XV
dessus de marbre, il Toilette-commode, Commode dont la partie sujiérieure est disposée en lavabo.
— Arg. Cheminée.
— Mar. Sorte do pieoulièro à fond plat, de 10 mètres do longueur environ, sur une largeur de 5 mètres , et d'une forte construction , qui est particulièrement on usage à Rochefort.
— Modes. Sorte d'ancionnc coiffure do femme.
— Encycl. Mobil. La commode commença vers la fin du xvii« siècle à remplacer dans l'ameublement français le coffre^ sur lecpiel elle réalisait un progrès énorme. Dès l'origine, les commodes furent confectionnées avec beaucoup de recherche et avec une profusion d'ornements : cuivres ciselés, incrustations de nacre et d'écaillé; la marqueterie y était couramment employée. Les plus curieuses que l'on possède sont dues au célèbre Boulle. Les formes un peu lourdes des commodes du siècle de Louis XIV firent place, sous la Régence, à des meubles d'une élégance plus délicate et plus discrète. C'est alors qu'on les orna de panneaux laqués et vernis représentant des scènes chinoises, et encadrés de cuivres à coquilles et à enroulements. Charles Crescent en donna les plus beaux modèles; on cite les dessinateurs Messonnier et Slodtz, Caffiéri, parmi les artistes auxquels les meubles de cette époque durent leur inimitable cachet.
Riesener et Beneman sont les principaux créateurs du genre Louis XVI, oïl se déploie une grande magnificence et où Tornementation se compose surtout d'attributs champêtres, do bouquets de fleurs et de fruits. On pousse la recherche jusqu'à remplacer les panneaux de bois par des plaques de porcelaine de Sèvres. Sous le Directoire et l'Empire, les commodes, à cause de leur forme et de leur origine modernes, ne furent pas admises dans le mobilier imité de l'antique ; elles n'y tiennent plus aujourd'hui qu'une place secondaire, et e"lles ont perdu toute la grâce et la richesse d'ornementation qu'on leur donnait autrefois.
Commode (Lucius Marcus ^Elius Antoninus Aurelius Commodus), empereur romain, fils de Marc-Aurèle et de Faustine, né à Lanuvium en 161, mort à Rome en 192 apr. J.-C. Il reçut, mais inutilement, l'éducation la plus soignée. Il accompagnait son père en Pannonie, quand celui-ci mourut. Commode se hâta de conclure avec les Barbares un traité, du reste assez avantageux, et d'accourir à Rome pour jouir du souverain pouvoir. Il célébra le triomphe ; mais, au lieu de l'image de Marc-Aurèle , le véritable vainqueur, il avait placé près de lui sur le char triomphal un belesclave, son mignon, symbole du régne commençant. En effet, il remplit aussitôt ses palais des instruments de ses folies et de ses débauches. Puis il se consacra à l'amphithéâtre. Habile archer, bon gladiateur, il descendit plus de sept cents fois dans l'arène pour combattre des bêtes féroces ou des gladiateurs. Un jour, il fit déguiser en monstres tous les estropiés de Rome et les massacra à coups do massue, pensant imiter ainsi les exploits d'Hercule, sous les traits do qui il se faisait adorer. Une autre fois, il rencontra un homme d'une corpulence extraordinaire: il lui ouvrit le ventre pour voir se répandre ses entrailles. Aussi cupide que cruel, il lit périr uno foule de citoyens pour confisquer leurs biens, ot, aussi lâche que cupide, il sacrifia successivement à la fureur populaire ses favoris Patornus, Perennis, Cleander. Dans sa vanité, Commodo avait remplacé les noms des mois par ses pro-
firos noms et surnoms ; e sénat s'appelait Commodian us, les soldats commodiani ; enfin, Homo et Jérusalem étaient dos colonies commodiennes.
Ayant décidé la mort de sa concubine Marcia, do son ciiambellan Eclectus et du préfet du prétoire l,a;tus, ceux-ci, prévenus, l'ompoisonnèront ot le firent achever dans son bain par un athlète.
Aucun événemonl saillant ne marqua ce règne Il y eut uno expédition on "Bretagne; les vieux généraux de Marc-Aurèlo continuèrent à défendro la frontière ; d'assez importants travaux furent exécutés à Ale.\andrie. Los chrétiens no furent pas persécutés.
— BrBMOc.B. : Abrégé de Dion, par Xiphilin; Hérodion, l" livre: Lamprido; Duruy, Histoire des liomains.
COMMODÉMENT (ko-nw) odv. D'uno façon commodo : // faut faire commodkment ce qu'on veut faire tous tes Jours (M- Geoffrin.) n Avec opporiuniié : On parlera plus COMMODKMKNT cn un autre endroit des magnificences de Salomon.
GOMMODIEN de Gaza, le plus ancien poMo chrétien lui' s ) Vivant dans uno contrée pleine de Juifs ot au temps des persécutions do Déco, il fuit face avec uno égale violence ù ses doux adversaires, dans un C.innen apoloaetieum adversus Judxos et gentes, ot dans des /tistructiones adversus gentium deos. Violent. nnpiloyaMo A toutes les laiblossos humaines, même légitimes, satirique plein d'une verve barbare, il est lo Tortulhon do la pofs'j;- Ses hexamètres sont volontairomoni incorrocts, son latm
Commode à cheval, frappant une tigresse (intailU').
Buste k\c Commode
COMMODITE
COMMUNAUTAIRE
est loin d'être pur, mais il y a beaucoup de vigueur dans cette brutalité triviale, qui dissimule une grande tendresse pour les humbles» dont il désire ardemment sauver les âmes.
COMMODITÉ {ko-mo — dulat. commoditas; de commodvs. commode) n. f. Qualité de ce qui est commode : La commodité d'un logement, d'un habit, ii Libre disposition, usage facultatif : Avoir quelque chose à sa commodité, il Facilité de jouir : Le voisinage d'un parc procure la commodité de la promenade, il Occasion d'agir, occurrence favorable : Pi-ofiter de la première commodité pour...
— Voiture publique ou autre moyen de transport. (Vx.)
— Fig. Agréable facilité de caractère : La commodité de l'hujneiir.
— n. f. pi. Aises, agréments : Les commodités de ta vie. II Lieux d'aisances : Commodités à l'anglaise.
— Loc. PROv. : On n'a pas toutes ses commodités en ce monde, Il faut savoir soutfrir quelque gône.
— Stn- Commodités, aises. \ . aisi;s.
— Anton. Embarras, gêne, incommodité.
COMMODO {ko-mo) n. m. Mot usité dans l'expression o enquête de commodo et incommoda » , qui signifie exactement, en latin, « enquête sur l'avantage et sur l'inconvénient n.
— Encycl. Cette enquête se fait principalement quand il s'agit d'entreprendre des travaux publics. Le principe en a été établi par l'Assemblée constituante (décret des 2-17 mars 1791). L'enquête de commodo et incommoda était déjà pratiquée sous l'ancien régime, et on en trouve maintes traces dans les registres des parlements. Les travaux do Toierie, les concessions de mines, les créations de manufactures qui pourraient être considérées comme dangereuses ou insalubres, les travaux de chemins de fer, de drainage, u irrigation, donnent lieu à des enquêtes de ce genre ; ou bien encore, quand il s'agit de partager ou vendre des biens communaux, d'établir des cimetières, de transférer une école, de réunir deux communes. L'enquête reste ouverte plus ou moins longtemps, selon l'importance et le caractère de l'objet. Quand elle est close, intervient un arrêté préfectoral, qui accorde ou refuse l'autorisation demandée. Cette décision n'est pas sans appel. Los tiers opposants dont les réclamations ont été écartées peuvent se pourvoir contre l'arrêt du préfet. Le recours est porté au conseil de préfecture, dont la décision peut elle-même être attaquée par un nouveau et dernier recours au conseil d'Etat.
COMMODO [ko-mo — mot ital.) adv. T. de musique qui signifie A Tai-îe, Sans se presser, et indique un mouvement intermédiaire entre la lenteur et la vitesse.
COMMODORE {ko-mo — mot angl. qui est une corruption de commandeur) n. m. Titre qui équivaut à celui de " clicf de division ", et qui est donné, en Angleterre et en Amérique, aux capitaines de vaisseau commissionnés. il En Hollande, Capitaine commandant temporairement uno division navale.
COMMON LAW (mots angl. sîgnif. n loi commune o ) n. m. Nom donné à l'ensemble du droit coutumier anglais.
— Encycl. L'origine du common law est très ancienne, mais obscure. Au siècle dernier, on rattachait la loi commune anglaise à un code d'Alfred le Grand, confirmé par Edouard le Confesseur. Il est plus probable que ce droit résulte de la fusion d'éléments divers : droit normand, danois, saxon. Le droit coutumier anglais a été fixé par les cours de justice, dites « de loi commune « ; il est encore aujourd'hui une des bases du droit anglais. On lui reproche de former une législation confuse, mais la codification en est presque impraticable.
Common prayer-book. {^e Livre des prières communes), liturgie arrêtée en 1548 ou 15-19, revisée en 1552, 1559, 1604 et 1662. — C'est un des livres symboliques do l'Eglise anglicane. Quoique corrigé plusieurs fois à la demande des puritains, il a une couleur plus catholique que les • trente-neuf articles ». A cause de sa notion do la prêtrise, du baptême et de l'eucharistie, il est l'arme préférée du parti 0 haute Eglise ». Beaucoup de protestants anglais luttent sans succès pour le faire reviser. Il a été retouché dans un esprit puseyste en Ecosse, et dans un esprit différent aux Etats-Unis et en Irlande.
GOMMONITOIRE {to-ar' — du lat. cum, avec, et mojiilus, averti) n. m. Instruction donnée à un légat ou à un ambassadeur. Il Mandement de comparution que le métropolitain adressait à un évêque élu, pour l'engager à venir se faire sacrer, ii Ajournement personnel qui était expédié par un tribunal séculier ou ecclésiastique.
GOMMORATION [si-on — lat. commoratio ; de cum, avec, et morari, supin moratum, rester) n. f. Insistance sur un point déjà développé, mais qu'on veut graver plus profondément dans l'esprit des auditeurs.
GOMHOS (mo53 — mot gr. qui signif. proprem. lamentation) n. m. Antiq. gr. Parties lyriques d'une tragédie grecque, autres que les chœurs proprement dits.
— Encycl. Le commos est toujours triste ou grave. A l'origine, ce devait être simplement une lamentation funèbre. Et le plus souvent, dans les tragédies, c'est encore un chant de deuil, chanié tour à tour par un ou plusieurs acteurs el par le chœur. Mais, quelquefois, c'est simplement un dialogue lyrique entre le chœur et les personnages. C'est toujours après ou avant un événement grave que le chœur se recueille, pour ainsi dire, dans le commos, et, par ses réflexions ou ses pressentiments, force le spectateur à méditer avec lui sur ce qu'on vient de voir se passer ou sur ce qu'on attend. Le sujet du commos, c'est la compassion pour le malheur des personnages sympathiques de la pièce; mais l'on y trouve aussi des conseils adressés aux personnages eux-mêmes et destinés à faire mûrir en quelque sorte leurs résolutions. Tantôt le commos ne cootiout que des vers lyriques, tantôt c'est un mélange de vers lyriques et de versïambiquos. Il se compose souvent de strophes symétriques.
COMMOTACULUM {lom' — du lat. commovere, supin cornmotum, mouvoir, repousser) n. m. Antiq. rom. Baguette dont les prêtres se servaient pour écarter le peuple, dans les cérémonies publiques, ii On dit aussi commentacdlum.
COMMOTION [si-on — lat. commotio ; de commovere, sapin commofum, mouvoir) n. f. Secousse, ébranlement: La COMMOTIOK d'un tremblement de terre, il Par oxt. Grand moavemeot populaire, secousse révolutionnaire : Mirabeau
fait un grand bruit pour préparer les esprits aux grandes commotions. (Lamart.) n Fig. Emotion violente, grand émoi.
— Chir. Ebranlement produit dans l'organisme : Commotion cérébrale apoplectique.
— Physiq. Commotion électrique. Secousse produite par une décharge électrique.
— Encycl. Chir. V. cerveau.
GOMMOTIQUE {du gr. kommos, ornement, parure) adj. Qui a rapport à l'art d'embellir ou de conserver la beauté.
COMMOUVOIR ivo-ar' — lat. commovere ; de cum, avec, et movere, mouvoir) v. a. Ebranler par des commotions. (Peu us.)
COMMUABILITÉ n. f. Etat de ce qui peut être commué : La coMMUAbiLirii: d'une peine.
COMMUABLE adj. Qui peut être commué : Peines commuas les.
COMMUER (du lat. commutare ; de cum, avec, et mutave. chauger) v. a. Changer, remplacer par autre chose : Commuer une peine, un vœu.
Se commuer; v. pr. Etre commué.
COMMUN [ko-mun), UNE [lat. comï/um/s] adj. Qui appartient à tous, à quoi tous ont droit ou part : La commune existence. Il Général, universel : L'opinion commune. Il Appartenant aux uns aussi bien qu'aux autres : L'instinct de la conservation Jwus est COMMUN avec les animaux. Il Qui est fait simultanément par tous : Le travail coyiyivn resserre l'union. Il Identique, pareil chez les uns et les autres : Notre COMMUN désir. \\ Qui se trouve à la fois dans deux ou plusieurs objets, au propre et au figuré : Point commun à deux lignes. La tendance à l'absolutisme a t^té commune à toutes les monarchies. Salle commune à tous les habitants d'un hôtel.
— Fréquent, nombreux, abondant : Les grands talents sont ra7'es, mais la science et la raison sont communes. (Volt.) Il De qualité médiocre ou inférieure: l/îie nourriture commune. Des habits communs.
— Fig. Vulgaire, sans noblesse, sans distinction : Parvenu COMMUN. Style commun. Manières communes.
— Loc. div. MaisoJi co7tïmune, Expression autrefois employée pour désigner le lieu de réunion des échevins ou autres officiers de la ville, et aujourd'hui usitée dans quelques campagnes pour désigner la maison qui renferme la mairie, l'école, les logements de l'instituteur et de l'institutrice, n Choses cojnînunes, Choses dont la possession individuelle est reconnue impossible ou contraire au droit naturel : L'air, la mer sont des choses communes.
Il Droit commun, Droit le plus généralement appliqué, celui qui n'est pas l'objet de lois spéciales, n Vie commune. Vie de communauté : La vie commune est lourde pour l'esprit d'indépendance. — Vie à frais communs : La vie COMMUNE proauit l'économie. Il Sens commun, Bon sens, droite raison, saine et simple appréciation des choses : Le SENS COMMUN est le moins co?n?nun de tous les sens. (C"* de Blessington.) [V. sens commun.] n Voix commune. Voix publique, opinion générale, il D'une commune voix. Unanimement, il D'un commun accord. Après s'être tous entendus; sans que personne agisse ou pense autrement. Il Année commune. Bon an, mal an. (V. la rubr. Chronol.) Il Avoir quelque chose de commun avec. Avoir quelque rapport, quelque relation avec : Il y a deux espèces d hommes AVEC lesquels il ne faut avoir rien de commun : les méchants et les sots. (M"" de Puysieux.) il Faire cause commune, Asssocier ses intérêts, agir ensemble et pour un même but. n Faire bourse commune. Mettre ensemble son argent et s'en servir indistinctement.
— Admin. En forme commune. Dans le langage de la daterie romaine, Sans grâce ni remise : Expédition en FORME COMMUNE. Il Etre expédié en forme commune, Subir un échec, un revers, un malheur. (Fam.)
— Anat. Nerf moteur oculai7'e commun. Nerf qui actionne tous les muscles de l'œil, moins le droit externe et le grand oblique.
— Arithm. Commun diviseur. V. diviseur, ii Déno7ninateur commun. V. dénominateur, fractions.
— Bot. Se dit des organes qui appartiennent à la fois à plusieurs autres organes semblables entre eux, mais différents des premiers : Pétiole commun. Involucre commun. Réceptacle commun, il Calice cor7imun. Se disait, chez les anciens auteurs, de l'involucre de l'artichaut et des autres composées.
— Chronol. Année co)7ijmme. Année ordinaire de 365 jours, par opposition à l'année bissextile qui en a 366.' n Se dit, dans le langage ordinaire, pour a7inée moyenne.
— Dr. Jugement, Ai'rèt commun. Jugement, A rrêt qui atteignent à la fois le demandeur et le défendeur, ou tous les accusés sans distinction, ii Auteur commun. Père commun des deux parties, ii Epoux communs en bie7is, Epoux mariés sous le régime de la communauté, ii Preuve par la commune renommée. Preuve tirée de l'opinion publique.
— Dr. anc. Commun de paix, Impôt, appelé aussi pezade, établi au xii' siècle, dans le midi de la France, pour réparer les maux de la guerre et les déprédations des mercenaires. (Dévié de son but au xiii" siècle, les évêques et les seigneurs le perçurent pour eux-mêmes. Tombé en désuétude au xvi" siècle, il fut rétabli au xvii" par les fermiers généraux.) il Droit que le roi levait, comme comte du Rouergue, sur les hommes, les bêtes et les moulins.
— Gramm. No7n commun. Nom qui convient à toutes les
ftorsonnes, à tous les animaux ou à toutes les choses de a môme espèce, comme homme, livre, table, etc. h Nom com7nun ou Epicéne, Nom qui a les deux genres avec une seule forme, comme enfant, qui est tantôt masculin et tantôt féminin. (Se dit aussi des noms qui ont un genre déterminé, mais qui conviennent également aux deux sexes, comme la plupart des noms d'animaux : lièvre, chevreuil, perdrix, perr.'iquet, papillon, etc.) il Adjectif commun, Adjectif dont les doux genres ont la même forme, comme avide, utile, atroce, etc. Il Verbes cor/imuns, Verbes qui, avec la forme passive, ont à la fois le sens actif et le sens passif. (Tels sont les verbes latins plus souvent appelés verbes dépone7its.) n Commun, adjectif, change de signification selon qu'il est placé avant ou après certains substantifs : Une voix commune est une voix vulgaire, qui n'a rien de distingué; la commune ;'oi.r,rf'u«c commune îvjj.r. signifient l'accord de toutes les voix, de tous les sentiments.
— Hist. Charte commune, Nom qu'on donnait, en Angloterre, aux chartes parties. V. charte.
— Hist. nat. Se dit des espèces ou des variétés qui sont
les plus connues, les plus répandues, au moins dans les lieux où a écrit le naturaliste à qui est due la classification : Le chêne commun. Le serin commun.
— Math. Commune mesure, Quantité, la plus grande de toutes, parmi celles qui se trouvent contenues un nombre entier de fois dans deux ou plusieurs quantités données : Le ce7xle et son diamètre n'ont pas de commune mesure. Il Fig. Terme de comparaison, moyen commun d'appréciation : La nature humaine n'a pas de mesure coMUVîiE déterminée. (J.-J. Rouss.)
— Mus. Note commune ou substantiv. Co}}imu7ie. Se disait, autrefois, d'une note marquée d'un point d'orgue.
— Mythol. Dieux communs, Ceux qui étaient adorés par plusieurs nations. Il Ceux qui protégeaient indistinctement l'ami et l'ennemi, comme Mars, Bellone, etc.
— Philol. Langue C07n7nune ou Dialecte commun. Langue écrite par tous les prosateurs grecs, après Alexandre ; Aristote, Polybe, Plutarque ont employé la langue commune.
— Phys. Réservoir C077i7nun, Terre considérée comme la source générale de l'électricité que l'on développe à sa surface, ou qui se produit dans 1 atmosphère : La foudre a fréquemment pour cause la te7ision qui se produit entre l'électricité d'un nuage et celle du réservoir commun.
— Prosod. Syllabe coiiwiune. Syllabe brève ou longue à volonté. (On ne la confondra pas avec la syllabe douteuse, qui est tantôt brève, tantôt longue, selon le cas) : La dernière SYLLABE d'un vers latin est touiou7's commune. Il Vers commun, Vers français de dix syllabes, par opposition au grand vers de douze syllabes et au petit vers de huit.
— Rhétor. Lieux communs. Source d'argumentation composée d'un certain nombre de moyens oratoires auxquels tous les autres peuvent être ramenés : Les orateurs anciens attachaient beaucoup d'importance à la corinaiasance des LIEUX COMMUNS. Il Dans le langage ordinaire, Pensées banales, rebattues. V. lieux communs.
— n. m. Il Le commun, La généralité, la plus grande partie : Le préjugé est la loi du commun, n Basse classe cJe la société : Les hommes du commun, u Ce qui est vulgaire, banal, dépourvu de noblesse et de distinction : Un liv7-e. Un tableau du commun, h Caractère de ce qui est vulgaire, banal, médiocre : Lk commun est le défaut des poètes a courte vue et à courte haleine. (V. Hugo.)
— Biens appartenant à la fois à plusieurs individus ; L'homme oisif vit sur le commun.
— Ensemble des personnes qui forment le service des grandes maisons, il Grayid commun. Partie de la maison du roi de France chargée de la nourriture delà plupart des officiers de la maison royale ; logement des officiers de sa cuisine. Il Petit commun, Service composé d'officiers du grand commun, pour la nourriture d'un petit nombre de privilégiés.
— Coût. anc. Communauté, association de gens ayant des droits communs et des obligations communes, sans former ce qu'on appelle une commurie.
— Liturg. Office identique qui se célèbre pour plusieurs saints de même catégorie : Le commun des martyrs, des apotj'es. Il Fam. Etre du comtnun des martyrs. Etre comme tous les autres, ne pas se distinguer du vulgaire.
— En commun, loc. adv. Ensemble, en communauté ou en société, sans exception personnelle : Vivre en commun.
— Prov. : Qui sert au commun sert à pas un, 11 n'y a pas de sen'ice plus mal rempli que les services publics, ii U n'y a pas d'âne plus mal bâté que l'âne du commun, Il n'est personne de plus mal rétribué que celui qui est au service du public. (A aussi le sens du proverbe précédent.)
— n. m. pi. Ensemble des logements du service, comme cuisine, écuries, habitations des domestiques : Coucher da7is les communs, ii Dans quelques départements, Commodités : Aller aux communs.
— Syn. Conunun, général, universel. Commun a moins d'étendue que les deux autres : ce qui est commun se trouve seulement chez la plupart, dans le plus grand nombre des lieux ; ce qui est général appartient au genre tout entier, c'est-à-dire à tous les individus quand on les considère en gros {il peut donc y avoir des exceptions); ce qui est universel appartient à tous les individus considérés en détail, se trouve en tous lieux. De plus, général marque quelquefois seulement l'indétermination, et univei'set mavqne toujours l'extension la plus complète.
— Commun, ordinaire, trivial, vulgaire. Tout ce qui n'est pas rare peut être qualifié de com/nun ou d'ordinaire; ce qui est commun existe en beaucoup d'endroits, ce qui est ordinaire arrive souvent. Vulgaire et trivial ne peuvent se dire que des actions de l'homme ou de son langage : vHlgai7'e est simplement opposé à noble, distingué; trivial marque quelque chose de plus bas, qui a un caractère de grossièreté.
— Anton. Exceptionnel, extraordinaire, inaccoutumé, inouï, original, paradoxal, rare, unique. — Distinct, individuel, personnel, privé. — Distingué, élégant, noble.
COMMUNAL, AIX, AUX (A'o-mu) adj. De la commune, relatif à la commune, qui appartient à la commune ; Ecole COM.MUNALK. Fête communale. Biens communaux.
— n. m. Bien qui appartient à la commune : Le pauvre jownalier n'a d'autre patrimoine que /e communal. (Proudh.)
— n. m. pi. : Les communaux. Biens sur la propriété ou le produit desquels tous les habitants d'une ou de plusieurs communes ont des droits acquis.
— Anton. Cantonal, départemental, national (impérial, royal), vicinal, particulier, privé.
COMMUNALEMENT (ko-mu) adj. En commun. (Vieux.)
COMMUNALISTE (kù-niu, lisst') n. Nom donné, dans certaines sociétés religieuses, aux membres de la communauté, et, dans quelques diocèses, aux prêtres habitués d'une paroisse.
COMMUNALISTE (fro-m)i, lisst') adj. Qui se rapporte au système d'une commune douée d'un pouvoir presque souverain : Le mouvement communaliste de iSli.
COMMUNALITÉ [ko-mu] n. f. Communauté. (Vietix.)
COMMUNARD [ko-mu-nar'), ARDE n. et adj. Se dit, en mauvaise part, des partisans de la Commune de Paris (1871), de leurs opinions : Un communard. Tendances com- MUNARDf:s. 1! On dit quelquefois communeux, euse.
COMMUNAUTAIRE {ko-7nH-nô-tér') adj. Qui a rapport au système économique de la communauté des biens : L'absorption COMMUNAUTAIRE. Il Qui cst Tolatif au communisme : Tendance communautaire.
— n. Partisan de la communauté des biens : Les comt
MUNAUTAIRES.
COMMUNAUTÉ {ko-mu-nâ) n. f. Etat de ce qui est commun : ta l^O.MMUNAl) Ib". des Ôlt'«S.
— Par ext. Siinililudo, parité, identité : Communactk d'origine, d'idéei, de devoirs, d'espérances.
~ Kusomblo dos citoyeiiis d'un Etat, dos lialiitants d'unn ville ou d'un village : Se sacnfier aux intth-éts de la com- MUNADTÉ. Il Réunion d'individus ayant un intérêt commun : La C0MMDNAUT1-: chrétienne. Il Corporation : La commu- NAUTB des notaires. (Vieux en ce sens.)
— Blas. Armes de communauté. Armes qui appartiennent à une association, comme celles des Etats, dos villes, des académies, etc.
— Dr. Régime d'association conjugale, en vertu duquel certains biens des époux sont communs entre eux : A'»' 7narier sous le régime de la communauté, il Se dit aussi de l'ensemble des biens communs entre les époux : Le mari est le chef de la communacté. il Communauté taisible, Société qui se formait, dans l'ancien droit, autrement que par mariage, entre certaines personnes.
— Econ. soc. Système do lajouissance en commun dos biens do la terre : Un abime sépare la communauté du coMMUNiSMK. (Fr. Bastiat.) il Comyjiunaulé négative. Communauté des biens prée.vistaate à l'établissement de la propriété.
— Hist. ecclés. Réunion de personnes qui so sont soumises à une régie, dans un dessein religieux : La communauté est la famille de ceux qui Ji'ont pas de famille. (J. Simon.) ti Maison habitée en commun par des religieux ou des religieuses : Aller à la communauté, il Lieu où les religieux se livrent ensemble à quelque exercice -.Dîner à la communauté. Il Chez les capucms. Chambre où l'on renferme les habits, il Communautés séculières. Nom que l'on donnait autrefois à des congrégations dont les membres n'étaient pas liés par des vœux solennels, il Communautés régulières, Celles dont les membres prononçaient des vœux de ce genre.
— Enctcl. Hist. ecclés. L'origine des communautés religieuses remonte aux anachorètes de la ïhébaïde. Klles se répandirent dans tout l'Orient chrétien, et saint Basile écrivit pour elles la règle que suivent encore les moines de l'Eglise grecque-unie et de l'Eglise orthodoxe. En Occident, la vie commune ne fut pas moins en honneur. On peut répartir en quatre groupes les ordres religieux qui l'embrassèrent à différentes époques et la pratiquèrent sous ditférentes formes : 1" les mornes, soumis à la règle de saint Benoît. (Deux grandes réformes donnèrent naissance à deux grandes familles : les moines de Cluny et les moines de Citeaux, ces derniers subdivisés en quatre branches issues des quatre filles de Cîteaux : La Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimont) ; 2<* les chanoines réguliers, comprenant les prémootrés et plusieurs autres congrégations portant le nom de saint Augustin. (Les ordres militaires, comme l'ordre de Malte, se rattachaient aux clianoines réguliers) ; S" les ordres mendiants, c'est-à-diro les franciscains, les dominicains, les carmes et les ermites de Saint-Augustin ; 4° les clercs réguliers, dont les principaux sont les théatins, les jésuites, les bernardins et les lazaristes. (Pour plus de détails, voir, en particulier, les noms de chacun de ces ordres.)
Les communautés de femmes comprenaient de nombreux chapitres do chanoinesses et des congrégations soumises à des règles empruntées, le plus souvent, aux règles des ordres d'hommes.
La législation civile s'est préoccupée principalement do deux points : le droit d'hérédité, pratiqué par les moines eu faveur de leur couvent, et l'âge de la profession reli-
fieuse. Le code de Justinicn permettait aux monastères 'hériter des biens qui appartenaient à leurs membres, et aux moines de tester en faveur de la maison qu'ils habitaient. En France, dès le temps de Charlemagne, les couvents furent frappés d'incapacité civile en matière d'héritage ; il fut défendu aux novices qui y entraient do leur faire des dons. L'âge de la profession religieuse fut reculé jusqu'à vingt-cinq ans pour les hommes et vingt ans pour les femmes par l'ordonnance d'Orléans au xvi" siècle. L'ordonnance de Blois le ramena à seize ans pour les deux sexes ; le !*•■ avril 1769, il fut fixé à vingt et un ans pour les hommes ot dix-huit pour les femmes. Le pouvoir civil se réservait le droit do contrôler la fondation des nouveaux ordres. Plusieurs édits de Louis XIV sont formels dans ce sens ; notamment, ceux de 1659, 1666 ot 1671. Les édits de 1749 ot do 1766 déclarent nuls los ordres établis en dehors des règles civiles et canoniques. On peut voir une autre cause do conflit dans la tendance qu'eurent toujours les communautés religieuses à se soustraire à l'autorité particulière des évcques, la dépendance envers cette autorité étant jugée par elles nuisible à leur organisation et à. leur but. Tous les grands ordres obtinrent peu à peu dos papes satisfaction sur ce point, ot, au moment de la Révolution, ils étaient, depuis plusieurs si6cles déjà, exempts de la juridiction épiscopale.
Voici, d'après le Dictionnaire géographique, historique et politique de l'abbé d'Expilly (1764 1769), quelle était, i la fin de l'ancien régime, la situation des communautés religieuses en Franco. Pour los hommes, il y avait 16 maisons chefs d'ordre, 625 abbayes en commende, 115 en règle ; pour les fonimos : 253 abbayes, 64 prieurés ot 21 chapitres do chanuincsses ; l'ordre de Malte possédait 6 grands prieurés, 229 commanderies et, en plus, 2 couvents do religieuses. Ce même ouvrage estime a 7^600 lo nombre totial des religieux vivant en communauté, t!i ù 80.000 celui des religieuses. H. Taine {les Oriqinrs de la France contemporaine, t. P'), d'après des calculs en partie approximatifs, no compte que 23.000 religieux en wwy et 37.000 reliKieuses. Aujourd'hui, ce nombre parait avoir considérablement augmenté.
— Ane. dr. Communauté tauible. On nommait ainsi la société de biens qui se formait entre vilains, parents ou non, par lo seul fait do l'habitation commune pendant un an ot un jour. La faculté do demander à tout momi'ut lo partage devint plus tard un danger. L'ordonnance de Moulins, en ir.6C, exigea un acte notarié pour prouver l'existence d'un contrat excédant la valeur do 100 livres, ot l'ordonnant'O do 1673 soumit toute société & un écrit. (Ces mesures rendirent diflicilo l'existence do communautés taisibles.)
Communauté entre époux. La communauté, régime dos pays coiuumiers, paraît dériver dos coutumes germaniques ; (piolquos-uns n'y ont vu qu'un cas particulier des <'omniiinaiité8 taisibles. L'id<'0 première est l'attribuliun ù. la f(!niino d'une part des ciinrpi^ts ou fruits acquis on commun. Ce régime apparaît tout formé dans les contu-
miers du xiii* et du xiv" siècle. La communauté no comprenait, en général, que les meubles ot les acquêts. Lo mari en était seigneur et maître i la communauté avait la jouissance de tous les biens ; les biens communs étaient partagés par moitié à la dissolution ; le droit pour la l'omnie de renoncer se généralisa pou à peu. Dans certaines coutumes, la communauté continuait entre le survivant et les représentants du prédécédé.
— Dr. act. Communauté entre époux. La communauté dite légale est celle établie par la loi ; c'est le régime des époux mariés sans contrat et de ceux qui l'ont stipulé dans leur contrat. La communauté conventionnelle est la communauté légale plus ou moins modifiée par la convention des parties (C. civ., art. 1497). Le régime do la communauté est caractérisé par la juxtaposition de trois masses de biens : les biens communs ou la communauté, ceux propres au mari, ceux propres à la femme. La composition de chacune d'elles est réglée par la loi ou par lo contrat de mariage. Chaque fois que 1 une do ces masses do biens s'enrichit au détriment d uno autre, elle lui doit récompense.
Sous la communauté légale, l'actif commun comprend tous les meubles (corporels ou incorporels) appartenant aux époux lors du mariage ou qui leur adviennent pendant, à titre onéreux ou gratuit; les fruits des biens propres des époux ; les immeubles acquis à titre onéreux pendant le mariage (art. 1401). Tout immeuble acquis par l'un des époux entre le contrat de mariage et le mariage avec dos deniers qui devaient tomber en communauté est également commun (art. 1404). Les biens qui n'entrent pas en communauté forment les propres des époux. Le
fiassif de la communauté comprend ; l" les dettes mobiières des époux au jour du mariage, sauf récompense f)our celles relatives aux immeubles propres. (Celles de a femme doivent résulter d'un acte authentique antérieur au mariage) ; 2"» les dettes contractées par le mari ou par la femme autorisée du mari ou mandataire de celui-ci ; 3" les intérêts des dettes personnelles aux époux; 4o les réparations usufructuaires ; 5' les charges du mariage (art. 1409). Le passif des successions échues aux époux pendant le mariage se répartit entre eux et la communauté dans la même proportion que leur actif. Les créanciers peuvent agir toujours contre les biens de la succession et l'époux héritier, et aussi contre la communauté, si l'héritier est le mari, ou si c'est la femme, et qu'elle a accepté avec l'autorisation du mari (art. 1411-1417). Lo Code a prévu trois clauses restrictives soit de l'actif, soit du passif, soit à la fois de l'actif et du passif : la communauté réduite aux acquêts, la réalisation et la séparation des dettes; une clause extensive : la communauté universelle, dans laquelle tous les biens sont mis en commun.
Le mari, chef de la communauté, en administre seul les biens. De plus, quoique copropriétaire avec la femme, il en dispose librement ; il peut vendre et hypothéquer \cc biens de la communauté (art. 1421). Il n'y a de réser\-es que pour les aliénations à titre gratuit. Si le mari compromet les biens communs, la femme peut demander la séparation de biens. Les biens personnels de la femme sont aussi administrés par le mari ; il exerce seul les actions mobilières et possessoires qui appartiennent à la femme ; mais il ne peut aliéner les immeubles personnels do sa femme : c'est elle qui les aliène avec l'autorisation du mari ou de justice.
La communauté se dissout par la mort, par le divorce, par la séparation de corps, par la séparation do biens, et autrefois par la mort civile (art. 1441). L'absence peut entraîner une dissolution provisoire de la communauté. L'annulation d'un mariage putatif dissout aussi la communauté. L'époux sur\'lvant doit faire inventaire. La femme ou ses héritiers ont la faculté d'accepter la communauté ou d'y renoncer; un délai de trois mois et quarante jours est accordé pour l'inventaire et l'option. La liquidation comprend le partage de l'actif, ta répartition du passif. Chaque époux ajoute aux biens existants par le moyen do rapports ce qu'il doit à la communauté, et prélève ce qui lui est dû. Le partage se fait par moitié, tant pour l'actif que pour le passif, sauf les clauses contraires de communauté conventionnelle. Le bénéfice d'émolument peut permettre à la femme de no payer les dettes que jusqu'à concurrence do ce qu'elle retire de la communauté.
Communauté redutte aux acquêts. Om iiy>\io\\Q ainsi un ré-
ffimodo communauté conventionnelle (jtii restreint l'actif et 0 passif do la communauté lépale. On en exclut le mobilier présent dos époux, et, parmi lo mobilier futur, celui qui est acquis à titre lucratif. La communauté comprend alors les fruits ot revenus des propres, les produits du travail ou do l'industrie des époux, les ac(Miéts, c'est-à-dire les biens ac(|uis à titre onéreux pendant le mariage. Lo passif ne comprend ni les dettes présentes, ni les dettes futures provenant de successions ou donations échues aux époux.
GOMMUNAUTIER (ko-mu-nôti-é) n. m. Celui qui, chez les capucins, est chargé do faire les habits.
COMMUNAUX n. m. pi. Dr. Admin. V. communal.
COMMUNAY (flASSiN dk), bassin houillor du département de l'Isère, ainsi appelé de la commune du môme nom (arr. de Vienne), fournissant principalement de l'anthracite. (U fait partie du groupe carbonifère do la Loire.)
COMMUNE [ko-mun — rad. commun) n. f. Dr. admin. Division territoriale administrée par un maire assisté d'un conseil municipal : La commi'nkc.t/ la base de l'organisation sociale. (Bautain.) n Ensemble dos citoyens représentés par la municipalité : Communk qm s'est imposée cxtraordinairtnitcnt. (S osi dit particulièrement de la municipalité de Paris organisée on 1789, ot oui remplit pondant la Révolution un rôle politique.) ii Nom pris par lo gouvernement insurrectionnel qui se forma à Pans en 1871. (V. plus loin.) \\ Lea communes. So dit, on Angleterre, do la Chambre des communes, par opposition à la Chambre des lords.
— Par oxt. Hétel do ville, maison commune, mairie.
— Hist. Peuple ot bourgeoisie, par opposition à la noblesse ; L'Eglise avait tout à craindre des grands, et rien des coMMUNKS (Chateaubr.) Il Association des bourgeois d'une m^mo ville, d'un mémo bourg, jouissant du droit lie se goiivorner ; C'est seulement dans ses domaines que Louis le (iroa a favorisé l'établissement des communks. ii Milices communales ou lovées fournies par les communes.
— Encycl. Hist. Les comvnmeH, au moyen âge, étaient les villes qui avaient acquis vis-à-vis du soigneur ou du souverain une situation plus ou moins indépendante, ana-