‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 23 sur 870 · CITHARISTE · texte numérisé non relu

CITHARISTE

et le plan du Discours sur l'hisloire universelle. La Cité de Dieu a été souvent traduite en français, notamment par Em. Saisset (1855). , ., , , ,

— BiBLioGR. : ViUemain, Tableau de l éloquence chrétienne au IV" siècle (Paris, 185").

Cité du soleil (la) [Civitas solis], par Thomas Campanella (1623). — C'est le plan d'une république imaginaire, dans le genre de l'Utopie de Thomas Morus. La république du célèbre dominicain est naturellement théocratiquo. Un pontife qui représente Dieu la gouverne ; il a pour mmistres trois délégués : Puissance, Sagesse et Amour, dont le premier a dans ses attributions les affaires étrangères et fa guerre ; le second, l'instruction publique, les travaux publics et les beaux-arts : le troisième est le ministre de fa population ; il préside à tout ce qui se rapporte à la propagation, à la conservation et à l'amélioration physique de l'espèce. L'égalité de tous les citoyens, la communauté des biens et des femmes , quoique le rapprochement sexuel ne puisse s'opérer qu'après autorisation, complètent cette organisation d'un Etat imaginaire, dont on retrouve les traits fondamentaux dans la théorie saint-simonienne.

Cité antique (la), Etude sur le culte, le droit, les instilulions de la Grèce et de nome, par Fustel de Coulanges (Paris, 1864). — Le système de l'auteur consiste a expliquer toutes les institutions anciennes par l'influence de crovances religieuses qui auraient été communes aux divers' peuples primitifs. Cette religion primitive, ayant pourpoint de départ les croyances sur l'âme, aurait influe sur le caractère do la famille" antique, qui n'est que le prototype de la cité. La religion domestique, après avoir étendu et élargi la famille, a formé une association plus grande, la cité, et a régné en elle comme dans la famille. Toutes les institutions de la cité furent calquées sur colles de la famille. Un culte rattachait l'individu à son foyer; d'autres cultes le rattachèrent à la tribu, à la ville. Les seuls citoyens furent à l'origine ceux qui descendaient des premières familles, les parriciens. A côté d'eux, on vit se constituer d'autres familles, esclaves affranchis et plébéiens, qui bientôt causèrent, par leur nombre, de graves embarras à la société. De là des révolutions successives, dont la dernière tit entrer les plébéiens dans la cité. Fustel de Coulanges s'est laissé entraîner un peu loin par son système. Tous les peuples de l'antiquité ne sont pas passés par dos phases absolument identiques ; aussi, tout en approuvant ridée générale de l'ouvrage, doit-on rectifier dans l'histoire de chaque peuple les détails que donne l'auteur.

Cité (TBÉÎTBE DE L.*.). Ce théâtre, l'un des plus importants qu'ait vus naître l'époque de la Révolution, fut construit, en 1~91, par l'architecte Lenoir-Saiut-Elme, sur l'emplacement oii se trouve actuellement le tribunal de commerce. On devait y jouer tout à la fois l'opéra-comique, la comédie, le vaudeville et le ballet.

C'est sous le nom de théâtre du Palais-'Variétés qu'il fit son ouverture. Ce n'est qu'en 1793 que le théâtre prit le titre de . théâtre de la Cité • . Les événements politiques ne tardèrent pas à l'éprouver, comme tant d'autres. Il abandonna alors le genre lyrique, et s'adonna surtout à la farce populaire et à la pantomime. Dans ce dernier genre, il obtint d'éclatants succès. Puis il aborda aussi le mélodrame. A partir de 1798, une commission administrative géra un moment le théâtre et lui donna le nom de « Théâtre de la pantomime nationale » . Enfin, le célèbre comique Beaulieu rouvrit le théâtre de la Cité. Sifflé, il se brûla la cervelle de désespoir. La troupe des 'Variétés-Montansier, obligée de quitter le Palais-Royal, vint ensuite donner là ses représentations, pendant qu'on lui construisait la salle du boulevard Montmartre. Le décret de 1807 condamna à mort le théâtre de la Cité, qui, longtemps après, transformé en salle de bal, devint célèbre sous le nom de « bal du Prado», et fit place, sous le second Empire, aut ribunal de commerce.

CÎTEAUX, hameau du départ, de la Côte-d'Or, comm. de Saint-iNicolas-les-C!teaux, arrond. de Beaune, sur la ■Vouge; 259 hab. {Cisterciens, ennes.) Ce hameau est célèbre par l'abbaye de son nom.

Afjbaye ilc Clt«aux.

Citeaux (oedbe et abbaye dk). En 1098, Robert, abbé do Molcsme, désireux de rétablir la règle do Saint- Benoit dans son auDiériié primitive, ko retira au désert do Cltcaux, près do Dijon. \m monastère qu'il y fonda avec l'assistance d'Eudes, duc de Bourgogne, eut des commencements difficiles ; mais, quand saint Hi^rnard y eut pris l'habit monastique Kous la direction do l'abbé Etienne Harding(in3), le» Doriccs y affluèrent. Bieotât (1113-1115), quatre nou-

velles maisons furent fondées, qu'on appela les quatre filles de Citeaux : Clairvaux, dont saint Bernard fut le premier abbé; La Ferté, Pontigny et Monmond. En U19, l'abbé Etienne écrivit sa règle, fameuse sous le nom de Charte de charité : elle imposait aux moines cisterciens la pauvreté la plus complète, même dans le culte divin, leur défondait les études profanes et leur recommandait la soumission aux évêques. Dès 1151, il y avait déjà cinq cents abbayes cisterciennes, toutes affiliées à Uteaux. Au XVI' siècle, l'ordre comptait plus de dix-huit cents monastères ; il avait fourni quatre papes à 1 Eglise : Eugène III, Grégoire VIII, Célestin IV, Benoit XII. Les réformes, que la prospérité toujours croissante des cisterciens rendit nécessaires, donnèrent naissance aux/emilants et aux trappistes. Les moines de Citeaux s adonnaient spécialement à la culture de la vigne : ils créèrent les vignobles du clos Vougeot et de Romanée. Fermée par la Révolution, l'abbaye de Citeaux fut démolie en grande partie : une colonie pénitentiaire, établie en 1840 par l'abbé Rey dans les restes des bâtiments claustraux, a été supprimée en 1888.

CITER (du lat. citare) v. a. Ajourner, assigner à comparaître devant un juge : Citer un débiteur, des témoins

— Alléguer, rapporter : Citer une loi. il Rappeler les paroles de : Citer Homère, Virgile, il Alléguer 1 exemple, f autorité de : Citer, pour s'excuser, un plus coupable que soi. Il Nommer, faire connaître, désigner par son nom : Blâmer les vices sans citer personne. Il Signaler, indiquer comme digne d'être approuvé ou remarqué : Citer quelnu un comme un modèle de vertu. Citer un Irait de courage.

— Loc. fam. Citer son auteur. Nommer la personne de nui l'on tient un renseignement. , ,, ,

— Hist relig. Citer les chevaliers, Dans'd ordre de Malte, Signirtait les convoquer à Malte pour quelque nécessité.

Se citer v. pr. Etre cité ; Passage qui ne peut se citer.

Il Se nommer soi-même : Bien n'est plus désagréable qu'un homme qui se cite lui-même A tout propos. (La Rochet.)

il Citer les paroles, les écrits l'un de l'autre : Des écrivains qui se citent mutuellement. Il Citer l'un à l'autre : Deux pédants qui SE CITENT du grec et du latin.

— Stn. Citer, alléguer. 'V. allégdkr.

CITÉRIEUR, EURE (lat. citerior ; de cis, en deçà) adj.

Géogr. Qui est en deçà, de notre côté, plus près de nous.

— Anton. Ultérieur.

CiTERIUS (Sidonius), grammairien et poète, né à Syracuse, vivait au iv" siècle de notre ère et enseignait le grec à Bordeaux. Il fut l'ami d'Ausone, qui a fait de lui un grand éloge.

CITERNE (du lat. cistema) n. f. Réservoir maçonné et cimenté intérieurement, destiné à recueillir et conserver l'eau de pluie : En Orient, chaque maison a sa citerne.

— Fig. Ce qui amasse, conserve : L'esprit de l'homme n'est pas une fontaine, mais une CITERNE. (Ste-Beuve.)

— Anat. Citerne lombaire. Dilatation du canal thoraciquo dans la région lombaire, à l'endroit où aboutissent les vaisseaux chylifèrcs. Il On l'appelle aussi réservoir de Pecqoet. , . , .

— Mar. Petit navire ou chaland destiné à transporter à bord des navires l'eau douce nécessaire pour leur provision. (Ils portent le plus souvent une pompe aspirante et foulante pour permettre de remplir les caisses à eau du bord en pompant de la citerne.)

— Encycl. Hist. et archéol. L'usage des citernes a été pratiqué par les divers peuples de l'Orient, Egyptiens, Assyriens, Hébreux, Arabes, Grecs, etc. On cite aussi les citernes de Carthage qui, aujourd'hui réparées, sont encore en usage ; à Rome, celles des sept salles, près des bains de Titus et la. Piscine admirable de Pouzzoles. Les abbayes et les châteaux du moyen âge, situés souvent sur des collines élevées et manquant de sources naturelles, étaient pourvus de citernes creusées dans le roc ou maçonnées, dans lesquelles des conduites amenaient les eaux pluviales tombant sur les combles des bâtiments et sur l'aire des cours.

— Constr. La forme donnée le plus souvent aux citernes est celle d'un parallélipipède rectangle recouvert par une voûte cylindrique. Le fond doit toujours être concave pour faciliter les nettoyages. Le sommet de la voûte est percé d'un orifice pour "la pompe et d'un autre beaucoup plus grand par lequel on descend dans la citerne pour la nettoyer ou la réparer. Généralement, on munit les citernes do canaux de déversement ou de trop-plein, de façon que le niveau ne dépasse jamais une certaine hauteur. Ou fait souvent subir

l'eau, avant son entrée dans la citerne, une sorte de décantation. On emploie dans ci but une construction accessoire qui porte le nom de ci

terneau. V. ce mot — Citerne-fiUrL

On nomme ainsi

une excavation ma

çonnée, composée

généralement de

deux comparti- l, n ■.

monfs snnornosés Citernt-llltre : A, gravier et b.,hlo ; B. puits ments superposes, j„„,g„^„t l'eau flllréei C. ouvertures à la le premier, qui re- t^se des puits, par lesquelles pénètre l'eau niçoit 1 eau , est muni trée ; D, adduction de l'eau iioD encore Ûltrée. d'un fond percé de

trous, et contient du gravier, des débris de charbon de bois, etc., qui constituent le filtre au travers duauel l'eau doit passer pour arriver dans le second, qui est la citerne proprement dite. Pour les grands débits, on construit de vastes citernes souterraines, ordinairement circulaires, voûtées, et dont la partie centrale est occupée par un puits dans lequel arrive l'eau qui s'est filtrée on traversant les matières de la chambre entourant le puits. CITERNE, ÉE adj. Qui est en forme de citerne : Des

fosses CITERNEKS.

CTTERNEAU (no) n. m. Petite chambre qui précède la citerne et où les eaux pluviales arrivent directement des toits pour s'épurer et se filtrer avant do passer dans la citerne par un orifice place à la partie supérieure.

CITEUR n. m. Linguist. 'V. ciiatkub.

CITHARE (lat. cilhara, gr. kithara) n. f. Sorte d'instrument à corde en usage chez les anciens et au moyen âge. n «o dit aujourd'hui, en Allomagne,au Japon, etc. .d'une sorte

pince Encycl. Antiq. (V. citharede). Tantôt, le mot cithare était employé pour désigner tous les instruments à cordes ; tantôt, il s'appliquait à un instrument spécial, distinct de la lyre. Los différentes pièces de la | cithare portaient le même nom que | les pièces analogues de la lyre , mais les cordes se trouvaient disposées parallèlement , et non pas en éventail, comme dans la lyre; en outre, elles étaient

Cithare anglaise (ixi s.).

plus longues, ce qui suppose des sons plus graves ; la caisse sonore avait un plus grand cithare (ti" s 1 développement et '-'"^"e (xi s.) les montants étaient droits, au lieu d'être courbes. La traverse qui joignait ces montants était placée obliquement dans la cithare égyptienne, horizontalement dans la cithare

Citharede portant la cithare grecque.

Cithare japonaise

grecque ; cette dernière était, vraisemblablement, heptacorde : elle se jouait seule ou servait à accompagner un chant. La cithare étrusque différait peu de la cithare grcque.

— Moy. âge. C'était un instrument de musique à cordes grattées, dont la forme et la disposition ont varié suivant les époques, et qui, au moyen âge, semble avoir été confondu sans cesse avec la p'etite harpe et le psaltérion. La cithare anglaise des ix" et x" siècles était une harpe. Celle du XI' siècle avait sa caisse circulaire surmontée de deux manches réunis par une travée supérieure formant clavier.

CITHARE n. m. Nom ancien d'un poisson pleuronecte, citharus ou flétan à grandes écailles [pleuronecles cithanis); c'est le pampoliti de Nice, le prélrê de Cette, etc.

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