‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 211 sur 870 · CONSACRÉS · texte numérisé non relu

CONSACRÉS

Se consacrer, v. pr. Etre consacré : Les églises se CONSACRENT par de longues cérémonies, il Consacrer sa personne, la vouer à des fonctions saintes : Se consacrer à Dieu. Il Se vouer, s'appliquer exclusivement : Se consacrer à l'étude. Il Garder pour soi, se réserver : Part de butin que les chefs se consacraient.

— Syn. Consacrer, sacrer, dédier, dévouer, vouer. Sacrer est absolu: il marque une cérémonie religieuse par laquelle on confère un caractère : on sacre un roi, un évêque, on ne les sacre pas à quelque chose. Consacrer est relatif; il est presque toujours suivi du nom de l'être, de l'objet auquel on consacre, ou bien il en appelle l'idée dans l'esprit. Cependant, on dit absolument qu'une hostie est consacrée; mais, alors, le mot prend une signification différente, spéciale, puisqu'il entraine l'idée d un changement de substance. Consacrer, c'est affecter à Dieu ou à son service d'une manière toute particulière ; c'est encore rendre propre à quelque chose. 1 y employer d'une manière complète : on consacre à Dieu'la religieuse qui renonce au monde; on consacre uno journée tout entière à faire un certain travail. Dédier exprime plutôt l'idée d'un hommage : on dédie à. la Vierge, aux saints; on dédie un livre à quelqu'un. Vouer et dévouer annoncent un renoncement, un dépouillement ; ce qui est voué ou dévoué ne s'appartient plus, ou on renonce à sa possession ; mais, quand on dit vouer, le renoncement est simple ; dévouer suppose un sacrifice, uno abnégation totale : deux personnes se vouent l'une à l'autre par lo mariage; Eustache do Saint-Pierre se dévoua pour sa patrie.

CONSALVI (Hercule), cardinal et homme d'Etat, né à Rome en 1757, mort en 1824. Il remplit avec talent, àRome, les fonctions déjuge au tribunal de la signature, d'auditeur de rote (1792), enfin de ministre des armes (1797). Accusé injustement d'avoir été l'instigateur du meurtre du général Duphot (2 sept. 1797), il fut emprisonné par les Français dans le château Saint-Ange. Secrétaire du conclave, à Venise, il fut, avec le cardinal Maury, lo promoteur do l'élection do Pie VU, qui, rentré à Rome, le nomma cardinal o( secrétaire d'Etal ^iSOO). Après l'échec de la mission de Mï' Spina, Consalvi, de concert avec le diplomaio Cacault , Sô rendit eu hâte à Paris. Reçu solennellement par les trois consuls, lo 22juin 1801, il déploya, dans les négociations (difficiles qui suivirent , un mélange ae fermeté et de prudonoo grâce auquel lo Concordat lut conclu lo 15 luillot ISOl.

Ayant encouru la colère de Napoléon nar l'énergie avec laquelle il soutint Pie VU daus la défense des intérêts do riigliso et do l'indépendance du saint-siège, il so démit do ses fonctions de socroiuiro d'Etal 1 17 juin 1S06).

ijuand lo papo fut amené do force on Franco (1809), Consalvi fut, â son tour, mandé â Paris, puis interné â RoimsetàMézières,oironduùlaIihoriéon 1813. 11 fut plus tard rcprésentanldu saint-siège â Paris, o( prit pari au congrès de Vienne, où il obtint la restitution de la plus grande partie dos Etats noniiticaux ot la confirmation du droit do préséance accordé aux nonces aposioli(iuos sur tous les ambassadeurs. Jusqu â la fin du règne do Pie VII, lo cardinal Consalvi gouverna les Etals do l'Eglise. La promulgation du Code do procédure civile ot du Codo do commerce, la répression des troubles â Rome et du banditisme dans la campagne, entre autres actes, lui nierilôront lo surnom de » grand cardinal-, quo les Romains lui ont donné A la mort de Pio VII (23 sept. 1S23^ Consalvi se relira dans sa villa de Porto d'Aniio. Il était rappelé aux affaires par Léon XII, lorscju'il mourut. Il légua sa modeste fortune on partie aux pauvres, en partie aux enlanis de Cimarosa. Consalvi n'éiaii pas nréiro; il n'avait jamais voulu recevoir d'autre ordre sacré iiuo le diaconat.

— Biui.iOûB. : Crétinoau-xiolly, .Mémoires du cai-dutat Cirnsnlri (Paris, 1864); Artaud do Montor, Vio du pope Pie Vil iPuris, 1S37).

C0N3ANC a. f. Bot. Syn. do scdulairk.

Cardinal Coasalvl.

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