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Promenoir; 8, Secondes

faut citer le Cirque d'Hiver, lo Cirque d'Eté, le Cirque Fernando, devenu Cirque Medrano, lo Nouveau- Cirque, dont la piste peut se convertir en arène nautique. \J hippodrome, qui a été démoli en 1892, se distinguait des autres établissements par ses proportions plus vastes et la forme ellipti{|ue de son arène. (V. hippodromb.) Enfin, sous le nom de Cirque Molier, fonctionne d'une façon intermittente une fondation créée par et pour des gens du monde. A côté des cirques permanents figurent avec honneur certains grands cirques ambulants, qui voyagent à travers lo monde (nous citerons entre autres lo cirquo Singer). Ils offrent cette particularité curieuse de présenter tous, dans certaines parties, les mêmes proportions, pour que leur

Sersonnel changeant et cosmopolite ne so trouve jamais épaysé. C'est ainsi que l'arène a toujours 13 mètres do diamètre. Los programmes d'autrefois so corsent maintenant par les exercices d'artistes divers : clowns, gymuasiarques, équilibristes, dresseurs d'animaux savante, etc.

Cirque du Palais-Royal, vaste établissement de plaisir construit à Paris, en 1787, dans le jardin du Palais- Royal, par Rose de Saint-Pierre. Il v éditia un théâtre (jui prit le nom do Théâtre du Cirque-du-Palais-Royal et , l>cu après, celui de Cirque-National, puis de Lycée-des- Arts; on y jouait l'opéra-comique et la pantomime. Appelé, en 1798, Veilléos-de-Thalie, il donna des traductions d'opéras italiens, prit enfin lo titre do Boufi'ons-Kram.'ais. ot devait jouer des traductions d'ouvrages allemands et italiens, avec un orchestre solide et des chceurs exercés. Dès les premières représentations, le succès fut éclatant. Mais, le 16 novembre 1798. le feu so déclara dans les bâtiments du cirque, et les détruiMt entièrement. ' CIRRAL, ALE, AUX ou CIRRHAL, ALE, AUX adj. Bot. Qui appartient aux cirres ou vrilles : Appendices cibraux.

— Ascidion cirral. Godet d'une fouille ascidiéo, formé par une vrille foliaire.

CIRRATULE (rad. cirre) n. m. Genre d'annélides, type de la lamiUo des cirraHiJ/f/(^s. comprenant dos vers marins, dépourvus de tentacules ou n'oo possédant que sur les seu'inonts autériours. (Los cirrutulos habitent les mers un nord. Quelques espèces so trouvent dans la Môditorranéoj.

GIRRATULIDÉS n. m. pi. Famille d'nnnélidos tubicoles, renfermant des l'ormos â corps cylindrii|ue, â této on cône allongé, n'ayant que deux tentacules ou en étant complètement dépourvue. — Un CIHRATULIUK.

— Encycl. Los cirrfl(i(/i(/t'«, qui duivont leur nom aux nombreux lUameuts ou cirros qui couvrent leurs anneaux dorsaux, comprennent les genres : cirratulc, h'térocirre, acrocirre, répandus surtout dans les mora froides otlompéréos.

CIRRE (du lat. nrru«, frange - Plusieurs écri von tcinuiii:) n. m. /ool.Cil ou lilument tin dont la réunion forme des franges, comme au manteau dos multus(|UOs, sur les anneaux do certains vers, etc. n So dit aussi dos poils raidos situés sur

Cirrhibarbe du Cap.

les narines dos oiseaux. (En général, on emploie lo mot «oie de préférence au mot cirre. Chez les annélides, on entend par cirres dos filaments teutaculi formes simples ou formés de plusieurs articles; on distingue les cirres ventraux, dorsaux et aîiau.v. Quand les cirres s'aplatissent en largos lames, on les désigne alors sous le nom de élytres.)

— Bot. Appendice grêle, nu, simple ou rameux, le plus souvent enroulé en spirale : C'est au moyen de cirres que certaines plantes faibles s'attachent à d'autres corps pour s'élever et .le soute7iir. il On dit aussi vrille ou main. (Quelques auteurs font ce mot féminin.)

GIRRÉE ou CIRRHÉE (rad. cirre ou cij-rhe) n. f. Genre d'orchidacées, tribu des vandéos, comprenant dos herbes épiphytes qui croissent au Brésil.

CIRREUX {reù), EUSE [rad. cirre — Plusieurs écrivent ciRRHEUx, euse] adj. Hist. nat. Qui est muni de cirros.

— Bot. Syn. de cirrifère.

— Ichtyol. Qui a des cirres ou barbillons â la mâchoire inférieure.

CiRRHA, nymphe qui donna son nom à la ville do Cirrl'ia, en Phocide, près de Delphes.

GiRRHA, ville de la Phocide, sur le golfe de Corintho. Cette ville, qui était le port de Delphes, était consacrée à Apollon, et possédait un temple do Diane et de Latone. Quelques ruines en attestent l'ancienne importance.

CIRRHIBARBE ou CIRRHIBARBIS {biss) n. m. Genre de poissons acanthoptêres, famille des gobiidés, comprenant des formes voisines des myxodes, à nageoire dorsale continue avec nombreux rayons épineux, à tentacules garnissant le dessus du museau et le menton.

Les cirrhibar-

bes sont des

poissons de

taille moyenne,

dont le corps rosâtre argenté est recouvert de petites

écailles, et qui possèdent un tubercule cylindrique en

avant de la nageoire anale. Ils habitent le voisinage du

cap de Bonne-Espérance.

dRRHINE n. f. Genre de poissons physostomes, famille des cyprinidés, comprenant des cyprins n'ayant que deux barbillons, les labiaux faisant défaut comme les rayons de la nageoire dorsale.

— Encycl.

Les cirrhines Cirrl.ine rubi-ipen.

sont très voisines des barbeaux. Répandues dans les eaux douces de l'Asie, elles fournissent une chair peu estimée. La cirrhina ru67*iptnnis est commune dans les étangs du Bengale; la cirrhiîia cirrhosa ou Wocondei est une belle espèce violacée de la côte occidentale de Malabar.

CIRRBIPÈDES n. m. pi. Syn. de ciRRipiiOES.

CIRRHITE ou CIRRITHES iri-f^ss) n. m. Genre de poissons acanthoptêres, famille des percidés, voisins des serrans et des mésoprions, ot comprenant des formes jaunes ou grises, marquées do bandes plus foncées, à nageoire dorsale unique, à six rayons branchiaux. ( On en connaît cinq ou six espèces , propres à l'océan Inuien ; colle qui remonte le plus au N. est lo citTÎtfies inaculatiis de la mer Rouge.)

GIRRHITIDÉS n. m. pi. Famille de poissons acanthoptêres, comprenant les genres cirrhite, chUodacttjle, nématodactyle, latris, etc., tous présentant comme caractères communs la forme comprimée du corps, qui est revôtu d'écailloscycloïdes; les dents en velours mètéesàdesdents crochues, trois rayons épineux à la nageoire anale. (Les cirrhitidés habitent surtout les mers chaudes; ils sont do taille moyenne.) — t'n cirrhitidê.

GIR RHO GRAPHIQUE (du gr. kirrhos, roux, et graphein, écrire) adj. Se dit d'une variété do for oxydé appelée aussi terre d'ombre, et qui fournit aux arts une couleur bistrée.

CIRRHOLITE n. f. Phosphate hydraté naturel d'alumine, de cliuux et de manganèse. Il On écrit aussi cikroi.itk.

CIRRHOLUS {luss) n. m. Genre de champignons myxomycètes du Brésil. (Les cirrholus, voisins dos physarum, ont lacolumelle en spirale faisant saillie au dehors du péridium qui so rompt irrégulièrement.) n On écrit aussi cibrolk,

GIRRHONOSE (du gr. kirrhos, roux, et nosos, maladie) n. f. Coloration roussStro do la plèvre, du péritoine, etc.

CIRRHOPÉTALE n, m. Genre d'orchidacées, tribu des dendrubiées, comprenant des herbes épiphylos do l'Inde.

CIRRHOSE (du gr. kirrhos, roussûtro) n. f. Primitiv., Maladie du foie caractérisée par des granulations rousses ; ces granuhitions elles-mêmes, ii Auj., Maladie du foie caractérisée pur l'intlammation et la prolifération do tout le tissu conjonctivo-vasculaire de l'organe.

— Kncycl. Lo mot dn-hose a été créé par Laihinec pour désigner dos granulations roiiss:\tres et dures qui so rencontrent dans certains foies malades. Il désigna plus tard prostjue toutes les maladies infiammatoires du loio avec sclérose. Ou convient, maintenant, de ne raiiKor parmi les cirrhoses que les affections qui portent sur le tissu conjonctivo-vasculaire do l'organe tout entier, avec proUtéralions do ce tissu. La cirrhose ost hypertrophiquo quand lo volume do l'orgaiïo osi augmenté, utrophiquo quand il ost diminué par suite do l'atrophie dos élémenis glandulaires. Dans les deux cas, In gène do lu cirouhiiion a pour conséquence l'asciie. L'ictèro est rare, ou ilu mointt uo survient que lurdivoment. Trois types de cirrhoses sont bien étudiés el généraleineut admis: la cirrhose syphili' tique, lu cirrhose paludu/mf, ot lu cirrhose dos buveurs ou cirrhose ttlcootiqut'. Ui eirrhuso syphihtiquo porto primi-

Cirrhitc.

CIRRHOTIQUE — CISEAU

tivement sur le système artériel, la cirrhose paludique sur !e système lymphatique, et la cirrhose du buveur sur le système veineux et sushépatique. La cirrhose paludique s'accompagne d'une hypertrophie de la rate.

La cirrhose du buveur, que la plupart des auteurs attribuent à l'action de l'alcool, ne serait, d'après Lancereaux, imputable qu'à l'abus de certains vins.

^ Le traitement varie suivant l'espèce de cirrhose : il s'adresse à la cause et aux symptômes. Il est plus efficace quand le foie est gros que quand il est atrophié, parce que. dans ce dernier cas, les éléments glandulaires du foio sont déjà détruits. Le régime lacté mitigé, l'usage des alcalins, les purgatifs salins, les lavages de l'intestin, sont ordinairement conseillés. On devra s'abstenir soigneusement des médicaments toxiques.

CIRRHOTIQUE n. et adj. Qui se rapporte à la cirrhose; qui est atteint de cette maladie.

GIRRIFÈRE [de cirre, et du lat. feri-e, porter) adj. Se dit des végétaux qui portent des cirres ou vrilles, comme la vi^no, la bryone. les pois, les gesses, etc. ii On dit aussi cirrigkre.

CIRRIFLORE ou CIRRHIFLORE (de cirre ou ci7'rhe. et du la.t. flo':, /loris, ûeur) ai}. Dontles pédoncules sont munis de vrilles, ou font fonction de vrilles : Passiflore cirriflore.

CIRRIFORME (de cîV/*^, et foi'me) adj. Qui a la forme d'un cirre : Prolongement cirriforme. Filament cibrikorme.

CIRRIPËDES n. m. pi. Ordre de crustacés, comprenant des animaux dégradés, comme les anatifes et les balanes, et qui vivent, en règle générale, fixés sur toutes sortes de corps, dans la mer. (On écrit aussi cirrhipèdes.) — Un cirripèue

ou ClRRSIPÎiDE.

— Encycl. Les ciiTipèdes sont ordinairement renfermés dans une carapace. Libres à l'état jeune, ils ne tardent pas à se fixer par leur région céphalique, qui parfois s'allonge en un pédoncule. Les cirripèdes subissent des métamorphoses. Au sortir de l'œuf, les larves, ovales ou pyriformes, nagent jusqu'à ce qu'ayant subi plusieurs mues, elles se changent en une nymphe qui se fixe à un corps quelconque, au moyen de ses antennes à ventouses ; une glande de la tète sécrète alors une substance qui lie, pour toujours, le crustacé à sou support. Celui-ci est tantôt une pièce de bois, tantôt la peau d'un poisson ou d'un cétacé, voire le corps d'un mollusque. Les cirripèdes sont répandus dans toutes les mers. On divise cet ordre en quatre sous-ordres : thoraciqves, abdominaux, apodes, et rhizocéphales (ou suceurs).

CIRROBRANCHES n. m. pi. Ancienne division des mollusques gastéropodes, renfermant les dentales, qui forment la classe actuelle des scaphopodes. (V. ce mot.) [Blainville, qui avait fondé ce groupe, l'avait appelé cirrhobranchiata ; et il avait confondu, avec Deshayes, les filaments tactiles des dentales avec les branchies des autres mollusques.] — L'n CIRROBKANCHE.

CZRRO-CUMULUS n. m. Météor. V. cirrds.

CIRROPTÉRON n. m. Forme larvaire de certains mollusques gastéropodes.

— Encvci,. Le cirroptéron est la larve qui vient de quitter l'œuf, et qui nage avec son voile cilié; sa coquille rudimentaire n'est pas remplacée par une seconde, comme chezYeckinospira, mais elle demeure l'élément d'où sortira Ja coquille définitive du mollusque.

CIRRO-STRATUS n. m. Météor. V. cirrus.

aRROTEUTHXDÉS n. m. pi. Famille de mollusques céphalopodes dibranchiaux, sous-ordre des octopides, comprenant le seul genre cirroteulhis. — Un cirroteuthidé.

CIRROTEUTHIS !tiss] n. m. Genre de mollusques céphalopodes, type de la famille des cin-oleuthidés, comprenant des fornies ovales, lisses, à nageoires étroites, obtuses, à tête petite, à bras égaux, réunis par une membrane qui atteint presque leur extrémité. [La seule espèce du genre, cirroteuthis MùUeri, habite ieâ mers du nord.]

CIRRUS {russ) n. m. Nuage élevé, qui présente l'aspect de filaments parallèles ou retournés en forme de boucles de cheveux.

— Encycl. Le cirrus et le drro-stratus appartiennent L. la catégorie des nuages élevés, dont la hauteur moyenne est de 9.00U mètres. Ils forment de longues bandes fibreuses,

tourmentées et ondulantes, ténues à cause du manque de vapeur d'eau â de pareiMes hauteurs et, constitues par des aipuilles de glace, donnent lieu au pliénomôno de.s pnrfuiUea ot des halon. Ils ont été surnommés par les marins anglais mares taiU (queues do jument), sea-tress (chevelures de mer).

L'Ilot des calmes, dans une région, s'installe par le bas. Undis que lo courant éqiialorial débute toujours par les hauteur» de l'atmosphère ; il nous est signalé par l'apparition do cirrus confus dont on saisit mal les détails, qui précèdent la baisse barométrique, Dondant que les couches BUpérieures du courant éfiuatorial vont se déverser dans rifot des calmes pour s'y rondro. Ainsi : lorsque les cirrus apparaissent par un beau temps, ce beau temps est toujours compromit. Si cette situation s'affirme d'une manière durable, lo ciel se couvre et donne dos averses, en été; en hiver, il y a neigo, abondante peut-6tre, mais pou persis-

Monnaie de Cirta.

tante, car, si le courant éauatorîal s'installe, la neigo fond et le temps se met â la pluie. Cependant, si la baisse barométrique a lieu du côté oii coule le courant do retour, flanc Est de l'îlot des calmes, il n'y a pas de pluie, mais maintien de temps sec, plutôt froid, avec apparition de vents N. et N.-E. Enfin, généralement, les cirrus se déplacent perpendiculairement aux isobares.

Roulés par le vent, les cirrus deviennent plus opaques, et le danger de pluie augmente ; c'est le ciel moutonné, pommelé, formé de cirro-cumulus à l'altitude de 3.000 à 7.000 mètres.

CIRSAKA OU SIRSAKA, CIRSAKAS OU SXRSAKAS (Ara) n. m. Ancienne étoile à rayures, soie et or ou soie et argent, provenant des Indes.

CIRSE ou CIRSIUM n. m. Bot. Syn. de CNicus. GIRSOCÈLE (du gr. kirsos, varice, et kélê, tumeur) n. m. ou f. Tumeur variqueuse des veines du scrotum.

CIRSOÏDE (du gr. /fiVsos, varice, et eîdos, aspect) adj. Variqueux : Anévrisme cirsoîde.

GIRSOMPHALE (du gr. /t-iï\ïos, varice, et ornphalosf nombril) n. m. Dilatation variqueuse des veines du nombril. GIRSOPHTALMIE (du gr. kirsos, varice et ophthalmos, œil) n. f. Ophtalmie dans laquelle les veines do la conjonctive sont comme variqueuses.

CIRSOTOMIE (du gr. kirsos, varice, et tome, section) n. f. Excision des varices.

CIRSOTOMIQUE adj. Qui a rapport à la cirsotomie. CiRTA, ville de l'Afrique ancienne (Numidie), suri' Ampsagas, dont la fondation est évidemment due à un peuple sémitique. Ce fut, au temps de Syphax, une des principales villes de la Numidie. Massinissa, vainqueur de ce prince, n'osa pas en faire le siège, et Jugurtha ne put s'en emparer qu'après un blocus prolongé. Cirta n'avait rien perdu de son importance sous le règne de Juba I"; mais, après la défaite de ce prince et des Pompéiens en Afrif^ue, César ayant donné une partie du territoire de CirtaàSittius, celui-ci le distribua à ses légionnaires victorieux ; de là, cette colonie qui reçut le droit de cité romaine, appelée Sittianorum Colonia. En 3U, le Pannonien Alexandre s'étant fait proclamer empereur en Afrique, fut attaqué par un général do Maxence, et se réfugia dans Cirta, qui fut ruinée dans cette guerre. Constantin la releva, l'embellit et lui donna le nom de Constatitine, qu'elle porte aujourd'hui.

Deux conciles furent tenus à Cirta. Le premier fut assemblé en 305, pendant la persécution de Dioclétien. Les évêques traditeurs de la province, qui avaient faibli par crainte de la mort et avaient livré leurs livres saints et leurs vases sacrés, s'y firent réciproquement l'aveu de leurs fautes, se donnèrent l'absolution et nommèrent évêque de Cirta un traditeur, le sous-diacre Sylvain. Plus tard, les évoques catholiques se servirent des actes de ce concile contre les donatistes, dont le schisme fut produit par ces mêmes évêques traditeurs.

Du second concile (412) tenu à Cirta (ou à Zerte), on ne possède que la lettre synodale écrite par samt Augustin aux donatistes pour réfuter les calomnies que leurs évêques répandaient contre les catholiques, au sujet de la conférence de Carthage.

CIRURE n. f. Enduit que l'on fabrique avec diverses matières dont la cire est le composant principal.

CiRY-LE-NOBLE, comm. de Saône-et-Loire, arrond. et à 23 kilom. de Charolles, sur la Bourbince; 1.804 hab. Ch. de f. P.-L.-IVI. Fours à chaux: briques et poteries.

GIS [siss — du lat. cis, en deçà) adv. Particule employée dans les noms géographiques, pour indiquer qu'une contrée est en deçà d'un fleuve ou d'une montagne.

GIS \siss) n. m. Genre d'insectes coléoptères, type de la famille des cisidés, caractérisé par ses antennes de dix articles dont le premier est grand, et les trois derniers très gros.

— Encycl. Les nombreuses espèces do cis sont répandues surtout dans l'hémisphère boréal; une quarantaine habitent l'Europe. De très petite taille, de couleur brune ou noire, elles vivent dans les champignons bolets, dedalxa et polijporus . Le cis hûleti est un des plus communs.

CISAILLE [zày' [/^ mil.] — rad. ciseau) n. f. ïechn. Rognures de métal : Cisaille d'argent. \\ Outil en forme de ciseaux, employé couramment pour couper les métaux, tailler les arbres, etc. (Il en existe un grand nombre do types suivant les besoins. [Dans ce sens, on dit plutôt cisailles].) il Fauconnerie, Sorte de gros ciseaux pour couper l'ergot de l'oiseau.

— Monn. Machine employée dans la fabrication des monnaies pour couper les lames d'or ou d'argent et les pièces de monnaie défectueuses. (On l'appelle aussi ciselet.)

. — Encycl. Techn. On distingue les cisailles de ferblantier (zingueur, chaudronnier, tôlier, etc.), qui consistent en une paire do grands ciseaux, dont l'un des bras est fixe et l'autre mobile : c'est sur ce dernier que l'ouvrier appuie pour con-

cis (gr. G fuis).

i. ChalUe de ferblantier ; 2. Ciaaill^ pour fer en lame.

por lo fer-blanc; les cisailles à main sont constituées par une lame mobile autour d'un axe ot qu'actionne un levier, tandis que la contre-lame, .solidement boulonnée sur un bâti, reçoit la lôle à couper et que l'on tranche en agissant sur

lo levier do la lame. Les cisailles à guillotine, véritables machines-outils, possèdent un couteau doué d'un mouvement alternatif de va-et-vient vertical qui l'éloigné ou le rapproche de la contre-lame fixée au bâti. Un volant muni d'une manivelle permet de mettre la machine en action.

Cisailles : 1. De fauconnerie; 2. D'établi; 3. D'établi h lames rapprochées; 4. Coupe-boulons; &. A main; 6. A haies et k gazon- 1. Pour couper les bandages plâtrés (chir.); 8. Coudées (chir.). '

Les cisailles à vapeur, dont la construction rappelle celle des précédentes, sont mues mécaniquement. Les cisailles hydrauliques fonctionnent comme los précédentes; mais la vapeur se

Cisaille de zingueur.

trouve remplacée par la force hydraulique.

Les cisailles circulaires ont leurs lames tranchantes remplacées par des disques circulaires montés verticalement presque dans la

même plan et à une faible distance l'un de l'autre. Ces disques agissent sur la pièce à couper, comme lo feraient des scies circulaires.

CISAILLEMENT {za-ill'-man [Il mil.]) n. m. Action do cisailler : Le cisaillement des mon7iaies défectueuses, il Opération consistant à couper une pièce métallique sous l'action d'un efl'ort tranchant, il Action destructive qui s'opère sur une pièce métallique, réunissant deux autres pièces, par suite d'un glissement continu ou périodique de ces deux pièces l'une par rapport à l'autre produisant une usure sensible de la première. (Telle est l'action qu'exercent sur un boulon ou un rivet deux tôles jointives maintenues en place par ce boulon ou ce rivet qu'elles tendent à couper ou à cisailler.)

CISAILLER (za-yé — rad. cisean) v. a. Techn. Couper avec des cisailles : Cisailler U7ie tôle. \\ Tuyauter : Cisailler des bonnets.

— Monn. Action de couper avec des cisailles, soit les lames qui, après les premiers passages au laminoir, sont devenues trop longues pour être travaillées, soit les pièces de monnaie défectueuses.

CISAILLEUR {za-yeur') n. m. Celui qui, avec les cisailles, coupe les lamesou lespiècesde monnaie défectueuses dans les ateliers de la Monnaie, n Adjectiv. : Ouvrier cisaillkur.

CISALPIN, INE fdu lat. cis, en deçà, et alpinus, alpin) adj. Situé en deçà des Alpes par rapport aux Romains.

— Anton. Transalpin.

CISALPINE (GaULE)i nom donné par les Romains à ia partie septentrionale de l'Italie, connue aujourd'hui sous les noms do Piémont et de Lombardie. il Substantiv., on écrit : La Cisalpine. V. Gaule.

Cisalpine (république), république italienne organisée par Bonaparte en 1797, inaugurée le 9 juillet et reconnue par l'Autriche dans le traité de Campo-Formio (17 oct.). Elle était formée de la Lombardie, avec Milan pour capitale, et limitée, à TE. par le Pô, le bas Adige et le lac de Garde; au N. par les Alpes; à l'O. par le Tessin, lo Pô et l'Enza; au S. par la Méditerranée. La république Cispadane se réunit à elle. Son gouvernement comprenait un Directoire exécutif de cinq membres, un grand conseil de 160 membres, un conseil des Anciens de 80 membres. En 1800, elle s'agrandit encore du Novarais. En janvier 1802, elle prit le nom do « république Italienne >i, mais avec Bonaparte pour président investi de pouvoirs illimités. Quand, en 1804, la République française fut transformée en empire, la république Italienne ne tarda pas à devenir le royaume d'Italie, avec Napoléon pour roi et Eugène de Beauharains pour vice-roi. La Vénétie, les Légations et le Tyrol italien lui furent adjoints successivement. En 1810, ce royaume comptait 24 départements. En 1814, lo royaume d'Italie cessa d'exister.

CISEAU {zo — du bas lat. ciselhan, dérivé de cisum, 'ponvc^sum; proprem. Action de couper et. par ext., Instrument servant à couper) n. m. Instrument plat, de fer ou d'acier, tranchant par un bout, et dont on se sert pour tailler les corps durs : Ciseau de menuisitr, de sculpteur.

— Par ext. Manière dont on se sert de cet instrument : Œuvre fouillée d'un ciseau délicat, hardi. \\ Art du sculpteur : Le pinceau et le cisead rivalisent entre eux. || Ouvrage de ciseau. Ouvrage de sculpture.

— Ciseau à froid, Ciseau mousse, employé par les serruriers pour couper le fera froid, par les menuisiers, les marbriers, les maçons, etc. il Ciseau qui ne tranche pas, et qu'on emploie comme un levier pour ouvrir dos caisses ou arracher dos planches clouées.

— Mar. Cisean de calfat, Outil ou fers à calfat.

Il Croc à riseaux..

Croc double dont les doux bords se rabattent les uns sur les autres comme les lames dos ciseaux, n Mettre les voiles en ciseaux. Dans les embarca-

Croc h ciseaux.

Voiles en ciseaux.

lions, qiiaïul on ost voul arriùro, Pousser lo point d ocouto do graud'voilo à' tribord, celui do inisaino à liubord, au moyen de gafles, pour (pio lo vont prouno bien dedans et que l'uuo uo masquo pas lautro. Il Dans lo Lovant, on dit orienfri' eit orfillcs tic lièvre.

— VI. Des cisKAOX, Une paire fit' ciSK\ux, Instrument forme do doux lames d'acior placées on X de nianiôro à se mouvoir autour d'une vis, ot ([u'on rapproche et i^carto tour à tour pour couper l'objet que Ton a placé outro eux : CisBAUX de tailleur, de jardinier, w S'emploie quelquefois au singulier : Mettre le ciseau dans une étoffe.

— Fam. Faire un livre, un journal a couns de ciseau'V, Le composer do morceaux coupés dans d autres livres, d'autres journaux, ot assemblés tant bien que mal.

— Armur. V. la partie eucycl.

— Chir. Ciseaux coudés, Ceux dont les lames font un angle avec los branches au delà de l'entabluro. il Ciseaux à cuillers, Ciseaux à lamos courbes.

— Mytiiol. Le ciseau ou Les ciseaux de la Parque, Le double, Le fatal ciseau, Les ciseaux avec lesquels Atropos, l'une des trois Parques, tranchait le fil do la vie humaine.

— Encycl. Arcliéol. La forme la plus ancienne des ciseaux ost celle dos forces ou de h'iir diminutif les forcettesy où los lamos tranchantes, au lieu d'êtro assemblées en X, sont la continuation dun demi-cercle d'acier faisant ressort, pour éloigner les brauchos qui so referment sous la pression de la main. (Les ciseaux de notre modèle actuel n'apparaissent guère qu'à la fiu du xv" siècle. Au XVI*, ils deviennent d'un usage courant; renfermés, ou non, dans leur petit étui, ils se suspendent au clavain des femmes. Au xviii* siècle, les petits ciseaux de Châtelïerault, Moulins, Nevers el Toury étaient les plus estimés, après, toutefois, ceux de la fabrication parisienne.)

— Arm. Le ciseaa, aux xv' et xvi" siècles, était un carreau d'arbalète dont le fût se terminait en une large plate-forme où so dressait

tistes qui l'emploient accentuent les reliefs ou faisant avec lui des méplats IcL^èrement indiqués.)

— Monn. Syu. de ciSAiLLii.

CISELEUR n. m. Artiste ciselant dos ornements sur les métaux. (On distinguo, on terme do métier, deux sortes do ciseleurs ; celui qui crée l'ornement après l'avoir conçu ot lui donne le relief voulu; celui quo l'on appelle le ciseleur réparateur ot qui est chargé do faire ressortir lo relief ou lo aomi-relief d une pièce ciselée par le premier, (juand ce relief no possède pas toute ia netteté désirable.)

— Fig. Ecrivain qui excelle par la netteté, la précision ot la délicatesse des détails : La Bruyère est an ciskleuu de phrases sans pareil. (S. de Sacy.)

— Adjectiv. : Presque tous les sculpteurs grecs et romains étaient en même temps des ciseleurs.

CISELLEMENT {zè-le-man) n. ra. "Vitic. Opération qui consiste à couper avec des ciseaux spéciaux lo:> grains de raisin arrêtés dans leur développement, pour favoriser la croissance des autres.

CISELLERIE [zè-le-rl) n. f. Art de fabriquer les ciseaux. Il Produit fabriqué par le fabricant de ciseaux de toute espèce, il Travail exécuté par cet industriel.

Ciseau U'arbalète.

une lame tranchante disposée en large, et dépassant d'un centimètre ou deux. Le ciseau était employé surtout comme trait de chasse : il servait à couper lo jarret des bétes, ou à les saigner au cou, etc.

— Techuol. Les ciseaix ne sont qu'une modification des cisailles.

Chaque bras est un levier se terminant par un anneau destmé à faciliter l'action du pouce et d'un autre doigt que l'on y introduit, et dont l'écartemont ou le rapprochement imprime le mouvement aux lames tranchantes. On donne le nom de branches à la partie qui s'étend des anneaux à law ou pivot; celni à'entablure à l'endroit oiX

Ciseaux droits : I- A froid ; 2. De marbrier, à. bout rond ; 3. Do marbrier, h bout droit ; 4. De tour ; S. De maçon ; 6. De menuisier ; 7. A déballer; 8. Ciseau-burin (chir,); 9. A discisioii (chir.); 10. De Richtcr[chir.).

se trouve lo pivot, ot celui de lames à la partie coupante. Les deux faces internes des lamos sont appelées planes; lorsque les ciseaux sont fermés, les deux pianos ne sont pas exactement en contact sur toute leur longueur, car chacune d'elles offre un peu do concavité. On distingue plusieurs sortes do ciseaux, dont les formes varient avec le travail à produire.

CISELANT {lan), ANTE adj. Qui cisèle : L'action ciselante des acides.

CISELER (rad. cisel, ancienne forme du mot ciseau. — L'usago lo plus répandu, pour la conjugaison, ost de changer e en é devant uno syllabe muette : Je cisèle. Tu cisèleras. Il cisèlerait ; mais il faut remarquer quo c'est là une exception sans raison à la règle des verbes on cler, comme appeler, ensorceler, etc., qui, généralement, doublent idans le cas indifjué ci-dessus. L'Académie ost muette .sur ce point. La forme : Je ciselle a été employée par de bons auteurs) v. a. Travailler, sculpter au oiselet : Ciselek un vase.

— Fig. Travailler avec uno grande précision, uno extrfime délicatesse de détails : Ciseler son style.

— Art cnlin. Faire des incisions sur certaines pièces avant do les faire cuire, afin quo le fou les pénètre mieux : On ci.si-:i,LE les gros poissons avant de les tfriller.

— Tochn. Ciseler du velours, Y découper dos rtours, dos ramagrs, etc., avec la pointe dos ciseaux.

" Vitic. Opération du cisellemont.

Ciselé, ée part. pass. du v. Ciseler.

— Zool. Qui offre, 'ians quelque partin de son rorps, dos creux qui s<ïmbliuit travaillés au ciselot : Le bucéros ciselé.

Se ciseler, v. pr.

CÎQEhET(lè) n . m. 2

Teclui. Pf'tit ri- e^-^-t"— ■■"'■"■'■■»^" "■i" ^ i^» i nC^

Kcuu d'acior délié, „,„ ,, , .n ■ . . « .

qui est le prin.Mpai ^'''"'''" = *' rrianBulalre; 2. Arrondi,

outil dos ciseleurs. (Il n'a pus do tranchant, et los ar-

Ciseaux ù. deux branches : 1, Forces (moyen îige) ; 2. Du xni" siècle ; 3. Damasquinas (xvi« s.) ; V. Du xv« siècle; 5. Ciseaux-dégorgeoirs dépêche; G. De couturière; 1. A écharde8;8. De conserves; 9. Coupe-carlouches ; 10. Coupe-meches ; 11. De gantier; 12. De coupeur, coudés; 13. Cêphalotome (chir.); 14. Coudés, de Sims (chir.).

CISELURE n. f. Art du ciseleur : La ciselure est UJie branche de l'orfèvrerie. (Vitet.) il Ouvrage de ciseleur : Une belle ciSKLURE.

— Par ext. Dessin ferme, net, bien arrêté : Une bouche exquise rfe ciselure. (Méry.)

— Fig. Fermeté, netteté, précision et délicatesse de détails : Horace porte dans ses descriptions cette ciselurk de diction qui ne l'abandonne jamais. (Sto-Beuve.)

— Archit. Petit bord i)lat (luo l'on fait avoc le ciseau sur le parement d'une pierre ([ii'on veut dresser.

— Encycl. B.-arts. Ld.ciselure a été pratiquée pondant lo moyen âge, comme lo prouvent les objets conservés depuis la période mérovingienne. Intimement liée à l'orfèvrerie, elle CD subit toutes les fortunes : gallo-romaino, puis byzantine, dans ses procédés, oUe devient originale aux xm», xiv et xv* siècles, tout en suivant les principes techniques du moine Théophilo. Toutes les

. productions ciselées du moyen âge, qu'elles viennent d'Italie,' do Franco ou d'Allemagne, sont exécutées d'après ces anciens procodés que Bonvenuto Cellini vint so vanter, en plein XVI* siècle, d'avoir inventés avec Caradosso.

On peut dire quo tous ces procédés de fonto, d'em- Loulissago, de repouNsage,de sculpture, étaient du domaine courant dès le xiii" siècle.

Mais, suivant los pays, on les appliquait avec une timidité plus ou

moins grande. Il est certain quo ITtalio de la Renaissance porta cet art à la perfection. Les Caradosso, les Carelomo Mondrono, les Bartolomeo Campi, les Nogroli de Milan, les Sorafino, los Piccinino, bien d'autres, ont laissé des chefsd'œuvre supérieurs aux œuvres authentiques pou nombreuses do Collini. Celui-ci n'exécuta jamais d'armes. Un

•chef-d'œuvre do ciselure du xvi" siècle ost l'armure do Flonri lï, non terminée, conservée au musée du Louvre, et qui fut exécutée sur dos poncifs, sans doulo d'Ktienno do Launo, par dos Flamands et des Allemands qui travaillaient au petit Neslo. Do ces derniers, l'habileté d'exécution n'a jamais été surpassée; los productions dos Coloman d'Aug.sbourg sont dos modèles d'éléganco, do solidité ot d'honn/^totéde facture. Avec le xvii» siècle s'aflirmo tu supériorité des orfèvres français, tandis quo la décadence gagne l'Italio et l'Allemagne. Mais los deux (jTandes sources qui alimentaient l'art du ciseleur : lo mobilier religieux et l'armenuMit, perdent de leur iniportanco ; l'orfèvrerie domcstiqun suffit à occuper tous les ciseleurs. Les productions des Briot, des Bulin, dos Gouthière, des Mtmnoyer, do tous les orfèvroM do Henri IV à Louis XVI, sont là pour montrer ce que fut un art dont les principales HMivros ont malheureusement été doirulies.

— Tochn. La ciselure exige l'emploi d'outils spéciaux dont les principaux sont lo ciselet ot lo marteau, ot on outre Ion ci«t'rtH.x' tranchants, los f/ouf^es, los Ofinettes, les bitritix, los rcssinij», les grattoirs, les riftoirs, les mittoirs, les molettes, etc., suivant to genre do cisoluro. La ciselure, on

Aigui*ro ciselùo.

CISELANT — CISRHENANE

effet, comprend trois genres différents: la ciselure au fondu, qui a pour objet do faire disparaître les bavures sur les pièces sortant du moule et. dites venues de fonte ; la ciselure prise sur pièce, qui consiste en uno voritablo sculpture du métal que l'artiste coupe do manière à mettre la pièce au point, comme lo fait le sculpteur avec lo marbre, et à parachever ensuite son œuvro ; la ciselure au repoussé, ou ciselure repoussée, à l'aide de laquelle le ciseleur transforme uno feuille plane do métal on un sujet ronde bosse ou bas-relief.

CiSERIIS, ville d'Italie (Vénétio [prov. d'Udine)]^ sur le Torro, ai'dnent do l'isouzo ; 'J.250 hab.

GISERON (du lat. cieer) n. m. Nom vulgaire du pois chiche.

CISERRE {zér') n. f. Nom de la grive, dans certaijis pays.

CISGANGÈTIQUE {ciss, je — du lat. cis, en deçà, ot do Gange) aMj. Qui est en deçà du Gange, par rapporta Paris.

CISIDÉS (rad. cis) n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères xylopliages, renfermant les genres cis, rhopalodontus, octotemnus, orophius, xylographns, diphyllocis, etc. — Un cisidé.

—1 Encycl. Tous les cisidés sont do petite taille ; leur corps est arrondi, subcylindrique ; ils vivent en sociétés dans les champignons, surtout dans les espèces lignicoles, où se nourrissent leurs larves. Les espèces, très nombreuses, sont répandues surtout eu Europe.

ClSlEC, villago d' Austro-Hongrie (Galicie) ; 2.100 hab. Hauts fourneaux et forges.

CisiNGE (Jean de) eu Janus Pannomus, poète et prélat hongrois, né en 1434, mort en 1472. Il se signala par ses remarquables aptitudes pour la i)oésie latine, et devint, en 1460, évéque de Funt'kirchen dans la basse Hongrie. Accusé, en 1471, d'être entré dans un complot contre le roi Mathiasde Hongrie, il s'enfuit en Carinthie. Ses poésies latines ont été publiées à Vienne, en 1512.

CISIUM {siom')n. m. Dans l'antiquité romaine, Voiture découverte et légère, à un ou deux chevaux et à deux places, dont 1 une était occupée par le conducteur.

CISJURAN,

AME {siss — du Cisium.

lat. CIS. en

deçà, et de Jura) adj. Qui est en deçà du Jura, par rapport à Paris : liégion cisjubajse.

ciSJURANE (Bourgogne), v. Bourgogne cisjurane. Il Substantiv., on écrit : La Cisjdr.\ne.

Cislago, ville d'Italie (Lombardie Lprov. do Milan]) ; 2.400 hab.

CISLEITHAN, ANE {siss-lé) adj. Qui est, par rapport à l'Autriche, en deçà de la Leitlia, rivière qui sépare 1 Autriche proprement dite do la Hongrie : Les provinces ciSLEr- THANES de la monarchie austro-liongroise.

CiSLEITHANES (PBOVINCES) ou CiSLElTHANIE. Depuis la loi du 21 décembre 1867, Partie do l'empire austrohongrois Située en deçà de la Leitha et comprenant : la basse et la haute Autriche, Salzbourg, la Stvrie, la Carinthie, la Carniolo, le Territoire maritime (Istrle), la Dalmatie, le Tyrol et le Vorarlberg. la Bohème, la Moravie, la Silésio, fa (îalicie ot la Bukovino.

CISMONTAIN, AINE (5155, tin, tèn' — du lat. cis, en deçà, ot tnous, montis, mont) adj. et n. Googr. Qui est en deçà des monts, en décades Alpes par rapport aux Romains : Pays

CISMONTAINS.

— Hist. ecclés. So dit do l'une des deux familles établies par le pape Eugène IV dans l'ordre des franciscains.

GisneROS, comm. d'Espagne (Vieillo-Castille [prov. do Palonciaj], sur le Scquillo. sous-afûuent du Duero par lo Valderaduoy ; 1.860 hab. Filature de laine.

CISOIR (;o-rtr') n. m. Ciseau d'orfèvre, pareil au ciseau ordinaire, mais beaucoup plus potit.

CISOIRE (;o-ar' — du lat. cisorium ; do cx-derc, couper) n. m. Instrument tranchant, dont so servaient les vétérinaires romains.

CXSOIRES n. f. pi. Gros ciseaux montés sur un pied. (Véritables cisailles, quo les tôliers emploient fréquemment. No so dit guèro qu'au pluriel.) 11 A été employé dans lo sens général do Cisaille.

CiSON di Valmarino, comm. d'Italie (Vénétio fnrov. deTrévise l.à la source d'un aflluont du fleuve côtior Silo ; 4.300 hab. Fabrique do tissus de laines, de lin et de soie.

GISPADAN, ANE {siss — du lat. ds, en deçà, et Padus, lo 1*0) adj. Qui ost en deçà du Pé, par rapport aux Uonia)4is.

CISPADANE (Gaule), nom que les Homains donnaient à la partie de la Gaulo cisalpine située, par rapport à Homo, ou deçà du Pô. 11 Substantiv., on écrit : La Cispa- DANK. V. Gauliî.

GiSPADANE iRKiHr«LiguK\ république fondée par Bonaparte en deçà du Pô avoc les provinces do Modène el do Keggio, les Légations de Ferrare el do Bologne. Organisé lo 10 octobre lîotl, augmenté lo u) février I7i>7 de la liomugne (traité do Tolentino). col Etat n'ont qu'une esistonce éphémère: dès le mois do juin I7t>7, il <>tait joint à la république Cisalpine.

CISRHÉNAN, ANE {siss — du lai. cis, en doçA, et Hhenus, lo Rhin) adj. Qui est on deçà du Uliin, par rapport à la Gaule romaine. 11 So dit encore des provinces allemandes situées en deçà du Khiii, reintivoinent à la France.

GiSRHÉNANC (RKi'intLigiiK). constituée on 174)7 parla réuniiiii des villes du Uhin, rive gaucho, qui sollicitèrent lo protectorat d«i la Ftunoe. Mais, pur le traité <\c Campo- Formio, oniro la Franco et l'AutricIie, en territoire fut cédé à la Franco en touce Mouvorainolé, ot Colouno, Bonn, Aixla-Chapelle, Mayonco, otc.,doviurout des villes françaitios.

Cisse.

ClSSAC — CISTRE

CiSSAC, comm. do la Gironde, arrond. et à 12 kiloni. deLesparre; 1.215 hab. Vignobles estimés du Médoc, parmi lesquels on distingue les crus suivants : Châieau-du-Breuil, Château-la-Rivaux, Château-d'Hanteillan, etc.

CISSAMPÉLIDÉES {an-pé) n. f. pi. Bot. Série de ménispermacées, comprenant les gpnres cissampélos, cyclée, Stéphanie. — Une ClSSAMPËLIDKli.

dSSAMPÉLINE {an-pé) n. f. Alcaloïde extrait par ^Viggers des racines du cissatnpelos pareira,

CISSAMPÉLOPSIDE n. m. Bot. Syn. de sénkçon.

CISSAMPÉLOS {an-pé-loss — du gr. kissampéhs, sorte de liseron ; de kissos, lierre, et ampëlos, vigne) n. m. Genre de ménispermacées, renfermant des arbustes dressés et grimpants, qui croissent dans les régions tropicales du globe.

— Enctcl. Le cissampélos pareira, \u\ga\ren\cnt nommé vigne bâtarde, liane à cœur, herbe Notre-Dame, liane à glarcr l'eau, etc., est un arbrisseau grimpant, à ti^es grêles et fort longues, s'enroulant autour des arbres voisins. 11 croit aux Indes orientales, aux Antilles et au Brésil ; on le trouve surtout dans les lieux montueux. Il est tellement abondant en mucilage, qu'il coagule l'eau dans laquelle on le fait macérer à froid. 11 a été autrefois d'un emploi fréquent en médecine.

GISSANTHÈME n. m. Ancien nom du cyclamen.

CISSAROBRYON n. m. Bot. Syn. de tivianik.

CiS-SATLEDJ (Etats dc) [en angl. Cis-Sutlej States,, nom collectif des principautés situées dans l'Himalaya occidental, sur la rive gauche du Sindh. Elles sont peuplées de 837.700 h.

sur 28.332 kilom. carr.

CISSE ou CISSA D. m.

Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des corvidés, tribu des garrulinés, comprenant des formes voisines des geais.

^Les cisses, dont on connaitune dizaine d'espèces, sont propres à l'Asie orien taie, aux îles de la Sonde etau Japon. Lesous-goure urocissa comprend une espèce chinoise [ui'ocissa Siuensis}.)

CiSSE, affluent droit de la Loire, arrosant le département de Loir-et-Cher et d Indre-et-Loire. Longueur : 8i kilom.

GiSSE, ville de l'Afrique ancienne (Mauritanie Césarienne), sur la Méditerranée ; actuellement Koléa.

CiSSÉ, comm. de îa Vienne, arK et à 7 kil. de Poitiers, non loin de l'Auzance; 927 hab.

CISSÉIS (sé-iss— nom mythol. gr.) n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes , famille des buprestidés, voisins des carabes, et comprenant dix-sept espèces répandues de la Nouvelle-Guinée à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande. Citons le cîsseis cupricollis, d'Australie.

CiSSEY (Ernest-Louis-Octave Courtot de), général et homme politique français, né et mort à Paris [1810-1882]. Général de brigade en 1854, général de division en 1863, il prit part avec ce grade à la guerre franco-allemande et à la répression de la Commune. Il fut élu, en 1871, membre de l'Assemblée nationale, et nommé, la même année, ministre de ta guerre. Il occupa ce poste trois fois ( 1871-1873, 1874-1875, 1875-1876). Commandant du 11" corps, il fut relevé de son commandement en 1880.

GiSSIDAS, général syracusain, dont parle Xénophon dans les Belléniijues. Il fut chargé par Denys d'amener des secours aux Spartiates. Il remporta avec Archidamos, sur les Argiens et les Arcadicns, une victoire complète, connue sous le nom de bataille sans larmes.

ClSSIENS, KiSSIENS OU GOSSÉENS, nom de l'une des tribus élaraites cantonnées dans la Susiane.

CISSITE n. m. Genre d'insectes coléoptères-hétéromères, famille des méloïdés ou vésicants, renfermant des formes rouges ou jaunes, à mandibules très développées dans les mkles, et qui sont parasites de divers hyménoptères, tels que les Xylocopes. (Les quelques espèces connues sont de taille moyenne et habitent les régions tropicales do l'ancien monde. Le cissites testaceus, d'un beau rouge luisant, est répandu de l'Inde aux Célèbes.)

dSSOÏDAL, AXE, AUX adj. Qui a rapport à la cissoïde : Courbe cissoiDALK.

CISSOÏDE (du gr. kissos. lierre, et eîdos, aspect, à cause de quelque analogie de forme entre cette courbe et le contour d'une feuille do lierre) n. f. Géom. Nom donné à une courbe particulière du troisième degré.

— Enxvcl. La cissoïde a été imaginée par Dioclès, pour servir à la solution du fameux problème de la duplication du cube.

Cette courbe dérive du cercle do la manière suivante : si l'on imagine qno d'un point A do la circonférence d'un cercle O on mène une infinité de sécantes terminées à la tangente menée au point B diamétralement opposé à A, et que, sur chaque sécante, telle que ACD, on

f>roDDO, à partir du noint A, une ongucur AM égale à la portion CD de la sécante, comprise entre le cercle et sa tangente, lo lieu des positions successives du point M sera la cissoïde.

On obtient immédiatement l'équation de cette courbe rapportée au diamètre Ace et à la tangente au point A, on observant que 1 abscisse AP du point M étant égale à la distancû CK ou QB du point de rencontre C do la sécante AD avec la circonférence, à la tangente AT,

cg

i~x V 'zK — x'

-X 2K—X ~ 2R- Ainsl, l'équation de la cissoïde, rapportée aux axes choisis, est

Le point A osl un point fie rebroutsement, l'axe dos x i ojcc de symétrie, la uogonto ItT une asymptote.

Cissopis,

CISSOPIS {piss) n. m. Genre de passereaux dentirostres, famille des tanagridés, renfermant des formes propres à l'Amérique du .Sud, dont on connaît quatre espèces.

CiSSOS, compagnon de Dionysos. Ayant été tué par accident en jouant avec des satyres, il fut métamorphosé en lierre, ot, depuis, cette plante lui fut consacrée.

GISSOTOMIES (du gr.

kissos, lierre, et lomè , action de couper) n. f. pi.

Fête qui était célébrée à Phlionte, et où l'on coupait lo relier pour les sacrifices.

CISSUS {suss) ou CISSE n. m. Genre d'ampélidées, rattaché au genre vitis, et renfermant des arbres grimpants, sarmenteux. On les appelle, dans les pays chauds, lianes aux voyageurs, parce qu'ils laissent écouler beaucoup de liquide potable lorsqu'on en coupe les sarments.

CISSYBION (gr. kissubio7i) n. m. Vase à boire, de grande dimension, qui est mentionné déjà dans les poèmes homériques. Il était orné de feuilles de lierre sculptées.

CtSTACÉES ou CISTINÉES (siss) n. f. pi. Famille comprenant les genres ciste, hélianthème, hudsonie et léchée. — L'ne cisTAcÊE ou cistinée,

CISTANCHE [siss) n. m. Genre d'orobranchées, renfermant dos plantes à fleurs jaunes, rouges qu violettes, et qui habitent les régions chaudes de l'Europe, l'Afrique ot l'Asie.

CISTE {sisst' — du gr. kïsté ; lat. cista, corbeille) n. f. Dans rantiquité,Panier,corbeille.(Se dit surtout d'une sorte lie corbeille que l'on portait dans plusieurs cérémonies religieuses) :Za CISTE inystigue. il Sorte de colfre en bronze. Il Panier pour mettre des livres, il Corbeille dans laquelle on recueillait les votes, n Se dit quelquefois de constructions sépulcrales de l'âge mégalithique, en forme de cotl'res.

— Enctcl. Primitivement, les cistes étaient simplement des paniers ou corbeilles , do forme cylindrique ou carrée, qui servaient à porter des fruits ou des légumes. On donna le mémo nom à diverses corbeilles, boîtes ou cassettes, qu'on employait pour différents usages domestiques ou religieux. On y conservait l'argent, les manuscrits, les vêtements, les jouets d'enfciit, les ustensiles de toilette, les menus objets du culte. On appelait ciste mystique une corbeille q^ue l'on portait dans les cérémonies des mystères, suriout aux fêtes de Dionysos, de Cybèle et de Démèter, et qui contenait des objets connus seulement des initiés. Il n'existe plus de cistes grecques; elles étaient eu osier ou en bois, comme on en peut juger par les représentations des vases peints. En revanche, on en a trouvé beaucoup en Italie ; ce sont quelquefois des boîtes recouvertes de plaques d'argent et de bronze, et, le plus souvent, des boîtes de bronze en forme de cylindre ou d'ellipse, avec un couvercle rapjtorté. Les cistes les plus belles proviennent de la nécro|)ole de Prénoste, elles datent du III' siècle avant notre ère ; le pourtour et le couvercle sont ornés do dessinsgravésau trait, qui représentent des sujets mythologiques. La ciste la plus célèbre est la c?'5/e Fico7'oni, conservée à Rome au musée Kircher. Les principales scènes sont l'arrivée des Argonautes chez les Bébryces, et la lutte de Pollux contre le roi Amycos.

CISTE {sisst') n. m. Genre de cistacées, comprenant une vingtaine d'espèces i[\ii croissent pour la plupart dans le bassin méditerranéen : L'Espagne est la contn'-e de l'Europe où les cisxiis sont le plus communs. (B. de St-Vincent.)

— Encyci,. Ce genre renferme des arbustes, des arbrisseaux, des sous-arbrisseaux et des plantes herbacées. Leurs fleurs ont une corolle rosacée, tombant de bonne heure. Le fruit est une capsule s'ouvrant en cinq ou dix valves.

Lo genre ciste comprend une vingtaine d'espèces , abondamment répandues dans le bassin „.

méditerranéen, et surtout en «-■isie. Espagne. La plus intéressante est lo ciste de Crète {cistiis CreïicMs), arbuste de 1 mètre de hauteur environ, âfeuilles velues, à fleurs grandes et purpurines. C'est cette espèce qui fournit la substance employée en médecine et en parfumerie sous le nom de ladnnum. On récolte, néanmoins, une substance très analogue sur d'autres espèces, particulièrement sur le ciste ladanifi-re {cistus l-idanifcrus). Cet arbrisseau, deux fois plus haut que le précédent, croît en Espagne et tn Portugal.

CISTÈLE [stèV) w. f. Genre d'inseclos coléoptères, type do la famille des cistélidés.

CISTÉUDÉS ist,') n. m. pi. Famille dinsectos coléoptères hétéromères, que l'onappellepluscourammentallé- ri-tA^ /«.. j« l«-*-^v culidôs,lonomdocistôlidcsétantdonné ^''"^'*^ ^^'- "**^ "'°'^"^Jpar les auteurs modernes aux byrrhidés. — Un cistélidk.

— Encvcl. Les cistélidés ou alléculidés sont des insectes de taille moyenne, grôlos, ressemblant extérieurement ù dos longicornes; ils en ont les mœurs. Los larves vivent dans lo vieux bois et s'y métamorphosent sans filer do coque. Genres principaux répandus surtout dans l'bémisphôro

Ciste Ficoroui.

boréal : allecula, hymenorus, eryx, hymenalia, cistèle, mycétocharis, podonta, omophlus, cteniopas, etc.

Cistellarla ou la Cassette, comédie de Plaute. — Une jeune fille, Silénie, a été exposée, tout enfant, et recueillie par une courtisane qui l'élève pour lui faire embrasser son métier. Mais une répugnance invincible a fait jusqu'à présent résister Silénie aux conseils des courtisanes. Elle n'a accordé des faveurs qu'à un jeune homme auquel elle entend rester fidèle. Reconnue enfin par ses parents, elle épouse celui qu'elle aime. Bien que le texte de la Cistellarm soit en fort mauvais état et incomplet, il en reste assez pour permettre de reconnaître en cette pièce une des plus charmantes productions de Plaute. Le contraste entre la pure et tendre Silénie et les courtisanes, est aussi original que poétii|ue.

CISTELLATRICE {siss-téV — lat. cistellatrix; de cistella. petite corbeille, coffret) n. f. Esclave romaine qui soignait les vêtements et les bijoux de sa maîtresse.

CISTELLE n. f. Syn. de géodore

CISTERCIEN, ENNE [siss, si-in, en — de Ctstercium, nom lat. de la ville do Cîteaux) adj. Qui appartient à l'ordre de Citeaux ; Les religieux ciSTtiRCiKNS.

— n. m. Religieux de l'ordre de Citeaux. V. Cîteaux

GiSTERNA, bourg d'Italie fprov. de Rome), sur la voie Appienne ; 3.095 hab. Palais baronal. Ville bâtie sur l'emplacement d'une ancienne cité des Volsques.

CiSTERNA d'Asti, bourg d'Italie (Piémont [prov. d'Alexandrie]); 2.400 hab.

CiSTFRN ES-LA-FORÊT, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 40 kilom. de Riom, au-dessus de la Cisternes, affluent du Sioulet; 1.200 hab. Houillère.

CiSTERNINO, bourg d'Italie (Apulie, Pouille [prov. de Bari délie Pugliej); 6.050 hab. Belle église collégiale.

CISTICAPNOS (si-sti, pnoss)- n. m. Bot. Ancien nom des corydales. ii On écrit aussi

CYSTICAPNOS.

CISTICOLE {siss) n. m. Sousgenre d'oiseaux passereaux du genre drymoica, tamille des luscinidés, tribu des malarinés , renfermant des petites fauvettes de roseaux tachetées, à queue courte, dont onconnaîi.

unevingtaine d'espèces do l'ancien monde. Une seule habite l'Europe, c'est le cisticolo des roseaux {cisticola schœnicola).

CiSTIERNA, comm. d'Espagne (Léon [prov. de Léon]), sur le versant méridional des Pyrénées asturiano-léonaises, dans un pays montagueux ; 2.100 hal). Mines diverses; tissage de toiles; élève du bétail. Patrie du P. Isla, le premier en date dos journalistes d'Espagne.

pi. Bot. "V. CISTACÉES.

Bot. Syn. do Lii-

Cisticolo.

Bot. Syn. do

Cistophore Elles portent

Cistophore de Pergamc.

CISTINEES n. f.

CISTOGARPE n. m.

UOCARPE.

CISTOMORPHE n.

HIBBnRTlE.

CISTOPHILE {siss) adj. Qui vit ou croît sur les cistes.

. CISTOPHORE [siss — du gr. kistê, corbeille, et phêrein, porter) n. f. Antiq. Jeune fille qui portait une corbeille dans les fêtes de Bacchus.

— Numism. Série de monnaies grecques frappées en Asie Mineure à partir du 11= siècle av. J.-C, et dont la fabrication se prolongea jusque sous Adrien, p r ! m i ti vemcntrau droit, une couronne de lierre entourant une ciste mystique d'où s'échappe un serpent et, au revers, un arc dans son étui entre deux serpents dressés. Les monnaies cistophores jouissaient d'une grande vogue dans le monde grec. La domination romaine les respecta, mais substitua à l'une des faces l'effigie d'un personnage romain et, plus tard, celle de l'empereur.

CISTOPTÉRIDE n. f. Bot. "V. cystoptéride.

CISTRE {sisstr' — mot dérivé de l'ital. citarUf mais altéré par suite d'une confusion avec le mot sistre) n. m. Instrument de musique à cordes pincées fort en usage aux xvr et XVII* siècles, et qu'il ne faut pas confondre avec le sistre, instrument de percussion, n Instrument do musique, en usage au Japon et dont la forme se rapproche plus ou moins de la guitare.

— Encycl. Le cislre se jouait à l'aide d'un plectro. On l'appelait aussi guitare allemande ou guitare anglaise, car il se rapprochait dans sa forme, généralement ovale, de laguitare ; la caisse était à dos plat, à rencontre du luth, dont le dos était bombé. Lo milieu de la table était percé d'une rosace et, dans lo bas, se trouvait un chevalet. Le mancho portait généralement douze divisions. Les cordes étaient métalliques et doubles, et leur nombre variait depuis 4, .'î et 6 jusqu'à 7, 0, U et 12. Il y avait des cistros basse, ténor, alto et soprano. Il y avait aussi des archicistres à double jeu do cordes et, par conséquent, à double cheviller. Le cistro disparut dès lo commencement du xviir siècle

Cistrc ; 1. Frnnçais; 2. Japonais.

Cisludc.

GISTUDE OU CISTUDO {siss) n. f. Genre do ropùlos chélonioiis, l'auullo lics tSinydés, compronaiit dos tortues d'oau douce, dont le plasti'on no s'appliiiiii» pus assez contre la carapace pour ta l'ernier

— Encycl. Doux espè- ^^^BÊI^^^ J^É ces composent ce genre :

la cistimo dentelée {cxs^ tudo dentala), dos Indes .

oriontalos, et la cistude -"^ d'Europe (ci5^(((^o lutavio) ou boueuse. C'est une tortue verdàtro ou brune, pointilléo ou vergotéo de jauno, qui atteint O^.SO de long. Répandue dans tout le sud-est de l'Europe, elle remonte au nord justiu'on Courlande; en France, on la trouve jusque dans rÀllier et les Charentes. Vivant dans les marais, so nourrissant d'insectes, de mollusques et de

Petits poissons, ou la mango on quelques pays, malgré odeur forte de sa chair. Los autres cisludes ont été réparties eu divers sous-genres.

CISTULE {siss) n. f. Nom proposé pour désigner les apothécies de certains lichens.

CISTULE ou CISTULA {siss) n. f. Genre de mollusques gastéropodes cténobranches, famille des cyclostomidés, caractérisé par sa radula à dents centrales et latérales, munies do nombreuses pointes. (Les cistules ont leur coquille close par un opercule cartilagineux, intérieurement calcaire ; elles sont terrestres et vivent aux Antilles et dans l'AiiKM-ique centrale.)

CITABLE adj. Qui peut, qui doit être cité.

CITADELLE {dtH' ~ ital. citadelîa; de città, ville) n. f. Ouvrage do fortitication qui, tout en étant relié à l'enceinte d'une place forte, on restait suftisamment indépendant pour pouvoir servir de réduit à cette enceinte, et permettre de continuer la résistance après la chute de la place prnpreraent dite, n Par anal., Position, lieu quelconque où l'on peut se défendre : Les vaisseaux de guerre sont des citadelles flottantes, w Par ext.. Centre principal : Calvin adopta Genève pour la citadelle de ses idées.

— Fig. Ce que l'on attaque ou q^uo Ton défond : Tous les cœurs ne sont pas des citadelles imprenables.

— En'Cycl.II n'est plus guère possible, aujourd'hui, d'organiser des citadelles dans les mêmes conditions qu'autrefois. Le plus souvent, leur défense serait paralysée par la ville elle-même, quand l'ennemi, maître de celle-ci, s'abriterait derrière les maisons pour attaquer la citadelle. Toutefois, les vastes camps retranchés d'aujourd'hui peuvent comporter l'organisation, sur un point de leur périmètre, d'un groupe de forts susceptibles de prolonger la résistance après la chute de la ville et de jouer ainsi le rôle d'une véritable citadelle.

CITADIN, INE (ital. cittadino; de città, ville) adj. De la ville, qui a rapport à la ville : Plaisirs citadlns.

— n. Personne habitant une ville, par opposition aux habitants de la campagne : L'hiver a des beautés que les citavins ne soupçonnent pas. Il Citoyen italien qui n'appartenait pas au corps de la noblesse : Les citadins avaient peu de part au gouvernement de la république de Venise. (Acad.)

— Anton. Campagnard, paysan, villageois.

CITADINAGE n. m. ou CITADINANCE(/iaïUS) n. f. Droit

de bourgeoisie : A Venise, en aucun cas, la citadinance n* menait a la seigneurie. (V. Hugo.)

CITADINE (rad. citadin) n. f. Ancienne espèce de voiture publique, ù. Paris.

CITATEUR, TRICE n. et adj. Qui fait, qui aime à faire des

citations d'autour. [<vuelques auteurs ont employé citkur pour citateur:Tous ces grandscniivv^sdecode. ..{Fuvetière).]

— n. m. Livre contenant des citations, recueil do citations : Le CITATEUR des fabulistes.

CITATION {si-on ~ lat. dtatio ; de citare, citer) n. f. Dr. 5]ommation à comparaître, comme prévenu ou comme témoin, devant les tribunaux de simple police ou de police correctionnelle, ou, en matière civdo, devant le juge do paix. Il Exploit, acte par lequel on fait cotte sommation.

— Hist. relig. Ordre du grand maître, convoquant tous les chevaliers à Malte.

— Action de rappeler un texte d'auteur, ou d'invoquer cet auteur en se réclamant do lui ; passage ainsi rappelé : Les CITATIONS doivent être choisies et peu fréquentes.

— Mise à l'ordre du jour d'un militaire pour uno action d'éclat, un acte do bravoure ou de probité.

— Kncycl. Art milit. Les seules citations ofÛcioUement considérées comme telles sont celles qui sont faites à l'art/ ce d'une armée ou d'un corps expéditionnaire, par le commandant en chef, sur le rapport d'un officier témoin de l'action d'éclat qui les motive. Le commandant en chef peut ajouter, à la citation pure et simple, l'inscription du fait dans le bulletin des opérations. Ce sont là les seules citations qui soient dos récompenses ot figurent sur l'état dos services d'un militaire. L'inscription d'une citation au rof^istro matricule no peut avoir heu que sur le vu de l'ori^'inal ou d'une copie authentique de l'ordre qui l'a proscrite, et elle doit relater les faits qui l'ont motivée. Un corps ^o troupes (régiment, brigaiio, division, etc.) peut, aussi bien (\\\ un individu, être l'objet d'une citation. Quant ù la mise d'un militaire à l'ordre "du jour do son régiment, do sa brigade ou do sa division, pour un acte do bravoure ou de probité que ses chefs veulent donner on exemple à ses camarades, cola no constitue point, à proprement jiarler, uno citation.

— Dr. I. Oroit pénal. C'est par une ntalion quo sont traduits devant le tribunal do police ou le tribunal correctionnel les prévenus de contraventions ou de délits. Toute citation doit, lorsqu'elle s'adresse à un provenu, rappeler brièvement les faits incriminés, énoncer les articles de loi invoqués et indiquer les jour et heure do l'audience pour laquelle la comparution est roquiso. Les témoins sont aussi appelés sur citation. Toute citation est notitléo par huissier. En matière de simide police, la citation A prévenu no peut Atre donnée il un délai moindre do vingt-quatre heures, outre un jour par trois myriamôtres; on matière correctionnelle, la citation doit ôtro délivrée au prévenu au moins trois jours avant celui do la comparution, plus un jour par trois myriamôtres,

H. Ùroit civil. La citation est l'acte par lequel on somme (|^uol({u'nu de comparuUro devant un juge do paix. On distinguo la citulioti do Vussitjnation ou ojournemcnl, par

lequel ou appelle quelqu'un devant un tribunal de promiôro instance. Toute citation est signifiée par un huissier ot -Uoit, pour être valable, remplir les mémos conditions que l'assignation (C. proc. civ., art. 1"). La loi du 25 mai 1838 permet au jug^e de paix do défendre aux huissiers de délivrer aucune citation avant iiuo les parties aient été appelées sans frais devant lui. Dans les cas urgents et sur la permission du juge de paix, on peut assigner de jour à jour et môme d'heure à heure.

— Littér. La citation par excellence est la citation littéraire, que le moraliste, le conteur ou l'historien mettent dans leurs ouvrages, non pour faire étalage d'érudition, mais pour oxphquer leur pensée et la rendre plus frappante. Elle doit être employée avec réserve et venir naturellement ; elle suppose, comme chez Montaigne, une longue pratique des écrivains dont on rappelle les maximes. Certains genres comportent des citations d'un ordre spécial : dans un discours judiciaire, l'orateur est en droit de citer des fragments d'actes, des textes de loi, etc. ; les

Prédicateurs s'appuient àchaq^ue instant sur des citations e la Bible, des Pères de lEglise; ils citent aussi des décrets des conciles. L'abus des citations littéraires a longtemps sévi : on pardonne à certains écrivains de la Renaissance, à un Rabelais par exemple, leurs perpétuelles citations, en considération de leur immense érudition et de leur ardeur de nouveaux convertis ; mais on ne peut que se moquer de ces prédicateurs du commencement du xvir siècle, qui mêlaient dans leurs citations le sacré et le profane, ou de ces avocats du même temps qui alléguaient 1 autorité de Virgile ou d'Horace. Aujourd'hui, un tel défaut est devenu des plus rares.

Citations (loi des). Cette loi, rendue en l'an 426 de notre ère, sous Théodose II et Valentinien III, enleva aux jurisconsultes officiels le jus jura condendi qu'ils avaient reçu d'Auguste et d'Adrien, mais conserva toute leur autorité aux écrits des cinq jurisconsultes classiques ; Gaîus, Papinien, Paul, Ulpien et Modestin. Le juge devait suivre l'opinion adoptée par la majorité de ces jurisconsultes, et, en cas de partage, celle de Papinien. Si ce dernier ne s'était pas prononcé,le juge avait toute liberté d'appréciation. Cette loi avait beaucoup simpliilé la besogne des juges.

CITATOIRE [to-ar') adj. Dont l'objet est do citer en justice, d'assigner : Lettres cîtatoires. (Vieux.)

CITÉ (du lat. civitas) n. f. Communauté politique, dont les membres s'administrent eux-mêmes par leurs propres lois; ensemble des individus associés en Etat libre et indépendant : (Jn Lacédémonien célèbre disait : A Sparte, la cite sert de juuj's à la ville. (Acad.)

— Par ext. Syn. de ville, dans le style soutenu : Paris est une magnifique cite, ii Nom que l'on donne au quartier le plus ancien de quelques villes, considéré couime leur berceau : A Londres, la cité est le centre des affaires. Notre-Dame de Paris est dans la cité.

— Nom donné, à Paris, à des agglomérations de maisons formant une ou plusieurs rues fermées de grilles : La CITÉ Bergère. La cité Trévise. Il Cité ouvrière. Agglomération de logements économiques pour les ouvriers.

— Archéol. Cités lacustres. Villages construits, dans les temps préhistorisques, par les habitants de la Suisse et d'autres pays au milieu des lacs et sur des pilotis. V. lacustre.

— Ecrit, sainte et relig. Cité céleste. Cité sainte, Cité de Dieu, Séjour des bienheureux. |] Cité sainte, Ville spécialement vénérée par les fidèles d'une religion, particulièrement Rome et Jérusalem pour les chrétiens, La Mecque pour les musulmans, ii Eglise de Jésus-Christ : L'Eglise catholique, cité sainte, dont toutes tes pierres sont vivantes.., (Boss.) Il La cité future. Le paradis.

— Hist. Pauvres chevaliers de la sainte cité. Nom primitif des templiers, il Droit de cité, Titre de citoyen et privilèges qui y sont attachés : Accorder le droit dk cité à un étranger. — Fig. So dit à propos des choses adoptées, de ce qui est généralement admis ot pratiqué : Le cyclisme et l'automobilisme ont conquis partout le droit db cite.

— Encycl. Hist. Droit de cité chez les Grecs. Dans les pays grecs, le droit de cité ipoliteia) conférait le droit do posséder la terre, de contracter un mariage légitime, do participer au culte public, do comparaître personnellement en justice, et diverses attributions politiques, plus uu moins étendues suivant la constitution locale. Tous les Etats étaient jaloux de leur droit de cité. Pour exercer ce droit dans sa plénitude, il fallait, à Sparte, appartenir ù l'aristocratie des rf/rtHJ, n'avoir encouru aucune déchéance, posséder uno fortune suffisante, et payer sa quote-part des repas publics; à Athènes, il fallait être no de parents eux-mêmes citoyens et ôtro inscrit sur les registres d'un dôme; partout, il fallait avoir hérité do ses parents la qualité do citoyen, et avoir rempli tous ses devoirs envers l Etat. On drossait avec soin le catalogue des citoyens jouissant de tous leurs droits (i7tiTiji.ioi, (vtiitioi); do temps en temps, l'on revisait ces catalogues, et l'on punissait sévèrement les intrus. Etaient exclus du droit do cité : les esclaves, les étrangers domiciliés, et, dans les pays où cotte classe do la population existait, les serfs de la glèbe ou les sujets. Cependant, le droit do cité pouvait Atre conféré à des étrangers, domiciliés ou non, soit on vertu d'un décret individuel, soit on vertu d'une convention générale avec un autre Etat. Mais il s'agit alors, ordinairement, d'un droit de cité restreint aux droits civils, commo celui ^uo possédaient les atfrancbis, les nothes (ceux dont le

père ou la mère n'était pas citoyen), ou, à Sparte, les jiéodamodes, les mothaces, les nypomeiones, etc. Les citoyens eux-mêmes pouvaient être privés do la totalité ou d'uno partie de leurs droits par un décret d'attmiv, châtiment des lâches, des parjures, des débiteurs du trésor, dos magistrats prévaricateurs, etc.

Droit de cité chez les Jionmins 'jus civitatis). Los privilèges attachés ù. la qualité de citoyen romain donnaient uu droit de cité une valeur et uno Importanco très grandes. Au début, il n'y avait pas do citoyen on dehors do Rome, puis le droit do cité fut accordé on récomnonso do services rendus. Après la guerre sociale, les lois Julia et Plaulia Papiria admirent à la cité romaine tous les habitants do l'Italie, moyennant uno déclaration dans les soixante jours. César donna lo droit do cité ù la (iaulocisalpino, etGalba il toute la (îavile. Uno constitution de Caraealla le conféra ù tous les sujets de l'empire ; en réalité, le but fut do soumettre les nouveaux citoyens à l'inipùt du vingtième sur les successions.

Les i)réro^Mtives attachées au droit do citiî étaioat d'ordre public et d'ordro privé. \mh Jura publiai compre-

CISTUDE — CITÉ

naient les droits politiques proprement dits : ledits sufTragii, droit de voter aux comices, ot le jus honoj'ujn, droit d'étro appelé aux magistratures; puis le droit de prendre part au culte de la cité {jus sacroru7n), de figurer sur les registres du cens, do servir dans les armées (jus militiœ)^ de provoquer l'intercession d'un magistrat, d'ôtre exempté do peines déshonorantes, d'en appeler au peuple de toute condamnation capitale. Les jura privata conférés par le droit do cité étaient : le coyinuhium, ou droit de contracter un mariago {justx nuptix) produisant la puissance paternelle; lo com7nerciu7n, ou droit do figurer dans la solennité appelée mancipatio, ot, par suite, le droit do figurer dans un testament comme disposant ou comme bénéficiaire [testamenti factio), parce qu'on employait la forme de la mancipation pour faire un testament; enfin, comme sanction de ces droits, la legis actio, c'est-à-dire le droit d'intenter des actions dans la forme réservée aux Romains, et qui primitivement portait co nom. Le connubium rendait apte à acquérir tous les droits de famille (puissance sur la femme et les enfants : agnatio, gentilitas, droit à la successioh ab intestat et à la tutelle) ; le commercium comprenait les droits de patrimoine. Quelques personnes, quoique n'ayant pas le droit de cité, bénéficiaient de quelquesunes des prérogatives des citoyens. Privés des droits politiques, les Latins avaient, dans leurs rapports avec les Romains, la plupart des droits privés. Les patriciens avaient seuls, à l'origine, le droit de cité ; devenus citoyens, les plébéiens n'en acquirent que peu à peu les divers avantages, et ce fut la loi Canuleia qui admit le mai'iage entre personnes des deux ordres.

Le droit de cité s'acquérait par la naissance de parents citoyens eux-mêmes, ou par des faits postérieurs à la naissance, tels que la concession du droit de cité par voie de mesure collective ou individuelle, ou par l'afiVanchissement opéré par un maître citoyen. Les Latins Juniens pouvaient acquérir le droit de cité par des modes qui leur étaient propres. (V. Latin Jdnif.n.) Le droit de cité s'anéantissait par la perte de la liberté, par l'admission d'un citoyen comme membre d'une cité étrangère, par certaines condamnations.

Les citoyens romains étaient revêtus de la toge et portaient plusieurs noms disposés dans un ordre déterminé. Au nom de l'individu lui-même [prxnomen), on ajoutait celui de la gens, l'indication de sa filiation, le nom do la tribu et le cognonem ou surnom.

Cités ouvrières. Dans les grandes villes et dans les centres industriels, on so préoccupe, au nom de la moralité et de l'hygiène, d'assurer aux ouvriers des logements sains, confortables et à bon marché.

Cette question, longtemps agitée, est entrée dans la voie de la réalisation en premier lieu à Mulhouse, en 1S53, grâce à l'initiative de Jean DoUfus. maire do la ville, puis au Creusot, à Saint-Quentin, à Mai-seille, à Lille, à Guise, à Noisiel, à Blanzy, à Paris, au Havre, etc. L'exemple donné par Jean DoUfus a été largement imité partout.

Les ouvriers groupés dans des cités ouvrières ne sont pas logés dans des casernes, mais dans de petites maisons gaies, pourvues de petits jardins; ils doivent pouvoir (sauf exceptions) se rendre acquéreurs do ces habitations, à de bonnes conditions.

La législation française encourage, aujourd'hui, de plusieurs manières la construction des maisons ouvrières, soit par des faveurs spéciales, soit même par des subventions, et de nombreuses sociétés philanthropiques s'occupent activement de propager cette œuvre intéressante, qui moralise les individus.

Cité (La) de Paris. L'île de la Seine, appelée par la tribu gauloise des Parisii Lutèce, et qui fut le berceau do Paris, s'appela au moyeu Age la Cité, pour la distinguer de la Ville, ci^ui était sur la rive droite, et de l'Univereité, qui occupait la rive gauche. Dès l'époque romaine, la Cité était lo centre d'une importante agglomération. On a-retrouvé les traces d'une enceinte qui la protégeait tout entière. Sous le choeur de Notre-Dame, des fouilles pratiquées eu 1711 révélèrent l'existence d'un autel que les ïiaiifes (navigateurs) parisiens avaient élevé on l'honneur des divinités païennes. A l'extrémité en aval, sur l'emplacement du Palais de justice, était situé une sorte do château fort, résidence du gouverneur romain. A l'époque carolingienne, deux petites tours, le grand ot lo petit Chùiclet, furent construites pour défendre l'ilo contre les attaques des Noi^ mands. Dès lors, la Cité était reliée aux deux rives du Ileuve par quatre ponts, deux de chaque côté : pont Notre-Dame et pont au Change pour la rive droite ; Petit-Pont et pont Saint-Michel pour la rive gauche.

Lorsque, A la fin du xii* siècle, la cathédrale fut construite, la Cité se couvrit d'un entassement de maisons. Les ruelles étroites et pour la plupart sordides qui y abondaient n'ont disparu que sous le second Empire pour faire place à des voies spacieuses, d'allure géométrique, quo bordent de nombreux monuments publics, outre les édifices historiques : la cathédrale, lo l^alais de justice, la Sainte- Chapelle. A peinosi la partie orientale a gardé son aspect d'antan dans quelques rues, telles quo les rues Cbauoinesse, des Ursins, dos Chantres.

Cité (La) do Londres. V. Londres.

Cité de Dieu (la). C'est Touvrago lo plus considérablo de saint Augustin. Il l'écrivit de 113 A 426. Alaricroides Wisigoths, venait do prendre et de saccager Rome (410); les païens attribuaient les malheurs de l'empire à la colère dos dioux, irrités, disaient-ils, des progrès du christianisme. Saint Augustin répond à leurs accusations. Dans los cinq premiers livres, il démontre ((ue les anciens Romains devaient leur prospérité a leurs vertus morales, non ù. la protection des dieux. Il juge, d'ailleurs, leurs conquêtes avec une grande élévation de pensée. Les cinq livres suivants peignent, sous de vives couleurs, los erreurs, les vices du pa^^anisme. Les douze derniers nrt^ sentent lo tableau du la lutte do la vérité contre I erreur, sous la figure do la lutte do deux cités. La cité de Hiou commence avec Adam, se développe avec les patriarches. Moïse, tes rois ot los prophètes de Juda et d'IsraOl. La diffusion do l'évani;:ilo, préparée par la succession des grandes monarchies, lu répand dant> tout l'univers. La dn (lu monde, la résurrection, lo jugement dernier transformeront en cité céleste la cité do lu terre. Au contraire, la cité du uml, d'erreurs en erreurs, de crinu's en crimes, ira so perdre dans l'enfer éternel.— Cet on-^ m,

avec des aperçus do lu plus haute porltV>. >■-

monts précieux sur les religions antiques. ;.•-

nieni sur la religion romnino, Il a inspiré :\ lij.^.uct lidéo

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