COMBOURG
COMË
Château de Combourg
Armes de Combourg
Combourg, ch.-l. de cant. d'Ille-et-Vilaine, arrond. et à 41 kilora. de Saint-Malo, sur ua étang d'où sort le Linon, affluent de laRance; 5.541 hab. {Comboia-geois, oises.) Ch. de f. Ouest. Fabriques très importantes de toiles; tanneries, briqueteries, moulins.
Château féodal du xii* siècle, où Chateaubriand passa une partie de son enfance. — Le canton a 10 comm. et 16.55S hab.
COMBOURGEOIS
ikon, jo-a)y OISE
[du lat. cum, avec,
et de bourgeois] n.
Celui, celle qui est
de la même ville
qu'une autre personne; qui a le droit de bourgeoisie dans
la même ville. (S'est dit particulièrement en Suisse.)
COMBOURGEOISIE (kon, jo-a-zi) n. f. Anciennement, Qualité de combourgeois. (On appelle traité de cotnbourgeoisie le traité par lequel 'es villes et cantons suisses se conféraient le droit réciproque de bourgeoisie.)
COMBRAIIj:.ES , pays de l'ancienne province d'Auvergne, snr un territoire de petits monts, pi a teaux, landes et bois épars, douL presque toutes les eaux vont au Cher; il avait environ 107.000 hectares, et 16S.000 en lui adjoignant le Franc- Alleu, son annexe, aux sources du Cher et de la Tardes.
Chambon en fut d'abord la capitale, puis ce fut Evaux. Son nom paraît venir, comme celui de Chambon, des Galli Cambiovicenses. (Ne pas confondre avec la CombraiUes do Bourgogne, région de 25 à 30 kilomètres seulement de longueur, qui s'étend à peu près du Creusot [N.-E.] à Gueugnon-sur-Arroux [S.-O.] ; c'est un pays de collines permiennes, faiblement peupi^.}
GOMBRAND, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 19 kil. de Bressuire, près de l'Argent, branche de l'Argenton ; 1.324 hab.
COMBRAT (M°" Hélie de), née à Combray (Calvados), fut une des victimes de la tin de la .révolte vendéenne. En 1807, un ancien chouan, Armand-Victor Le Chevalier, qui voulait enlever les fonds envoyés à Caen par les recettes d'Alençon et d'Argentan, se cacha avec ses complices au château de Donuay, chez M"»* Aquet de Férolles, tille de M"*" Hélio de Combray, et attaqua la charrette attendue. Le Chevalier, arrêté'et enfermé au Temple, à Paris, s'en évada, fut repris quelques semaines plus tard et exécuté en 1808- M""* Aquet, malgré son habileté, finit aussi par être arrêtée, en même temps que sa mère, M"'" de Combray, qui paraît cependant avoir ignoré le complot. M"'« Aquet, condamnée à mort, se déclara enceinte, et il fut sursis à son exécution. Après une vaine démarche faite par ses deux petites tilles auprès de Napoléon, qui était alors à Schœnbriinn, elle fut guillotinée en 1809. Sa mère avait été condamnée à vingt-deux ans de réclusion ; elle fut graciée par Louis XVIII en 1814. Balzac a fait de cette triste aventure le fond de son roman intitulé : l'Envers d'une histoire contemporaine (1846).
COMBRE {konbr'} n. m. Nom ancien d'un poisson des côtes françaises, le serran cabrille. V. serran.
GOMBRÉE, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 14 kil. de Segré, près de la Verzée et de la lisière de la forêt d'Ombne; 2.147 hab. Ch. de f. Ouest. Ardoisières.
GOMBRESSOL. comm. de la Corrèze, arr. et à 17 kil. d'Ussel, près de la Luzège; 1.200 hab. Gisement de houille.
COMBRET, comm. de l'Aveyron, arrond. et à 26 kilora. de Saint-Affrique, près de la Rance; 943 hab.
COMBRET {kon-brè) n. m. Genre de la famille dos cornbrétacées, comprenant environ quatre-vingts espèces, qui croissent dans les régions tropicales : Combret écarlate.
GOMBRÉTACÉES ikon)n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre combret, comprenant trois tribus : les atangiées et les combrétées, qui vivent dans les régions tropicales, et les nyssées, qu'on rencontre dans les pays tempérés ou sur les montagnes des pays chauds.
— Une. COMBRÉTACKE.
. — Encycl. Les combrétacées sont répandues dans les régions équatoriales du globe. Leur écorco, qui renferme UDO matière résineuse et astringente, est employée en médecine et dans la tannerie. Les graines contiennent, dans la plupart des espèces, une huile grasse et douce.
COUBRÉTÉES (kon) n. f. pi. Tribu do la famille des combrétacées, qui a pour type le genre combret. — Une com- BRÊTÉE. (On dit aussi co.mbretum [bré-lom]).
GCMBRETOCARPUS [kon-bré, puss) n. m. Genre de rhizophoracées, voisin des anisophyllées, dont le fruit ressemble à celui des combrètes. (Les combretocarpus sont dos arbustes à port d'aune, habitant la Malaisie.j
GOMBRIËRE (kon) n. f. Filet d'une très grande solidité, forinant nappe, et que l'on emploie pour prendre le thon et d'autres gros poissons.
GOMBRIT, comm. du Finistère, arrond. et à 11 kilom. de Quimper, non loin de JOdet, près de l'océan Atlantique ; 2.553 hab. Ch. de f. Orléans. Minoteries. — Aux environs est le cap dit pointe de Combrit.
GOMBRONDE, ch.-I. de cant. du Puy-de-Dôme, arrond. à 10 kiiom. de Hiom, tiur la Saignes, affluent de la Murgos; 2.048 hab. Chaux hydraulique. Restes do fortiMcations; ancien chàtnau do la famille do Caponi, servant aujourd'hui dhotel do ville. Aux environs, roche branlatiuj en granit, dite Koche-Romaino ou Cwur-Branlant.
— IjO canton a 12 comm. et 8.764 hab.
GoMBROUSE 'Guillaumoj, numismate, né à Paris en 1808, mon eu 1873. On lui doit : Description de» monnaies
de la seconde race (1837), avec Fougères; Catalogue raisonné des monnaies nationales de France. Essai (1839-1841) ; 920 Monétaires mérovingiens (1S43); Décaméron numismatique (1844) ; Monuments de la maison de France. Collection de médailles, estampes et portraits (1856).
GoMBS-LA-VILLE, comm. de Seine-et-Marne, arrond. et à 15 kilom. do Melun, non loin de l'Yères; 1.067 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Eglise en partie du xm" siècle.
COMBUGER (kon, je) V. a. Imbiber d'eau des futailles dont on veut faire gonfler et serrer les douves pour les empêcher de fuir, ii Les marins disent aussi cambuser.
GOMBURABLE {kon — du lat. comburere, brûler) adj. Se dit quelquefois pour combdstidll:, dans le sens chimique de ce mot. (Les minéraux comburables sont des minéraux combustibles, ne contenant ni oxygène ni corps halogènes ; ils sont plus ou moins susceptibles de se combiner avec ces corps, ou d'être brûlés par eux.)
COMBURANT (ra;i)i ANTE [lat. comkiretis ; de comburere, brûler] adj. Se dit des corps qui, en se combinant avec d'autres, en déterminent la combustion.
— n. m. : Eoxijgéne est un puissant comburant.
COMBURER {kon — lat. comburere, brûler) n. m. V. brû- LKR. (Inus.)
Comhuré, ée part. pass. Se dit des minéraux combinés avec l'oxygène et les corps halogènes. (Les minéraux roraburés sont des minéraux incombustibles, contenant de l'oxygène ou des corps halogènes.)
COMBUSTIBILITÉ {kon, sti) n. f. Caractère do ce qui est combustible ; aptitude à brûler : La combcstibiuté du charbon de bois varie avec sa densité. (Pelouze.)
— Propriété qu'ont certains tabacs de brûler, après que le fumeur a cessé d'en activer la combustion.
— Anton. Incombustibilité.
COMBUSTIBLE {kon, stibl' — du lat. cojnbustus, brûlé) adj. Qui a la propriété de brûler : Corps combustibles.
— Fig. Ardent, facilement inflammable : Cœur, Tempérament combustible.
— Art. railit. Cartouche combustible. On appelle ainsi, par opposition aux cartouches à douille métallique, celles dont toutes les parties se brûlent entièrement lors du tir, de façon à ne pas nécessiter l'emploi d'un extracteur pour retirer ce qui reste dans le canon de l'arme après le tir. (Ainsi, la cartouche du chassepot était « combustible » .)
— Chim. V. la partie encycl-
— n. m. Techn. Matière destinée à être brûlée ou propre à être brûlée : Les combustibles végétaux, minéraux. Le carbone est notre grand combustible. (F. Pillon.) ii Fig. Aliment : L'appareil nerveux sert d'intermédiaire au corps pour fournir le combustible de la pensée. (Balz.)
— Géol. Nom générique des roches formées de débris de végétaux.
— Miner. Combustibles minéraux. Série de substances naturelles à base de carbone. Citons : anthracite, houille, lignite, jais ou jai/et, dysodile, tourbe, dopplérite ; les cires minérales : schéererite, ozocérite, hatchettine ou suif minéral, fichtélite, harlite, kônlite, idrialite; les huiles minérales et bitumes : naphte ou pétrole, malthe, élatérite, asphalte; les résines fossiles : ambre ou succin, copaline, euosmite, tasmanite, hartine, anibrite, pyropissite, rétinasphalte.
— Encycl. On appelle combustible une matière susceptible de brûler d'une façon plus ou moins complète au contact de l'air, tout en produisant en môme temps une quantité de chaleur que l'on peut utiliser pour les besoins économiques. La majeure partie des combustibles naturels sont d'origine végétale et sont constitués par l'hydrogène, l'oxygène et le carbone combinés dans des proportions déterminées et connues. Presque tous contiennent, en outre, des corps simples isolés ou mélangés, tels que le soufre, le phosphore, ou des bases comme l'alumine et la silice ; souvent, aussi, des matières alcalines terreuses, formant la partie organique des combustibles.
Les combustibles minéraux ou fossiles, houille et anthracite, sont depuis longtemps enfouis dans le sein de la terre et ont subi lentement des modifications transformant complètement leur nature première. La houille fournit, par distillation, le coke, employé dans l'industrie et dans l'économie domestique. Elle donne encore, par l'agglomération, les briquettes et charbons agglomérés.
Les combustibles liquides sont principalement représentés par le pétrole et quelques autres huiles minérales.
Les combustibles gazeux sont ceux constitués par les gaz s'échappant des hauts fourneaux et des fours à coke. Ils prennent, dans ce cas, le nom de combustibles de gueulard, et, en second lieu, par le gaz provenant de la distillation de la houille ou par l'oxyde de carbone, fabriqué de toutes pièces dans des fours spéciaux. Ces combustibles s'appellent alors combustibles de générateurs,
— Anton. Incombustible.
COMBUSTION [kon, stî-on — lat. combustio; de comburere, supin combustum, brûler) n. f. Action de brûler, do livrer au feu : La combustion des morts était en usage chez les anciens. \\ Action d'un corps qui se consume "par le feu : Quelques tourbes ne laissent qu'un faible résidu après
la COMBUSTION.
— Par ext. Incendie : La combustion d'une ville.
— Fig. Conflagration ; efl'ervoscence : Frédégonde mit toute la France en combustion. (Boss.)
— Astron. anc. Planète en combustion. Se disait d'une planète en conjonction avec le soleil.
— Chim. V. la partie encycl.
— Pathol. V. la partie encycl.
-|- Ph^siol. (^omfmstion respiratoire, Combustion pulmonaire, Combustion interstitielle. V. calorification, et chaleur.
— Encycl. Chim. Le mot combustion s'applique à l'ensemble des phénomènes qui se manifestent quand un corps s'unit à l'oxygène. Si la combinaison s'effectue sans déga-
fement de chaleur ni do lumière, il y a combustion lente; ans le cas contraire, il y a combustion plus ou moins vive, suivant les quantités do chaleur et do lumière dégagées. Depuis Lavoisier seulement on sait que la combustion est corrélative do l'oxydation. Le feu et la lumière n'avaient pas été pourtant sans attin^r l'attention des alchimistes : en 1680, Jean Roy avait constat4! que le plomb et l'étain augmentent de poids quand on les calcine en vase ouvert; en 167i, un chiinisie anglais, Mayow, avança que laîr renferme une matière propre a ontrotonir les combustions,
et une autre impropre à produire les mêmes eff'ets. A cette hypothèse qui, cent ans plus tard, devait être reprise et établie définitivement par Lavoisier, on opposa, pendant tout le cours du xviii" siècle, la théorie du phlogistique, due à Stahl, professeur à l'université de Halle : on considérait tous les corps combustibles comme renfermant un feu fixe ou combiné, principe impondérable auquel on donnait le nom de « phlogistique ». La combustion consistait alors simplement en la sortie du phlogistique contenu dans ces corps. Lavoisier combattît et ruina cette théorie dans un mémoire sur la combustion en général, inséré dans le <i Recueil de l'Académie :> pour l'année 1777 : il fit voir que les phénomènes de la combustion sont dus à l'absorption do l'oxygène de l'air. « C'est là, a dit Wurtz, l'origine d'une théorie nouvelle sur la constitution des corps. Tandis que Stahl avait représenté tous les corps combustibles comme des composés, qui perdaient un de leurs éléments en brûlant. Lavoisier reconnut qu'il y avait des corps indécomposables, et par conséquent simples, et qu'au lieu de se dédoubler en brûlant, ils se combinaient, au contraire, avec l'oxygène pour former une série nouvelle, qu'il appela corps composés binaires, par opposition aux corps simples.» Le nom de « combustion » est appliqué quelquefois à des combinaisons accompagnées de chaleur et de lumière, mais auxquelles l'oxygène reste étranger; par exemple, l'antimoine et l'arsenic, mis en présence du chlore, s'unissent à ce gaz en devenant incandescents. On dit que ces deux éléments brûlent dans le chlore.
— Pathol. Combustion spontanée. Le corps humain peut-il prendre feu spontanément et se consumer entièrement par suite de cette ignition? On cite quelques cas, fort rares d'ailleurs, de semblables combustions se rapportant à des individus obèses et alcooliques. Une critique sévère ne permet pas de les considérer comme probants. Tout au plus peut-on admettre qu'au contact des vêtements embrasés, le corps de quelques alcooliques gras se soit consumé en quelques heures, le feu étant entretenu par la combustion de la graisse fondue. Telle était l'opinion de Dupuytren, et aucun fait postérieur n'est venu nnfirmer.
— Techn. Dans les foyers industriels, la combustion, pour donner do bons résultats et rester économique, doit être aussi complète que possible. La dépense du combustible joue un grand rôle ; aussi la combustion parfaite tient intimement à deux choses : la venue de l'air sous la grille, qui doit s'effectuer dans des conditions bien déterminées, son volume devant toujours rester proportionnel à la nature du combustible, à sa qualité et à la température que l'on désire atteindre ; en second lieu, il importe grandement de savoir distribuer convenablement le combustible sur cette grille, de manière à maintenir une épaisseur égale partout.
COME fdu lat. comes, compagnon) n. m. Admin. Nom que portai'^nt autrefois, dans les bagnes, les adjudants et sous-adjudants de surveillance : Avant la suppression des galères, l'emploi du come répondait à celui de maître d'équipage ; il y avait alors des comes et des sous-comes. Syn. COMITE.
— Arg. Abréviation pour Commerce : Etre dans le come. GÔME, ville d'Italie (Lombardic [prov. de Côme], au
bord du lac de Come (branche de Côme); 32.310 hab. Evôché suffragant de Milan. Fabriques de soieries, miroirs, gravures. " Commerce important de riz, soieries, etc. Parmi ses édifices, on remarque la cathédrale, en marbre blanc. La façade est ornée de nombreuses sculptures, parmi lesquelles se trouvent les statues des deux Pline. Ville ancienne, république au moyen âge, détruite par Milan, reconstruite par Frédéric Barberousse, réunie au duché de Milan, avec lequel elle passa à la république Cisalpine, puis au royaume d'Italie. Patrie des deux Pline.
— Ch.-l. d'un circondario peuplé de 261.146 hab. et d'une province peuplée de 567.875 hab., sur 2.826 kilom. carr.
CÔME (lac de) [Larius lacus des Romains], situé au S. de la région montagneuse des Grisons, dépression allongée, comme le lac Majeur, qui se bifurque au S. en
Armes de Côme.
doux branches : la branche de Cônio ;V l'O., celle do Lecco à l'E-, et présente dans l'onseniblo la forme d'un V (suporf. : 152 kilom. carr.). Son altitude est de 199 mètres,
ot sa plus grande profondeur do 414 môtros. Comme lo lac Majeur, il su comblo rapidomont par les apports dos soixante torrents alpestres qui y dôbouchont. C'est aiusi <|U0 les alluvions de l'AJda ont i)ou à pou isoU^ du grand lac lo petit lat: de Mezzola. Oriente à peu près du N. au S., lo lac ost parcouru par dos brises do montagne, qui soufûout tantôt du N., tantôt du S., avec une régularité presque comparable à celle des brises do mor et do terre. Abrités par do hautes montagnes do tous les côtés, sauf du côté du S., les alentours du lac de Cômo jouissent d'un climat d'une douceur remarquable, convenant pour dos séjours d'été ot d'hiver. Grâ-co à ces avantages naturels, la population s'est groupée nombreuse sur les bords du lac. On y compte plus do 120.000 hab., vivant do l'exploitation des mines (fer, etc.), do la culture des céréales, do la vigne, du mûrier. L'industrie de la soie y est également prospère.
GÔME [ou COSME] et DamiEN (saints), martyrs qui soutfrircnt sous Dioclétien, vers 287, d'après les boflandistes. Ils étaient frères et d'origine arabe. Médecins tous deux, ils exerçaient leur art on Syrie et se faisaient remarquer par leur charité envers les pauvres. Leur désintéressement leur avait fait donner le surnom de anargyrei (ennemis de l'argent). Cités devant lo proconsul Lysias, ils furent soumis à d'horribles tourments et eurent onHn la tète tranchée à Egée, en Cilicie. Leurs noms furent insérés au canon de la messe. Leurs corps, transportés à Rome, furent déposés, sous le pontificat de saint Félix, dans une église qui prit leur nom, et à laquelle fut attaché un des plus anciens titres cardinalices connus. Il y avait autrefois, à Paris, une église de Saint-C6me. — Fôte le 27 septembre. (Saint Cômo et saint Damien sont les patrons des chirurgiens.)
Côme (coNFRÉRu; et collège de Saint-). II y avait, au moyen âge, une confrérie de chirurgiens placée sous la protection do saint Côme, qui avait peut-être été fondée par saint Louis en 1226, mais qui fut officiellement reconnue par UQ ôdit de Philippe le Bel en 1311. C'est en 1615 que la confrérie de Samt-Côme établit le collège à qui elle donna son nom, pour l'instruction des élèves en chirurgie. Les démêlés des « maîtres» de Saint-Côme avec la faculté de médecine sont demeurés célèbres. Le pouvoir royal dut intervenir plusieurs fois, et notamment en 1613, en 1724, en 1743 et en 1770, pour délimiter les privilèges et les attributions des chirurgiens et des médecins. La confrérie et le collège de Saint-Côme disparurent pendant la Révolution.
GÔME ou CoSME (le Frère) , chirurgien français. V. Baseilhac.
COME PRIMA et COME SOPRA (mots ital. qui signifient comrne la première fois et comme ci-dessus), loc. adv. Annotations qui indiquent qu'il faut répéter un morceau déjà chanté ou joué.
COMÉDIATEUR, TRICE (du préf. co, et de médiateur) n. Personne qui agit comme médiateur dans une afiaire avec une ou plusieurs autres.
COMÉDIE {dl — lat. comœdia, gr. kômôdia) n. f. Pièce de théâtre où l'on met en action, d'une façon plaisante, des caractères, des mneurs ou des faits de la vie commune : Les comédies d'Aristopkatie, de Plante, de Molière. Il Ensemble des pièces de théâtre de ce genre ; art de les composer; genre littéraire quelles constituent : La comédie a été portée par Molière à la plus grande perfection connue. (Acad.) ii Comédie de caractère, Celle dont l'intérêt est principalement fondé sur le développement que l'on donne au caractère d'un des personaages : Le Misanthrope est une belle comédie de caractère, n Comédie de mœurs. Celle qui peint les mœurs d'une époque ou d'une classe : Les Plaideurs sont une amusante comédie de mœurs. Il Comédie d'intrigue, Celle qui base l'intérêt sur la complication des faits qui y sont représentés : Le Mariage de Figaro es/ u«erfesmei7/eures comédies d'intrigue, il Comédie de genre, Celle qui met en scène des habitudes, des ridicules de certaines classes, de certaines coteries, do certaines professions. Ce terme ost une allusion à celui do « tableaux de genre » : Augier, dans lo Gendre de Monsieur Poirier, Jious donne une excellente comédie de genre. Il Comédie épisodique ou à tiroir, Celle dont les scènes se succèdent sans être bien liées les unes aux autres, ni à une action générale : ies Originaux de Fagan, le Mercure galant (ie /^our5rt»/(f*on(rfcs comédies ÉPisoDiQUES. Il Comédie larmoyante. Celle dans laquelle lo pathétique domino le comique, il Comédie héroïque. Celle qui met en scène des rois, des princes ot d'autres hauts personnages, il Comédie historique. Celle qui emprunte à l'histoire ses principaux personnages, il Comédie pastorale, Celle qui se passe à la campagne el représente dos amours de bergers et do bergères, il Comédie-ballet, Celle dont chaque acto finit par des danses, il Comédie-féerie ou Comédie à machines, Pièce oH l'on admet des interventions surnaturelles ot un étalage extraordinaire do magnificence et de variété dans les décors. (On dit aujourd'hui féerie tout court.)» Comédie-vaudeville, Comédie dans laquelle on intercale dos couplets. Il Comédie à couplets ou à ariettes. Ancien nom des vaudevilles actuels, n Haute comédie. Genre qui comprend la comédie do mieurs ot la comédie de caractère : Le Tartufe est un chef-d'œuvre de la haute comédie. — So«dit, fig., d'une dissimulation profonde ot bien déguisée : La politique est souvent de la haute comédie. ii Comédie ancienne. Comédie moyenne. Comédie nouvelle. \ . partie encycl. Il Comédie italienne, Genre do pièce boutfonno d'origino italienne.
— Représentation d'une pièce: Aller à la comédie, il lîâtiment où l'on jouo dos comédies ou d'autros pièces ; /'Jtre logé derrière la comédie. (Vieux.) — Corné die- Française. V. l'art, spécial, il Troupe d'acteurs. (Se dit plus particulièrement des acteurs attachés au Théâtre-Français, et do ce théâtre lui-même : La Comédie-Française se rend quelquefois à l'étranger.)
— Par ext. Fait ou ensemble do faits, d'actions ricliculos ou grotesques : La vie est tantôt une comédie, tantôt
une TRAGÉDIE.
~ Fig. Parade d'un sentiment qu'on n'ôprouvo pas ; feinte, dissimulation, hypocrisie : La vie des coiirtisatis est une comkdik perpétue lie.
— Loc.div. : Jouer la comédie, Prendre part â la rei>ré- Kontation (runo pièce de théâtre. — Fig. Affir-bor dos sontimnnts rpif) l'on n'éprouve pas : Les femmes ne sont pus plus dupes des comkducs que jouent les hommes que dt-s leurs. (Bab.) 1] Donner la comédie, Jouer dos piècos do
théâtre. — Fig. Prêter à rire : Le fat est tout à la fois l'auteur et l'acteur de la comédie qu'il donne au public.
11 .S'e donner la comédie, So procurer l'amusemont, la distraction : Donnez-vous quelque jour la comédie de... il Secret de la comédie. Chose dont on veut faire un secret, quoiqu'elle soit connue de tout lo monde, comme les faits tjuo les acteurs sont censés ignorer et que tous los spectateurs connaissent. Il Personnage de comédie. Celui dont les belles apparences extérieures n'ont rien de réel.
11 Portier de la comédie. Ancien employé des théâtres, qui recevait, à la porte, l'argent de ceux qui entraient. — Au prop. et au fig., celui qui n'ouvre pas une porte quelconque sans se faire payer, il Pop. Etre à la comédie, Etre sans le sou. n Pop. Envoyer à la comédie. Congédier.
— Encycl. Hist. Les origines de la comédie grecque sont fort obscures : on sait seulement qu'elles se rattachent étroitement au culte do Bacchus. La comédie apparut d'abord chez les Dorions : dans le Péloponèse, à Mégare avec Susarion, qui la porta en Aitique, et surtout en Sicile avec Epicharmo, qui traita principalement la comédie de caractère. Mais c'est à Athènes, seulement, que le genre put se développer. On distingue trois périodes dans l'histoire de la comédie attique : l" la comédie ancienne, qui commence vers 460 av. J.-C, et a pour principaux représentants : Chionidès, Cratès, Cratinos, Eupolis et surtout Aristophane, dont les œuvres conservées nous révèlent les caractères de cette forme dramatique. (La comédie ancienne a pour objet de discuter, comme lo font aujourd'hui les journaux, les questions concernant les affaires publiques. Passionnée, animée par l'esprit de parti, elle fait la caricature des personnages publics, clairement désignés, avec autant de vigueur que de licence); 2" la comédie moyenne, qui n'est qu'un genre de transition. (Elle supprime le chœur, c'est-à-dire l'élément lyrique et aussi les attaques contre les personnes. Elle traite des sujets de mœurs ou des sujets mythologiques. Elle fut cultivée par Aristophane [dans le Plutus et l'Assemblée des femmes], Euboulos, Alexis, Antiphanès, Anaxandridès) ; 3° la comédie nouvelle, qui correspond aux règnes d'Alexandre et de ses successeurs. (Elle élimine la poésie et devient franchement la satire des mœurs contemporaines; elle a ses types : le fils de famille, la courtisane, l'esclave rusé, le parasite, etc., qui ont des noms indiquant leur caractère. De la comédie nouvelle, dont les principaux représentants furent Ménandre, Philémon, Diphile, dous n'avons que des fragments; mais nous nous faisons une idée de leurs œuvres grâce aux imitations qu'en ont faites Plante et Térence.J
La comédie romaine proprement dite fut peu originale. La comœdia palliata (jouée par des acteurs revêtus du pallium, vêtement ^rec) constitue le principal fonds du théâtre comique latin, et elle est toute imitée du grec. Livius Andronicus, qui introduisit le théâtre grec à Rome, écrivit vraisemblablement quelques comédies. Nœ vins voulut mettre la politique sur le théâtre, mais cette innovation n'était pas possible à Rome, et l'on se borna désormais â imiter fes comédies moyenne et nouvelle. Ce fut le cas de Plante, de Caecilius et de Térence, qui suivirent de près les auteurs grecs et firent des comédies de mœurs et de caractères. Après eux, la palliata fut délaissée. L'autre forme de la comédie romaine, la comœdia togata (que les acteurs jouaient on portant la toge romaine) fut traitée surtout par Afranius. Elle n'eut qu'un succès relatif. Elle différait fort peu do la palliata, bien qu'elle parût consacrée plus spécialement à la peinture des mœurs romaines. Là encore, les Grecs servaient de modèles. 'V. satura, atkllane, mime.
— Italie. C'est au cardinal Dovizi do Bibbiona, ami do Léon X, que Ton doit la première comédie régulière représentée en Italie, la Calandria, pièce satirique, grivoise môme, mais qui doit peu de chose aux anciens. On vit ensuite paraître la Mandragore, de Machiavel, les comédies do l Ariosto, dont quelques-unes seulement sont imitées de Plante; celles de 1 Arétin, toujours originales et pleines de verve, de Cecchi, du Lasca, do Lodovico Dolco, de Franccsco d'Ambra. Au xvii' siècle, la comédie régulière, classique, subit un fâcheux déclin; mais c'est l'époque où, à l'imitation dos atellanes, so produisent dans la comédie populaire, généralement écrite en dialecte, ces types si amusants de Pulcinella, d'Arlequin, de Colombino, do Brigheila, du Docteur, do Pierrot. "V. commedia