DELL* ARTE
Au xvm* siècle, après d'honorables essais do Maffoi, do l'abbé Cliiari, de Riccoboni, il faut surtout noter Goldoni, observateur superficiel, médiocre inventeur, mais habilo metteur en scène, et d'une fécondité inépuisable ; puis Carlo Gozzi et ses comédies ftabesques, emiiruntécs aux contes de fées. Les principaux autours comiques do nos jours sont P. Cessa, G. Giacosa, P. Ferrari, G. -G. Zarauoni, Cavalotti, Torolli, Lud. Muratori et Chiaves.
— Espagne. En Espagne, la comédie s'est développée dans n sons tout particulier; po#r rester populaire, elle a tout sacrifié : la pointure des mœurs, l'éluvlo dos caractères,
la vraisemblance même, afin do rester amusante et passionnée. La comédie ospatrnolo, c'est l'intrigue, l'imbroglio, l'avtînture, les coups iTépée ; les méprises, favorisées par toutes sortes d'incidents, constituent le fond même di* l'intrigue. Cependant, dès le commoncoment du xvi' siècle, Villalobos traduisait VAmphitryon, Simon Abril tout Térence, Timonoda, les Mènechme.t. et los Argensolas, pendant tout lo règne de Philippe II. essayèrent do tourner lo théâtre espagnol vers la copie du théâtre antique. S'ils eussent réussi, c'en était fait do l'originalité do cotte scène. HoureuKomont, tandis que leurs productions étaient à j)oino appréciées do quelques lettrés, la vogue populaire soutenait los farces do Castillcjos. los essais ao comédie sérieuse do Lopo de Rueda ot <lo Juan de La Cuova. Leurs pièces so jouaient dans dos cours do fermo, des corrales ou dos patios, en plein vont, par des troupes dont tout lo bagace consistait on une couverture ou un drap,
1>our les fonds do scèiio, une peau do mouton et une (arbo de laine aux at^leurs. pour tout costume.
Au XVII* siècle, régnent Cervantes, Lopo doVega, Culderon, Moroto, Rojas, aussi ingénieux, aussi fertiles d'imagination dans leurs comédies de cape ot d'épéo c|u'ils sont tt^rribles ot sombres dans leurs drames. Alarcon, lour contemporain, inaugure avec sa Verdnd sospechosa, dont Cornoillo ii tiré le Menteur, la comédie do curaclèro. La plupart des poètes comiques français, de Thomas CorniMllo a Scarroii, s'inspirent alors du théâtre espagnol. Au xvm* siècle, c'est tout lo contraire, et rimitalion do la scèno françuiBO sévit cd Espa({uo. Dos esprits iogè'