CONSANGUIN — CONSCIENCIEUX
CONSANGUIN igliin). INE [lat. consatiguineus ; de ciim, avec, et sanguis. inis. sang, adj. Parent du côté du père. (Se dit surtout des frères et des sœurs qui oat le même père, et non la même mère) : Il fêtait permis, à Athènes, d'épouser sa sœur consanguine. (Montesq.)
— n. m. pi. Frères consanguins, sœurs consanguines. (On dislingue les frères consanguins, les utérins et les gerviains.)
— Encycl. Mariages consanguins. V. consanguinité.
CONSANGUINITÉ [gu-i — rad. consanmiin)n.î. Parenté du coté du père : Le deuJ-ième degré ae consanguinitk.
— Fig. Parenté, fraternité morale : La langue est une sorte de CQSSAyGiiniTÈ entre les peuples. (Lakanai.)
— Dr. canon. Parenté, tant du côté du père que du côté de la mère : L'Eglise a étendu l'empêchement de mai'iai/e par CONSANGUINITÉ Jusqu'aux oncles et nièces, neveux et tantes, cousins et cousines.
— Econ. rur. Origine des animaux domestiques qui sont obtenus en alliant entre eux des individus directement provenus des mêmes parents.
— Kncycl. Phvsiol. et hyg. La consanguinité, qui, pour l'hygiéniste, n'est autre chose que la parenté tant du coté de la mère que du côté du père, n'est pas défectueuse dans les espèces animales, par suite du choix des reproducteurs, pas plus qu'elle n'est nocive dans l'espèce humaine lorsqu'il n'y a pas de tare héréditaire. On peut citer, en effet, des communes saines, à mariages consanguins répétés entre les habitants, depuis des siècles. Mais, dans la pratique habituelle des unions, la pathologie des futurs époux n'entrant pas en ligne de compte. la consanguinité transmet les caractères les plus fixes, et notamment la pathologie individuelle, qu'elle double ainsi en quelque sorte. Les sourds-muets semblent être les produits les plus fréquents de ces unions, mais les statistiques tendant à le démontrer sont obscures et mal faites. La loi a restreint dans une certaine mesure les mariages consanguins, et l'hygiène, tout en trouvant rationnelle celte restriction, ne l'exige que dans les cas d'une hérédité ainsi susceptible d'être multipliée par les descendants. Chez les métis, les mariages consanguins les ramènent en arrière, c'est-à-dire à la race nègre.
CONSCIEMMENT {kon-sia) adv. D'une manière consciente.
CONSCIENCE {kon-si-anss — lat. conscientia; de cum, avec, et scire, savoir) n. f. Sentiment naturel de notre être, de ses facultés et de ses actes. (Les philosophes appellent ce sentiment conscience psychologique, métaphysique, ou SENTIMENT DU MOI.) H Sentiment intime d'un fait ou d'un objet e.\térieur : iS'avoir pas conscience de ce qui se dit autour de soi. Il Sentiment intérieur de la moralité des actes : Quand la bourse se rétrécit, la conscience s'élargit. {Contes d'EutTa.pe.)[E.n philosophie, ce sentiment s'appelle conscience morale, ou sens moral.] — Se dit de la manière dont les hommes ou une classe d'hommes distinguent le bien du mal : La conscience publique, n Moyen quelconque qui aide à discerner le bien du mal moral : Lu véritable ajni est une seconde conscience, il Amour du bien inspiré par la connaissance naturelle que nous en avons : Avoir de la conscience, homme sans conscience, il Ame, considérée par rapport à l'état nui résulte pour elle de la moralité des actes accomplis : Faire l'examen de sa conscience, il Pensées secrètes, sentiments cachés : Pénétrer dans les consciences. Interroger les consciences, ii Foi, croyances religieuses : La liberté de conscience est le fondement de toutes les autres libertés. (J. Simon.) il Soin minutieux : Travail dans lequel il y a plus de conscience que de talent.
— Pop. Estomac : 5e mettre une aujie de boudin sur la