‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 144 sur 870 · COMORIN — COMPAGNIE · texte numérisé non relu

COMORIN — COMPAGNIE

équipage divisé en deux ou quatre compagnies. 11 Compagnie de mousses. Mousses (jui sont réunis dans un même port pour être instruits avant leur embarquement, il Navire de compagnie. Navire armé par une compagnie considérable de négociants, jouissant de certains privUèges.

— Prov. : Par compagnie, on se lait pendre, L'exemple de ceux que nous fréquentons peut nous entraîner à tout faire, ll n n'est si bonne compagnie qui ne se sépare (ou qui ne se quitte). Les choses mémo les plus agréables ont une fin. (On cite souvent ce proverbe lorsque, sous quelque prétexte, on laisse les personnes avec qui l'on se trouve.] II II vaut mieux être seul qu'en mauvaise compagnie, La solitude est préférable à la société des sots ou des méchants.

— Encycl. Législ. Compagnies financières, industrielles, commerciales. Ces noms, au moins en France, ne sont plus qu'historiques ; ils s'appliquaient à de puissantes sociétés commerciales, fondées sous l'ancien régime par privilège royal, comme les compagnies qui :olonisèrent au xva* siècle les Antilles, le Canada, la Louisiane et les possessions françaises de l'Inde. La législation moderne avait conservé le nom de « compagnies » aux sociétés anonymes, qui ne pouvaient se constituer que sous le contrôle de 1 Etat. Mais la loi du 24 juillet 1867 a proclamé la liberté absolue de l'anonymat, sous la réserve des dispositions légales. Le titre de » compagnie » devrait donc, actuellemont, n'être réservé qu'à quelques sociétés dans l'administration desquelles l'Etat intervient encore, par suite d'une organisation spéciale, telles que la Banque de France, le Crédit foncier, etc. V. société.

— Admin. milit. La création des compagnies levées et commandées par un capitaine remonte à Charles V. Mais leur organisation et leur effectif n'atteignent une certaine fixité qu'à partir de leur groupement en bataillons, unités intermédiaires entre la compagnie et le régiment.

L'effectif de la compagnie varie de 50 à 100 hommes. Sa composition varie également; on y trouve des soldats armés de fusils, de piques, de mousquets, et quelques-uns chargés de lancer des grenades [grenadiers). Son cadre comporte à peu près toujours : 1 capitaine, 1 lieutenant et 1 sous-lieutenant. Puis on forme des compagnies spéciales ou d'f^;i(e (grenadiers, chasseurs, et plus tard : voltigeurs», qui prennent place sur les ailes du Dataillon dont les huit autres sont dites : du centre.

L'effectif des compagnies fut augmenté par le comte de Saint-Germain, qui diminua leur nombre en les ramenant à 4 par bataillon. A la veille de la Révolution, elles comptaient, sur le pied de guerre, environ 160 hommes de troupe, avec 5 officiers, dont 2 capitaines ; 1 en premier et 1 en second.

Les gardes du corps, les Cent-Suisses, etc., avaient une organisation spéciale.

Le bataillon fut bientôt réorganisé à 8 compagnies, dont 2 d'élite; organisation que, sauf quelques courtes réductions à 6 compagnies, il a conservée jusqu'en 1857 ; le chilTre des compagnies fut alors ramené à 6, puis à 4 en 1875. En même temps, l'effectif de guerre de la compagnie était porté de 160 ou 170 hommes à 250 ; l'effectif de paix, le seul fixé par la loi des cadres, étant, après plusieurs modifications, de 120 hommes environ, y compris les officiers, 1 capitaine monté et 2 lieutenants ou sous-lieutenants, plus, sur le pied do guerre, un officier de réserve. La compagnie se subdivise en 4 sections, groupées deux par deux en 2 pelotons. Chaque section comprend, sur le pied de paix, 2 escouades, et 4 sur le pied de guerre. Les huit escouades existant en temps de paix portent les numéros impairs de 1 à 15; les huit autres prennent les numéros pairs de 2 à 16.

Jusqu'en 1875, la compagnie n'était guère quune unité administrative. Depuis lors, elle est devenue en même temps, comme en Allemagne, une unité tactique, jouant maintenant le rôle du groupe de 2 compagnies qu on appelait autrefois la division. Dans les calculs tactiques, on admet que la compaRnie de guerre doit représenter, déchets déduits, un effectif de 200 hommes.

Comme matériel de guerre particulier, chaque compagnie d'infanterie dispose d'une voiture, dite « de compagnie ., renfermant des munitions ; environ 70 cartouches par homme et une trentaine d'outils do pionniers, on sus do ceux portés par les sohlats.

Kn dehors do l'infanterie, il existe des compagnies : !• dans l'arme du génie, où leur cadre comporte 1 capitaine on second avec des cadres et une composition différente, suivant leur nature : sapeurs-mineurs, sapeurs de chemins do fer, aérosiicrs ou sapeurs-conducteurs; 2« dans lo train des êquipaiies, dont les escadrons sont divisés en 3 compagnies qui se dédoublent pour en fournir 6 en cas do mouilisatioo.

La cavalerie a aussi comporté la compagnie, comme unité administrative, jusqu'en 1815; l'escadron se subdivisait autrefois on plusieurs compagnies; aujourd hui, cott» arme no compte plus, on fait de compagnies, que celles de cavaliers de remonte.

L'(ii(i'/en'e a compris des compagnies dans ses régiments jusqu'en 1829, époque où la batterie est dovonuo unité à la ?ois administrative et de combat. Aujourd liui. on n'y trouve plus, en fait do compagnies, que celles d artificiers et d'ouvriers. Il a existé aussi quelques compagnies d'armuriers, dont la dernière a disparu de(>uis 1870.

Compagnies de discipline. Créées on 1818, elles cornaient, ù l'origine, des compagnies de fusiliers et dos u.MJBKnios do pionniers. Depuis 1890, il n'existe que dos fomnaKnies do fusiliers, au nombre do 4 ; chacune renferme une section do pionniers, où le service est plus

prenaient -ompngn'

ïmpairnies, ..«-v.,^.... -- c. , , .

cret du 23 noV. 1894) : !• les hommes qui se sont rendus ou ont cherché à se rendre impropres au «•'"■'C''. »^j'"' "" après leur incorporation, ou cfii P"''"*'»"' * ^J" .''"Ictês infirmités; 2» les militaires qui nronneiit part à «ès actes colloc fs d'indiscipline, ou dintla mauvaise conduite porsistân « no peut ,!»" 'tre réprimée par de smiples poues disciplinaires. Dans ce cas, et saul quelques oxooplions, f'onv'ùl aux compagnies do discipline "»^r"'.''™"^ '""'

n''>p^''»i-j-!^':!?'r:i;:!;:::,r';:';t;!:;::!Js;";ès sévère,

uuo ans.

'aux compagnies do disci(.line, lo régime est très sév; et les supérieurs ont le dro*i. d'infliger dos puni ions d durée double do celle autonsco pour chaque grade, s. toutofo s, quo leur durée puisse >(épasser lo maximum fixé nu r chacune d'elles. Les pionniers no font aucun sorv co pour cniic j^ leur di.sposilion quo pour l eiercico

armé, n on

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