matériaux coulent à pic.)
COMBLER {kon — du Isit. cmnulare) v. a. Remplir jusque par-dessus les bords : Combler une mesure, ii Faire que co qui était creux ne le soit plus : Combler un fossé, nupuits, un port.
— Par ext. Suppléer, on parlant de co qui manquait : Combler une lacune, un déficit.
— Fig. Faire disparaître, supprimer ; La polémique creuse les abimes qu'elle prétend comblfr. (Guizot.) Il Remplir entièrement, exaucer à souhait : Combler les vœux de quelqu'un. || Accabler, charger à profusion : Combler de faveurs, d'honneurs, de chagrins, ae douleurs, il Procurer une grande joie, un grand honneur à : Vous me combl&z.
11 Combler la mesure, Dépasser les bornes do co qui est permis, pardonnable.
Se combler, v. pr. Etre comblé, n Fig. Etre exaucé, complètement satisfait.
Combles, cb.-l. do cant. do la Somme, arrond. et à
12 kilom. do Péronno; 1.410 hab. {Comblais, oises.) Ch. de f. d'.\lbortùPôronno; brasserie, tissages. Patrie du sculpteur Caudron. — Lo canton a 21 comm. ot 11.0-15 hab.
ComblesSAC, comm. d'Ille- et -Vilaine, arrond. et A 32 kilom. do Redon, non loin do l'Afi'; y59 hab. Ardoisières, Patrie de saint Couvoïon, fondateur do rabl)aye de Uodou.
COMBLÈTE ou COMBLETTE, ou COMBELETTE {konblet') n. f. Ligne qui sépare lo pied du cerf en deux doigts.
COMBLOUX, comm. do la Haute-Savoie, arrond. et ù 35 kilom. de Bonneville,uon loin do l'Arvo; 920 hab. Commerce de beurre ot do fromages; distillerie do kirsch.
COMBOLOIO (Aon. lo-yo — de l'arabo kambil, petit grain) n. m. Sorte de chapelet employé par los Turcs ot composé do cent grains qui corrospondout aux coût noms do la Divinité.
COMBOPHORE OU COMBOPHORA (Aon) n. m. Oonro d'insectes hémiptèros-homoptéres, famille des mombracidés, comprenaut de petites formes à grand© t/^io triangulaire, à, corselet vésiculeux, recouvrant tout le corps, etc. Les combophores habitent l'Amérique du Sud.
COMBORN. fief, avec titre do vicomte, situé ontro Limoges, Tulle, Turonne ot Uzorches, possédé héréditairement, dès la fin du x* siècle, par une famille issuo des premiers comtes héréditaires do Kouerguo ot de Quercy. Un vicomte do Comborn, Archambaud, né vers lo milieu du X' siècle et surnommé ta Jambe pourrie, so fit lo dolenseur do Marie d'Arag(in, femme do l'empereur Otliou III, accusée d'adultère, et prouva l'innocence de cette princesse en remportant la victoire sur le champion de 1 emporour; il épousa Ilumberge, fille d'Adhémar, vicomte do Limoges, et devint, par son fils aîné, la souche des vicomtes'^de Limoges do lu seconde race. Les divers rameaux do la famillo sécant tous éteints nu commencement du xvi* siédo, la vicomte de Comborn passa, p.^r donation lestamenlaiio, dans la maison do Pomnadour. ot depuis, successivement, dans colles do pierre Humero ov do Lastoyrio.