V. AFFERMIR
— Anton. Désagréger, ébranler, saper.
CIMENTIER {man-ti-é) n. m. Celui qui fait du ciment. CimentO (académie del), ancienne société scientifique
de Florence, dont le nom peut se traduire littéralement : Académie de l'expérience. Elle fut fondée en IGST, par le cardinal Léopold de Médicis, frère du grand-duc Ferdinand IL Elle a publié, en 1G67, un ensemble d'études expérimentales sur la pression atmosphérique, sur l'incompressibilité de l'eau, sur la chaleur, la lumière, le son, les projectiles, etc.
CIMETERRE (ter' — de l'ital. scimitarr-a, dérivé du persan chamchir) n. m, Arme do main à lame courbe, à un seul tranchant, allant en s'élargissant vers son extrémité obliquement retaillée ou échancrée dans la largeur.
— Encycl. D'une façon générale, on nomme cimeterres tous les sabres turcs dont la lame s'élargit, comme les koukris des Gourkas. Il n'y a pas de différence absolue entre les badelaires anciens , les palaches turques modernes et les cimeterres, si ce n'est que ces derniers sont démesurément élargis à l'extrémité et que leur courbe est extrêmement fermée. Le tranchant des cimeterres est, naturellement, du côté convexe. Dans les dessins du xvi* siècle, on voit indistinctement des badelaires et des cimeterres aux mains des combattants, et, à cette époque, il est impossible de faire de différence entre les deux armes, qui sont couramment nommées coutelas, et que portent alors les stradiots.
CIMETIÈRE (lat. cœmeterium,gT. koimêtèrion ; do koimaâ, je dors) n. m. Terrain où l'on enterre les morts : Cimetière subuj^bain.
— Par ext. Lieu quelconque où des cadavres sont jetés et abandonnés : La mer est le cimetière des îles du Salut.
— Par anal. Lieu où se trouvent entassés des objets privés do vie : Les herbiers sont le cimetière des fleurs.
— Par exagér. Lieu où la mort sévit : Pays qui est le CIMETIÈRE des étrangers, il Lieu désert, solitaire, privé de vie et de mouvement : Les plus bruyantes cités deviendront des cimetières.
— Hortic. Cimetière de Blangy, Variété de pomme du pays d'Auge, que l'on appelle aussi sin,iplement blangy.
— Loc. PROv. : II a de l'esprit, il a couché au cimetière. Se dit de quelqu'un qui manque habituellement d'esprit» et qui en montre par hasard. (Cette locution, d'ailleurs inusitée, est un pauvre jeu de mots sur les esprits ou revenants qui hanteraient les cimetières.) 11 Les jeunes médecins font les cimetières bossus, Les jeunes médecins, par leur inexpérience, font mourir un grand nombre de malades.
— Encycl. Hist. Le mot cimetière désignait primitivement l'endroit où l'on dormait : chambre, dortoir, portique pour les pèlerins. C'est sous l'influence des idées chrétiennes qu'il a pris, dans les premiers siècles de notre ère, le sens nouveau de nécropole, champ du repos éternel. Le mot cimetière s'applique proprement à un lieu où la sépulture est donnée par inhumation directe dans le sol. C'est donc par abus, par extension de sens, qu'il est employé pour désigner les hypogées égyptiens, les réunions de tombes creusées dans le roc en Assyrie, en Phénicie, en Inde, les tumulus grecs et autres, les colombaria romains. Les tombes du Céramique d'Athènes, de la voie Appienne de Rome, celles de Pompéi, ne constituent pas proprement des cimetières. C'est à peine s'il est juste de donner ce nom aux nécropoles que les chrétiens ont aménagées soit à ciel ouvert comme en Afrique, soit dans des galeries souterraines, des catacombes, comme à Syracuse, à Rome ou à Naples. On sait combien les catacombes de Rome sont précieuses pour la connaissance du christianisme primitif. Au iv siècle s'introduisit l'usage d'enterrer les morts dans les églises ou tout autour.
— Cimetières de Paris. De nombreuses découvertes faites dans le sous-sol parisien ont permis de confirmer l'existence, àl'époque gallo-romaine, de plusieurs lieux de sépulture aux abords de Paris. Le moyen âge a laissé le souvenir de plusieurs cimetières : le cimetière des Innocents créé par Philippe Auguste, le plus vaste de tous, fameux par ses charniers et les peintures qui les décoraient, foyer d'infection enfin supprimé en 1781 ; le cimetière Saint-Paul, lieu de sépulture do Rabelais ; celui de Saint-Joseph, rue Montmartre, où Molière fut inhumé ; celui de Clamart, destiné aux inhumations do l'Hôtel- Dieu ; celui de Saint-Médard, où la tombe du diacre Paris donna li<!U à tant do scandales.
Le premier préfet de la Seine, Frocliot, conçut et réalisa, on 1804, le projet de former deux vastes champs do repos qui, dans sa pensée, devaient suffire pour toujours à la capitale : ce furent le cimetière du Pèrc-Lachaise et celui do Montmartre, nommes administrativement cimetières do l'Est et du Nord. Celui do Montparnasse, cimetière du Sud, no fut ouvert qu'en iss-i. En dépit dos agrandissements, ces cimetières devinrent bientôt insuffisants.
En 1874. l'admiuîstration municipale décida l'acquisition d'un territoire de 800 hectares à Méry-sur-Oise, c'est-àdire à sept lieues de Paris, mais elle ne donna pas suito â ce projet. Alors on décida d'utiliser, on les agrandissant,
deux cimetières extra-muros déjà affectés aux inhumations parisiennes, ceux d'Ivry, dit lo » Champ do navets « et do Saiut-Ouen , surnommé " Cayonne », ot d'acquérir de vastes surtacos pour la création do deux autres cimetières : l'un pour Jos arrondissonionts du Sud, ii liagneux, l'autre pour ceux du Nord, ù Pantin. Depuis, un autre cimotièro a été ouvert à Billancourt, pour les inhumations dos quartiers do l"Ouost. Dés iors, les cimetières parisiens uo s'ouvrirent plus quo pour los concessions perpétuelles.
— Dr. Hors de chaqiio ville ou bourg, un cimetière doit 6tre établi ù. 35 ou 40 mètres do leur enceinte (décr. du 23 prairial an XII, étendu ù, toutes les communes de France par l'ordoun. du G déc. isia). La translation d'un ancien cimetière et son nouvel emplacement peuvent être décidés par le préfet (ordonn. de 1843, art. 2). Aucune construction no peut être élevée ni aucun puits creusé sur dos terrains encore non bâtis et distants do moins do 100 métros des nouveaux cimetières établis hors des villes. On ne peut faire usage des cimetières désaffectés pendant cinq ans. Après cette époque, ils peuvent étro plantés, sans toutefois qu'on puisse y faire de fouilles ou fondations jusqu'à ce qu'il on soit autrement ordonné.
La propriété des cimetières (sauf dans les rares cas où elle a pu être attribuée à des fabriques d'églises) appartient aux communes, qui sont chargées de leur entretien, qui touchent leurs revenus (loi du 5 avr. 1884, art. 136) et peuvent accorder des concessions do terrain perpétuelles, trentenaires (renouvelables) et temporaires (cinq ans au moins, quinze au plus). La concession ne confère qu'un droit de jouissance et d'usage avec affectation spéciale. En cas de translation de cimetière, un terrain d'égale étendue est seulement dû par la commune. Les conseils municipaux établissent le tarif des inhumations et
fieuvent percevoir des taxes de nouvelle inhumation dans es terrains concédés, d'exhumation, etc. Le tiers du Erix des concessions est versé au bureau de bienfaisance 1/5 à l'Assistance publique à Paris). La dimension et a distance respective des fosses sont prescrites par le décret du 27 avril 1889.
L'ouverture des fosses en pleine terre ne peut avoir lieu qu'au bout de cinq ans, pour nouvelle inhumation. Les fosses à concessions temporaires ne peuvent recevoir qu'un seul corps. La police dos cimetières appartient à la police municipale (maire), et la sépulture est due par une commune, sans distinction de culte ni de croyance (lui du 5 avr. 1884, art. 93 et 97), à toute personne décédéo sur son territoire, ou y étant domiciliée, ou ayant droit à une tombe de famUle. Toute inhumation dans une propriété privée doit être autorisée par le maire.
11 existe des prescriptions spéciales pour les cimetières parisiens. Les cimetières intra-muros (Père-Lachaise, Montmartre, Montparnasse, Auteuil, Belleville, Bercy, Charonne, Grenelle, Passy, Picpus, Saint-Vincent, Vaugirard, la ViUette) et le cimetière extra-muros des Batignolles, ne reçoivent plus que des concessions à perpétuité. Des concessions perpétuelles conditionnelles (1/4 payable comptant, le reste dans les cinq ans) sont accordées dans les cimetières extra-muros (Pantin, Bagneux, Ivry, Saint- Ouen). Le tarif des concessions et le montant de diverses taxes a été approuvé par arrêté préfectoral du 2i décembre 1893.
Cimetière de campagne (le), élégie célèbre écrite vers 1750 par le ^oète anglais Gray. — C'est une pièce remarquable par I énergique précision et l'harmonie imitative du style, la teinte soml>re, religieuse et touchante des sentiments et des images. Letourneur, M.-J. Chénier, Chateaubriand, Fontanes en ont donné des traductions ou imitations en vers.
Cimetière juif (le), chef-d'œuvre de Ruysdaël (galerie de Dresde). — Au premier plan, des mausolées sont groupés sur les deux rives d'un torrent qui tombe en cascade. Un coteau couronné de ruines pittoresques s'élève sur la droite. De sombres nuages couvrent le ciel : cependant, un rayon de soleil, perçant au travers, vient éclairer les pierres funèbres. Cette œuvre laisse une profonde impression de désolation et de mélancolie.
CIMETTE ou CYMETTE {met' — dimin. du lat. cyma, rejeton de chou) n. f. Nom donné par les jardiniers à dos rejetons qui poussent sur la t-igo de certains choux, ot qui se vendent sous le nom de choux de Bruxelles.
CIMEX (mèkss — mot lat.) n. m. Nom scientifique du genre punaise ou acanthia. V. punakse.
CIMICAIRE (A*é?-' — du lat. cimex, icîs, punaise) n. f. Nom vulgaire do Vactaea cimifuga (actée). Son odeur passe pour chasser les punaises, et on la désigne ordinairement sous lo nom vulgaire do chassk-punaisk.
CIMICIDE ou mieux CIMICICIDE (du lat. cimex, icis, punaise, et cœdere, tuorj adj. Qui tue les punaises.
GIMICŒNS (.îi-m) ou mieux CIMICIDÉS (du lat. cimex. icis, punaise) n. m. pi. Famille d'insectes bémiptères-bétéroptôres, renfermant los punaises {cimex ou acanthia), i-t plus ordinairement dite dos acanthiadés. — Un cimicikn
ou CIMICIDK. V. l'UNAISB.
CIMICIFUGE (du lat. cimex, icis, punaise, ot furjave. mettre nii luite) arij. Qui est propre à chasser les punaises.
CIMICIQUE (du lat. cimex. icis, punaise) adj. Se dit d'un an. le gras qui a été découvert par Carius dans une punaise 'les forêts, le rajj/iiijus(tr punctiptnnis.
— Encycl. Cet acide, sécrété par un organe spécial do l'abdomen, a pour formule C'-IP-O» ; il appartient a la série des acides gras CMPo-'O*. Pour l'obtenir, il suffit do mettre difp'éreç à froid les animaux, durant quelques jours, s 1 alcool. Cette première partie de l'opération a pour
CIMETTE
CINARA
dans
but d enlever à l'animal une matière brune qui n'est pas l'acide, mais qui le souillerait. On traite ensuite par l'étlier froid; ra«'ido cimici(fue se dissout et l'évapuration d<i l'étber le donne sous forme d'uno huile brune qui no tarde point à se concréter. Pour obtenir l'acide parfaitement pur on lo transforme on sol de plomb, qu'on précipite au moyen do Ihy'Jrogéno sulfuré. Il fond entre 43» et 41»; insoluble dans l cuu, it se dissout en toutes proportions dans l'étlier.
CIMICOÏDE (ilu lal. cimex. icis. [ninaiso, et du gr. cidon, asptfct) adj. (Jui a lappaninco d'un» punaise, sans appartenir a ce genre ni à la famille dont U est lo type.
CIMIER (m(V -- rad. cime) n. m. Ornement qui forme la partie .^upé^lcu^e d'un casque : On attribue linvcntion acB ciMiicuM aux Caricns. (Do Chosnol.)
— Blas. Figure quelconaue, posée sur lo timbre du casque qui surmonte l'écu des
arflioiries.
"— Bouch. Croupe du bœuf ot chair qui recouvre cette croupe.
Il Partie la plus charnue de la cuisse du bieuf et qui est toÎsiue do la queue.
— Sylvie. Terme employé dans los forêts pour désigner la cimo, la partie supérieure d'un arbre.
— Vénor. Croupe du cerf, du daim ou du chevreuil ; Le cimier revient de droit au maître d'équipage.
— Encycl. Archéol. Dans lo costume militaire du moyen âge, le cimier a une grande importance, tout comme l'aura plus tard le plumail ou panache, car il permet aux combattants de se reconnaître dans la mêlée. Le cimier ne fait jamais partie intégrante du heaume ; c'est ordinairement un appareil de cuir, do bois sculpté, de carton, fixé au sommet du timbre, et dont l'empattement est caché par une couronne ou tortil qui supporte elle-même des lambrequins ou un voile. Ces cimiers, assez fragiles, ne se portaient
Cimier (blas.).
Cimier de heaume (1J98)
Cimier de casque (xvne a.)
guère que dans les joutes; ils furent en usage du xii* au XV" siècle, mais leur usage dans les tournois se prolongea, en Allemagne notamment, jusqu'au milieu du xvi* siècle. On ne les connaît guère que par les tapisseries, les sceaux et les miniatures. L'Armeria de Madrid possède, cependant, celui du roi Martin I*"" d'Aragon, datant des premières années du xv* siècle. Cette pièce unique est faite de carton et de parchemin peint et doré. On portait alors les cimiers plus hauts qu'au xiii" siècle. Pendant tout le XV* siècle, on mit, sur le timbre des salades, des cimiers en forme de grenade, voire de fleurs de Us, et même des chimères et des dragons qui subsistèrent sur les casques de parement du xvi' siècle. Mais les défenses de tête de cette dernière époque ne comportaient plus de cimier ; elles avaient une ou plusieurs crêtes, et on y attachait des plumails. C'est seulement au wiW siècle, lorsque revint la mode des casques à l'antique, que l'on porta des cimiers ; mais ceux-ci font partie de la masse, comme on le voit aujourd'hui dans les casques des dragons et des cuirassiers.
Los cimiers héraldiques dérivent des heaumes de tournoi et de joute, ils reproduisent les cartonnages en figures d'animaux, ou les poupées que l'on y portait sur les heaumes ; ils comptent parmi les ornements extérieurs de l'écu.
CiMIEZ (lat. Cemenelum), écart de la comm. de Nice (Alpes-Maritimes), près du Paillon ; 500 h. Ruines d'un amphithéâtre antique ; siège d'un évêché aux iV et v" siècles.
GlMINA, comm. d'Italie (Calabre [prov. do Reggioj) ; 2.000 hab.
CIMINIEN (mont) ou CiMiNlUS (mons), ancien nom d'une montagne d'Italie (Etrurie), couverte d'uno forét appelée Ci?ntuie7iue ; aujourd'hui, le mont Cimino, près de Vitorbe. Les Romains n'osèrent qu'au v» siècle do la fondation do Rome affronter ce lieu plein do terreur (en 44-1 de Rome). Sur lo sommet de la montagne se trouve un lac appelé jadis lac Ciminien, et aujourd'hui lac de Vico.
CiMiNNA, ville du royaume d'Italie (Sicile [prov. do PalernioJ); tî.460 hab. Mines de soufre.
GlMITILE, bourg d'Italie (Campanio [prov. do Casertol) ; 3.700 bail.
CIMMÉRIEN, ENNE (ri-in, en' ~- du gr. kimmérios ; de Kimmérioi. nom de peuple) adj. Qui a rapport aux Cimmérions, qui est habité par eux : Région cimmèriknnk.
— Antres cimmériens , Demeure du Sommeil, d'après Ovide. Il Ténèbres cimmériennes , Nuit perpétuelle ù laquelle, d'après la légende grecque, était condamné le pays des Cimmériens. — Signif. aussi Ténèbres profondes. ~ Fig. DrlauL «^(nnpli-t Je clarté.
GiMMÉRiEN (Bosphore), v. Bospuork.
Cimmériens (monts), chaino do montagnodo la Cher
sonèsii Taiinijin.'.
Cimmériens, auc. peuple qui habitait sur les rivages srpteutriiiiiaux du Pont-Kuxin otdu Palus-Méotido, entre lu 'rauais(l)<jn) et l'Istrr (Danube), ei dans la péninsule appelée alors ù cause do lui Cimmérienne, et aujourd'hui Crimée. — Un CiMMi^muîN.
— Encycl. Les Cimmériens apparaissent vers lo milieu du VU" siècle avant notre ère, époque où, pressés par les Scythes, ils envahirent l'Asie Mineure ot s emparèrent de Sardes. Ils turent repoussés par lo roi Lydien Alvattès. Les Cimmériens, quoi qu'on en ait dit, n'ont absolument rien de commun avec les Cimbrrs. Los Cimniérions d'Homère (Otlffssée, XI, 14-19) sont une populatiun mythlipie.
CIMMOLE n. m. Composé licpiide. incolore, d'odeur agréable d écorco do cannelle, qui so trouve dans l'ossouce do cannello du commerce ot du laurus cataia, & c6t6 dos prinrip(!s résineux.
CIMOLÉE (lé — du lat. cimolia; gr. /iimôtia, mémo soun) n. f. Plijiriii. Variété d'argiloqui, dans raiieienne drugnerir, était eonsidéréo comme jouissant do propriélé«astrin(<enles.
— Techuol. Dépôt produit par l'ut^uro do la nieulo il |
repasser et qui se déoose au fond de l'auge dans laquelle tourne cotte meule. (On l'appelle aussi boue des couteliers.)
CIMOLITE n. f. Silicate liydraté d'alumine, appartenant au gonro argile et constituant probablement une variété de pyrophyllito. ii Argile particulière dite terre d'Arqentières, employée pour la fabrication dos poteries et, dans quelques établissements, pour blanchir le linge.
CiMON, Athénien, père de Miltiade (vi' s. av. J.-C). H remporta trois fois lo prix des quadriges à Olympie. Banni par Pisistrate, il fut rappelé après sa seconde victoire olympi(pio,ot, pi us tard, assassiné par ordre des fils de Pisistrate.
CiMON, générai athénien, fils do Miltiade, mort à Citium (Chypre) en 449 av. J.-C. Il fut élevé en Thrace et y vécut jusqu'au moment où son père perdit sa principauté de Chersonèse. Il se rendit alors à Athènes, et se distingua à la bataille de Salamine. Cependant, il fut rendu responsable de l'amende de 50 talents infligée à son père; ne pouvant payer, il était menacé de prison, quand son beaufrère Callias intervint et le tira d'afi'aire. Soutenu par Aristide, Cimon joua vite un grand rôle politique. Il fut éluc'hef de la flotte de la confédération de Délos ; après l'exil de Thémistocle, il devint le premier citoyen d'Athènes, et dirigea pendant vingt ans la guerre contre les Perses. Il guerroya d'abord en Thrace, s'empara de Byzance et des places de l'Hellespont, fit entrer les villes de Chalcidique dans la ligue maritime (470). Il dispersa les pirates, et rapporta do Scyros à Athènes les ossements de Thésée (469). En 465, avec deux cents navires, il enleva aux Perses les côtes d'Asie Mineure; puis il détruisit une de leurs armées et deux de leurs flottes à l'embouchure de l'Eurymédon. En 462, il dirigea une expédition contre Thasos et Naxos. Il était alors dans tout l'éclat de sa puissance. Il était célèbre par sa richesse et sa fastueuse hospitalité. 11 commença la reconstruction du Partbénon détruit par les Perses, éleva le mur méridional de l'Acropole, acheva les longs murs qui reliaient le Pirée à Athènes, embellit l'Agora et l'Académie. Mais il était le chef du parti aristocratique, ce qui lui valut les attaques des chefs de la démocratie, Ephialtès et Périclès. Il fut accusé plusieurs fois, et, enfin, banni à la suite d'un envoi de secours aux Spartiates pendant la troisième guerre de Messénie (460). Rappelé en 454, il négocia une trêve avec Sparte. Puis, avec deux cents vaisseaux, il entreprit de chasser les Perses de la Méditerranée orientale. Il les vainquit près de Chypre, mais il mourut devant Citium. Vers ce temps-là, fut signé le traité dit de Cimon, qui consacrait les victoires d'Athènes et mettait fin aux guerres médiques.
GlMONE (Monte), montagne de l'Apennin septentrional, dont elle est le point culminant (2.1S7 m. d'altitude).
CIMOSSE n. f. Lisière d'une sorte de tafl'etas.
CINABARIN, INE adj . Qui a la couleur rouge du cinabre.
CINABEŒ (lat. cinnabaris, gr. kijinabari] n. m. Sulfure rouge naturel de mercure : tes dames romaines se servaient du ciNABRK pour donuer plus d'éclat à leurs lèvres, ii Ancien nom du minium ou oxyde rouge de plomb, il Cifiabre d'antimoine, Cinabre obtenu en décomposant lo chlorure de mercure par le sulfure d'antimoine. (On écrit aussi cunnabre.)
— Par ext. Couleur rouge.
— Encycl. Miner. Le cinabre naturel, dont la formule est H^S, le poids spécifique 8 à 8,2, et la dureté 2 à 2,5, est dun beau rouge de cochenille. Il est translucide, et a un éclat adamantin, avec une cassure inégale et imparfaitement conchoïdale. Il se présente en petits cristaux groupés en druses et qui dérivent d'un rhomboèdre aigu. On le trouve aussi on masses grenues, quelquefois compactes. Il existe encore, mais plus rarement, à l'état fibreux ou à l'état pulvérulent. Sa couleur est souvent altérée, mais sa poussière est toujours d'un rouçe ôcarlate. Ce minéral forme un sublimé noirâtre dans Te tube fermé, et un mélange do sublimé et de mercure on gouttelettes avec dégagement d'acide sulfureux, dans le tube ouvert; inattaquaDlo par l'acide azotique et l'acide chlorhydrique, l'eau régale le dissout complètement. Lo cinabre sert à l'extraction du mercure, ses gisements appartiennent aux terrains schisteux cristallins et aux terrains do transition, ainsi qu'aux grès, aux schistes marnubitumineux et aux calcaires compacts des époques secondaires inférieure et moyenne. Los plus importants d'Europe sont ceux d'Almadon on Espagne, d'Idria en Carniolo, do Kipa en Toscane, et de Mosclicl- Landsberg dans la Bavière rhénane. En France, on on trouve à Ménildot,daDS la Manclio, ainsi qu'ù La Mure et ù la montagne de Challanchcs, dans l'Isère.
CINABRIFËRE (de cinabre, et du lat. ferre, porter) adj. Qui renferme du cinabre : Minerai cinaurii'Èrk.
CiNADON, chef d'un complot centre l'aristocratie qui gouvernait Sparte, mort on 397 avant J.-C. Il voulut renverser l'oli^arcliio des h'gaux, et souleva les classes inférieures, ilotes, néodamodos , liypoméionos , périèquos. Trahi et livré ù la torture, il avoua lo complot et périt dans los supplices, après avoir, avec d'autres conjurés, subi la flagellation ù travers les rues do Sparte.
CINA:dc ou CINÈDE (du gr. kinaidos, même sens) n. m. Dans l'antiq.. Danseur, niait ru de danse, ii Homme débauché ■
— Encycl. Chez los Grecs, on désignait sous le nom de cinédes tous los baladins qui faisaient profession d'amuser lo public par leurs gestes ou leurs danses. A Konie, lo mol
firit do bonne heure un sens défavorable, t\ cause îles danse^ ascives et des mauvaises mœurs des baladins. Cependant, on faisait féto aux cinèdes, <|ui donnaient dos inieruièJo» dans les banquets, et (|ui furent souvent les maîtres de danse dos jeunes gens ou jeunes tilles do grande famille. CINADOLOOIOUE ou GINÉDOLOOIOUB (do cinrde on cinéde, et du gr. logus, discours) adj. lOn litiér., Licencieux. im)>udiquo : Poésies ciN.fcnoLoi)iQUK8 ou cinkdolooiquks.
GiNALOA. Géogr. "V. SiNALOA.
CINARA (du gr. kinara, sorte d'artichaut) n. m. Genre .le conipesées cinnroïdéos, renforniani des plantes herbacée»;, A grandes feuilles ot A fleurs en capitules bleus, puurprl'^. violacés ou bliinrs. On connaît environ six espèces nriui naires de la ré^'ion eiri-améiliierranéenne ot îles ih's l';iiia rios. Les deux t^spècos les plus impurtjinles sont te ("mh . scottjnuis (artichaut) et le ctnara eardtincutus (cardoiU>
Cristaux de ciaabre.
CINARA
CINCLORAMPHE
GiNARA, courtisane romaine qu'Horace avait aimée dans sa jeunesse, et dont il parle à plusieurs reprises avec sjiTnpathie. EUe était fort intéressée, et Horace se fait glo'ire davolr réussi auprès d'elle les mains vides. Properce parle aussi de Cinara, qu'il avait également connue.
CINAROCJCPHAIXS n. f. pi. Bût. Syn. de cinakoïdées.
CINAROÏDÉES D. f. pi. Tribu de composées, élevée au rang d'ordre par de Jussieu, et comprenant plusieurs souscribus : echinopsidées, carlinées, carduinées et centauriées.
— Une CISAROlDÈE.
CiNCA (autrefois Cmga), affluent aragonais du Sègre, qui sort des Pyrénées centrales, traverse le cirque do Bielsa, arrose la province de Huesca, et, après un cours de 180 kilomètres, se jette dans le Sègre, non loin de son confluent avec l'Ebre.
CINCENELLE {sin, nèV — peut-être du lat. cincinnum, boucle de cheveux) n. f. Cordage dont on se sert dans l'artillerie de la marine, ii Cordage qui sert à haler les bateaux, ou le long duquel on fait glisser les bacs, au moyen d'une poulie. ^On dit aussi cinquenelle.)
CINGHAHIDINE (sin-ka) a. f. Alcaloïde C"*H"Az'0, extrait de certains quinquinas.
dNCHÈNE [sin-kèn') n. m. Base dérivée de la cinchonine.
— Encycl. La cinchonine, traitée par le perchlorure de phosphore, donne un chlorure C'*H"Az'Cl que l'on fait bouillir pendant vingt-quatre heures avec une solution alcoolique de potasse; le cinchène C"H"^Az* se forme, on le purine par cristallisation dans la ligroïne. 11 se présente en lamelles orthorhombiques fusibles à 124*'; traité parle brome, il donne deux dibromures isomériques qui fournissent sous l'action de la potasse le déhydrocinchéne C*'H"Az'. Sous l'action de l'acide chlorhydrique, il fixe une molécule d'eau et donne Vapocinchêne C'*H'*AzO. Cette dernière base, fondue avec les alcalis, donne Voxyapocincfiéne C'*H"AzO'.
CINCHOCÉROTATE (sin-ko) D. m. Sel dérivant de l'acide cinchocérotique.
CINCHOCÉROTINE (sin-ko) n. f. Principe immédiat (C'"H'*0*j" qu'on obtient en épuisant le quinquina par l'alcool chaud et laissant refroidir le liquide dans un vase contenant de la chaux.
— Encycl. La cinchncéroiine se présente en houppes blanches fusibles à 130"; elle est soluble dans l'alcool, l'éther et le chloroforme. L'acide chromique transforme la cinchocérotine en acide acétique, acide butvrique, et tin troisième acide, l'acide cinchocérotique (C"'ll"0')*, qui est sous forme de cristaux fusibles à 72", insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool.
CINCHOCÉROTIQUE {acide). V. cinchocérotine.
CINCBOL [sin-koV) n. m. Composé C"H'*0, que l'on a extrait des cires provenant de l'écorce de cinchona; on le trouve aussi dans les écorces des cupréas.
CINCHOLÉPIDINE n. f. Chim. V. LÊPIDINE.
CINCHOLINE [sin-ko] n. f. Alcaloïde extrait des eaux mères du sulfate de quinine.
CINCHOLOÏPONE [sin-ko) n. f. Composé C»H*'AzO', qui se forme dans l'oxydation de la cinchonine par la dicliromate de potassium et l'acide sulfurique.
GINCHOLOÏPONATE (sin-ko) n. m. Sel dérivant de l'acide cincholoiponique.
CINCHOLOÏPONIQDE (sin-ko) adj. Se dit d'un acide C*H"AzO' qu'on obtient dans l'oxydation de la cinchonine par la dichromate de potassium.
CINCHOMÉRONAMATE [sin-ko) D. m. Sel dérivant de l'acide ciochoméronamique.
CINCHOMÉRONAMIQUE [sin-ko] adj. Se dit d'un acide dont on obtient le sel d'ammonium en faisant passer un courant de gaz ammoniac dans une solution benzénique d'anhydride cinchoméronique.
CINCHOMÉRONATE {$in~ko) n. m. Sel dérivant de l'acide ciocboméroaii^ae.
C1NCHOBIÉRONIQUE {sin-ko) adi. Se dit d'un acide qu'on obtient en même temps que ï'acide cinchoninique en oxydant la cinchonine, la quinine ou leurs isomères par l'acide azotique, l'acide chromique. le permanganate de potassium. 11 a pour formule C*H*Az(CO'H)'.
GiNGHON (la comtesse de), dame espagnole, femme d'un vice-roi du Pérou, se guérit d'une fièvre opiniâtre avec l'écorce de quinquina, remède que lui avaient indi- Qué les indigènes, et apporta en Europe, en 1632, ce méaicament, employé d'abord sous le nom de poudre de la comtesse. Linné, voulant perpétuer le souvenir du service important rendu par cette dame, donna le nom de einchona au genre qui renferme ce végétal.
dNCHONA {sin-ko — de Cinchon, n. pr. espagn.) n. m. Nom scientifique du genre quinquina.
CXNGHONACÉ, ÉE {sin-ko) adj. Qui ressemble au quinquina.
CINCHONAMINE {sin-ko) n. f. Alcaloïde extrait de l'écorce d'une espèce de quinquina.
— Encycl. La cinc/ionamine a été découverte dans le quinquina du remi;ia;iurf/teana, qui en contient 2 p. lOû environ. La cinchonamine, à laquelle on attribue ta formule C"H'*Az'0, est en aiguilles fondant vers 185". On la prépare en épuisant par do l'eau aiguisée dacido sulfurioue l'écorce de rcmijia (inoment pulvérisée; on fait bouillir la liqueur après filtration, et on précipite par un lait de chaux. Le précipité soc est traité par l'éther bouillant qui se sature de cinchonamlno; on agite l'éther avec de l'eau, puis avec de l'acide cblorhydriquo, qui s'em-
6 are de l'alcaloidc et l'abandonne à l'état de chlorhydrate. n excès d'ammoniaque met l'alcaloïde en liberté, La cinchonamine forme des sels cristallisés qui sont excessivement toxiques, m'orne à faible dose. Elle peut servira doser l'acide nitrique ; c'est le plus actif des alcaloïdes dos quinquinas ; elle est toxique À la doso do trois décigrammes. CXNCaONATE {sin-ko) n. m. Sel dérivant do l'acide cinclionique.
CIMCHONÉES f sin-ko) n. f. pi. Tribu do rubiacées, ayant pour type 1*.- trcnro quinquina. — L/ne cikchonbe.
CIMCHONIBINE (sin-ko) n. f. Base isomériquo avec la cinchonifie, nui ho présente en aiguilles prismatiques dextrogyreH, bolublcs dans l'éther.
ClMCHOtnCiNC (sin-ko) o..f. Baao isomériquo avec la cinchonino.
GINCHOMDINE (sin-ko) n. f. Base isomérique avec la cinchonine.
CINCHONIFÈRE (ijn-Ao) adj.Qui contient du quinquina.
GINCHONIFINE {$iti-ko) n. f. Alcaloïde isomérique avec la cinchonine, cristallisant en beaux prismes lévogyros, solubles dans l'éther.
CINCHONIGINE (sin-ko)ii. f. Alcaloïde isomérique avec la cinchonine.
CINCHONILINE {sin-ko) n. f. Alcaloïde isomérique avec la cinchonine, cristallisant en gros cristaux dextrogyres, solubles dans l'éther.
CINCHONINATE (sin-ko) n. m. Sel dérivé de l'acide cinchoninique.
CINCHONINE (sin-ko) n. f. Alcaloïde dérivé du quinquina et découvert en même temps que la quinine par Pelletier et Caventou (1820).
— Encycl. La cinchonine on cinchovatine C"H" Az'Ose préparait autrefois en épuisant, au moyen d'acide sulfurique dilué dans s à 10 parties d'eau, lécorce concassée de quinquina gris. Actuellemeut, on préfère pulvériser le quinquina, puis le malaxer intimement avec une certaine quantité de chaux éteinte et épuiser le mélange par les pétroles légers qui abandonnent, en se refroidissant, les alcaloïdes mis en liberté par la chaux. Pour séparer ces derniers, ou les convertit en sulfates, qu'on décompose enfin par l'ammoniaque.
Combinée à divers acides organiques, la cinchonine existe à l'état naturel, comme la quinine et autres alcaloïdes, dans l'écorce de certains arbres (einchona) qui croissent dans les Cordillères, le Venezuela, la Bolivie... et qui fournissent les diverses variétés de quinquinas. Elle cristallise en prismes quadratiques anhydres, fusibles vers 260". Cette base, soluole dans l'alcool et le chloroforme, est presque insoluble dans l'eau et l'éther. Ses propriétés fébrifuges sont moins prononcées que celles de la quinine. Citons parmi ses isomères : l" la. cinchonidine, peu soluble dans l'alcool; 2" Vapocinchonine, qu'on obtient en traitant par l'acide chlorhydrique étendu la cinchonine chautfé à 150" ; 3" Visociyichoîdne, qu'on obtient en décomposant l'hydrobromocinchonique par la potasse, etc. D'après Jungfleisch et Léger, la molécule de cinchonine serait formée de deux composés inégalement dextrogyres et susceptibles de se convertir en lévogyres, racémiques ou inactifs, dont les groupements pourraient donner naissance à 16 isomères : 6 dextrogyres, 6 lévogyres et 4 inactifs. Ces hypothèses expliqueraient donc non seulement les isoméries connues, mais elles permettraient d'en prévoir encore de nouvelles. Le seul sel de cinchonine qui ait une importance pratique est le 5i(i/"a^e {C'*H" Az'O), SO*H= -H 2H'0 qui est utilisé en médecine.
CINCHONINIQUE {«m-Aro) adj. Se dit d'un acide dérivé de la cinchonine.
— Encycl. Ce corps se prépare ordinairement en oxydant la cinchonine par l'acide azotique dilué. On obtient en même temps de Vacide cinchoméronique. h'acide cinchoninique fond à 256"et cristallise sous trois formes ; il fournit avec les acides des sels instables. Oxydé par le permanganate de potasse, il donne l'acide tricarbopyridigue.
CINCHONIQUE {sin-ko) adj. Se dit des sels à base de cinchonine, et d'un acide C''H''0% qu'on obtient en réduisant au moyen de l'amalgame de sodium une solution neutre d'acide cinchoméronique portée à l'ébuUition. ii Bouge cinchonique. Substance d un rouge foncé, fournie par le tanin d'écoroe do quinquina.
GINGHOTÉNICINE (siii-ko) n. f. Base obtenue en chauffant le sulfate de cinchonine à 150".
CINCHOTÉNINE {si7i-ko) n. f. Base obtenue en oxydant la cinchonine par le permanganate de potassium.
QNCHOTINE [sin-ko) n. f. Nom donné par Caventou à un hydrure de cinchonine, qu'on obtient en même temps que cette base dans les écorces de quinquina.
CINCHOVATINE n. f Chim. Syn. de cinchonine.
Cincîa (lex). La loi Cincia de donis et muneribvs, plébiscite rendu en l'an de Rome 549 ou 550, sur la proposition du tribun Cincius Alimentus, avait eu pour objet de restreindre la liberté de faire des donations entre vifs. Les donations qui dépassaient un certain taux [ynodus) ne pouvaient être faites qu'à certaines personnes (personx excepta). Faites à d'autres, elles n'étaient pas nulles, mais le donateur pouvait, tant qu'il ne s'était pas dessaisi de la façon la plus absolue de la chose donnée, user de tous les moyens de droit commun lui permettant de revenir sur la donation, la promesse ou la libération consentie par lui au donataire. Il pouvait donc repousser le donataire par l'exception legis Cincia?, lorsque celui-ci avait à son service une action, ou par la replicatiu legis Cinciêe, si, ayant luimême intenté une action pour reprendre la chose, le donataire y avait répondu par une exception. L'exception de la loi Cincia était appelée ^hosi popularis, parce qu'elle pouvait être opposée jiar toute personne intéressée ; les héritiers ne pouvaient s'en prévaloir si le donateur était mort sans avoir protesté contre la donation.
CINCINNALE (sin-sin') n. f. Genre do fougères grammitidées, renfurmant (piclques espèces américaines.
Cincinnati, vill»? des Etats-Unis (Ohio), au confluent du Licking et de lOliio. Environ 300.000 hab., et, avec les localités suburbaines, encore distinctes, oHo forme une agglomération de plus de 400.000 hab. Neuf chemins de fer, canal do l'Ohio à Toledo, port très actif. Cincinnati est une des villes des Etats-Unis où l'on égorge le plus do porcs. Pour le reste, son industrie et son commerce sont très prospères. Brasseries, distilleries, minoteries, tanneries, usines sidérurgiques, manufactures do lainages, d'ameublements, do tabac, etc. Les maisons de Cincinnati s'étagont sur lés pontes d'un amphithéâtre do collines, qui sont d'anciennes moraines glaciaires ; elle est réunie par cinq ponts aux petites cités de Nowport, Covington, î.udlow, etc., situées sur l'autre rive de lOhio. Elle est coupée par le canal Miami et le Mill-Creock, traversés par une quantité do ponts. La partie située au delà du canal n'est presque habitée quo par des Allemands, d'où son surnom do Over thc lihine u au delà du Rhin ». Grands parcs, palais du gouvernement fédéral, tribunal du comté, hôtel do ville, cathédrale do Saint-Pierre, église Saint-Paul des méthodistes, observatoire, université, musée, académie des arts, nombreuses écoles, société d'histoire naturelle,
bibliothèque, etc. Il y eut un établissement à cet endroit dès 1788 ; en 1814, il fut érigé en city, et l'essor commercial de Cincinnati commença vers 1830. Elle devint la première ville de l'Ouest, mais elle a perdu ce rang depuis. Cincinnati (Société des) ou Ordre de Cincinnatus, fondée aux Etats*Unis en mai 1783, par les officiers de l'armée de "Washington, après la guerre de l'Indépendance. Le général Knox en rédigea les statuts ; Washington fut un des présidents. Les insignes étaient un aigle et un ruban bleu. Le titre do membre de la Société était héréditaire, et ce fut une des causes qui rendirent cette institution rapidement impopulaire. Elle ne subsiste plus que dans quelques Etats, où elle a pris les caractères d'une société secrète et maçonnique.
Cincinnatus (LuciusQuintus), riche sénateur romain, se ruina pour payer une amende qu'avait encourue son tils. Retiré à la campagne, il cultivait son petit champ. Des dissensions ayant éclaté à Rome entre les ordres, il fut nommé consul (460). Ceux qui lui en portèrent la nouvelle le trouvèrent occupé à labourer son champ. Il rentra chez lui, prit sa toge, et dit simplement à sa femme : « Je crains que notre champ ne soit mal labouré cette année. » Puis il se rendit à Rome, où son énergie rétablit le calme. Deux ans plus tard, on le nomma dictateur pour secourir le consul Minucius, qui s'était laisse enfermer dans un défilé. Il le délivra et ht passer les Eques sous le joug. On lui décerna le triomphe. A quatre-vingts ans, il fut encore une fois dictateur pour réprimer Spurius Malius, qui aspirait à la royauté. Il le fit périr, et sa maison fut rasée. Le nom de Cincinnatus, devenu proverbial, est synonyme de " austère simplicité dans le pouvoir u.
Cincinnatus Pennus (Titus Quinctius), petit-fils du
dictateur, devint consul en 431 et 42S, et tribun consulaire en 426. Il prit part à la guerre contre les Eques et les Voisques, fut rais en accusation pour avoir fait une expédition malheureuse contre les Véiens et acquitté, puis battit les vainqueurs dans une seconde campagne, avec le dictateur Mamorcus.
Cincinnatus (T. Quinctius Capitolinus), tribun consulaire eu 3SS, dictateur en 384. 11 vainquit les Prénestins.
Cincius Alimentus (Lucius), historien romain, qui vivait dans le ni* siècle av. J.-C. Il prit part à la seconde guerre punique et fut prisonnier d Annibal, qui le traita avec considération. Il écrivit l'histoire du général cartha-
finois et celle de Gorgias de Léontium, ainsi qu'un traité e l'Art militaire. Il ne reste de lui que quelques fragments qui font vivement regretter la perte de ses ouvrages.
CINGLE (sinkl'j n. m. Genre de passereaux dentîrostres, famille des turdidés, tribu dos hydrobatinés, renfermant les merles d'eau dont le nom scientifique est hydrouatls. (Le nom latin cincius s'appliquant non pas à ces oiseaux, mais aux tourne-pierres.)
— Encycl. Les cincïes, dont ou connaît une quinzaine d'espèces réparties sur le globe, sont des oiseaux de taille moyenne, bruns ou cendrés, vivant au bord des eaux douces, où ils plongent et nagent admirablement en chassant
Cincle.
Wr?^
les insectes jusqu'au fond. L'espèce commune d'Europe, cincle plongeur ou merle d'eau, habite l'Europe centrale et méridionale ; le cincle à ventre noir (hydrobaies melanogastra) est plus occidental ; le cincle de Pallas (hydrobates Asiaticà) est du nord de l'Inde, ainsi que les hydrobates Cashmiriensis et sordida.
GINGLIDIE (sin, di) n. f. Genre de mousses, de la tribu des bryées, comprenant uue seule espèce, qui croît dans les marais et les tourbières du nord de l'Europe.
CINCLIDOTE (sin) n. f. Genre de mousses grimmiacées, comprenant deux espèces qui croissent en Europe, sur les pierres ou le bois, dans les lieux marécageux.
GINCLINÉS (sin) n.
m. pi. Tribu d'oiseaux écliassiers, famille des hïematopodidés, renfermant les genres tournepierre (cincius ou strepsilas),aphrizaetpluvianellus. — Un cincliné.
CIÂNCLOCERTHIA Cinclocerthia à graud bec.
(sin, sh'-si-a) n. m.
Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des turdidés, tribu des turdinés, renfermant des grives particulières aux Antilles et comprenant quatre espèces qui paraissent spéciales à quelques îles. (Le cinc locerthia gutturalis habite la Martinique ; lo cinclocerthia riificauda. la Guadeluupe, etc.)
CINCLODE (sin) n. m.
Genre d'oiseaux passereaux ténuirostres , famille des anabatidos, renfermant des fourniers du sud de l'Amérique, dont on connaît une trentaine di'ospèces réparties dans divers sous-genres. [Les cinclodesproiirement dits sont propres au sud extrême; tels sont : les cinclodes Patagonicus et nigro-fumosus. Les upucorihia sont do Bolivie iupucerthia dmnctorius) ; les ochthororhynchus sont du Pérou [ochtht-rorhynchus rufiruudus), etc.]
CINCLORAMPHE [sin) n. m.Geure d'oiseaux passereaux dentirostres, famille dos cusciniidés, renfermant dos fauvettes australiennes, voisines dos malurus et sphonura. On connaît doux espèces do cincloramphes.
Cinclodc-
Cincloramphe.
Cinclosome
CINCLOSOMG (s(h) n. m. Gonro d'oisoaux passereaux dentirostres, tuniillo dos turdidés, tribu dos cratPropodini^s, renfermant miatro ospôecs d Australie, dont unoaes plus typiques est le cin-
closomo pontunô r^^^S^k^ ''" '"^'
{cinclosoma pnncta- ^L fl^^^^^^ "^-«V?^- ^*
tuvi).
GINCTORIUM
(sin, ri-om' — mot iat. formé de cin~ ctus, ceint) n. m.
Ceinturon auquel les soldats romains attachaient l'cpèe.
GiNGTORRES, comm. d'Kspat^Mio (Valence [prov. do Castellon de la Plana]), prùs duriu Caldos, sous-aftluont do l'Ebre; 2.000 hab. Fabrication do draps et do toiles.
CINCTUS {shi-ktuss — mot Iat. formé do cingere, supin cinctum. ceindre) n. m. Anti(|. rom. tSorte de jupon court que portaient les soldats et certains ouvriers que la tunique aurait embarrassés. || Ceinture que l'on portait sur la tunique.
CINDRE {sindr') n. m. Instrument de charpentier ot do charron, servant à forer dos trous.
GiNDRÉ, comm. de l'Allier, arrond. et 13 kilom. de Lapalisso, entre la Bébro et l'Allier; 946 hab. Château rebâti suus Louis XIV.
GiNÉAS, Thessalien, ministre do Pyrrhus, mort vers 277 av. J.-C. Il passait pour le plus liabile diplomate et le plus grand orateur de son temps; Pyrrhus disait do lui que 1 éloquence do Cinéas lui avait gagné plus do villes que ses armées. Envoyé à Rome après la bataille d'Héraclée, il proposa au sénat la paix, si l'on accordait la liberté aux Grecs d'Italie. Il échoua dans sa mission, mais resta populaire à Rome. Il avait été vivement frappé de la majesté imposante du sénat, qu'il comparait à une assemblée de rois. Lorsque Pyrrhus voulut passer en Sicile, Cinéas renoua do nouvelles négociations, mais n'obtint qu'un échange de prisonniers. Le sage ministre n'approuvait pas toujours les projets ambitieux du roi conquérant, et la conversation qu'il eut avec ce prince, pour le détourner de son expédition d'Italie, est devenue proverbiale.
Plutarquo la conte ainsi : " Pyrrhus méditait de faire la guerre aux Romains. Une fois l'Italie prise, lui dit Cinéas, que ferons-nous ? — La Sicile est tout près et nous tend les Vas. — Bornerez-vous vos expéditions à la prise de la Sicile ? — ... Cinéas. qui nous empêche alors de passer en Afrique ? Et l'Afrique soumise... — Il vous sera facile, seigneur, de recouvrer la Macédoine, et vous régnerez sur toute la Grèce. Mais, enfin, après tant de conquêtes, que ferons-nous? — Alors, mon cher Cinéas, dit Pyrrhus eu souriant, nous vivrons dans un grand repos, nous passerons tous nos jours dans les banquets, dans les fêtes et les charmes de la conversation. — Eh ! seigneur, lui dit Cinéas en l'arrêtant, qui nous empêche dès ce moment de vivre en repos, de faire bonne chère et de nous réjouir? N'avons-nous pas, en notre pouvoir et sans nous donner aucune peine, ce que nous voulons acheter auprix d^ tant de sang, de travaux et de périls, en faisant souffrir aux autres et en souffrant nous-mêmes les plus grands maux?^ ( Vie de Pij7'rhus,Xyi.) Boileau a paraphrasé ce récit, dans sa première EpUre au roi.
GINÉBÈNE n. m. Hydrocarbure C'^H'*, isomère de l'es-, sence de térébenthine, qui s'obtient en distillant avec l'eau les semences de semen-contra.
CINÈDE n. m. et CINÉDOLOGIQUE adj. V. cin^de, et
CIN-EDOLOGIQUE.
GINÉFAGTION {ksi-on — rad. ciiiéfier) n. f. Réduction en cendres, incinération.
GINÉFIER {du Iat. cmj's, cendre, ot facere, faire) v. a. Réduire en cendres, incinérer.
GINELLE {nèl' — contract. de coccinelle] n. f. Galle du chêne coccifère.
GINÉMATIQUE (du gr. kinthnatikos, mémo sens; de A-(néma, ntos, mouvement) adj. Relatif au mouvement.
GINÉMATiguE (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Pariiii do la iiiéranique qui s'occupe di>s mouvements, indépeudamnifnt des forces qui les produisent.
— Encycl. Ampère est le premier qui ait défini cette science d'une manière précise, et lui ait douné son nom ; 0 La cinématique, dit-il, doit renfermer tout ce qu'il y a à dire des différentes sortes do mouvement, indépendamment des forces qui peuvent les produire. Elle t^it s'occuper de toutes los considérations relatives aux espaces parcourus dans les divers mouvements, aux temps employés à les parcourir, à la détermination des vitesses d'après les diverses relations qui peuvent exister entre ces espaces et ces temps. Elle doit ensuite étudier les différents instruments à l'aide desquels on peut changer un mouvement en un autre. " Do cette dotlnition résulte la subdivision en ciriématifiue pure et théorie des riifcuiiismes.
Le mouvement peut être considéré comme absolu ou comme relatif, c'est-â-diro rapporté ùdes repères Hxes ou mobiles; aussi la cinématique roi>ose-t-ollM sur le théorème do la composition dos vitesses et sur l't^xprossion de la vitesse d'entraînement d'un point l'un corps solide en mouvement. La vitesse absolue d'un nnint participant au mouvement do plusieurs systèmes mobilns est la résultante géométrique des vitesses particulières qu'il aurait si on le .supposait successivement soumis à clinoun des mouvements considéré seul ; do cette propriété résulte lo célèbre théorème do Coriolis sur la composiliori des accélérations. Après de nombreux essais, les propriétés du nioiivrmtînt d'un corps solide ont été lixéos par Chastes et l'oiiisut. Lrs vitossos dos points d'un plan mobile .sur un plan lixe suiit, pendant un lomps très court, les HH-mi-s que si ce plan tournait autour d'un point lixe aj.]M-|.i crntre instantané de rotation, hi déplacement du plan mobile pendaut un temps Uni pouvant so ramcnor au rouli'rncnt sans ^'lisser d'une courbe dite roulette sur une courbe li\.- drle hase, ces courbes étant les lieux des coutros instantanés dans l'un et l'autre plan. Le mouvement d'ua solide ayant un point fixe so ramène au roulemont sans (glisser d'un cône sur un c6no (Ixo ; la ^îénérutrico de contact est dite axe instantané do rotation; et onlln les vitesses d'un solide libre on mouvement sont A chaque instant les mêmes que si c«Iui-ci était animé d'ua mouvement hélicoïdal autour d'un axo instantané
CINCLOSOME - CINËTOCHILIDÉS
glissant ; pondant un temps fini co mouvement est le mémo que celui doliui par deux surfaces réglées tangentes, qui roBlora'iout et glisseraient suivant une génératrice do cuiitact, ces surfaces étant les lieux des axes instantauos dans lo solido ot dans l'espace fixe.
Diverses classifications dos mécanismes ont été proposées on particulier par Monga et Robert WiUis (isii). Ces classillcations, basées sur la nature dos mouvomonts à transformer, paraissent un peu absolues, ot rapprocliont dos orgaues fort dissomblablos. Haton do La Goupilliôro (Paris), et plus tard Keuloaux (Berlin) ot Kœnigs (Paris) ont au contraire conseillé d'étudier les mécanismes en les groupant suivant lours analogies géométriques.
CINÉMATIQUEMENT adv. Au point do vue do la cinématique.
CINÉMATOGRAPHE (du gr. /cinéma, atos, mouvement, ot graphein, écrire) u. m. Appareil destiné à projeter sur un écran des vues animées.
— Encycl. L'impression lumineuse reçuo par la rétine subsiste pendant une certaine fraction do seconde à la disparition do l'objet qui en était la cause. Plateau utilisa cette particularité du phénomène de la vision à la construction d'un instrument devenu aujourd'hui un jouet, le zoolrope. Plus récemment, vers 1885, Raynaud combina, sous le nom do praxinoscope, un appareil de principe analogue destiné à la projection. Marey et son collaborateur Démeny, au cours de leurs roche'rches de chronophotographie, furent conduits à substituer dans lo zootrope et le praxinoscope les images photographiques aux images dessinées à la main. Démeny utilisa en particulier de cette façon des bandes chronop'hotographiques. En 1895, Edison réalisa un appareil à bande pelliculaire, susceptible de^ reproduire un mouvement d'une certaine durée, tel qu'une lutte ou un assaut d'escrime : mais, par suite d'imperfections diverses, et dans le désir de multiplier considérablement le nombre des images pendant une seconde, Edison ne put exécuter de projections avec cet appareil, qu'un nombre très limité de spectateurs pouvaient examiner simultanément. Peu après, le cinématographe de Lumière venait fournir la solution complète du problème.
Le cinématographe, qui n'est en somme qu'un appareil chronophotographique réversible, inscrit d'abord sur une première bande pelliculaire la série des attitudes à raison de quinze par seconde; cette bande, no présentant que des images négatives, est utilisée, dans l'appareil mémo, à l'obtention d'une nouvelle bande qui portera, cette fois, des images positives. En substituant à la chambre noire qui, dans la première opération, était adjointe au cinématographe, une lanterne à projections, et faisant dérouler à nouveau la bande à la même vitesse, on projette sur l'écran l'image animée qui reconstitue la scène primitive. Nous ne pouvons décrire en détail le mécanisme d'ontrainoment de la bande pelliculaire. Un disque obturateur démasque l'appareil, et l'image se projette sur l'écran ; pendant le mouvement, l'appareil se referme. Cette période d'obscurité, n'étant que do 1/75" do seconde, n'est pas perçue :
l'observateur a la sensation parfaite d'un mouvement continu.
Cinémographe.
CINÉMOGRAPHE (du gT. kinêma, mouvement, et graphein, écrire) n. m. Instrument qui détermine ot enregistre les vitesses. Le cinémographe est un c'uémomôtre enregistreur.
CINÉMOMËTRE (du gr. kinêma, mouvement, et métron, mesure) n. m. Indicateur do vitesse.
CINÈNE n. m.Chim. V. tee-
l'i:NK.
CINÉOL n. m. Isomère dos campliols trouvé dans l'essouce do semen-contra.
CINÉRAIRE (ri'r'— Iat.
cinerarina ; de cinis , eris, cendre) adj. Qui contient les cendres d'un mort : Urne cinb- Cin«^momiiro indiqu.int le RAIKK. Il Par ext. Funèbre, qui ""mbre d« tour» que fait par a rapport aux morts. (Inus.) ■""""« l'»rbre d'uiiu marhlne.
CINÉRAIRE (mémo étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. Vaso dans loi|uel les anciens renfermaient los cendres dos morts.
Il Par suite, Niche pratiquée dans un tombeau pour recovoir une unie ou un sari:opliago. ii Esclave fini faisait chaufl'er les fers à friser, il Coiirour.
— Knoyci.. Los cint^rairrs étaient fai ts d'argile, do marbre, d'albAtre, de po r]i h y re, do bron/e iiii même d'or. Les Etrus- Cla^ralr,.
ipios ont laissé des cinéraires on forme do maisons, de sarcophages, de canopos ou do statues assises. Los finéruires runiuiiis sont des urnes ou des boites quadrungulaires, plus o'u Miuins rictieiuent ornées.
CINÉRAIRE (jvr* — du lut. ci«i'«, eris, cendre, A cause de lacciuleur cendrée du dessous des fouilles) n. f. (ienro do composées, tribu des sénécioïdéos, comprenant des liorbes ou dos sous-arbrisseaux do l'Afrique uusirulu : /.a ciNiiUAini'. mari/inien les feuillesvelues, (r.Vs Wniic/ic». (Uosc.) Il Nom vulgaire d'un séneçon {senecio palmensis).
— Encycl. Le nom cint^rairc s'applique, en horticulture surtout, non souleinont aux cinéraires proproment dites {cincraria dos botanistes), mais oocoro à certaines ospôcos
fj,
fmi
"■-srri
Cinéraire.
du genre séneçon. La plante la plus connue sous cette dénomination est la. cinéiaii'e /(j/ônrfe dos jardiniers (cmerana crtienta), à fleurs groupées en capitules, très élégantes et ayant une légère odeur. On en a obtenu un nombre considérable de variétés, très ornementales.
Les cinéraires sont dos plantes d'orangerie ou de serre tempérée; elles sont précieuses pour la décoration des. jardins d'hiver ot dos appartements. Par la culture forcée et des semis successifs, on peut eu avoir en fleurs depuis la lin do décembre jusqu'en juillet. Leur culture demande beaucoup de soin; elles craignent surtout le froid et l'humidité. On les propage do graines semées dans un mélange de terre franche, de terre de bruyère et do terreau; les jeunes sujets doivent être repiqués et empotés plusieurs fois. Après les fortes gelées, on peut en faire des massifs dans les jardins d'agrément; si l'on a soin de couper les tiges fanées, ou prolonge la floraison. On possède des variétés naines, dont les corynibes, bien fournis et très réguliers, imitent un bouquet tout fait.
La cinéraire maritime (cineraria maritima, senecio maritimus) est un sous-arbrisseau du midi de la France. Toutes ses parties sont couvertes d'un duvet laineux blanc d'argent. Son feuillage est argenté; ses fleurs sont jaunes et groupées en capitules, dont la réunion constitue un corymbe arrondi.
CINÉRATION (si-on — du Iat. cinis, eris, cendre) n. f. Réduction en cendres par le feu. Il Où dit plus ordinairement INCINÉRATION.
— En T. dagric, Syn.de êcobuage. V. ce mot.
GINÉFUFORME (du Iat. ciiiis, eris, cendre, et de forme) adj. Qui a l'aspect et la consistance de la cendre.
CINÉRISER (du Iat. cinis, eris, cendre) v. a. Réduire en cendres. (Inus.) ii Ou dit mieux incinkrbr.
CINÉRITE n. f.On donne, en géologie, le nom de cinérite à un tuf à grain fln et de structure parfois schisteuse. (Les cendres volcaniques qui ont fourni les matériaux de cette formation ont dii s'accumuler au fond de lacs, car elles renferment des empreintes végétales quelquefois abondantes.)
CiNÉSIAS, poète grec, né à Athènes. Il vivait à la fln du V* siècle av. J.-C. Il composa des dithyrambes et fut souvent raillé par les poètes comiques du temps, surtout
fiar Aristophane. Il proposa, dit-on, pour se venger d'eus, e décret qui supprima la choragie comique, vers 390.
GINÉSIOLOGIE {ji — du gr. kinésis, mouvement, et logos, discours) n. f. Science du mouvement, dans ses rapports avec l'éducation, l'hygiène et la thérapeutique.
GINÉSITHÉRAPIE [pt —- du gr. kinêsis, mouvement, et thérapeia, guérison) n. f. Guérison des aberrations du mouvement naturel par des mouvements artïflciels : Il y a des hôpitaux de ciNEsiTUKRAPtE à Stockholm et à Copeyihague. GiNÉTHON, poète cyclique grec, qui vivait à Lacédémone au vin* siècle av. J.-C. Il était l'auteur d'un poème intitulé Œdipodie, qui résumait les légendes thébaines sur Œdipe, et dont s'inspirèrent souvent les auteurs dramatiques comme les artistes.
CiNÉTHOS de Chios, poète grec, un des homérides. D'après co qu'on rapporte do son triomphe à Syracuse, il vivait vers la lxix" olympiade. On lui a souvent attribué l'hymne à Apollon' Délien.
GINÉTIQUE{dugr. A'inein, mouvoir) adj. Qui se rapport© au mouvement ; qui a pour base, pour principe le mouvement : La //«'one CINÉTIQUE des gaz a été imaginée par Daniel BernouHii, perfectionnée surtout par Clausius et Maxwell, GINÉTIQUE (mémo étymol. qu'à l'art, précéd.) d. f. Phys. Théorie d'un ensemble do phénomènes fondés uniquement sur le mouvement de la matière.
— Encycl. Les diverses interprétations qui ont été proposées relativement aux phénomènes dynamiques en général ont reçu un nom commun, celui do cinétique. La théorie dos gaz, dans laquelle tous les phénomènes présentés par les gaz : force élastique, dilatation, etc., sont interprétés à l'aide du mouvement des particules distinctes et relativement éloignées les unes des autres, dont on los suppose formés, est uno théorie cinétique, une cinétique dos «laz. La théorie do la propagation de la lumière ot de la clialeur par los ondulations, la théorie mécani(|ue de la chaleur, etc., sont des théories cinétiques.
Les cmétistes admettent à la base de leurs théories lo mouvement ou, plus généralement, l'énergie inséparable do la matière, considérant les forces comme des consé- ([uencos ou des modes du mouvement, et leur refusant toute existence eu dehors du mouvomont; les partisans du dynamisme mettent, au contraire, les forces à. la base do leur système; pour eux, les forces ont uno existence propre : co sont des substances distinctes de la matière, capables d'agir sur elle, et le mouvomont n'est que lo mode, la manifestation de la force.
Il importo de faire une distinction entre les cinétiques partie ni itères ou théories cinétiques embrassant un L'roupo déterminé de phénomènes, toiles que la théorie ifes gas ou les autres théories particulières, et la cinétique nhxoliic, la cinétiqui- purt\ contme l'appelle Ilirn, qui serait une théorie de l'iinivors embrassant tous les nlu'nomènes possibles, physiques, pliysitdogiqiios et psychologiques. Colto dernière suri emiéremoiit du domaine acluel d»» la physi{jur et rentre essoiuiellenient dans celui de la métaplivsii^ue, ot co h'esi pas sans raison que Ilirn a dit : » Laciuétiquo pure n'est autre chose que lu doctrine matériulislo. ■
CINÉTIQUCMENT (rad. cinétiqueXudv. Par lo moyon tlu seul niouvenienl de lu matièro : /.« terme de tùbra)ioH ne peut .s'iipi>h,/uer tï ttn gaz constitué ciNtÏTiguKMKNT. (Hirn.)
CINÉTl3TE(/icxr)n.m. Purtisun dos théories cinéti<|Uos.
GlNÉTOCHILE n. m. Genre d'iufiisoiros holotriolios. type de la famille des cmétochilidés.
CINÉTOCHIUDÉS D.m. pi. KamiUo d'infiisolros hoKurichou, comproDaui los foroios dont lu bouchou'uuvrosur la
CliNÉTOGÉiNÈSE — CINNAMIQUE
face ventrale, à droite, avec des replis qui se prolongent, ou non, dans l'œsophage. (Aux cinétochilidés se rapportent les genres : cinéiocfiiie, leucophrys, pleur ochilidium, plagiopyla, pleuronemot cyctidîum, lemOadion, etc.) — Un cink-
TOCHILIDÉ.
GINÉTOGÉNÈSE OU KINÉTOGÉNÈSE (ji — du gr. kijiêtos. mobile, et gêttésis. tijéuération) n. f Développement des organes sous l'influence da fonctionnement répété.
— Encycl. C'est à Lamarck que revÏCTit l'honneur d'avoir, le premier, remarqué cette grande loi biologique : • Dans tout animal qui n'a point dépasse le terme de ses développements, l'emploi plus fréquent et plus soutenu d'un organe quelconque fortilie peu à peu cet organe, le développe, l'agrandit, et lui donne une puissance proportionneue à la durée de cet emploi; tandis que le défaut constant d'usage de tel organe l'affaiblit insensiblement, le détériore, diminue progressivement ses facultés et finit par le faire disparaître. « Témoin les biceps des forgerons, les jambes des bicyclistes, etc.
Lamarck d'aDord,puis les ùéo-laraarckiens ont vu dans cette loi l'explication possible de la formation des espèces et de leiir adaptation à de nouvelles conditions d'existence. Le paléontologiste Cope a expliqué, par exemple, au moyen de la cinétogénèse, la formation des articulations si complexes des membres des mammifères; mais ces explications ne sont valables qu'autant que l'on admet que les variations résultant de la cinétogénèse sont héréditaires.
L'exemple classique est celui de l'allongement du cou des girafes. Voici des animaux à cou moyennement long, transportés dans un pays où la seule nourriture se compose de feuilles d'arbres. Ils sont obligés d'allonger, de tendre constamment le cou pour se nourrir, d'où , par cinétogénèse, un accroissement de cet organe ; cet accroissement se transmet héréditairement aux animaux de la fénération suivante , qui , dans les mêmes conditions 'existence, font encore le même effort constant et développent naturellement, par cinétogénèse, le caractère reçu de leurs parents. Et ainsi de suite, pendant de nombreuses générations, jusqu'à ce que, l'allongement du cou étant suffisant, aucun effort ne soit plus nécessaire aux animaux pour atteindre leur nourriture. Nœgeli a proposé cet exemple de l'allongement du cou de la girafe comme preuve de l'insuffisance de la théorie darwinienne de la sélection naturelle. Le Dantec a soutenu que la cinétogénèse des néo-lamarckiens est une conséquence obligatoire de l'assimilation fonctionnelle, laquelle résulte ellemême de l'application aux tissus vivants du principe de la sélection, et il a entendu mettre d'accord darwiniens et lamarckiens, en montrant que la loi de Lamarck découle naturellement de celle de Darwin.
La cinétogéûèse et le balancement organique rendent nécessaire 1 atrophie des organes inutiles et expliquent Feiistence des organes rudimentaires.
— BiBL. : Lamarck, Philosophie zoologique {Paris, 1809) ; Cope, the Primary Factors of organic évolution (Chicago, 1896); Le Dantec, Evoluiioti individuelle et Hérédité (Paris, 1898).
CiNET, ville de Belgique (prov. de Namur), arrond. administr.etjudic.de Dinant, sur l'Haljouse, affluent de la Meuse par le Bocq; 4.187 hab. Fabrication de poteries de terre; travail du fer; carrières. Vieille enceinte, dont on fait remonter l'origine aux Romains. Cette ville, qui fut jadis la capitale duhasCondroz, fut prise et brûlée en li-U par Henri l'Aveugle, et en 1 276 par le comte de Luxembourg.
CiNGALAIS, AISE ou CINGHALAIS, AISE (sm, le, lèz), personne née à Ceylan ou qui habite cette île.— Zes CiN- GALAis ou Cinghalais.
— Adiectiv- Qui est propre à cette île, ou à ses habitants : Mœurs cingalaises.
— n. m. Langue parlée par les Cingalais.
— Encycl. Le cingalais est une langue mixte, où l'élément aryen domine. Beaucoup de mots anciens sont empruntés aux langues dravidiennes. Le cingalais doit beaucoup au pâli pour la langue religieuse, et au sanscrit pour la langue technique.
dNGANE (sin — corrupt. de zingane, qui est lui-môme une corruption de l'ital. zingaro) n. m. Bohémien.
GiNGÉTORIX, chef gaulois des Trévires, gendre d'Indutiomar, qui défendait contre l'invasion romaine l'indépendanco do sa patrie. Loin de suivre co noble exemple, Cingétorix se rendit auprès de César avec plusieurs nobles Trévires, lui fit sa soumission, et, lorsque Indutiomar eut été fait prisonnier, il reçut du proconsul le titre de magistrat suprfime do sa nation. Mais les Trévires ne tardèrent pas à se soulever en masse contre le chef imposé et traître à la patrie (53 av. J .-C.) ; Cingétorix se vit forcé de se réfugier dans le camp do Lahiénus, qui défit les Trévires dans une rencontre où indutiomar perdit la vie, remit Cingétorix à la tète du gouvernement et soumit définitivement cette uaiioD, après avoir comprimé une seconde révolte.
GINGZAGE 'sin) n. m. Tecbn. Action de faire disparaître, soiti laideduno forte compression, soit à l'aide ae chocs, les pores qui existent dans les boules ou loupes do for
f provenant du puddlago ou de l'affinage, tout eu expulsant es scories. (Pour exécuter ce travail, on fait usage de machines spéciales appelées cingleurs.)
— Mar. Action de cingler vers un point ou à une aire de vent déterminée, ii I^e chemin qu'un vaisseau peut faire en vingt-quatre heures.
CIlfGLANT Uin-glan), ANTE adj. Qui cingle, qui fouette : Pluît: riNOLANTK dc coups de cravucfte. (Th. Gaut.)
— Ki^f. Kude, bévèrc : Cinglante leçon.
CINGLE <xirtf/t') n. m. Nom vulgaire d'un poisson du Danubi;, d'cxcolloutc qualité (famille des porcidés).
CINGLÉE (*m) n. f. Pop. Ivresse.
CINGLEBCENT (tin, rnau) n. m. Action de cingler; effet de *:<; qui '■llI^'lo. (Peu Uhiié.)
CINGLER '^tn — CD anc. franc, aigler, du licandin. aigla) v. n. Faire voile danu une direction détormioÉo : Ginglbr terê le port, vctk la haute mer.
— Par cxt. Naj^cr, «'avancer sur les eaux : Voyez les eyfjncM r.i^oLKit »ur l'onde avec majenlé. fBuff.) ii S'avancer dans une voie ciuelconque : DetLc cidcra cinglant de con- $erte à IravfTM (cm nuéei.
— Kig. Marcher, progresser. »o développer : C'ett vers la liberté quil faut ciroi.kr. (H. BaudriDart.)
CINOLER (nin — du lai. cinyulum, sangle) v. a. Frapper avec uni- lani/îre ou avec une verge flexible : CiNGLBii un chetal d'un coup de /u/uttîne.
Cingleiir : 1. A charnière; 2. Rotatif a. axe horizofltal-
— Par ext. Frapper vivement et d'une manière continue : Le vent, la pluie, la neige cinglent le visage.
— Fig. Attaquer, frapper, critiquer avec vigueur : Juvénal et Botleau ont cinglé les vices.
— Charp. Tracer des lignes sur une pièce de charpente en faisant usage d'une cordelette maintenue à ses extrémités, et que l'on soulève pour la laisser retomber brusquement. (La cordelette a été, au préalable, frottée de craie colorée.)
— Métall. Forger ou corroyer le fer à l'aide de cingleurs, par compression ou par chocs, au sortir des fours de puddlage ou d'affinage.
GINGLEUR (sin) n. m. Machine à compression ou à choc qui dans les usines, sert à cingler le for.
—Encycl. Il existe deux types de cingleurs : les uns procédant par compression, les autres par choc.
Si l'on cingle par compression, en emploie une machine dite squeezer, qui est simple ou double. C'est une sorte de presse qui, quand elle est simple, a une seule branche articulée à son point do réunion avec la seconde branche, dont l'ensemble constitue le cingleur. Lorsqu'elle est douole, elle a la forme d'un Y, mobile autour d'un point passant par l'intersection des branches. C'est la queue de l'Y qui reçoit le mouvement au moyen d'une bielle.
Les cingleurs rotatifs dits 0 par compression u se composent d'un demi-cylindre fixe, muni d'aspérités, et dans lequel tourne, légèrement excentré, un cylindre plein, également muni de dents. La loupe, entraînée par le mouvement de rotation du cylindre intérieur, se comprime de plus on plus, en suivant l'espace libre de plus en plus faible que laissent entre eux les deux cylindres.
Dans le cinglage par choc, on fait usage du martinet, du marteau frontal ou du marteau pilon.
CINGLON (5m) n. m. Coup donné en cinglant : Recevoir »7i CINGLON dans la figure.
— Fig. Critique vive et rude.
GiNGOLI ou CiNGOLO, ville d'Italie (Marches [prov. de Macerata]); 12.500 hab. Fa^^rique de pondre. Autrefois siège d'un évêcbé, réuni aujourd'liui au diocèse d'Osimo. Belle église collégiale.
CINHA (se pron. tchinha) n. m. Emblème — figure do géométrie, de fleur ou d'animal — placé sur la poitrine ou sur le socle des images des Tîrthamkaras djains, marque, soi-disant naturelle, imprimée dès leur naissance sur le corps do ces saints personnages, qui permet de les reconnaître malgré l'identité de leurs traits et de leurs attitudes.
CINI n. m. Nom vulgaire d'une espèce de passereau du genre serin tJinùa.
{fringilla Àleridionalis), qui habite le sud de l'Europe.
GiNI (Jean-Baptiste), littérateur italien, né à Florence vers 1530, fut à la fois poète, auteur dramatique et décorateur. U fit représenter de nombreuses pièces de théâtre, dont l'une, la Vedova (1569), est fort recherchée parce qu'on y trouve des exemples de divers dialectes do l'Italie.
GiNIGIANO, comm. d'Italie ^Toscane [prov. de Grossito]), sur un affluent de l'Ombrone ; 4.200 hab.
CiNiSELLO, bourg d'Italie (Lombardie [prov. de Milan]); 2.900 hab. Filatures de soie.
GiNISl, ville du royaume d'Italie (Sicile [prov. de Palerme]), près du golfe de Castellamare ; 5.475 hab. Vin estimés.
CINDCYDE ou CINIXYS {ksiss) n. f. Genre de reptiles chéloniens, famille des chersidés, renfermant des tortues africaines chez qui la partie postérieure de la dossiôre peut se rabattre à volonté pour fermer complètement la carapace.
— Encycl. Chez les cinixydes, il n'y a pas d'articulation proprement dite ; ce sont les os qui se plient pour se rabattre sur l'arrière du plastron. Les trois espèces connues habitent la Guinée et les régions avoisinantes ; la cinixyde do Hom [cinixys Homeana) paraît avoir été importée à la Guyane anglaise, où elle s'est acclimatée comme ses congénères les cinixys Belliana et crosa; elle mène une existence aquatique; fréquente dans les marais et paraît phytophage.
CiNNA (Lucius Cornélius), général romain, partisan de Marins, consul l'an 87 av. J.-C. Pendant que Sylla était on Asie, il demanda la mise en vigueur de la loi Sulpicia pour l'adoption des nouveaux citoyens dans les tribus. Son collègue Octavius s'y opposa par la violence, et Cinna, vaincu, fut chassé. Mais il rallia l'armée do Campanie, qu'il grossit sur sa route d'un ^'rand nombre d'Italiens, ot rentra dans Homo à main armée avec Marins accouru d'Afrique, Serlorius ot Carbon. Complice des cruautés do Marius, il los continua après la mort de son chef, so maintint trois ans dans le consulat, et périt dans une sédition militaire au moment où il so préparait à résister à Sylla, qui revenait do l'Orient. — Sa fille Cornic- LiA fut la première femme do J. César. — Son fils, L. Cornélius Cinna, préteur en 44 av. J.-C, bien que beau-frère de César, so rangea du côté do ses meurtriers.
CiNNA (C. Holvius), tribun de la plèbe en 44 av. J.-C, ami do César. Il fut, dit-on, massacré par le peuple, qui, aprc.s les funérailles do César, le prit par erreur pour L. Cornélius Cinna.
CiNNA (C Helvius), poôto latin, ami do Catulle ot do Virtrile, mort vers 39 av. J.-C, Il avait composé, sur le modèledos Alexandrins, une épopée mythohigiquo intitulée ^mymo. Cet ouvrage — fort loué par CàtuHo — passait pour
pj
Cinixyde.
très obscur et donna lieu à nombre de commentaires. Il avait écrit en outre un Adieu à Pollion. et des épigrammes.
GiNNA (Cn. Cornélius), arrière-petit-fils du grand Pompée. Il prit parti pour Antoine contre Octave, qui lui conféra cependant plus tard la dignité de pontife. Il fut consul l'an 5 av. J.-C. Sénèque et Dion Cassius rapportent qu'Auguste ayant découvert un complot tramé contre lui par Cinna, lui pardonna et le nomma consul. Ni Tacite ni Suétone ne mentionnent cet acte de clémence que le génie de Corneille a immortalisé, ot dont Sénèque place la scène en Gaule, et Dion à Rome.
Cinna ou la Clémence d'Auguste, tragédie de Corneille, en cinq actes (1G40). Le sujet de cette pièce est tiré de Sénèque. Corneille a emprunté au philosophe romain les hésitations d'Auguste, l'intervention de Li vie et la scène du pardon. Le reste est de son invention. Voici en abrégé l'analyse du drame : Emilie, fille d'un proscrit, aime Cinna, mais ne sera sa femme que s'il venge son père en tuant Auguste. Cinna a formé une conjuration avec Maxime, qui aime aussi Emilie. Auguste fait venir les deux conjurés qu'il croit ses plus fidèles amis.etlour domandes'il doit céder à son dégoût des grandeurs et se démettre de l'ompire. Cinna lui conseille de garder le pouvoir, Maxime l'engage à abdiquer : Auguste écoute los avis de Cinna, et conserve l'empire. Dans un entretien avec Cinna, Maxime lui reproche d'empêcher une abdication qui rendait le complot inutile. Cinna avoue qu'il veut surtout venger Emilie, et par là la mériter. Poussé par la jalousie, Maxime laisse son confident Euphorbe trahir le complot et Cinna. Après avoir longtemps délibéré avec lui-même, Auguste, sur le conseil de Livie, se décide à la clémence. Il lait venir Cinna, qui le brave; Emilie veut mourir avec son amanj; Maxime vient se livrer à l'empereur, qui pardonne à tous. Le discours éloquent de Cinna, lorsqu'il fait le tableau des proscriptions, la scène oii Auguste délibère avec ceux qui ont résolu de l'assassiner, l'entretien d'Emilie avec Cinna au troisième acte, le monologue d'Auguste au quatrième acte, et le cinquième acte tout entier, sont des beautés de premier ordre.
Dans cette tragédie, il semble que l'unité do caractère soit violée. Au premier acte, Cinna se présente comme le vengeur de Rome asservie par Octave. Au second acte, nous le voyons refuser pour elle cette liberté. Il s'amoindrit par ses irrésolutions, et ce repentir tardif qui l'avilit. C'est que Cinna, plus amoureux que républicain, n'est pas le véritable héros de cette pièce romaine. Ce n'est pas non plus Emilie, femme énergique, véritablement républicaine, mais qui ne fait que poursuivre une vengeance personnelle. Maxime n'a qu'un rôle sacrifié; le véritable héros de la tragédie, c'est Auguste, dont la figure grandit de plus en plus. Corneille a voulu faire passer sous nos yeux le spectacle de la Rome des consuls devenant la Rome des Césars, et d'Octave, le triumvir abhorré, se transformant par politique on prince généreux et clément. Plusieurs vers de cette tragédie ont enrichi la langue d'expressions proverbiales :
— Et, monté sur le faîte, il aspire à descendre.
— Pour être plus qu'un roi, tu te crois quelque chose!
— Je suis maître de moi, comme de l'univers,
— I,e reste ne vaut p^ l'honneur d'être nommé.
— Soyons amis, Cinna, c'est moi qui t'en convie.
Ou rappelle aussi, mais plaisamment, cet hémistiche :
— Prends un siège, Cinna.
caNNAGROSTIDE(5/«'-Hrt, slid'} n. f. Genre de graminéesagrostidées, renfermant des herbes de l'Amérique du Nord.
CINNAMATE n. m. Sel dérivant de l'acide cinnamique.
CINNAME (du lat. cinnamum, et du gr. kinnainon) n. m. Nom ancien du cannelier. V, cinnamome.
CiNNAME (Jean), historien byzantin. V. Cinnamos.
CINNAMÉINE n. f. Cinnamate de benzyle.V. cinnamiquk.
CINNAMÈNE [siii-na — rad. cinnamone) n. m. Carbure CH^-CIIzCIP, t|U6 l'on peut envisager comme de l'éthylène (CH'zCH') dans lequel un hydrogène serait remplacé par un radical phényl C''H\
— Enxycl. On extrait le cinnamène par distillation sèche des baumes styrax ot du Pérou; la meilleure préparation consiste à chaufiTer lentement l'acide cinnamique. Sa synthèse a été faite en chauffant au rouge un mélange J'éihylène et de vapeurs de benzine. C'est un liquide huileux, plus léger que l'eau, mobile, incolore, très volatil; il bout à 144», neutre, dissolvant du soufre et du phosphore, avec l'alcool, l'éther, le sulfure de carbone ; il est miscible en toutes proportions. Le cinnamène, maintenu longtemps Vers 200° en tubes scellés, se polymérise. On obtient le métacinnamène . La potasse est sans action sur le cinnamène ; le chlore, le brome, l'acide nitrique fournissent des dérivés de substitution, soit dans le noyau CH", soit dans la branche êthylénique. Syn. styrol, styrène.
CINNAMIDE [cin'-na) n. f. Amide de l'acide cinnamique (C°IP-CH=CH-CO. AzH'), préparéo en faisant réagir le gaz ammoniac sec sur le chlorure de cinnamyle.
CINNAMIQUE {sin-na) adj. Se dit de plusieurs corps extraits du baume du Pérou : Acide cinnamique. Aldéhyde
CINNAMIQUE.
— Encycl. IS acide cinnamique (C'IP-CH=CH-CO'H ) se retire des baumes styrax, do Tolu, du Pérou, en les épuisant par des lessives alcalines dans lesquelles l'addition d'un acide fort précipite l'acide cinnamique, purifié ensuite par distillation. La préparation synthétique a lieu par la réaction du chlorure d'acétyle (CI1\CÔ.C1) sur l'aldéhyde benzo'ique (C'H'-COH). C'est un composé cristallin fondant à KH", distillant à 293 en se décomposant partiellement en ciunamèue; avec les bases, cet acide monobasique forme des sels, les cinnamates, que l'on dilférencie des benzoates en ce qu'ils précipitent en jaune les persels de for et dégagent par o.xydation une forte odeur d'amandes amères. Le baumo du Pérou contient deux éthers cinnamiques : le cinnamate de benzyle ou cinnaméine et la styracine ou cinnainate de cinnyle. L'acide nitrique conduit à un dérivé de substitution, l'acide nitrocinnamique utilisé dans la préparation de l'indigo artificiel. Le cblorure de phosphore agit sur l'acide cinnamique et donne un liquide bouillant à 262», lo chlorure de cinnamyle
(C'H»-CH=CHCOCl).
Vanhydride cinnamique résultant de l'action de l'oxychloruro de phosphore sur le cinnamate de soude est l'oxydo de cinnamyle. Aux acides cinnamiques se rattachent dos dérivés obtenus cn substituant un nydroxyh» à un liydroeèno du noyau C'IP; ces oxyacidescinnâmiquos portent lo nom d'acidcs coumariqucs.
Imom ) n. m. Hot, Gonrci i\c lauracoos, roiiformant dos arnros ou dos arbris
Cinnamome : a, fleur; b, étamine.
IS
Valdéhyde einnamique (C*H"-CH = CH-COH) constitue
la plus grande partie dos osscncos do cannollo ot do cassia ; on l'extrait do cos ossoncos on utilisant la combinaison insoluble au'oUo fait avec los bisultitos alcalins, on la mot ensuite on liberté en détruisant la coml»inaison par l'acide sulfuriquo ; c'est une buile iiu^uloro, aisénunil résiniiiéeà l'air.
h'alcool cijinamique (C'H"- CH =C1I - Cli. OH) oxisto dans le baume du Pérou, à l'état d'étber einnamique ; on l'isole en sapomiiant létlior par la potasse, il so présente sous forme do belles aiguilles, douées d'une forte odeur de jacinthe. Cet alcool est encore connu sous les noms do styrone, sti/racone, alcool cinnylique, péruvine.
CINNAMODENORON (siii\ din-dron) n. m. Genre do ma^ gnoliacôos-cannollôos. On on connaît deux espèces, qui sont dos arbustes do l'Amérique tropicale.
CINNAMOME OU CINNAMOMUM (n, arnr seaux toujours verts, aromatiques, originaires des régions chaudes cïo l'Asie. Nous citerons le camphrier(cinuawio7m(?n camphora) , puis les espèces fournissant les écorces de cannelle [cinnamomum zeylanicum, et ci7mai7iomum cassia).
— Antiq, Nom ancien du cannelier. H Cannelle, écorco du cannolior. il Huile de cinnamo, substance aromatique fort estimée des anciens. (On dit aussi cinname, à l'imitation dos Grecs, qui disaient indifféremment kiniiamon ot kinnamâmon .)
— Au xviii* siècle, Liqueur faite de cannelle et d'eau-de-vie.
— Encycl. Le cinnamome est souvent mentionné dans la Bible; il entre dans la composition de l'huile sainte que Moïse ordonne do préparer; dans le Cantique des cantiques, la plante d'où on le retire sert de comparaison à la bien-aiméo. Le cinnamo était importé en Judée par des Phéniciens ou des Arabes , qui allaient le chercher à Sumatra, à Bornéo, en Chine, et surtout à Ceylan, où se récoltaient, et se récoltent encore les meilleures qualités.
CINNAMOMIFÈRE isin' — de cinnatnome, et du lat. ferre, porter) adj. Où croît le ciDûamome : Régions cinnamomi-
FÈRES.
CINNAMOMINE [sin) n. f. Huile incolore, un peu volatile, produit de la distillation de l'acide einnamique avec la chaux éteinte.
CiNNAMOS (Jean), historien byzantin de la seconde moitié du xii" siècle, alla de bonne heure comme secrétaire impérial à la cour de Manuel Comnène (U43-U80), qu'il suivit dans ses campagnes en Europe et en Asie. Il mourut postérieurement à 1185. Son histoire, qui va de 1118 à 1176, se compose de sept livres. Mais le manuscrit unique qui nous l'a conservée ne semble nous en donner^ ni le texte complet, ni la forme originale. Très hostile' aux Latins, très passionné pour Byzance et pour l'empereur Manuel, Cinnamos, malgré quelque partialité, est, en général, un témoin bien informé et sincère; en outre, il représente à merveille les idées politiques que sou héros Manuel essaya de réaliser. Son exposition, assez sobro, est intéressante.
GINNAMOSME [sin\ mossm') n. m. Genre de magnoliacées, voisin des genres cnnella ot cinnamodendron, renfermant un arbuste de Madagascar {cinnamomum fragrans), dont l'écorce est aromatic^ue et excitante.
CINNAMYLE n. m. Radical do l'acido einnamique {C^H*-C'H>-CO)'.
CINNE ou CINNA {sin'-na) n. m. Genre de graminées, tribu des agrostidées, comprenant des herbes rameuses do l'Amérique, de la Norvège ot du Japon.
GINNOLÉINE {sin — modification de qdinolhink) n. f. Huile épaisse, à odeur acre, dérivée do l'acide 6-amiaophénylpropionique. n On dit aussi chinoline.
GINNOR {sin') ou KINNOR {kin'} n. m. Sorte de lyre dont on jouait dans le temple de Jérusalem : Aux branches du saule (Hait suspendue une lyre plus forte que la lyre de Cymodocée : c'était un cinnor hébreu. (Chateaubr.)
CINNYLE {sin') n. m. Nom donné au radical monoatomiqno qui fonctionne dans l'alcool cinnylique.
CINNYLIQUE {sin) adj. Il Alcool cinnylique. Syn. do
ALCOOL CINNAMIQUE.
CINNYRIS (sin', riss) n. m.
Sous-genre d'oiseaux passereaux tônuirostres , tamillo dos nectariniidés, renfermant des souimangas à bec plus long que la tète, arrondi, recourbé, terminé en pointe aigué à aréto vivo. (On on connaît vingt-trois ospôcos, des régions tropicales d'Afrique ; une d'elles remonte jns' qu'à oboek {cinnuris albiventris] ; une autre habite l'Abyssinio [nijtnyris ftabcsMynica\.)
CiNO da Pistoia ou CiNUS, par abréviation do son vrai num Guittoncino, juriscniisulte et poète italien, né à Pisloie en 1270, mort on 1337. Il professa le droit civil A Trôvise, à Sienne, à Pérouso, où il compta Bartolo parmi ses disciples, et probablomont ù Florence. Ses doux principaux ouvrages do droit, souvent réimprimés, sont : Lcctura in Dir/estitm vêtus (1527); Lectura in Codircm JusHniani (MH3). Ses poôsiris, so composant do sonnets ot do can^oni, ont été Imprimées ft Home en l^riO, ot A Venise en ITiRO. Ciiio était ami do Dante, (jui parle de lui avoc 61ogo dans le Traitô de l'éloquence italienne.
dNOOABE n, m. Bot. Syn. do cnoToN.
CXNOQLOSSE n. f. Bot. V. cvNon;o8Hif.
CINNAMODENDRON — CINQUAIN
Clnayrls.
Cinosternon.
CINOSTERNON (stèr') ou CINOSTERNUM {stèr'-nom') n.^Ki. Genre do reptiles chéloniens, famille des émydés, renfermant dos tortues do marais propres à l'Amérique et dont le plastron ovale, formé do onze plaques, est mobile on avant ot en arrière, de manière à former complôlement la carapace sur la bête.
— Encycl. Les ci'hosfernons ont cinq doigts aux pattes de devant et quatre à celles de derrière, et la queue terminée par un onglet. L'espèce type du genre, cinosternum peîisylvanicum, est une petite tortue dos Etats-Unis, brune en dessus, jaune en dessous, très carnassière, et qui mordavidement aux lignes des pêcheurs.
CINQ {sink' devant une voyelle comme dans cinq ans; ou lorsque suit un repos quelconque : trois, quatre, cinq, six; sin devant une consonne et un h aspiré, comme dans ciiiq tables, ciiiq hameaux — du lat. quinque) adj. numér. cardin. Quatre plus un : Les cinq doigts de la main.
— Chorégr. Cinq pas et deux visages, Ancienne danse.
— Adj. num. ordin. Cinquième : Tome cinq. Page cinq.
— n. m. invar. Nombre composé de cinq unités: Trois et deux font cinq, ii Chiffre qui représente ce nombre, il Maison, chambre portant le cinquième numéro d'ordre : Loger au cinq, ii Cinquième jour du mois ; L'ouverture des états généraux eut lieu le cinq mai 1189. (Thiers.) Il Fam. Cinquième heure du matin ou de l'après-midi : Aller à un rendez-vous entre quatre et cinq.
— Jeux. Carte marquée de cinq points : Le cinq de cœur, de trèfle, n Dé ou domino marqué de cinq points : Amener deux et cinq. Le double-cWQ.
— Pop. Un cinq et trois font huit. Un boiteux.
— Loc. PROv. : Mettre cinq et retirer six, Mettre les cinq doigts dans un plat et en retirer un bon morceau.
Cinq Saints (les) ou le Christ dans sa gloire, tableau de Raphaël (musée de Parme). Lo Christ, assis sur des nuages, au milieu d'une gloire d'anges, lève les bras et montre ses mains marquées des stigmates de la Passion. A sa droite et à sa gauche, portés sur les mêmes nuages, sont placés la Vierge et le jeune saint Jean. Au-dessous, dans un paysage, se trouvent saint Paul et sainte Catherine d'Alexandrie.
GiNQ-ARBRES (Jean) [en lat. Quinquarboreus], orientaliste français, né à Aurillac, mort en 1587, professa pendant plus de trente ans l'hébreu et le syriaque au Collège de France. Il publia en 1546, à Paris : Opus de grammatica Nebrxorum, avec un petit traitô De notis ffehrxorum. Il traduisit aussi en latin le Targum et quelques ouvrages d'Avicenne.
CINQGENTISTE (sin-san-tisst' — rad. cinq cent) n. m. Dans la littérature italienne. Ecrivain du xvi« siècle, c'est-à-dire de 1501 jusqu'à 1600, série de dates dans laquelle les centaines sont figurées par le nombre cinq. \\ On ait aussi cinquéckntiste, pour se conformera l'orthographe italienne cinquecentista.
CINQ-CENTS {sin-san) n. m. Jeu de cartes offrant beaucoup d'analogie avec le jeu de bésigue qu'il a précédé.
— Encycl. On emploie un jeu de trente-deux cartes, dont la valeur s'établit dans l'ordre suivant : as, dix, roi, dame, valet, neuf, huit et sept. Chaque joueur reçoit huit cartes : la dix-septième, retournée, est l'atout. Les points principaux se comptent ainsi : quinte majeure d'atout, 250; quinte majeure, 120; quatre as, 100; quatre dix, 80 ; quatre rois, 60 ; quatre dames, 40 ; quatre valets, 20 ; mariage d'atout, 40; mariage simple, 20; valet de pique et dame de carreau ou binage, 40 ; sept d'atout retourné ou relevé, 10. Lo joueur qui fait la lovée prend une carte au talon; son adversaire l'imito, et cela jusqu'à épuisement du talon. Une fois ce dernier épuisé, on doit fournir, forcer ou couper ; autrement, non. A la fin do chaqjiie coup, chacun des joueurs compte les cartes qu'il a dans ses lovées en donnant à chacune les valeurs suivantes : as. Il points; dix, 10 points; roi, 4: dame, 3; valet, 2.
Cinq-Cents (conskil dks). Hist. gr. V. sknat.
Cinq-Cents (conseil des), l'une dos deux assemblées permanentes créées par la constitution do l'an III qui lormait, avec le conseil dos Anciens, lo Corps législatif. Elle so composait do cinq cents membres élus pour trois ans, âgés do trente ans ot domiciliés depuis dix ans sur ie territoire de la République ; ils recevaient une indemnité do 28 francs par jour. Leur costume, orné do broderies de couleur, so composait d'une robo blanche, d'un manteau écarlate, d'une toque do velours bleu ot d'une ceinture. Les présidents et secrétaires, on fonctions pour trois mois, avaient droit de police sur tous los membres contro lesquels ils pouvaient prononcer la censure, les arrêts pour huit jours ot la prison pour trois. Un minimum do deux cents membres était nécessaire ù la validité dos délibérations. liO conseil avait l'initiative ot lo voto des lois approuvées ou rejetôes par lo conseil dos Anciens, concourait avoc lui aux déclarations de guerre et était chargé de fournir uno liste décuple pour la nomination dos cinq membres du Directoire. Lo conseil dos Cinq-Cents, composé d'anciens conventionnels, so réunit i)our la première fois lo G brumaire an III au Manège, sous la présidence de Daunou ; son nromier aeto fut de fuiro élire, sans violer la lettre do la loi, les cinq directeurs do son choix. Los élections do l'an V ayant amené au conseil do nombroux membres do l'opposition, quaranto-doux do ces meneurs furent expulsés lo 18 fructidor |mr le Directoire qui, l'année auivanlo, par un coup d'Etat. coiUre-partie de celui do fructidor, annula les élections de l'an Vl, favorables colto fois aux républicains (28 floréal) [Il mai nos;.
Fn résumé, le rnnioil dos CIntj-Conts demeura jUHqu'nu
Mt2inl>ro du conaeil dos Cluq-CflQtf.
Cinq-feuilles,
bout fidèle à la République et tomba avoc dignité aux cris de n A bas lo dictateur 1 », lorsque, le 18 brumaire, Bonaparte, pour vaincre sa résistance énergique, fit envahir la sallo par Murât et ses grenadiers, et en fit expulser violemment tous los membres.
CINQ-FEUILLES {sin-femf) n. m- Archit. Motif d'ornomontatiou inscrit dans une rosace à cinq divisions ou lobos. (Dans lo style gothique, on dit plus spécialement QUiNTE-FEOiLLËS. Le cinq-fcuiUes est fréquemment employé comme bouton central do rosace.)
— Bot. Syn. de potentille, ot
QtJINTE-FEUILLE.
Cinq-mars {si7i-mar') [Henri CoiFFiER DE Rdzé, marquis de], favori de Louis Xlil, né en 1620, mort en 1642. Second fils du maréchal d'Effiat, il dut à la protection do Richelieu, ami de son père, d'entrer à la cour "â. quinze ans comme capitaine aux gardes et d'être ensuite attaché à la personne de Louis XIII pour distraire ce prince mélancolique et surtout pour le soustraire à l'influence de M"* de Hautefort, ennemie du premier ministre. Beau, élégant et spirituel, Cinq-Mars sut conquérir rapidement l'affection du roi, au point de le décider à répudier sa maîtresse. Bientôt, il devint grand maître de la garde-robe, puis grand écuyer do France. Dès lors, il visa plus haut, et, encouragé par la princesse Louise- Marie de Gonzague, dont il était aimé, il aspira à partager le pouvoir avec Richelieu. Celui-ci, inquiet, lui fit refuser un grand commandement qu'il avait sollicité à l'occasion de sa brillante conduite au siègo d'Arras en 1640, et, dit Montglat, ■■ le gourmanda comme un valet « . Cinq-Mars résolut de se venger. D'abord, il ne cessa d'aigrir lo roi contre son ministre, puis, avec Gaston d'Orléans, le duc de Bouillon, et même la complicité tacite de la reine, il complota le renversement de Richelieu. Par l'entremise du marquis de Fontrailles, les conj urés signèrent avec l'Espagne un traité par lequel cette puissance promettait do les appuyer de ses troupes et de son argent. Mais Richelieu réussit à se procurer une copie du traité et la mit sous les yeux de Louis XIII. Arrêté à Narbonne, Cinq-Mars fut transféré à Tarascon avec son ami de Thou. Conduits à Lyon, les deux jeunes gens furent livrés à une commission extraordinaire, composée de membres du parlement de Grenoble. Trahis par les lâches aveiLxde Gaston d'Orléans, ils furent condamnés amortie 12 septembre 1642 et décapités le même jour à Lyon, sur la place des Terreaux. Richelieu fit démanteler le château de Cinq-Mars, et raser les bois du domaine a jusqu'à hauteur d'infamie o.
Cinq-Mars ou une Conjuration sous Louis XIII, roman d'Alfred de Vigny (Paris, 1827). — Cette œuvre occupe une place importante dans l'histoire du roman historique. Elle doit beaucoup de ses qualités à l'influence de Walter Scott. L'intrigue romanesque y est secondaire : rien de plus effacé, de moins attachant que les amours de Marie de Mantouô et do Henry d'Effiat. Ce que l'auteur a voulu ressusciter, c'est la lutte politique de Richelieu contre la noblesse. Malheureusement, il apporte dans la peinture de ses principaux personnages une trop grande partialité : le gentilhomme et le monarchiste nous montre un Cinq-Mars trop noble et trop profond, un Louis XIII trop victime de son ministre, un Richelieu trop fourbo et trop cruel. D'un autre côté, Vigny est un esprit aristocratique qui sait mal faire vivre et grouiller la foule. Mais il excelle à animer les personnages secondaires, à leur donner le costume, la physionomie et même le langage du temps, en un mot toute la couleur locale. Ce roman est uno suite dramatique de tableaux historiques d'une vérité pittoresque intense.
Cina-Mars, opéra en quatre actes, paroles do P. Poirson et Louis Gallet, musique do Charles Gounod (Opéra- Comique, 1877). — Inspiré en partie par le roman d'Alfred de Vigny, lo livret de Cinq-Mars n'offre néanmoins qu'un intérêt très relatif. Sur co hbretto, Gounod a écrit une partition intéressante qui, si elle no peut compter au nombre do ses meilleures œuvres, conserve oncoro des traces do son génie plein de grâce et de séduction. Il v faut signaler surtout, au premier acte, la jolie cantilène ue Marie: Nuit i-€splendissante ; au second, la chanson do Fontrailles : On ne verra plus dans Paris...; le chœur curieux des courtisans et le très agréable ballot do la fête chez Mariou ; au troisième, un duo d'un heureux effet ot lo bel air de basse du Père Joseph; enfin, au dernier, l'air pathétique de Cinq-Mars : O chère et vivatite image, et la scène finale.
CiNQ-MARS-LA-PILE, conim. d'Indro-ot-Loiro, arr. ot à 35 kil.
do Chinon, sur la Loire; 2.003 hab, Ch. do f. Orléans. Carrière do pierre meultèro. Commerce do vins. Lo surnom do la Pile est dû à une pyramide de briques surmontée île cinq pilastres, haute de 29 mètres, monument historique, probablement romain, (pii so dresse sur lo bord do la Loire.
L'ancien château, qui datait du XV» siècle, fut on partie démoli par ordre do Kichelieu, ou 1642.
Cinq-ports (les), ancienne
confédération maritimo anglais'-- Los ports de Ilastings, Sandwich, Douvres, Uomney, Mythe, avaient formé, avant la' conquête
normande une confédération pri- j,,j^ ^^ cioq-Mar..
vilégiéo à laquelle les invasions
danoises avaient donné un caractère militaire : placés sous la surveillance d'un officier du roi, les Cinq-Ports devaient fournir des navires en temps de guerre. l.es rois normands modifièrent pou cotte organisaliou, mais la confédération, sans changer do nom, comprit peu à peu tous los ports du Sud-Est. Malgré la décadence ou la disparition do ces anciennes villes, la charge do • gardiou dos Ciuq- Poris ■ existe oncoro aujoui\i'hut.
CINQ-SIX [sin-tiis) n. m. Alcool do vin distillé û 60'» Oay- Lussae.
CINQUAIN, AINE (5t«-A*in, <îm') aty. numép. Clnquièmo
[VlUlL\.>
CINQUAIN — CIOMPI
CINQUAIN {sin-kin) d. m. Littér. Pièce, couplet de cinq vers, Dommé plus souvent qdintil.
— Art milit. Ordre de bataille au xvi' et au xvii* siècle, doDS lequel l'armée était divisée en cinq corps.
— Vitic. Variété de raisin blanc du Bordelais. CINQOANTAIN, AINE («in-A'an-dn, en') adj. Qui vient en
cinquante jours : Maïs cinquantain.
CINQUANTAINE (sin-kan-lèn') a. f. Nombre do cinquante ou d'environ cinquante : Une cinquantaine de personnes, de francs, d'ajinées. u Ago de cinquante ans :A/fetnrfre la CINQUANTAINE. Il FctC, anniversaire qu'on célèbre au bout de cinquante années de mariage ou d'exercice dans uno fonction.
— Ane. art milit. Compagnie urbaine de cinquante hommes, commandée par un cinquantenier.
Cinquantaine (la), tableau de Enaus [Salon de 1859]. — Ce tableau représente un bon vieux et une bonne vieille célébrant le cinquantième anniversaire de leurs noces. Revêtus de leurs habits de fête , entourés de leur nombreuse lignée et des notables du village, ils ouvrent la danse dans une prairie, à l'ombre de grands ormeaux séculaires. Cette composition est charmante de pittoresque, de couleur et d'esprit.
CINQUANTE {sin-kanV— du la.t. quinquaginta) adj. numér. cardin. Cinq fois dix : Cinquante est la jnoitié de cent.
— adj. num. ordîn. Cinquantième : Page ciN-
QCANTK.
— n. m. Nombre de cinquante unités : Cinq fois dix font ciNQtTASTE. Il Numéro cinquante ; chiffres figurant le nombre cinquante : Le cinquante est sorti. \\ Maison qui porte le numéro cinquante : Mabiter le cinquante.
— Gramm. Le nombre qui se forme en ajoutant un à cinquante s'exprime par cinquante et un, et non par cxnguante-un. On dit : cinquante-deux, cinquante-trois, etc.
CINQUANTENAIRE {sin-kan, nèr) n. m. Anniversaire au bout de cinquante ans.
— n. et adj. Personne âgée de cinquante ans. ii Qui a rempli une fonction pendant cinquante ans.
GINQUANTENIER (sin-kan, ni-é) n. m. Chef d'une compagnie urbaine qui se composait primitivement de cinquante hommes : Il y avait deux cinquanteniers sous chaque quartenier. (Chéruel.) Il Ancien juge de village.
CINQUANTIÈME {sin-kan-ti-èm') adj. numér. ordin.Qui occupe un rang marqué par le nombre cinquante, qui a quarante-neuf personnes ou objets avant lui : Le ciNv-uan- TiÈME joi/p. Il Cim est contenu cinquante fois dans un tout : La cinquantième partie de mille est vingt.
— Substantiv. Personne qui occupe la cinquantième place, le cinquantième rang : Etre le ou la cinquantième sur une liste.
— n. m. Cinquantième partie d'un tout : Le cinquantième de cent est deux, loucher deux cinquantièmes.
CINQUENELLE n. f. Mar. fluv. Syn. de cincenelle.
CINQUÉCENTISTE n. m. V. CINQCENTISTE.
CINQUENER {sin-ke'né)Y. n. Durer pendant cinq années consécutives, en parlant des semences et graines : Les semences ne font communé?nent, jnéme dans les bonnes tei'res, que CINQUENER ou sixener. (Vieux.)
CINQUIÈME 'sin-ki'èm' — rad. cinq) adj. Qui occupe un rang marqué par le nombre cinq, qui vient après le quatrième : Le CINQUIÈME Jour. \\ Qui est contenu cinq fois dans le tout : La cinquième partie des habitants.
— Substantiv. Personne qui occupe la cinquième place, le cinquième rang : Etre le, la cinquième sur uyie liste.
— n. f. Dans les écoles secondaires, La cinquième classe, en comptant de la rhétorique pour descendre aux classes élémentaires : Faire sa ciNQUiiiME.
— n. m. Elève de la classe de cinquième : En moins d'un an, je devins fort «'inquième. (Cbateaubr.) ii Cinquième étage : Loger au cinquième, ii Cinquième partie d'un tout: AroirrfeuxctNQCiÈMBS dans les 6ién(*yîces. — Pop. Cinquième partie d'un litre devin : Boire un cinquième. iiHist. Impôt do la cinquième partie du revenu des biens-fonds, dont la levée a été plusieurs fois ordonnée par les rois de Franco.
CINQUIÈMEMENT {sin-ki-è) adv. En cinquième lieu,
CINSAUT (sin-so) n. m. Un des noms vulgaires d'un cépage précoce spécial au midi de la France, et appelé aussi plant d'Arles, bondalès, espagnen, etc. (Le cinsaut donne des vins qui ont peu do corps, mais un bouquet très fin ; il fournit également des raisins de table.)
GiNTEGABELLE, ch.-I. de cant. de la Haute-Garonne, arrond. et à 27 kilom. de Muret, sur l'Ariège ; 2.346 hab. Cb. de f. Midi. Briaueterie, minoterie, moulins, liolle église o^vale du XI» siècle, remaniée A diverses époques. Ruines d un ancien château fort et de Tabbave de Boulbonne. On rencontre les restes de la seconde abbaye de co nom à 5kil.au S.-O. delaville, — Lecantona7co"mm.ctG.424hab.
CiNTHiE. Biogr. V. Ctnthik.
CiNTI autref. Camar^o), ville de Bolivie (dép. de Tarija), surio riode Cin(i, sous-affluent du Pilcomayo par le Pilaya; 2.100 hab. — Cfa.-l. de la province de Cinti.
GllfTO (Monte), sommet culminant do la Corse, dans on chaînon qui se détache au N.-O. du massif de Paglia Orba ou Vagliorba. Son altitude est de 2.707 mètres.
CiNTO Euganeo, bourg d'Italio (Véoétio [prov. de Padoue,;; 2.000 hab.
Cintra, ville do (Portugal (prov. d'Estrémadurc), à 20 kilom. do Lisbonne, sur le versant occidental des hauteur» de Cintra ; 4.030 hab. Marbres, vignobles. Commerce do marbre bleu, do vins, do fruits. Son climat salabre, ses beaux ombrages, sos rochers pittoresques l'ont fait surnommer un« nouvel I-^len ». 'liyron.) Château royal, do .stylo gothique. Au sommet d'un pic, ch&tcau do la Pcnba. Lo 30 août I80*t, Junot y signa avec les Anglo- Portugais la convention qui déterminait l'évacuation du Portugal par le» troupes françaises. Non loin, à Penha Vorde, l'on conserve le cœur de Joâo de Castro. Ch.-lieu d'UDConcelhopeujilé *l(i22.fii()hù.h.— Les hauteurs de Cintra, ramification des monts Junio, s'étendent du N.-E. auS.-O., sur uno longueur do 64 kilomètres, jusqu'au cap da Koca.
Cintra (Gooçalo ub), navigateur portugais du xv* siècle, massacré par les ooirs près d'Arguin, on 1445. IJ so
signala dans les guerres contre les Maures, particulièrement lors de l'expédition au cours do laquelle Jean I" s'empara de Conta (1-415), et lit différents voyages le long de la côte d'Afrique.
Cintra (Pierre D!i-), navigateur portugais du xv* siècle, lit, à deux reprises, en 1462 et en 1482, des voyages d'exploration sur les côtes de la Guinée. Son secrétaire, Ca'da-Mosto, qui l'avait accompagne dans la j)remiêro de ces expéditions, en a rédigé une relation. V. Ca'da-Mosto.
mm
Machine a cintrer les tôles
La Cinquantaine, d'après Knaus.
cintrage {si7i-traj') n. m. Mar. Syn. de ceintrage.
— Techn. Action de cintrer, de courber une plaque do métal, une barre de fer, une pièce de bois, etc.
— Encycl. Le cintrage a pour but de convertir les feuilles planes de métal en surfaces développables , ou de recourber uno barre de fer. Il se fait à froid pour les tôles minces, et à chaud pour celles d'une certaine épaisseur, et aussi pour les barres épaisses comme les jantes de roues. Les machines à cintrer se composent , en général, de trois rouleaux parallèles, dont deux, inférieurs, tourn ent dans des coussinets fixes, tandis que le troisième est mobile de bas en haut.
Quand on veut cintrer une feuille ou une barre, on l'engage entre ces cylindres ; les premiers la supportent et la guident, et le second, en la pressant fortement, lui donne la forme qu'elle doit avoir.
cintre {sintr' — du lat. cinctura, ceinture ; du gr. kentron, pointe) n. m.
neaux. (A. Chénier.)
— Archit. Courbure continue d'une voûte ou d'un arc. (Ce mot désigne surtout l'échafaudage en arc sur lequel on construit Tes voûtes.)
— Théâtr. Partie supérieure de la scène, comprenant la portion qui va du point
Machine à cintrer les fers
Surface concave : Lfes cintres d'an-
forme de cintre ,
D'argent k un
globe de pueules,
cintré d'or.
Quand il s'agit de la construction de voûtes d'un développement considérable, les cintres sont, alors, de véritables fermes en charpente. On les construit également en fonte et en fer. Ces grands cintres, dont la construction exige uno très grande précision, sont généralement roulants; on les fait mouvoir à l'aide de galets roulant le l)lus souvent sur une voie ferrée disposée ad hoc intérieurement aux travaux.
CINTREMENT (sm, Vian) n. m. Action de placer les cintres d'une voûte, pour la soutenir pendant sa construction.
CINTRER (sin) v. a. Construire courber en cintre : Cintrer une pièce de bois.
— Mar. S^n. de ceintrer.
Cintré t ee part. pass. du v. Cintrer. Blas. Se dit d'un globe ou d'une sphère, quand ces pièces sont entourées d'un cercle et d'un demi-cercle d'émail particulier, il Fermé, en parlant d'une couronne royale,
CintruenIGO, ville d'Espagne (Navarre [prov. de Pampelune]}, sur TAlharaa, atfl. de l'Ebre ; 2.500 hab. Minoteries, distilleries. Ville très ancienne, autrefois place forte, enlevée aux Maures, en 1117, par Alphonse le Batailleur.
GiNU, ville de la république de Colombie (départ, do Bolivar), au milieu de vastes savanes; 8.000 hab. L'ancienne Sinu des Indiens, où le conquistador Heredia découvrit un cimetière indien des plus riches.
GiNXIA, nom sous lequel, à Kome, Junon présidait aux mariages.
CINTRA n. m. Antiq. hébr. Syn. do cinnor.
CiNYRADES, descendants de Cinyras, famille sacerdotale de Chypre, vouée au culte d'Aphrodite à Paphos et Amathoute. — Un, une Cinyrade.
Cinyras ou CiNYRE, roi légendaire de Chypre, aède et prêtre d'Aphrodite à Paphos. Il était originaire de Cilicie, d'où venait aussi le culte de l'Astarté phénicienne. Il passait pour être un fils d'Apollon. Il épousa Metharné, fille de Pygmalion , roi do Chypre ; n eut do nombreux enfants, "parmi lesquels Myrrh'a et Adonis. On racontait qu'il avait provoqué Apollon sur la lyre, et que, vaincu, il s'était donné la mort. D'après uno autre tradition, il aurait, au contraire, vécu plus d'un siècle et demi, comblé de dons par Aphrodite. On lo considérait à Chypre comme l'un des plus anciens rois du pays, comme l'inventeur des arts, de divers outils et do la flûte, comme le fondateur ou le restaurateur du culte d'Aphrodite. Ses descendants, les Cinyrades, étaient voués à ce culte.
CIOCOQUE n. m. Bot. Syn. de chiocoqde.
ClOLEK (Erasme), latinisé en 'Vitellio, physicien et mathématicien polonais, né vers 1210, mort vers 1285. Vitellio est la traduction latine des armoiries de Ciolek, ou jeune taureau. Le travail de ce physicien no parut que longtemps après sa mort, sous le titre : Vitellionis perspective libri decem (1533). Ciolek compare avec un soin admirable les axiomes, les théorèmes et les hypothèses d'Euclîde, de Ptolémée, d'Apollonius, de Théodore, de Ménélaus, de Théon, de Pappus, de Probus, d'Al Hazem, auteur arabe. Ciolek écrivit aussi sur la philosophie, sur l'ordre des êtres, sur les conclusions élémentaires, sur la science des mouvements célestes.
CIOMPI n. m. pi. Nom qu'on donnait, à Florence, aux manœuvres qui n étaient compris dans aucun des arts ni majeurs, ni mineurs, et qu'on traitait comme des esclaves, les fouettant à l'occasion. — Un ciompo.
— Encycl. Ce mot de ciompi est évidemment une corruption du mot français n compères u . Ce furent les ciompi qui tentèrent, à Florence, la révolution sociale de 1378. Exploités par l'aristocratie capitaliste, ils n'attendaient ou une occasion de tout bouleverser, lorsque les chefs ue l'aristocratie provoquèrent le peuple en se mettant en conflit avec Inomme populaire de l'époque, le gonfalonier Sylvestre de Médicis. Ce fut le signal d une efil'ervescence populaire, qui dégénéra bien vite en révolution. On créa d'abord la commission des Dix de liberté
Cinlre en terre
Cinlre retroussé p^ voûle en plein cintre
où le décor disparaît aux yeux du spectateur jusqu'aux comDlesdel'édifico.
— ,Techn. Armature en fer plat qui sert, dans un poèlo portatif, à soutenir la garniture. (Ondit aussi cage.) Il Nom vulgaire des portemanteaux en bois, cintrés.
— Encycl. Trav. publ.
Les échafaudages curvilignes destinés à la construction des voûtes de toutes dimensions portent lo nom de cintres, leur forme varie. On distingue le plein cintre; le cintre surhaussr, le cintre surbaissé, le cintre en anse de panier, etc. Dans le premier, la courbe génératrice est une demi-circonférence ; dans lo second, c'est uno demi -ellipse ayant pour base son petit axe; ta troisième, qui e.st aussi une ellipse, s'appuio sur son grand axe.
Lorsque la voûto à construire est do faible dimension, le cintre comprend un en(rai( qui repose sur des pieds-droits adossés intérieurement aux deux faces verticales de la maçonnerie que l'on veut surmonter d'une voûto; un poinçon et quelques contre-fiches partant du centre cl so dirigeant ver.s la périphérie maintiennent les difl'érentcs pièces taillées oxtériouroment suivant la cour buro adonner; los cintres sont dits fixes*
Cinlre p' voûte en plein cintre
Cintre pour arc en ogive cinlre p"" voûte en anse depanier
Cintre enfer
contre l'aristocratie; puis, lo 20 juillet 1378, la seigneurie fut dispersée , le bas peuple mis en possession du pouvoir et le cardour Michel Larulo élu gonfalonier; enfin, le 28 août 137S. nne insurrection suprême éclata et tenta d'établir la démagogie pure et simple. Michel Lando écrasa le mouvement (31 août), chassa les exaltés et
Cionu3 (gr. 4 fois]
essaya do gouvornor avec la potito bourgeoisie. Mais lo bas peaplo, i)his jaloux dos Dour^L'ois quo dos uoblos, préftSi'a la rosiaurution do ceux-ci [ latci ).
GION i,^M'. kton) n. tn. Luotte. Il Excroissance L'aronruleu.so du la luatriL-o.
GlONE (Andréa lu). V. Orcagna.
CIONELLE ou CIONELLA {mH') i\. f. Sous- ^enro de mollusques gastéropodes du genre torusaccia, caractérise par la coquille luisante, ù. bouche ovale-piritormo, à pourtour très épiiis on dedans. (Un oxomplo do ces petites coquilles terrestres de France est iourni par la cionella stibcylindrica do Franco.)
CIONINÉS (rad. cionus) n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères rhynchophores, famille dos curculionidés, ronfermaut les geures ciûniis, stereonychus et autres, ayant pour carai:tèros communs : troisièino et quatrième segments abdominaux brusquement recourbés ou arrière près du bord latéral, épimôros métathoraciquos grands, hanches postérieuros largement séparées dos olytres, antounos ayant leur funicule réduit à cinq articles. — Lfn cioniné.
CIONITE (du gr. kiôn, luette) n. i\ Inflammation do la luette.
GIONOSICYOS {si, si-oss) n. m. Genre do cucurbitacéos, tribu des cucumérinées, représenté par une seule espèce de la Jamaïque, herbe grimpante à grandes fleurs jaunes, à fruit gros comme une orange, lisse et jaune.
CIONUS [nuss) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des cioninés, renfermant de petits charan*^ons globuleux, à él^^tres mouchetés ou tachetés de noir velouté.
— Encycl. Vivant exclusivement sur les scrofulariées, ils sont répandus à peu près dans toutes les régions où poussent ces plantes : on enconnaît de très nombreuses espèces. Leurs larves vivent à découvert ou dans des feuilles réujiies on bourse, et se métamorphosent dans une coque globuleuse et transparente. Citons le cionus scrofularice, répandu dans tout l'hémisphère boréal; le cioniis thapsi (Europe et Turkestan) ; le cionus pulche Uns (Europe).
GlOS, un des Argonautes et compagnon d'Hêraklès. A son retour de Colchide, il fonda en Bithynie, près de la Propontide, la ville de Cios, qui fut plus tard détruite par Philippe III de Macédoine, et rebâtie par Prusias, roi do hithynie.
CIOTA ou CIOTAT (ta) n. m. Variété de cépage, analogue au cftasselas. \\ On dit aussi ciouta, et cioutat.
ClOTAT (La) [lat. Citharista], ch.-l. de cant. des Bouches-du-Rhône, arrond. et à 35 kilom. de Marseille, sur la Méditerranée; 1^.734 hab. {Ciotadens, ennes ou Ciotadins, iyies.) Ch.
def. P.-L.-M.— Lecantona4comm.
et 16.659 hab.
La Ciotat est bâtie au fond du golfe des Lèques ou de la Ciotat; son port, d'un accès facile, et pouvant recevoir des navires de 6 mètres de tirant d"eau, s'est vu enlever presque tout son trafic par sa grande voisine Marseille. Mais les ateliers deconstruction de la Compagnie des messageries maritimes, qui occupent plus de trois mille ouvriers, lui donnent une certaine importance.
La Ciotat fut d'abord, sous lo nom do Citharista, uno colonie marseillaise; occupée plus tard parles Romains, elle fut ruinée par les invasions. Elle se releva au Xii" siè de, et comptait 12.000 hab. au xvi'. Patrie de Josepli Seguin, de Portalis et de l'amiral Gantheaumo.
GIPADESSE (df^ss) n. f. Genre de méliacécs, renfermant des arbustes ou des arbrisseaux do l'Asie, do laMalaisio, de rOcéanie tropicale et do Madagascar.
CIPAL n. m. Pop. A Paris, Abréviation pour gardr municipal. \\ PI. Des cipaux.
ClPANGU, nom donné, au Japon, à la lin du moyen âge.
ClPAQUIRA ou ZiPAQUIRA, ou ChIPAQUE, comm. dos Etats-Uuis do Columbio (dèp. <li- Ctimliiianiarca), dans la vallée du rio Kunza, affluent du Magdalona; s. 315 hab. Ancienne résidcm.'e des souverains muyscas. Mine do sel gemme ; mines <lo plomb, de fer, de cuivre ot do soufre. — ha. province di> Cipaqaira a 76.430 hab. ; le district, 12.000 h.
ClPARIU ( Timothéo ) , ecclésiastique et philoloçrnc roumain, né on Transylvanie en 1805, mort à Blasendorf en 1887. Professeur do théologie au sôminairo de Blasendorf, il créa, en 1867, Organul Luminnrui (Organe de la Lumière), loprouiier journal roumain on caractères latins. En 1850, il fut élu d.éputo au Koichsrath do Vienne ot, en 1863, sénateur. II fut lo représentant le plus célèbro do l'école latiniste on Transylvanie. Si-s couvres principales sont ; /Je latinitate Uni/usp Valachtcx (1855); I)e nomine Valachorum tfcntili {isr>i) ; De re literaria Vulttc/iurum (1858). Sa grammaire en doux volumes, Gramatica limhtn romine (1859 ot 1869), fut couronnée par l'Académie roumaine.
CIPAYE ou CIPAÏE ipàf/' — angl. scpoy ; du persan sipa/ti) n. m. Nom dos soldats hindous engagés au service dos Kuropéons, ot en particulier des Anglais.
— Adjoctiv. : Soldat cii'AYit.
— Encycl. ïlist. Avant l'arrivéo des Européens dans rindo, les indigènes avaiont l'habitudo de so louorau plus offrant. Duploix organisa, au profit de l'Inde française, un servico do prons, qu'il nomma cipafiis (guerriers). IV. plus bas.] Lord Clive créa, au Bongalo, dos régiments d indigènes dressés à l'européonne. Cotte armée, qui compta jusqu'à contquairo-vingt-dixmillo hommes (infanterie otcavalerio), 80 composait do mtisulnians et d'Hindous ; jusqu'en 1857, elle fut à la solde rjo la Compagnie dos Indes. A cotte époque, éclata la révolte (|ui dura doux ans. On lut a attribué bii'ii dos motifs; il est do fait qu'il régnait alors uno grande agitation parmi les populations indigènes du Nord, à cause do la récente annoxion du royaume d'Oudo, dont le souverain avait été dépouillé do ses Etats par lord Uulhou
CION — CmCAÈTE
Armes de La Ciotat.
sie ; de plus, une tradition, populaire à, la fois chez les Hindous et les musulmans, tixait à la centième année la Xuino do la domination anglaise, qui datait de 1757. La cause apparente fut celle-ci : en 1856, lo gouvernement anglais lit distribuer aux cipayes dos carabines rayées, dont les cartouches étaient enduites de graisse de porc, animal immonde aux yeux dos Hindous et des musulmans. Lo soulôvemont conimonça dans le Bengale et fagna uno partie de la présidence de Bombay ; l'armée do ladras resta lidèlo, ot colle du Pendjab offrit même un puissant concours aux Anglais. Des atrocités marquèrent des deux côtés cotte lutte atFreuse. Le siège memorablo de Delhi, suivi de la prise de la ville, termina la lutte (20 sept. 1857). Le major Hodgson fit prisonnier le dernier descendant du Grand Mogol, réfugié dans le tombeau de Houmayoum, et, lo lendemain, entouré de 8.000 Hindous, tua de sa propre main les trois tils du vieux prince. Les résultats de la révolte furent la suspension de la Compagnie par un bill du parlement et la proclamation do la reine comme impératrice des Indes. Une amnistie fut promise. La résistance so prolongea encore dans l'Oudo et fut marquée par do nouvelles atrocités, dont lo rajah de Bithoor, Nana-Sahib, fut le principal instigateur; c;ette ûernière campagne fut close par la prise de Lucknow (3-12 mars 1858). Il fallut, cependant, près de neuf mois à sir Colin Campbell pour rejeter les insurgés dans les montagnes du Népaul. L'armée indigène fut réorganisée, et les cipayes furent licenciés.
— BiBijoGR. : sir John Kayo, History of the Sepoij ivar, continuée par VHistonj of the Indian mutiny, du colonel Malleson ; colonel Edward Vibart, the Sepoy mutiny as seen bu a subalteim Jrom Delhi to Luchnoin; Tuio narratives of the mutiny in Delhi, traduites des originaux par Charles- Théophile Metealfe.
L'organisation des cipayes, au service do la France, subit de nombreuses vicissitudes; augmentant quand la guerre reprenait avec les Anglais, pour se réduire de nouveau quand la paix était faite, disparaissant même entièrement parfois, comme, par exemple, pendant le premier Empire, quand les possessions françaises furent tombées aux mains des Anglais. Rétablis à la Restauration, les cipayes ne furent reconstitués, en 1817, qu'à quatre compagnios, qui furent réduites à deux en 1867, puis a une seule en 1889. La suppression de cette dernière avait même été décidée en 1S9S. Les cadres européens devaient être réintégrés dans l'infanterie do marine, ot les indigènes retraités ou employés dans la constitution d'une milice locale qui devait remplacer les cipayes.
Mais ces mesures furent rapportées peu après et la compagnie a été maintenue.
ClPIERRE (Philibert de MakciLLY, seigneur de), capitaine français, mort eu 1566. Il prit une par: honorable aux guerres d'Italie, princii)alement sous Henri II, et fut, à la tin do ce règne, nommé gouverneur du duc d'Orléans, puis, quand ce prince fut devenu Charles IX. premier gentilhomme de la chambre du roi et gouverneur do l'Orléanais.
Aux diverses dignités dont il fut investi il convient d'ajouter celle de maréchal do France, dont ne fait mention aucun généalogiste, sans doute parce que la mort i>e lui laissa pas lo temps do prêter le serment do sa charge.
CIPO n. m. Nom par lequel les Brésiliens désignent toutes les lianes et plantes sarmonteuses.
CIPOLIN (de l'ital. cipollino, petit oignon, à cause des bandes parfois concentriques qui caractérisent cette roche) adj.m. Calcaire cristallin, do structure schisteuse, presque toujours micacé, souvent talcifère et chloriteux.
— Encycl. Cette variété do marbre se rencontre en grandes masses lenticulaires dans lo gneiss ot présente cotte particularité de passer progressivement à la roche encais- .santo, ce qui porto à croire qu'elle résulte d'une concentration de carbonate do chaux, ot quo
son origine est métamorphique.
CIPONIMEn. m. Bot. Syn. de symri.ocos.
CIPPE (lat. cippus, primitiv. souelle, tronc) n. m. Auj., Domi-colonno sans chapiteau, simulant une colonne brisée, sur laquelle on grave quelquefois des inscriptions.
— Encycl. Los Romains nommaient c//j/)ua uno colonne courte ou un pilier quadraugulaire marquant une frontière, uno limite do champ, une sépulture, etc. César désigne sous ce nom les gros pieux d'une palissade, et, dans certains pays où la pierre manquait, on so servait, sous lo mémo
nom , de souches on guise de bornes. Telle est probablement l'origino<lu ciitpr do pierre qui lo rappelle par sa terme. La partie supérieure était taillée, la partie inférieure restait brute. Lo cippe était nu ou orné do sculptures, mais portait toujours queli tion
route, épitapi Los mots j» fronlc nt/rum. suivis do chif-
Cipaye.
Cippc.
uelquo inscrip- V l3)l| indications <lo y«nS épitapho. etc. t^^
CtppQ fuDJiralro.
fros quo l'on remarque souvent snr les cippes funéraires, indiquent l'espace do terrain qui, devant ot derrière lo monumont, appartient ù la sépulturo. Los lettres S T T L sijj'niflont : Stt tibi terra levis (yuo lu torro to soit légère). L inscription fréquente aussi : //or tnonumentum h-vrcfea twn sefjuilur, vout dire quo les héritiers n'ont pas lo droit d'en disposer ot do lo vendre. Les cippos l'uutïrairos sont
souvent creusés à leur extrémité supérieure, de manière ù recevoir une urne contenant les cendres.
GIPPICO (Coriolan). V. Cépion.
ClPRIANI (Giovanni Battista), peintre et graveur italien, né il Florence en 1727, mort près de Londres en 1785. li se tixa tlo bonne heure à Londres, où son ami Bartolozzi grava un grand nombre de ses planches. Il devint un des premiers membres de l'Académie royale fondée ea 1709. Sa manière était élégante et Une, et se ressentait de l'imitation du Corrège. Il a gravé surtout d'après Cellini et Van Dyck.
GlPRiANZ (Lionetto), homme politique italien, né en Toscane vers 1814. Dès seize ans, emporté par ses goiîts aventureux, il voyage en Afrique, où il assiste à. la prise d'Alger, aux Antilles, etc., et so tient en relations avec les chefs des mouvements révolutionnaires. En 1848, il est nommé colonel par le grand-duc do Toscane ; en 1849, il est envoyé en mission à Paris. A la nouvelle de la fuite du grand-duc, il s'engage dans l'armée piémontaîse, se distingue à la Sforzesca, et, à la suite de la bataille de Novare, il passe en Californie. Il visite l'Amérique septentrionale (1853), revient en Europe (1855), s'embarque de nouveau dans 1 expédition de la Beine-Éortense (1857), joue un rôle dans le rapprochement de Napoléon III et de Victor-Emmanuel, et retourne en Californie. Les événements de 1859 ïe ramènent on Italie ; il combat dans les rangs de l'armée franco-sarde, est nommé chef du gouvernement des Romagnes, et, l'annexion accomplie, il s'établit définitivement en Amérique.
ClPRIANI (Amilcare), révolutionnaire italien, né ù Rimini en 1845. Il s'engage à quatorze ans pour combattre l'Autriche (1S59). Après Villafranca (1860), u déserte et accourt à Naples auprès de Garibaldi. Il est condamné à mort par contumace, et s'enfuit en Orient. En Crète, il rencontre Flourens, se lie avec lui, lo suit à Paris (1868), et prend part à l'insurrection de la Commune. Fait prisonnier, il est condamné à mort (1871), puis déporté à Nouméa. Délivré en 1879, il revient à Paris, d'où ses violences le font expulser (1880). Il passe alors en Suisse. En 1881, il roDtro en Italie pour siéger au congrès socialiste de Rome. Arrêté, il est condamné à dix ans de bagne. Ravenne et Forli l'élurent député à plusieurs reprises, en manière de protestation. Gracié après 1887 par le gouvernement italien, il reparut en France, où il collabora à divers organes socialistes. Eu 1897, il partit au secours des Grecs (guerre gréco-turque) à la tête d'une bande de volontaires italiens, et il fut grièvement blessé au combat do Domokos. A son retour, les électeurs de Forli le réélisaient député pour la cinquième fois, et l'extrême gauche présentait une motion pour quo « les droits civils lussent rendus à ce proscrit »; mais son élection fut encore annulée.
CIPURE n. m. Genre d'iridacées, renfermant des herbes bulbeuses de l'Amérique tropicale.
CIRAGE n. m. Action de cirer, il Résultat de cette action ; manière dont un objet est ciré, il Action de préparer les toiles cirées.
— Composition qu'on applique sur certaines chaussures pour les rendre brillantes.
— Filât. Opération consistant à enduire de cire un fil de lin retors. (Cette opération s'exécute généralement à l'aide de machines spéciales qui cirent un à un les fils traversant une boule composée de cire vierge et d'autres ingrédients. Quelquefois, aussi, les dissent cirés en écheveau, la machine lui imprimant un double mouvement de tension et de torsion.)
— Mar. Vêtement de coton huilé, comprenant un pantalon, une capote et un suroit, que los matelots du commerce et les pêcheurs revêtent pour se préserver de la pluie ot des embruns.
— Peint. Tableau de cirage. Tableau n'ayant qu'une couleur unique, jaunâtre, et dans le genre du" camalou.
— Photogr. Sorte d'encollage destiné à empêcher l'altération du sel sensible ot à rendre le papier transparent : lo papier posé sur une plaque métallique chautl'ée, avec interposition de plusieurs doubles de papier buvard, est enduit réguliôromont de cire fondue,
— Encycl. Techn. On fabriçiuo le cirage soit à l'état pâteux, soit à l'état liquide, suivant l'usage auquel on lo destine. Sa couleur est généralomout noire, bien qu'il so fabrique, notamment on Angleterre, des cirages spéciaux à baso de cire, servant pour les cuirs jaunes de certaines chaussures ou do harnais.
Dans la composition dos cirages pâteux entrent comme matières premières: du noir rf'û^oire.dola mélasse. de l'acide sutfurique, de la noix de galle, de Veau, et fréquemment du sulfate de fer. Du reste, cette composition n'est pas uniforme, chaque fabricant la modifiant au gré de sa fantaisie.
Les cirages liquides sont fabriqués avec des ingrédients analogues à ceux du cirage uàteux ou solide; seule, la quantité d'eau est plus consiaérablo. Quant aux cirages iaunes, ils so composent de cire viorgo dissoute dans l'essence de térébenthine, avec addition Iréquonte do potitluit ot d'acide sulfuriquo.
GiRAL, comm. do l'Orne, arr. et â 17 kilom. d'Alonçon, près de la Mayenne naissante ; 919 hab.
CiRBIED (Jacques CiiAHAN), orientaliste arménien, né dans la Mésopotamie on 1778, mort A Titlis en 1834. S'étant rendu à Paris on 1792.
il fut attaché ù l'Ecole dos langues orientales vivantes (1798), puis proros.seur répétiteur d'arménion (1810- I8Î7). H alla ensuite fonder une imprimerie il Tillis. Ses principaux "tuvragos sont : /iechorches curieuses sur l histoire ancienne de l'Asie (180(1) ; Tableau gi^néral de l'Arménie (I8t3); Grammaire dv lu langue arménienne (18S3j.
CIRCAÈTE n. m. Oonro d'oiseaux rapucos, famille des uccipitridés, tribu dos butéoninés, comprenant des formes do taille moveiuio. i\
imites assoi! lonuuos, â grittos pou robustes, courtes, â loc cuiivoxo ou uossus.
— Encvci.. On connaît uno douxaino d'ounècoH do fir*caétes, répan<tues dans les diverses régions du globe. Los
CIroailo.
CIRCAMÉDlTEilRAiNÉEN - CIIICONCISION
circaètes proprement dits (circaeCus) sont propres aux ragions chaudes de l'ancien monde. Kn Europe existe une seule espèce, c'est le circaète ou aigle Jean le Blanc (ciVcaetus Galticus); de couleurs claires, de petite taille, il atteint à peine 1 mètre d'envergure, chasse au-dessus des étangs et paraît manger surtout des libellules, dont il détruit d'énormes quantités. D'autres espèces, civcaetiis thoracieus et circaetns fasciolatus, habitent l'Afrique. Les sous-genres harpyhalixttis (propre à l'Amérique du Sud), harpyhali^tus coronatus (Brésil), et spihrnis [spiîornis holospHus] (sud de la Chine et Philippines, etc.), comprennent d'autres espèces.
CIRCAMÉDITERRANÉEN, ENNE {nê-in, en' — du lat. circa, autour, et méditerra7ïéen) adj. Qui avoisine la Méditerranée.
GiRGARS ou SerCARS DU NORD, ancienne division de l'Inde anglaise. Les cinq Circars, ou districts du Nord, étaient situé's sur lacôte ouest du golfe de Bengale, entre ce golfe à l'E., les provinces d'Orissa et de Djaiapour au N., l'Etat de Nizam à l'O-, le Carnatic au S. : ils étaient peuplés de 2.600.000 hab. Ce territoire, qui était proprement les bassins maritimes des fleuves Godavéry et Knchna. fait aujourd'hui partie de la présidence de Madras ; il renferme les villes de Mazulipatam, Radjamandri, Vizagapatam et la ville française de Yanaon. Les Circars du Nord ont été le théâtre de longues luttes entre Français et Anglais, vers le milieu du xviii* siècle ; ils furent, pour la plus grande partie, conquis par Clive sur les Français, en 1765 ; le reste fut occupé par les Anglais, en 1778.
CiRCASSIE, ancienne dénomination de la région d'Europe, située au N. de la chaîne du Caucase. C'était le pays des Circassiens ou Tcherkesses. Ce territoire correspond aujourd'hui aux provinces de la Kouban (lekaterinodar, leïsk, Maïkop) et du Térok (Vladikavkaz), en Caucasie : ce sont les montagnes et les terrasses qui s'inclinent du Caucase central aux plaines de ces deux fleuves.
— Encycl. Les habiUnts de la Circassie sont nommés Tcherkesses par les Turcs et les Arabes, Tchirkassis par les Russes, Kazaks par les Ossètes. C'est au vi« siècle avant notre ère que l'on trouve la première mention de ce pays, dont les habitants étaient appelés Ant et Adigfies par les Grecs. U est à remarquer que c'est encore sous le nom d^Adighes que les Circassiens se désignent euxmêmes aujourd'hui. On n'a, pour l'antiquité, que très peu de renseignements précis sur la Circassie, surtout pour la partie orientale, qui a dû, à certaines époques, faire partie du royaume d'Ibérie. Elle fut conquise par Mithridate, et, après sa mort, elle compta, au moins nominalement, parmi les provinces de l'empire d'Orient. Les Huns la dévastèrent au v" siècle ; puis les Khazars s'en emparèrent à leur tour ; après la chute du royaume des Khazars. la Circassie dépendit de l'empire des Seldjoukides de Perse, puis du royaume de Géorgie. Déjà, au x" siècle, les Russes avaient commencé leurs incursions dans le Caucase, et. un peu plus tard, les relations de parenté devinrent fréquentes entre les grands princes et les familles priacières de ce pays. Batou-khan, petit-fils de Geugis-khan, s'en empara au xiii* siècle, et elle forma l'une des provinces occidentales de l'empire mongol ; elle passa ensuite, à la fin du xiv* siècle, sous la domination de Tamerlan et de ses successeurs ; c'est à cette époque que ses habitants embrassèrent l'islamisme. A la fin du xvu' siècle, le tsar Ivan Vassilievitch, gendre d'un prince circassien, défendit l'indépendance de la Circassie contre les prétentions du khan de Crimée; mais, après lui, ses successeurs se désintéressèrent de la question, et la Circassie devint tributaire du khanat de Crimée. Révoltés par la dureté avec laquelle ils furent traités, les habitants s'insurgèrent eu 1708, et se mirent sous la protection de la Turquie ; la paix de Belgrade (1739) et celle de Kutchuk-Kainardji (1774) leur rendirent leur indépendance, mais pour peu de temps ; déjà, sous Pierre le Grand, les Russes s'étaient emparés du Derbend et de Bakou ; eu 1783. la Circassie fut incorporée à la Russie et. depuis ce temps, malgré les révoltes de Kazt MoUak et de Schamyl dans le Daghestan, elle n'a pas cessé de faire partie de l'empire. En i864, deux cent mille de ses habitants se réfugièrent sur le territoire turc, où le sultan leur donna des terres.
Circassien, ENNE {si-in,èn')t personne née" en Circassie, ou qui habile ce pays.
— Les CiBCAS-