V. CONCAVE
GONCEAU {ko)i-so) n. m. Syn. de mêteil, dans quelques cantons de la Bourgogne.
CONCÉDER (lat. concedere; de cum, avec, et cedere, céder. Change t! en ë devant une syllabe muette : Je concède. Que tu concèdes; excepté au fut. et au cond. prés. : Je concéderai. Tu concéderais) v. a. Octroyer, accorder par jjrivilège : Concéder l'exploitation d'un rnonopole. 11 Cécier, donner ou permettre par concession : Concéder une colonie. Concéijer quelque chose à l'opinion publique. \i Accorder, convenir, admettre : Concéder qu'on a eu tort.
Se concéder, v. pr. Etre concédé.
— Anton. Dénier, s'opposera, refuser, rejeter, repousser.
CONCEDO {se — mot lat. qui signif. Je l'accorde, et que l'on emploie parfois en français). Ce mot a toujours une certaine allure pédanlesque, et il s'employait surtout comme formule dans l'ancienne argumentation scolastique : La guerre est quelquefois nécessaire, concedo ; mats on doit tout tenter pour l'éviter.
CONCÊDON n. m. Deuxième chambre du filet de pêche appelé bourdigue.
CONCEIÇÀO, mot portugais signifiant conception et qui, comme son équivalent espagnolco;/ce^cïon, se rencontre fréquemment dans les noms géographiques du nouveau monde.
CONCEIÇAO, municipe du Brésil [prov. de Minas-Geraes], près de la source du dîo Santo-Antonio ; 30.000 h. (en 8 localités), généralement occupés aux mines d'or et de fer.
CONCÉLÉBRER (du préf. con, et de cél/'brer) v. a. Célébrer avec, dire la messe ensemble : Le nouveau prêtre et l'évêque concélèbrent la messe.
Se concélébrer, v. pr. Etre concélébré : La messe qui se CONCÉLÈBRE le jour de l'ordination.
GONGELHO n. m. Nom d'une division administrative portugaise, inférieure au district.
CONCENTAINA ou COCENTAINA, ville d'Espagne (Murcie [prov. d'Alicantej), sur le fieuve côtier Serpis ; 7.755 hab. Fabriques de papier, filatures de lin, lainages, soieries; distilleries d'eaux-de-vie, tuileries, briqueteries. Ville très ancienne, enlevée aux Maures par don Javme d'Aragon. — Pop. du district du Concentaina : 25.126 hab.
CONCENTRABLE {sa7)) adj. Qui peut être concentré : Lîqindf Iri's concentrable.
CONCENTRALISATION {san, si-on) n. f. Centralisation énergique, complète.
CONCENTRATEUR {san)n.m- Techn. Appareil de concentration des liquides et particulièrement des sirops. ;i Sorte de culot formé d un mince treillage métallique, dans lequel on place le plomb de chasse avant d'introduire le tout dans la cartouche, et qui s'oppose àl'écartement des grainsde plomb.
— Adjectiv. : Appareil concentrateur.
CONCENTRATION {san, si-07i) n. f. Action de réunir en
un centre ou dans un milieu moins vaste ; état de ce qui est concentré : La concentration de la chaleur, des rayons solai?-es. n Opération qui a pour but d'augmenter la densité de certains mélanges en soustrayant, par un procédé quelconque, une partie des liquides les moins denses : La concentration des sirops. 11 Action de réunir sur un point les personnes qui se trouvaient éparses : La concentration des troupes.
— Fig. Réunion de forces qui agissaient séparément : La concentration des pouvoirs augmente leur puissance et multiplie leuj's inconvéyiients.
— Art milit. Concentration du feu ou du tir. Opération qui consiste à diriger, sur un même objectif, le feu de plusieurs unités d'infanterie ou d'artillerie, qui peuvent être elles-mêmes soit groupées, soit plus ou moins éloignées les unes des autres.
— Pathol. Concentration du poids. Etat du pouls dont les battements sontpeu sensibles. 11 Concen/?-a //on ries /■o;'ce5. Afflux considérable du sang dans certains organes importants.
— Philos. Acte de la volonté par lequel nous appli(|uonsà un objetdéterminé l'énergie d'une de nos facultés. 11 D'après Jouffroy, Mouvement de réaction par lequel la sensibilité, désagréablement atfectée, se replie sur elle-même.
— Anton. Diffusion, dissémination, dispersion, éparpillement.
— Encycl. Art milit. On entend par concentration, dans le langage do la tactique ou de la stratégie, la réunion, sur un même point, des forces dont on dispose, pour les faire ac^ir et en obtenir le maximum d'efi'et. Le mot "concentration » est aussi employé pour désigner l'opération qui, au début d'une guerre, doit suivre immédiatement la mobilisation, et que l'on confond trop souvent avec elle. I.,a mobilisation consiste, en réalité, non point à mouvoir les unités, mais à les rendre mobiles, en leur donnant tout ce qu'il leur faut, comme hommes, chevaux et matériel, pour qu'elles soient en état de se mouvoir. C'est après avoir ainsi mobilisé les troupes qu'on les concontro, en les amenant, de leurs garnisons, sur les points où doit avoir lieu leur réunion eu armées d'opération.
CONCENTREMENT \sa7i-tre-man) n. m. Action de se concenir<T : étal de *e tiui est concentré. (luus.)
— Fig, Attendre avec inquiétude. (Vieux.)
CONCENTRER {snn — du préf. con, et do centre) v. a. Réunir au même rontrc, diriger vers lo mii^mo contre, lo in(>nio point ; Les lentilles biconvexes conckntbknt « leur foijer les rayons dit soleil, il En parlant d'un liiiuido qui tient des matiCires en dissolution ou on suspension, Diminuer la proportion do ce liquide : Concentrkiï de l'alcool, des acides. \\ Appeler, réunir dans un espace moins vaste : CoNCKNTitKR des troupcs. Il Rassomblor, accumuler : ConcRNTaiîR toute l'autorité dans une seule main.
— Fig. Hamenor à un seul objet ; réunir au môme point : La mafernitd concentre toute la vie de la flemme dans la famille. (Hautain.) il Refouler, cacher, dissimuler : Con- <-kntri-:r .sa haine, sa colère, sa douleur.
Concentré, ée part. pass. du v. Concentrop.
— Pathol. Pouls concentré. Pouls dont les battements sont peu développés : Le rouLS concentré peut offrir de la dureté ou de la mollesse. (Focîllon.)
Se concentrer, -v. pr. Etre concentré, devenir concentré: La misi^re se répand davantage à mesure que l'industrie se
CONCENTRE. (Froudll.)
— Fig. Réunir ses efforts, son action t L'attention est la faculté par laquelle l'esprit tend vers un objet et s'y CONCENTRE, (fréruzcz.) Il Se renfermer en soi-mémo, cacher ses sentiments : Les timides se concentrent.
— Anton. Disséminer, disperser, éparpil- ^ — .^.^^ 1er. — S'épancher. Z*^ >.
CONCENTRIQUE {san) adj. Géom. So dit f f^. \
d'une ligure ayant môme centre qu'une \ V y /
autre Hgure : Cercles concentriques. \ ^ y
CONCENTRIQUEMENT {sa7i) adv. D'une
manière concentrique. Circonférences
, , concentriques.
CONCENTUS {sin~tuss — mot lat.) n. m.
Musiq. Accord, il Autref. Chant à l'unisson ou à l'octave.
CONCEPCION, ville du Paraguay, sur le Paraguay ; 9.955 hab. Petit port fluvial par ou s'exportent des bois, des cuirs et surtout le maté ou thé du Paraguay.
GoNCEPCION, ville de Colombie (dcp. de Santander), près du rio Servira; 6.000 hab. Eaux thermales.
CONCEPGION, ville de l'Océanie (Philippines [ile de Luçon]), dans la plaine de la Pampanga; 13.580 hab.
GONCEPCION, ville du Pérou {départ, de Junin^, près du rio Mantaro, émissaire du lac do Chinchaycocha ; 4.Û00 hab.
CONCEPCION, ville du Chili, sur le Pacifique, à l'embouchure du Biobio ; 24.200 hab. Fondée en 1550 par Valdivia, cette ville est un port important ; elle a été plusieurs fois dévastée par des tremblements de terre, notamment en 1751 et en 1823. — La province du même nom, dont elle est la capitale, est, au point de vue agricole, l'une des plus riches de la république Chilienne. Jouissant d'un chmat doux et humide, elle produit en abondance les céréales et les fruits de toute espèce; elle a une superficie de 9.155 kilomètres carrés et une population de 244.850 hab.
CONCEPCION-DE-LANDA , ville du Mexique oriental (Etat de Queretaro), sur le revers nord-est du cerro Taucama; 4.s?5 hab.
CONCEPCION-DEL-ORO, petite ville du Mexique central (Etat de Zacatecas) ; 3.320 hab.
CoNCEPGiON-DEL-URUGUAY OU simplement Uruguay, ville do la république Argentine, sur Vrruquaj/ ; 10.000 hab. Foudée en 1778, elle fut, jusqu'en 1863, Ja capitale do la province d'Entre-Rios. Belle église ; collège national, construit en 1850, où jusqu'à quatre cents élèves ont été entretenus aux frais du gouvernement. Lo port de la ville est formé par un bras de l'Uruguay.
CONCEPT [sept' — du lat. conceptus, conçu) n. m. Philos. Idée, objet conçu par l'esprit : une abstraction n'est qu'un CONCEPT. (Acad.) Si l'on veut se former une idée ou concept de la partie, il faut la séparer de son tout. (Boulainvilliors.) Il Faculté de concevoir : ..Vous avons de ce phénomène un illustre exemple dans G. .Sand, en qui revivent la force, la puissance et le concept du maréchal de Saxe, de qui elle est petite-fille naturelle. (Balz.) [S'employait autrefois dans le langage ordinaire.]
— Encycl. Les savants français ont créé le mot concept pour traduire le fameux begri/fiXa la philosophie kantienne, et qui s'applique à. toute notion générale sans être absolue, lis l'ont trouvé nécessaire, le mot idée ayant été réservé par Kant aux données absolues de la raison, et celui d'intuition aux données des sens. Dans le genre do notions que ce terme nouveau exprime, l'esprit rassemble (lat. capere cum, allom. bcgreifen) plusieurs attributs divers ou plusieurs attributs particuliers dans un type commun. Kant divise les concepts en trois classes : l»1es concepts purs de l'entendement : ce sont les catégories; 2« les concepts empiriques, qui doivent tout à l'expérience, comme la notion générale de couleur ou déplaisir; 3'' les cunrcpfs mixtes, qm résultent à la fois de l'expérience ot de l'ontondcmont pur.
CONGEPTACLE (sê-p'takl' — (in lat. concept aculum, réservoir) n. m. Bot. 8e dit d'une cavité contenant les organes de la reproduction et communiquant avec l'extérieur par un étroit oriflce arostiole, chez beaucoup de cryptogames (fucus ou varechs, floridées, etc.).
CONGEPTACULAIRE [sè-pta, lèr)3i<\}. Bot. Qui a rapport, oui appartient au concoptacle : Cavité coNCEPTACULAinE. fructification conceptaculaire.
CONCEPTACULIFÈRE [sè-pta, fèr' — do conceptacle, ot
du lat. ferre, porter) adj. Bot. Muni do concoptaclos : Algues concf.ptaculifères.
CONCEPTEUR (.s'}-/>(eHr'), TRICE [dulat. concipere, supin concrptum, concevoir] n. Personne qui conçoit : Ac conrEPTiîtiR d'une idée, (Peu us.) il Adjoctiv. Qui accomplit l'acte physiologique de la conception : L'individu fÉconi)ATKMa et l'indiridu conckptedr. (Pou us.)
CONCEPTIBILITÉ {sè-pti) n. f. En philos., Propriété de ce qui est conrcptible.
CONCEPTIBLE [sé-plibl' — du lat. concipere, supin conceptum, concevoir) auj. Qui peut ûtro conçu : l'hénomènc
CONCKI'TinLE. l'ait C0NCKPTIHLK,
CONCEPTlF(«(^/)^'/0, lVE[du lat. conciperc, .supin conceptum, coniMwoir] adj. Apte ù concevoir : /'aci(//(.'coNciii'Tni:.
CONCEPTION {sé-psi-on — lat. conccptio ; do conciperr, supin conccptum, concevoir) n. f. Physiol. Dans l'acte do la
Or-lre de N.-D.
de la Conception d3 Vîlla-Viçûsa.
génération, Action do l'organo femelle qui développe un gorme fourni par lo mûlo : Jacob fit mettre des baguettes de diverses couleurs devant ses brebis, afin qu'au momerit de la conception, elles eussent des agneaux tachetés. (Sacy.) Il Fait d'ôtro conçu, de recevoir l'existence dans le soin do sa mère : Chacun a en soi, dès sa conception, la cause qui le détruit. (Volt.)
— Fig. Faculté de saisir par l'esprit les idées : Avoir la coNCKPTiON lente, vive, n Acte par lequel on saisit une idée ; objet conçu, idée : Toute pensée est conception et expression de quelque chose. (Boss.) Il Acte de l'esprit qui crée, qui imagine : Les quatre-vingt-une années qui s'écoulèrent de Hugues Capet à Philippe P^ furent des auîiées de concKPTioN, de travail, d'éducation première. (Chatoaubr.) il Objet créé, imaginé par l'esprit humain : Les caractères alphahétiques sont une de nos plus belles conceptions, ii Manière dont un objet est conçu par l'esprit, dont son ensemble est disposé par l'imagination : Conceptions artistiques.
— Théol. Conception immaculée de Marie, Dogme de foi catholique, d'après lequel la vierge Marie, mère de .lésus, a été conçue sans le péché originel, il Fête dans laquelle l'Eglise catholique célèbre le souvenir do ce fait.
— Stn. Conception, entendement, intelligence. La co?iception est la faculté de saisir les choses et de s'en former une imago, une idée nette ; on la représente souvent comme vive, prompte, h'entendement est la faculté de comprendre, considérée comme quelque chose de passif, qui reçoit et garde les connaissances ; on dit figurémeni ([ue l'entendement est large ou étroit, ouvert ou bouché. h' intelligence est active comme la conception, mais son action est moins prompte, plus réfléchie, plus pénétrante.
— Encycl. Physiol. V. frcond.^tion.
— Hist. relig. h Deux ordres militaires ont été fondés sous le vocable d'ordres de la Conception ; le premier en 1617 par Ferdinand I", duc de Mantoue, et Charles de Gonzague, duc de Clèves. Urbain VIII le confirma en 1625. Il n'existe plus. Le second, fondé le G février 1818 par Jean VI, roi de Portugal, est encore en faveur dans ce royaume : c'est l'ordre de N.-D. de la Conception do Villa-Viçosa.
2* Bebgieuses de la Conceptiott, Ordre fondé en 1484 par Béatris de Silva, noble Portugaise, et approuvé par Innocent III (1489) qui lui imposa la règle do Cîteaux. En 1501, Alexandre VI soumit à la direction des franciscains cet ordre, qui avait adopté la règle de sainte Claire. En France, depuis la définition du dogme de l'Immaculée Conception, plusieurs congrégations ont pris ce nom. On compte, parmi les hommes : les oblats de Marie immaculée, les prêtres de l'Iminaculée Conception, les religieux de l'Immaculée Conception ; parmi les femmes : les sœurs de l'Immaculée Conception, les sœurs de sainte Marie l'mwiaculée, les bénédictines de l'Immaculée Conception.
— Iconogr. Conception immaculée de la Vierge. Bien longtemps avant d'être un dogme, la croyance à l'immaculée conception de la Vierge a été exprimée d'une façon fort transparente dans les monuments do l'art. L'action do briser la tête du serpent a été ainsi adoptée très anciennement comme un emblème de la pureté originelle de Marioi etceteml)lènie
s'est per|)étué jusqu à nous.
Ce mystère a été exprimé naïvement dans un tableau du commencement ■ xv*" siècle i,' est à l'égli Saint -Etieiiii de lîeau'va ; et dans un tableau que possède t'église Saint-Bertran i dcComminf-Tainsi que d;iii ^ une grande i"i lo dumnséc'i' Offices, longtemps attribuée à Craycr.
Nous pourrions rappeler encore, sur ce sujet, une esquisse do V.i sari (Offices : ; un tableau do Girolamo Mazzuola (Parme); une pointure de Carlo Maratio ( Vienne); une autre de Sassofcrrato, au musée Brera (Milan) ; do nombreuses compositions do Murillo. Parmi les autres peintres do l'école espagnole dont on possède dos Immaculées Conceptions, nous nommerons : Juan do Juanos (Grenade), Ribora (Madrid), Antonio Palomino (Madrid), Augustin dol Castitlo (Cordouo), Valdos Leal (Sévillo), Fr. Pachoco (Sévillo), etc. Dos tableaux sur lo m^mo sujet ont encore été peints par lo Tintoret, lo Corrègo, le Guide, Giov. Valosio, Kubens (Madrid^ lo Cortono, (i.-lî. Tiepolo (Madrid), etc. Uno statue de marbre (isio'', par Armand Toussaint, représonto la Vlergo contemplant lo lis. La proclanïation du dogme do V/mmacutée ConceiUion a fait naître un grand noml)ro d'œuvros d'art, parnii les<pudlos nous nous contenterons de citer : la coupole de la chapello du grand séminaire do Blois, par Maurice do Vaines ; uno grande frise de l'église Nolro-Damo do Bon-Port, & Nantes, p.ir II. Lo Ilénufi', etc.
— I^hilos. Tandis que, dans te langage ordinaïro, lo mot cnnccfition est un synonyme vogue des mots idée, jugement, théorie, pris au sens le plus largo, il n'u, on philosophie, qu'un soûl sona légitime. Il désigno l'opération par laquetlo