‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 21 sur 870 · CIRCULATOIRE — CIRE · texte numérisé non relu

CIRCULATOIRE — CIRE

dans un autre : Passants, Voitures qui circulent sans arrêt.

— Vivre, passer sa vie : On ne tardera pas à devenir cruclpartout où l'on ciRcuLiiRA parmi les bourreaux. (Didor.)

— Pénétrer, s'enfoncer en divers sens, se ramifier dans un milieu : Veinps, I^erfs qui circulknt dans le corps. \\ So propaçor, se faire sentir : l/n feu dévorant cmcni.K dans mes veines. (Acad.) ii Passer de main en main : /''aire circuler des capitaux, des effets de commerce. Il Se répandre, ôtre colporté ; Faire cihcvlkr des bruits.

— Impersouneil. : Il cmcuLii des chansons, despamphlets. CIRCULUS {luss) n. m. Ancienne théorie qui onsoigno

nuo la matière organisée végétale et animale se forme aux dépens de la matière inorganique.

— Encycl. La chimie agricole s'est approprié ce principe et en a fait la base do ses enseignements. Liobig a démontré que la consommation des aliments ne détruit pas toute leur utilité, au point de vue de la reproduction, pour la végétation, si l'on sait employer les engrais qui en dérivent, ainsi que les détritus des hommes et dos animaux disparus. Quelques sociologues, Pierre Leroux en particulier, reprenant l'idée religieuse sur l'homme : Palvis es et i7i puLverem reverteris (lu es poussière et tu retourneras on poussière), ont voulu fonder le droit do vivre de l'individu sur la puissance de reproduction de la matière.

CIRCUM CIRCA {kojn — mots latins qui, tous les deux, signifient environ) loc. adv. Fam. Environ, à peu près.

CIRCUMAXILE (Aom'— du lat. c/rcu;», autour, et de axUe) adj. Bot. Qui est situé autour de l'axe.

CIRGUMCELLION n. m. Hist. rel. V. ciRCONCELLiON.

CIRCUMDUCTION {kom, ksi-on — du lat. circum, autour, et ducere, supin ductum, conduire) n. f. Mouvement de rotation autour d'un axe ou d'un point central.

CIRCUMFUSA (kom' — en lat. les choses ^ui so?it répandues autour) n. m. pi. Nom donné, en hygiène, au milieu ovi vit l'homme, à tout ce qui agit extérieurement sur lui (atmosphère, climat, etc.).

CI RCU MIN CESSION {ko-min-sé-si-on — du lat. circum, autour, et incessio, action d'avancer) n. f. Expression théologique qui désigne le mystère de la vie intime des trois personnes de la sainte Trinité.

CIRCUMMÉRIDIEN, ENNE {koîn\ di-in, en') adj. Mar. Qui se trouve dans les environs du méridien du lieu, n ffauteurs circu7nmé7-idiennes, Hauteurs d'astre ou de soleil, prises peu avant ou après le passage au méridien pour servir à la détermination de la latitude à la mer.

GIRCUMNAVIGATEUR {ko7n' — du lat. circum, autour, et do navigateur) n. m. Voyageur qui fait ou a fait le tour du globe.

CIRCUMNAVIGATION {kotti', si-on — du lat. cirann, u.utouT^QtdenavigatioJi) n.f.Voyage maritime autour du globe, ou, en générai, Voyage maritime dans lequel on revient au point de départ, sans refaire le chemin déjà parcouru.

— Fig. Vie, existence, marche successive ; L humanité marche à la garde de Dieu, et not7'e ciRCDMNAVKiATiON est éternelle. (Proudh.)

— Encycl. Le premier voyage de circu7n?ioTigation digno d'êtro cité est celui de Fernand Magellan, qui, en 1520, franchit le premier le détroit portant son nom. Après la mort de Magellan, un seul des navires qu'il commandait revint en Espagne, mais il avait accompli lo premier voyage autour du monde. Ce sont encore des marins dont les voyages de circumnavigation sont célèbres que lo Français Bougainville , l'Anglais James Cook, et, au XIX' siècle, l'Américain Wilkes, le Fran(;ais Dumont d'Urville, etc. Les expéditions scientifiques de la Nova7-a, du Challenger, etc., comptent aussi pour des voyages do circumnavigation des plus intéressants.

CIRCUMNAVIGUER {kom\ ghé) v. a. Naviguer autour : CiRCUMNAViGUKR Ic globc ten'estre.

CIRCUMNnTATION {ko)n, si-on — du lat. crrcum, autour, et 7iutatio. inclinaison') n. f. Pliénomèno en vertu duquel les extrémités d'axe d'un végétal en voie do croissance décrivent une spirale on s'inclinaut successivement vers les divers points de l'horizon : Les tracés de cmcuM- NDTATioN se composent d'une succession de courbes circulaires. {Van Tieghem.)

CIRCUMPOLAIRE adj. V. CIRCOMI'OLAIRK-

GIRCUMPOTATION (ko7n', si-07t — lat. circutnpotatio) n. f. Action do boire à la ronde ; repas où l'on buvait ainsi.

— EIncvcl. Dans les banquets romains, les convives s'invitaient mutuellement A uoire, et faisaient circuler une coupe pleine do vin autour de la table. On donnait spécialement lo nom de circutnpotatio aux repas funèbres. Lo banquet avait lieu dans la maison mortuaire. La loi des Douze-Tables défondit la circumuotation iiroi)remont dite, ot le nom fut appliqué alors à t'onseinblo dos repas faits à l'occasion dos funérailles. Une dos circuinpotJUions les plus célèbres ost celle qui ont liou aux funérailles do Li<:inius Crassiis, grand pontife.

CIRCUMSOLAIRE {kom' — du lat. circum^ autour, et do so/nirf) adj. Qui ost autour du soleil : £'«/mce circumsolairk.

CIRCUMTERRESTRE (A-om*-/('r-r^i«/r'-- du lat. circum, autour, et de terrestre) adj. Qui entoure la lorro : Espace

CIRCUM1 IlRRi:STRi:.

CIRCUMZÉNITHAL, ALE, AUX {kom' — du lai. circum. autour, et do zénithal) adj. Qui entoure lo Kénith : Astres

ClRCUMZliNlTIIAUX.

GIRCU3 {kuss) n. m. Nom scientifiiiuo des oiseaux du genre busard.

CIRE (lat. cera) n. f. Matière molle, jaunfttro, awc laquelle les abeilles construisent les gAtcaux do leurs ruches, ot qu'on emploie à différents usages, il CtVf rrVrçc.Ciro naturelle, qui n'a pas été fondue; oiro en pain qui n'a encore été employée à aucun ouvrage. H Cire ù niodcU-r, Cire colorée dont los sculpteurs font leurs modèles.

— Par anal. Matière idonliquo ou analogue à Ift ciro dos abeilles : Cirk de prunirr.

— Cire à cacheter. Cire d'/''spngnr. V. la ]iartie encycl.

— Par oxt. Cérumen ou matière jaune qui se fornio dans les oreilles; chassie, matière gluanlo qui s'amasMi au bord des paupières. V. ciiuiiMUN.

— Loc. fam. Cire molle ou simpleni. Cire, Caractèro doux, facile à manier; objet dont on dispose coninio l'on veut. (So dit par allusion A l'oxtrènio facilité quo l'on trouve a pétrir tu ciro sous los doigts) : /fv tirissac était un hommf de ciki:. (Card. do Kol«.) iiC'oHiïMf de cire. Fort ik

CIREMENT — CIRIS

propos : Arriver co>rME de cire. — Vt'Nir, Aller comme de cire, Aller tout à fait bien, convenir parfaitement: Habit qui VA COMME DE CIRE. 11 Lire jo.une comme cire. Avoir le teint très jaune, ii Etre égaux comme de cire. Etre tout à fait semblables, comme deux objets de cire que l'on aurait fondus dans le même moule, il Fondre comTtie la cire au soleil. Se dit d'un homme qui maigrit rapidement,

— Admin. eccl. V. la partie encycl.

— B.-arts. Peinture à la cire. V. la partie encycl. il Moulage à cire perdue. Moulage dans lequel on moule de l'argile autour du modèle en cire, ^ui est détruitpar la fonte et remplacé par le métal en fusion.

— Dr. Il faut de la cire. Se disait autrefois à propos des accusés qu'on ne pouvait absoudre sans avoir une rémission, laquelle se scellait avec de la cire, ii Se disait encore pour déclarer qu'il fallait condamner l'accusé à faire amende honorable avec une torche de cire à la main.

— Hist. Droit de cire. Se disait de certain droit de luminaire qui se payait dans la maison du roi, en chancellerie et ailleurs.

— Ornith. Membrane qui recouvre la base du bec de certains oiseaux : L'aigle a le bec anguleux et la cire un peu poilue. (Richard.^

— Poétiq^. Ailes ae cire, Objet auquel on ne peut se fixer. (Se dit par allusion aux ailes d Icare, qui se fondirent au soleil.)

— Techn. Mélange coloré, propre à rehausser la couleur de l'or.

— Prov. : Aux pèlerinages des environs, on dépense beaucoup de vin et peu de cire. Dans les pèlerinages trop rapprochés, on boit plus de vin qu'on ne fait brûler de cierges; on songe à se divertir, bien plus qu'à honorer les saints. (Vieux.'i

— Encycl. On distingue des cires d'origine animale, dos cires dites « vé<iétales », enfin des cires d'origine fossile.

— Cires anlmales. I. Cire des abeilles domestiques. 1' Production. On a admis que la cire était sécrétée soit par des glandes iutra-abdominales, soit par la cuticule ou partie superficielle du tégument des arceaux ventraux, à l'exception du premier et du dernier. La substance

1. Céroplastes (a, avec la cire; b. sans cirej ; 2. Eriterus ; a. Phenax.

cireuse s'accumule au dehors, où elle forme une lamelle recouverte par la moitié inférieure de l'arceau ventral précédent. Les lamelles sont saisies par les pattes postérieures et portées, avec l'aide des crochets des pattes antérieures, aux mandibules, qui les triturent et les disposent en petites boulettes destinées à laconstruction des gâteaux ou rayons de coloration blanchâtre, qui n'acquièrent que par là suite la couleur jaune caractéristique. Les expériences de Dumas et de Milne-Edwards ont prouvé que la cire est une sécrétion animale qui s'opère sous l'influence d'une alimentation composée de miel. G. de Layens et Viallon ont montré que les abieilles consomment environ 6 kilogrammes de miel pour prodire 1 kilogramme de cire. Ce chiffre varie avec les conditions do chaleur où se trouvent placées les abeilles.

2« Extraction. La cire estrordinairement récoltée tous les ans et, avec les nouvelles méthodes apicoles, tous les deux ans. Les rayons enlevés des cadres ou des ruches sont égouttés, puis soumis à l'action de la presse. On les jette ensuite dans l'eau bouillante ; le miel qui a résisté à la presse se dissout, et la cire vient se rassembler à la surface, où elle se fige par refroidissement. On la fond et on la coule dans des vases en terre ou en bois. La partie inférieure de chaque pain, appelée pied de cire, et qui contient toutes les impuretés, est supprimée et refondue pour obtenir une qualité inférieure. Un autre procédé consiste à placer les rayons dans lo cérificateur. V. ce mot.

3** Propriétés de la cire. La cire fond vers G2" ou 63" ; sa densité est de 0,966. Elle est constituée par deux principes immédiats : Vacide cérotique ou cérine; la ingricicim: ou éther mélissipalmitique. Lewy admet aussi la présence d'une petite quantité de céroléine.

1^ cire jaune possède une odeur aromatique qu'elle perd par le blanchiment: elle est insoluble dans l'eau, mais se dissout facilement dans les huiles, les graisses, les essences, et brûle au contact do l'air, sans odeur ni fumée.

A* Blanchiment. Pour blanchir la cire jaune, le procédé le plus fréquemment employé consiste à la qrHer, c est-à-dire à la réduire en rubans mmcos que l'on place sur de grands châssis en toile, de façon qu'ils puissent être exposés aux rayons solaires et à la rosée des nuits. Au bout do huit à dix jours, on la recueille et on la renferme dans dos sacs que l'on garde en magasin pendant quarante jours. On grêle à nouveau. Le procédé Kollv consiste dans l'emploi d'une petite quantité d'acide sulfuriquo étendu de deux parties d'eau et de queloucs fragments d'azotate de soude. L'acide azotique, mis en libcrté,détruit le principe colorant-

5» FaUificationn, On falsifie la cire par l'Introduction de kaolin, craie, amidon, suif, paraffine, cires végéta- les, etc. La recherche de la fraude est souvent difficile.

ft* Variétén commerciales. Il existe une diversité très marquée cuire les cires de provenances différentes. La cire do Bretagne blanchit avec facilité et possède une forte odeur. IjC» cires de Bourgogne, inférieures à la précédente, ne se décolorent jamais comidèlement. Lo Gâiinuis fournit dos cires peu odorantes. Parmi les cires étrangères, colles d'Italie, surtout do Venise, se blanchissent facilement.

?• UKogeK de la cire. La cire jaune sert à préparer l'encaustique dos parquets; ollo entre dans la composition dos crayons lithographiques, de la cire à cacheter, de la peinture â l'encaustique. V.n pharmacie, ollo est cm-

CaJre avec les llls d<! fer

pour la fixation de la cire

gaufrée.

ployée à la préparation des emplâtres et des onguents. Blanchie, elle sert pour diverses préparations pharmaceutiques et pour les cosmétiques. Elle est employée pour fabriquer les figures de cire, et surtout pour les bougies, les cierges et les bougies filées ou rats de cave.

8" Bestr-ucteurs de la cire. Les rayons de cire sont attaqués dans les ruches et perforés en tous sens par les chenilles de deux microlépidoptères, auxquels ou donne le nom à.e gallèries ou fausses teignes.

— II. CiKEs d'autres lnsectes. Parmi les hyménoptères, les bourdons, les trîgones construisent leurs nids ou leurs coques en matières cireuses. Un hyménoptère du groupe des mélipones sécrète une cire, dite cire des andogmes; elle est récoltée par les Indiens qui vivent dans les plaines du Haut-Orénoque : elle est grossière et difficilement utilisable. Certains coléoptères (lixus, scymnus) laissent suinter des filaments cireux. Les chrysalides de quelques papillons se recouvrent d'une légère couche cireuse. Chez les hémiptères-homoptères, la production est plus grande. Les fulgores, les lystres, les phénax présentent à l'abdomen des filets blancs cireux. Cette production est aussi très abondante chez les pucerons. Le céroplastes rusci recouvre toute sa carapace d'une couche tellement épaisse que l'on a essayé do l'utiliser. Les mâles de l'ericcrus Pe-la, originaire de la Chine, produisent une cire devenue d'un usage général dans ce pays.

— Cire gaufrée. La grande quantité de miel nécessitée pour la production delà cire a conduit les apiculteurs à faire servir à nouveau les rayons après en avoir extrait tout le miel.

Ce procédé est très employé avec le mobilisme. Les cadres, une fois désoperculés, sont placés dans l'extracteur et ensuite remis dans la ruche. On garnit aussi les cadres de plaques [plaques de cire gaufrée) fabriquées avec do la véritable cire d'abeilles au moyen de laminoirs ou de presses nommées gaufriers. Pour fixer les feuilles de cire dans les

cadres, on emploie des fils de fer

étamé, on noie ces fils do fer dans la cire au moyen d'une roulette ou éperon, chauffée légèrement, et que l'on fait rouler le long du fil.

— Cires végétales. Chez beaucoup de plantes, les cellules épidermiques de la tige, des feuilles ou des fruits, produisent, dans la partie de leur membrane qui est en contact avec le milieu extérieur, dos matières plus ou moins analogues à la cire des abeilles. Les organes aquatiques en sont constamment dépourvus ; chez les organes aériens, leur formation soinblo subordonnée à une cutinisatiou préalable de la membrane : les membranes formées do cellulose pure n'en offrent jamais. Les granulations cireuses sont un produit do transformation de la cutine. Les cires végétales ont pour rôle évident d'augmenter l'imperméabilité de l'épiderme. Il est des plantes chez lesquelles la cire est assez abondante pour être extraite et employée, par exemple, à la fabrication des bougies. La « cire de palmier » [cera de palma) est fournie par la tige et les feuilles d'un palmier de la Nouvelle- Grenade et du Pérou {ceroxijlon Andicola). ha. cire de CarnrtHÔa vient des feuilles d'un palmier du Brésil (copernicia cerifera, vulgairement carjiaubaj. La cire de myrica vient des fruits (drupes) de divers ciners, arbrisseaux du genre myrica, qu'on rattache à la famille des castanéacées [myrica cerifera .îe la Louisiane, myrica cordifolia du Cap, myrica JEthiopica d'Abyssiuie). L'écorce de la canne à sucre, traitée par l'eau bouillante, donne aussi une cire.

— Cires fossiles. Les cires fossiles dites aussi civvs minérales constituent une série de carbures d'hydrogène que l'on trouve dans les tourbières. Les espèces sont nombreuses ; citons seulement ; sclieerérite ozocérite, fichtélite, Uunlite, idrialite.

— Archéol. Au moyen âge, on modelait en cire des effigies de toute espèce, des bas-reliefs, des objets do toute sorte, peints ensuite avec le plus grand soin. Les figures des saints et celles des rois défunts étaient exécutées de grandeur naturelle, puis revêtues d'habits somptueux et promenées ou exposées.

— Adm. ecclés. Les cierges offerts pour les pains bénits ou délivrés pour les services anniversaires appartiennent à la fabrique. Quant aux cierges offerts pour les enterrements et services funèbres, ceux qui sont portés par les membres du clergé leur reviennent intégralement ; les autres appartiennent moitié à la fabrique et moitié au clergé. La répartition, entre la fabrique et le clergé, de la cire délivrée pour les autres cérémonies est régléo d'après le tarif diocésain des oblations, ou par les usages.

— B.-arts. Peinture à la cire. Ce procédé consiste dans l'emploi de couleurs préparées à 1 huile et détrempées, au moment de l'exécution, dans de la cire liquide mélangée d'essence, mais sans aucune intervention du feu; en d'autres termes, sans encaustique.

— Comm. La cire à cacheter ou cire d'Espagne, employée pour les lettres, plis. etc. , est un mélange de gomme laque et de térébenthine coulé en bâtons, et que l'on soumet à l'action de la chaleur pour s'en servir. (Une sorte plus commune se fabrique avec de la colophane, au lieu de gomme laque.) La cire à bouteille est du galipot qui a été coloré à chaud. On fabrique également de la cire dite » à sceller n destinée à prendre des empreintes d'une grande précision. On l'obtient en mélangeant de la cire blanche et de la térébenthine et en ajoutant au mélange, quand il commence à s'épaissir par refroidissement, une quantité suffisante do vermillon.

— Hist. La cire était employée pour l'apposition do sceaux ou de cachots sur les documents émanés de l'autorité royale. Les édits et déclarations étaient scellés en cire jaune ; les lois adressées dans la Provence et le Dauphiné en cire rouge ; les lettres de concession à perpétuité on cire verte, et celles de concession à temps en ciro blanche. — La ciro a servi aussi, au moyen âge, à la divination et aux sortilèges; elleajouôégalemout, jadis, un grand rôle pour les envoûtements. V. co mot.

Cire (cabinet de). V. cabinet.

CIREMENT {man) n. m. Action do cirer.

ClRENCESTER ou ClCESTER (lat. Cor(«ïum), ville d'Angleterre (comté de Gloucester), sur lo Churn, l'une des branches de la Tamise; 7.500 hab. Taillanderies, filatures, brasseries; école professionnelle d'agriculture. (Cirencester semble avoir été un centre romain et saxon considérable et conserve une belle église des xiV^ et xv« s.)

CIRER V. a. Enduire, frotter do cire : Cirer du fil, de la toile, un parquet, w Enduire de cirage : Cirer des bottes. — Fig. Cirer les bottes à quelqu'un. Le flatter bassement.

— V. n. Devenir brillant : Certains draps ont le défaut de CIRER.

Ciré, ée part. pass. du v. Cirer, ii Toile cirée, Toile enduite d'une composition qui la rend imperméable. — Fig. Cela glisse ou coule comme sur toile cirée. Cela ne fait aucune impression.

Se cirer, v. pr. Etre ciré : Parquet qui se cire difficilement. Il Cirer soi-même sa chaussure.

GiRES-LÈS-MELLO, comm. do l'Oise, arr. et à 23 kil. de Sonlis, sur le Thérain; 1.468 hab.Ch.de f. Nord. Carrières de pierres. Fabrique de boutons. Eglise des xii*, xiii'^ et xiv° siècles. Maisons intéressantes.

CIRETTE(réï') n. f. Poire aux tons brillants et dont le goiJt se rapproche de celui de la variété dite do louise-bonne.

CIREUR, EUSE n. Personne qui cire : Un cireur de bottes, de parquets.

CIREUX (reiî), EUSE adj. Qui est de la nature de la cire : liatc cireuse.

— Pop. Personne à figure sale et répugnante, it Personne qui a mal aux yeux.

GiREY, ch-1. de cant. de Meurthe-et-Moselle, arrond. et à 37 kilom. de Lunéville, à la source de la Vezouze; 2.315 hab. Ch. de f. Est. Minerai de fer; manufacture de glaces, papeterie, faïencerie, scierie, bois. Ancien château. Avant 1871, Cirey faisait partie du département de la Meurthe. — Le canton a 7 comm. et s.yyo hab.

ClREY-SUR-BLAISE,comm.de la Haute-Marne, arr. et à 23 kiloni. de Wassy, sur la Biaise ; 369 bab. Haut fourneau ; taillanderie. Château qui appartint à la marquise du Châtelet, et fut habité par Voltaire de 1733 à 1740.

GiRIE, ville d'Italie ( Piémont [prov. de Turin]), sur la Stura; 5.200 hab. Fabrique de cartes; peausserie.

CIRIER [ri-é — rad. cire) n. m. Marchand ou fabricant do cierges, etc. n Artiste exécutant des travaux en cire.

— Bot. Nom vulgaire de plusieurs arbres ou arbrisseaux du genre myrica, qui produisent de la cire : Le cikikr de la Louisiane réussit très bien dans le midi de la France.

Il Nom vulgaire de plusieurs champignons qui ont la couleur et l'aspect de la cire (pézizes, etc.).

— Hist. Cirier de la (grande chancellerie, Officier qui, nommé par le grand audiencier de France, servait par semestre, fournissait et préparait la cire pour sceller les expéditions de la grande chancellerie. (Il ne portait pas l'épée. On ne connaît pas l'origine de cet office. L'édit de 1561 avait ordonué sa suppression ; néanmoins, les privilèges de cirier furent confirmés en 1671.)

— Encycl. Bot. Le ciricrde la Louisiane [uiyrica cerifera) est un petit arbre à tige forte et rameuse, haut de 4 à 5 mètres, portant des feuilles persistantes et des fleurs en chatons. Ses fruits, petits, globuleux, charnus, d'un noir bleuâtre, sont recouverts d'une substance onctueuse, d'aspect farineux, blanc verdâtre, qui n'est autre chose que de la cire. Il croît dans les lieux humides et les marais d'une grande partie do l'Amérique du Nord, notamment dans la Louisiane, la Virginie et la Caroline. Les feuilles du cirier de la Louisiane répandent, quand on les froisse, une odeur aromatique; leur décoction avec le sulfate de fer donne une encre fort noire. La racine est astringente.

Dans l'Amérique du Nord, on fait aussi avec cette ciro un savon odorant et propre à nettoyer le linge.

CIRIÈRE frad. ciVe)n. f. et adj. Se dit, chez les apiculteurs, des aoeilles q^ui construisent les rayons.

— Encycl. Il n'e.xiste nullement plusieurs sortes d'ouvrières : les unes cinèros, d'autres ventileuses, éleveuses ou butineuses. Tous les travaux d'une ruche peuvent être exécutés par le même insecte, à ses différents âges. Co nom de ciricre s'applique également aux glandes, cellules ou plaques qui sécrètent la cire.

GiRIÈRE, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 20 kll. de Hressuire, près de l'Argent, branche de l'Argenton ; 1.042 hab. Buttes artificielles.

GiRILLO (Dominique), médecin et botaniste italien, né à Grumo (royaume de Naples) en 1734, mort sur l'échafaud en 1799. Il devint professeur de médecine et d'histoire naturelle à Naples. Elu député après l'établissement de la république Parthénopéenne (1790), il fut arrêté lors de la réaction et exécuté. On cite parmi les ouvrages de ce savant : Ad botanicas institutiones introductio (1771); Plantarum rariorum regni IVeapolitnni fasciculus (1788-1793); Entomoloijix Xeapolitanx spécimen (1787).

CIRIMANAGE n. m. Cens qui était dù,[en Béarn, aux seigneurs par chaque habitation.

CIRINOSE n. m. Bot. Syn. do cierge [cereus), genre de cactées.

Ciris [l'Aigrette), petit poème de 541 vers longtemps attribué, à tort, à Virgile. Le ton est celui du poèmo épique. Le sujet est l'aventure et la métamorphose de Scylla, fillo de Nisus, roi do Mégaro.

Le choix du sujet, la longueur et l'excessive ingéniosité des développements décèlent un original alexandrin. La facture des vers est, d'ailleurs, d'une habileté et parfois d'une harmonie surprenante. Enfin, la rhétorique n exclut pus lo pathétique : les plaintes de Scylla, notamment, sont touchantes. Quant à la métamorphose de Scylla en oiseau, elle égale au moins la virtuosité d'Ovide qui a traité aussi ce sujet. La Ciris est dédiée à Valérius Mossala, contemporain d'Auguste. On y relève des imitations de Ca-

Cirier : a, chaton mâle;

h, fleur niàle ; c, fleur le-

melle.

CIRNI — CIIinUOSE

tulle, de Lucrôoo, de Virpilo niAnio, ainsi que la iraco d'interpolations du iii« siècle, peut-être du moyen âge.

CiRNI (Antoine-François), historien italien, m^ vrrs 1510 pr("»s de Bastia, mort apr<>s 158".ï. Il servit lo roi do Franco, mais surtout le roi d'Kspa^^ne contre les Turcs. 11 a écrit te récit do ses campagnes.

GiRO, ville d'Italie (Calabre [prov. do Catanzaro]), près de la mer Ionienne; 6.000 liab. Filatures do soie; préparation d'anchois. Patrie do l'astronome Gigli, réformateur du calendrier occlosiastiquo sous Gréy:oiro XIll.

GIROÈNE n. m. Pharm. anc. Syn. do céroène.

GIRON (do l'anc. haut aJlom. shiro) n. m. Nom vulgaire de tous les animalcules qui vivent dans les matières alimentaires,

Lanterne des uiùrta, à Ciron,

Blanc, près de la Creuse; 1.081 hab. Ch. de f- Orléans. Château de Komefort; lanterne des raorls.

CiRON, rivière de France, affluent gauche de la Garonne, qui arrose les départements des Landes, du Lotet-Garonne et de la Gironde. Long, du cours : 85 kilom.

CIROYER {ro-a-ié) n. m. Bot. Nom français des rheedies.

CIRQUE (du lat. circtis, cercle) n. m. Chez les anciens Homains, Vaste piste sablée destinée aux jeux publics, surtout aux courses de chevaux et de chars : // ne faut pas confondre le mot CIRQUE avec les termes d'amphithéâtre, de stade, de palestre, etc. ii Factio7is du cirque, Partis qui s'étaient formés à Home, puis à Constantinople, parmi les conducteurs de chars dans les cirques, et qui se distinguaient par la couleur des vêtements.

— Auj. Sorte de théâtre comportant une arène et des g^radins, et dans lequel ont lieu des exercices d'équitation, des exhibitions de gymnastes, d'équilibristes, de clowns, etc. : Les pantomimes du cirque.

— Géol. Erosion de forme arquée, que l'on rencontre quelquefois dans les pays montagneux (cirque de Gavarnie.. On donne généralement le nom de cirques aux bassins de réception vastes, laissant le nom d'entonnoirs à ceux de moindres proportions.

— Enctcl. Antiq. C'est au roi Tarquin l'Ancien qu'est due la fondation du Grand Cirque, entre le Palatin et. l'Aventin, sous une forme très primitive. Tarquin le Superbe y ajouta des gradins en bois. En 425, on établit des

Cirque de Maxence.

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remises pour les chars. Ce cirque brûla du temps de Jules César, qui le rebàiii. Néron etTrajan l'agrandirent considérablement. Le Grand Cirque était de forme allongée et terminé aux petites extrémités, d'un côté par un demi-cercle, do l'autre par une ligne légèrement cintrée. L'extérieur présentait trois étages d'arcades. A l'intérieur, les voûtes s'adossant à ces murs soutenaient trois ran^s de gradins séparés par des murs {prxcinctiones), et divisés par de nombreux escaliers conduisant, à chaque étage, à une galerie intérieure où communiquaient les escaliers de sortie. A l'étage supérieur régnait une galerie {arribulatorium). Les gradins s'arrêtaient à quatre mètres du sol. Là régnait une terrasse bordée d'une balustrade (podiurn). Une logo spéciale était réservée à l'empereur au-dessus dix podium, une autre au président des jeux. Sur lo podium. des sièges moldles étaient réservés aux personnages do distinction. Lo milieu do l'arène était occupé en partie par une longue substruction on maçonnerie {spina], qui portait dos statues de divinités, dos autels, ainsi que les œufs et les dauphins, que l'on enlevait au fur ot à mesure pour marcjuer le nombre de tours de piste accomplis par les concurrents. Aux deux extrémités do la spina étaient les bornes {tnet.r), près desquelles les chars devaient tourner. Du côté légèrement cintré de l'arène étaient do grands bâtiments {oppidum)^ d'où s'ouvraient les remises (carceres). Cette dispositiou rachetait, pour les chars remisés i l'extrémité, lo désavantage qu'ils auraient ou à parcourir un espace un pou plus considérable que ceux qui partaient dos remises rapprochées du centre. Les doux portes principales étaient situées : l'une {porta pompsp) du côté dos carceres, l'autre (porta triumpnalts) on face do la première. IjOs autres grands clrciuosdo Rome, analogues au précédent, étaient lo Circus l'iaminius, construit sur lo champ do Mars on 220 av. J.-C. ; — le Circus Vaticanus, sur l'emplacomout du({uot s'élève la sacristie do Saint-Pierre (Néron lo lit agrandir ot y donna dos jeux) ; — lo Circu.1 Jtomuli, construit en 311 apV. J.-C, & gauclie de la voie Appienno, par Maxenco, on l'honneur dp son lits Komulus.

Los jeux étaient toujours précédés do la pompa circcnsis, procession brillante à l'imitation du triomphe, et cjui rappelait l'ori^'ino sacrée dos joiix. La pompa fut supprimée par Constantin, comme ayant un caractère trop païen. Les cochors étaient divisés en factions, ot distingués par la couleur do leur cuNarjuo blouo, verte, rougo ou jaune. Le peuple prenait [mrti pour l'une ou l'autre, et Ton on venait

parfois aux mains à leur sujet. Outre les courses do chevaux et de chars, on donnait aussi au cirque des chasses, d«s nau7nachies, des combats d'animaux féroces, etc. Les femmes étaient admises aux représentations du cirque. Il y avait, dans les provinces, un grand nombre de cirques.

— Cirque de Constantinople. Le cirque de Constantinople, construit par Scptime-Sévère et agrandi par Constantin, était voisin du palais impérial et de Sainte Sophie ; il était décoré des plus heaux monuments de l'art grec ancien. L'empereur assistait aux jeux dans sa loge ; l'impératrice les voyait de l'église Saint-Etienne, qui donnait sur lo cirque. Tout lo peuple de Byzance se partageait entre les deux grandes factions des cochers de l'hippodrome : les bleus ot les verts, alternativement en faveur ou en dis-

Ërâce auprès des empereurs. (V. Bleus et les Verts [les].) ,e cirque servit do tnéâtre à l'élévation ou au supplice de plus d'un empereur. En 1204, il fut pillé par les croisés; les Turcs achevèreotdo le détruire. En 1826, c'estdans le cirque que furent massacrés une grande partie des janissaires.

— Temps mod. Cirque citez les modernes. Après la chute de l'empire romain, le goût des cirques se répandit en Espagne, et produisit les combats de taureaux. En France, Cluldebert lit célébrer des jeux dans l'amphithéâtre d'Arles, et Chilpéric I"constrUisit deux cirques : l'un àParis, l'autre à Soissons. Le peuple se montra peu empressé à y courir; ils furent abandonnés, puis démolis.

Quant aux cirques, tels que nous les connaissons aujourd'hui, leur origine est relativement récente. En effet, lorsque, en 1767, parut à Paris un écuyer anglais nommé Béates, qui donna des représentations dans un local désigné sous lo nom de " cirque », les exercices qu'il exécutait rappelaient encore les jeux romains. Toutefois, ils comprenaient une partie hippique moderne que développèrent ses successeurs et qui prit définitivement de l'extension en 1788. Le cirque moderne était né. Un de ces établissements, fondé en 1774 par l'Anglais Astiey, fut acheté en 180? par le fameux écuyer italien Franconi, et prit alors le nom de Cirque olympique. Son directeur eut l'idée d'adjoindre aux exercices équestres, déjà développés par lui, des pantomimes et des scènes militaires à grand spectacle, innovation que perpétuèrent ses descendants. Le Cirque olympique ne disparut qu'en 1862. Aujourd'hui, beaucoup de grandes viUcs de province ot de l'étranger possèdent des cirques permanents. A Paris, il

Cirque des Champs-Elysées, à Paria (Cirque d'Eté) ; 1. Piste;

2. Entrée; 3. Ecuries; '*. Orcliestre; 5. Lof^es ; 6. Premières;

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