‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 220 sur 870 · CONSIGNE — CONSOLATION · texte numérisé non relu

CONSIGNE — CONSOLATION

du culte israélite. Il délivro les diplômes du second degré pour l'exercice des fonctions rabbiniquos et donne son avis sur la nomination des rabbins départementaux. Il a le droit do censure sur les rabbins des difi'ércntes classes.

CONSISTORIAL, ALE, AUX {sto) adj. Qui a rapport au consistoire tenu par lo pape, u Qui concorno un consistoire Israélite ou protestant.

— IJéné/ices consistoriaux, Evêchés, abbayes, bénéfices, dont les bulles sont expédiées par voie do consistoire.

— n. m. pl. : Les consistoriaux, Los députés dos consistoires protestants. — Un consistorial.

CONSISTORIALEMENT (sto) adv. En consistoire -.Décret

porté CoNSlsrORIALI':MENT.

CONSISTORIALITÉ {sto) n. f. Qualité de ce qui est consistorial : La consistorialité d'tine assemblée de cardinaux. Il Forme observée dans les expéditions d'actes émanant du consistoire.

CONSISTORIER (sto) v. a. Examiner, décider en consistoire.

CONSIVIA, épithète d'Ops, femme de Saturne, qui présidait aux semailles et aux plantations.

CONSIVIES fvî) n. f. pl. Antin. rom. Fêtes qu'on célébrait au mois d'août, en l'honneur de la déesse Consivia.

CONSŒUR (du préf. coïi, et de sœur) n. f. Religieuse du même couvent ou du môme ordre; femme appartenant à la même confrérie.

CONSOLABLE adj. Qui peut être consolé : Peine consolaule. Une veitve très consûlable.

GONSOLACION, comm. de l'Océanie (Malaisie [archipel des Philippines, île de Cébu]) ; 4.500 hab.

CoNSOLACiON del Norte ou La Chorrera, comm. des Antilles (îledeCuba [prov. dePinardelKioj); 7.935 hab.

CONSOLACION del Sur, comm. des Antilles (île de Cuba [prov. de Pinar del Rio]) ; 15.790 hab.

CONSOLANT [lan), ANTE adj. Qui console, qui est propre à consoler : Ayyii consolant. Héfîexion consolante.

— Vous n'êtes pas consolant. Se dit à une personne dont les paroles sont tout à fait décourageantes, uniquement propres à augmenter les regrets.

— Stn. Consolant, consolateur. Ce qui est consolant est de nature à consoler ; on y trouvera de quoi se consoler dès qu'on voudra y réflécliir. Ce qui est consolateur console réellement, actuellement.

— .\nton. Affligeant, attristant, chagrinant, désespérant, désolemt, navrant, vexant.

CONSOLATEUR, TRICE n. Celui, celle qui console, qui adoucit les peines : Les vrais consolatecrs sont rares.

— Fig. Objet propre à consoler : L'étude et l'amitié sont de grandes consolatrices.

— adj. Qui console ; qui sert de consolation : Ami consolateur. Espéi'ance consolatrice.

— Relig. Esprit consolateur ou substantiv. Le Consolateur, Le Saint-Esprit, w Ange consolateur, .\nge gardien, qui, d'après l'enseignement catholique, veille sur nous, qui nous console et nous soutient. (Se dit, par cxt., d'Une

ftorsonne d'un caractère doux et tendre, qui aime à consoer.) Il Consolatrice des affligés, Titre donné par les catholiques à la Vierge Marie.

— t>YN. Consolateur, consolant. V. consolant. CONSOLATIF, IVE adi- Qui console, propre à consoler.

(Peu usité; on dit consolant en parlant des choses, consolateur en parlant des personnes.)

CONSOLATION (iïi-on — du lat. consolatio, môme sons) n.f. Soulagement apporté à une douleur, à une aflliction, ù uno peine : L'âme trouve de vastes consolations dans l'étude et la méditation. ( M""* do Staël. J n Paroles dites pour consoler : Consolations aff'ectucusrs.

— Joie, bonheur, douce satisfaction ; Enfant qui donne de grandes consolations à ses parents.

— Par ext. Personne mémo ou chosQ qui console : Fils gui est la consolation d'un vieillard. La foi est la consolation des misérables. (Yauvcû.)

— Pop. Eau-de-vie : Un petit i'C»Tè de consolation. Il Coutte de consolation. Café pour les uns, petit verre

d'oau-do-vie pour les autres.

— Féod. Solde que touchaient les vassaux royaux non pourvus do bénéfices.

— Hist. eccl. Cérémonie par laquelle les manichéens avaient remplacé la confession et lo viatique au moment do la mort, il Lettres de consolation, Lettres qu'écrivait lo pape aux évéqucs chassés do leur siègo par les persécuteurs et les héréti(|ues.

— Jeux. Fiche ae consolation. Primo que doit payer, à certains jeux de cartes, le perdant qui a demandé à jouer.

Il Fig. Adoucissement à un malheur ; dédommagement ù une perte : A défaut d'une bonne vue, comme hche de consolation, la baleine possède un excellent odorat. (Toussenol.)

Il Jeu de consolation. Jeu do hasard, qui s'appelait autrefois la parfaite, organisé la plupart du temps par des filous. (On se sert pour ce jeu d'un carton séparé en six compartiments. Los pontes mettent leurs enjeux sur la case qui leur convient et lo banquier joue avec un seul dé. U doit, tout en prenant pour lui les mises posées sur les autres cases, payer uu gagnant cinq fois son enjeu. La plupart du temps, il s'arrange de façon à faire gagner lu case la moins chargée du tableau.)

— Tliéul. myst. Joie spirituelle, satisfaction intérieure.

— Anton. Allllcuon, chagrin, désespoir, désolation, mortification, peine, tourment, vexation.

Consolation (Traité de l,\), composé par Cicéron vers l'an r.t; avant J.-C, A l'occasion »le la mort do sa Mlle. — Cet ouvrage, qui passait choa les Humains pour un chef-d'œuvre, est au)ourd'hui perdu. Lo traité que l'on possède sous ce titré n'est qu'un habile pastiche drt à Sigonius do Modéno, qui prélendit avoir retrouvé l'œuvre do Cicéron et publia la sienne on l5R:l; mais In supercherie fut dévoilée, et l'auteur en mourut do dépit.

Consolation à Holvie (Db laI. — Ilelvie, méro do SéiuV|ue le philosoplie, avait vu successivement mourir son mari, un oncle qu'elle chérissait, ot trois potits-lils. Enlln, Sénéque, relégué en Corse, venait d'être arraché à sa tendresse. Sénéuuo, apprenant qu'elle était inconsolable, lui adresse cet écrit du fond de son exil. Il joint au raisonnement philosophique tous les arguments que ta tendresse (Uialo peut inspirer. - Sônôquo, écrit Diderot, s'y montro

CONSOLATOIRE — CONSOMMATION

SOUS une multitude de formes diverses; il est érudit, naturaliste, philosophe, historien, moraliste, rclii^ieux, sans s'écarter de son sujet. » Ajoutons que cet ouvrage est, par sa date, le plus aucion dû genre qui nous soit parvenu.

Consolation à Polybe, traité attribué à Sénèque. — Polybe, affranchi et ministre de Claude, venait de perdre son frère; Sénèque, alors exilé en Corse, saisit cette occasion pour se rappeler à sa bienveillance et solliciter son rappel. Il lui adresse une Coiisolation et l'exhorte au courage en opposant son propre malheur à celui de Polybe. Il adresse, en outre, à l'empereur Claude les plus basses flatteries. Faut-il attribuer cet écrit â une défaillance do stoïcien exilé dans une contrée barbare, ou y reconnaître, avec plusieurs savants, l'œuvre d'un faussaire? La question n'est pas résolue. Remarquons, toutefois, qu'une pareille faiblesse n'est nullement incompatible avec le caractère de Sénèque. Nous savons en outre ciue, durant son exil, il avait réellement écrit à Polybe une lettre fort humble. La Consolalwn à Polybe nous est parvenue incomplète.

Consolation à Marcia, traité de Sénèque. — Marcia était fille de cet Aulus Cremulius Cordiis, qui, dans son Bistoive, avait, suus Auçruste, osé appeler Cassius le dernier des Romains. Sous Tibère, Cremutius, accusé, se laissa mourir de faim, et ses livres furent brûlés. Marcia, ayant

fierdu son fils, le pleurait depuis trois ans quand Sénèque ui adressa cette Consolation, sans doute après son retour d'exil. Ce traité fait autant d'honneur au philosophe que la Consolation à Polybe avait paru au-dessous de lui.

Consolation à sa femme, lettre adressée par Plutarque à Timoxène, sa femme, au sujet de la mort de leur fille. — L'auteur essaye d'abord de consoler sa femme en lui rappelant leur mutuelle tcndre.sse. Puis il fait l'élogo de leur fille; il la déclare presque heureuse, car elle a pu quitter sans regret une vie qu'elle connaissait à peine, et son innocence est le gage de sa félicité présente. Cette lettre, si naturelle et si tendre, est un des plus beaux morceaux de ce genre que nous ait légués l'antiquité. Plutarque, ici, oublie presque d'étaler son érudition ; il prêche à sa femme la résignation, non plus avec l'appareil des argumentations philosophiques, mais avec la simplicité et i'émotion d'un lioinme que le malheur a frappé.

Consolation pliilosophique {De la), ouvrage de Boëce, composé dans sa prison par le philosophe homme d'Fitat, et le plus important de ses écrits- — La philosophie lui apparaît sous les traits d'une déesse consolatrice; elle vient le délivrer de ses chaînes et lui montre du doigt la vraie patrie ou il va monter. Cette sorte do dialogue comprend cinq livres où les vers se mélangent à la prose. Aussi remarquable par l'élévation de la pensée que par la beauté de la forme, la Consolation eut, au movcn âge, une vogue immense. Souvent imitée et commentée, ^elle fut traduite en plusieurs langues. La meilleure édition est celle de Cardale (Londres. 1828). La traduction française donnée par Cottreau, en 1889, reproduit les précieuses miniatures insérées dans l'exemplaire de Charles VIII, imprimé en 1494. (Bibhoth. nat.)

Consolations à ApoUonios (les), lettre de Plutarque à un ami sur la mort do son fils. — L'auteur résume, à l'usage du malheureux père, les arguments ordinaires des philosophes sur ce sujet : incertitude de la destinée lumaine; nécessité de prévoir la douleur, pour la mieux supporter; la vie n'est qu'un dépôt; la mort n'est pas un mal, elle est même un bien; félicité dos justes dans l'autre existence, etc. Comme on le voit, c'est une Consolation dans le goût de Sénèque et des stoïciens. C'est l'œuvre d'un sage s'adressant ù. un .sage dont la raison chancelle. Tout vient de la raison et va à la raison ; mais le cœur n'est pour rien dans cette argumentation remplie de citations, d'exemples tirés des historiens, des

Shilosùphes et des poètes. L'érudition y domine aux dépens u sentiment.

CONSOLATOIRE (lo-ar) adj . Qui a pour but de consoler : Epitre coNSoL.-iTOiKE. (Peu usité.)

Consolatrice des affligés (la) [Consolatrix afflictorum\, sujet fréquemment traité par les peintres modernes. Couture, dans la chapelle de la Vierge, ù Saint-Euslache (Paris), a représenté de nombreux malades ou infirmes auï pieds de la madone. Rappelons une composition du même ordre par Claudius Jacquand, dans la chapelle do la Vierge, à Saint-Philippe-du-Roule, gravée parBaudran ; une peinture sur faïence émaillée, de Sébastien Cornu, qui orne le tympan extérieur de la porte de l'église de Saint-Leu-Taverny; une toile de Bouguereau (Salon de 1877); etc.

CONSOLE n. f. Archit. Pierre de taille ou pièce de bois saillante, recourbée en forme d'S et qui sert à soutenir une corniche, un chambranle, un vase, un buste, etc. : Les consoles d'un balcon, il Console renversée.

Celle dont le plus grand enroulement est dans la partie supérieure, li Console rampante. Celle qui suit la direction d'un plan incliné, ti Console arasée. Celle dont les enroulements affleurent les côtés.

— Ameubl. Meuble formé d'une tablo portée par des pieds recourbés en spirale ou en volute et servant à porter des fleurs ou des 0 b i e ts d'art : Con- 80LK en marbre, en boia sculpté.

— Carr.

Saillie do rocher, dans un des angles d'une ardoibièrc.

— Musiq. . - t 1 Partie qui couronne une harpe, et qui renferme les chevilles.

— Tcchn. Pièce de fer on forme do console, qui sert à soutenir une rampe d'escalier. Il Nom que les charrons donnent à doux morceaux do bois carrés, enchâssés sur le lisoir do devant, et servant à supporter la coquille.

CoQtol(>8 : 1. Meuble (style Louis XV); 2. Archit. (coaaole de balcon).

Il Partie d'une pièce de bois taillée en pointe à l'un des bouts.

— Télégr. Planchette en bois appliquée sur des murs, pour y fixer l'isolateur qui supporte un fil télégraphique.

CONSOLEMENT {7nan) n. m. S'est dit quelquefois pour Consolation.

CONSOLER (lat. consolari) v. a. Calmer les regrets, la douleur de, faire goûter des consolations à : Consoler l'infortune, le malheur. Peu de chose nous console, parce que peu de chose 7ious afflige. (Pasc.)

Consolé, èe part. pass. du v. Consoler.

— Allds. HisT. : Racbel qui ne veut pas être consolée, AUusiou â un mot des Ecritures, puur caractériser une douleur qui ne peut et ne veut pas être consolée. V. Ra-

CHlvL.

Se consoler, v. pr. Eprouver, goûter de la consolation, mettre fin à ses regrets : Pour se consoler de tout ce que l'on souffre, il faut songer à tout ce que ion ne souffre pas. ( M""" d'Epinay.) Il Etre consolé, soulagé, adouci, en parlant des regrets : Les vraies douleurs 7ie se CONSOLENT pus. Il So donDCT mutuellement des consolations : Ceux gui souffrait doivent cherchera sk consoler .

— Anton. Affliger, ïûgrir, chagriner, envenimer, mortifier, peiner, tourmenter, vexer.

— Allds. littéu. :

Et ces deux giaiids débris se consolaieJlt entre eux, Vers de Delil'o. V. débris.

CONSOLIDABLE U'ij. Qui peut OU qui doit être consolidé.

CONSOLIDANT ((/a?/), ANTE adj. Se dit des substances médicamenteuses qui ont la propriété d'affermir et de cicatriser les chairs d'une blessure.

— n. m. Remède consolidant : L'existence des consolidants fsl aujourd'hui généralement niée.

CONSOLIDATIF, IVE adj. Qui a la vertu de consolider.

CONSOLIDATION [si-oii) n. f. Action de consolider ; état d'une chose consolidée, affermie : On ne s'est établi sur le globe que quelque temps après sa consolidation. (Buff.)

— Fig. Action de rendre stable, solide, durable : Veiller à la CONSOLIDATION de sa fortune.

— Chir. Action par laquelle les chairs meurtries d'une blessure se rapprocliout, s'affermissent, se cicatrisent.

— Dr. Réunion chez une même personne de droits jusque-là séparés : La consolidation de l'usufî-uit avec la nue propriété.

— Fin. Action do substituer un titre de rente, et particulièrement de rente perpétuelle, à une dette d'autre nature.

— Télégr. électr. Affermissement d'un poteau télégraphique au moyen d'un second poteau posé en contre-fiche, de haubans, etc. n Consolidation triangulaire d'un poteau, Système de consolidation au moyen d'une contre-fiche, reliée vers sa base avec une pièce de bois ou une tige do fer faisant corps avec le poteau.

— Encycl. Ciiir. V. cal, et fracture.

CONSOLIDE n. f. Un des noms de la grande consoudo.

CONSOLIDEMENT {man) n. m. Action de consolider; état de ce qui est consolidé. (Peu usité.)

CONSOLIDER (lat. consolidare ; de cum, avec, et solidus, solide) v. a. Affermir, donner do la force, de la solidité : Cunsolidur un mur, un échafaudage.

— Fig. Rendre ferme, durable : La liberté tue les inauvais gouvernements et consolidi; les bons. (L.-J. Larcher.)

— Dr. Réunir sur une même personne, en parlant de droits jusque-là séparés : Consolider l'usufruit avec la nue propriété.

— Fin. Substituer un titre de rente, et particulièrement de rente perpétuelle, à une dette d'autre nature. (Dans le budget français, la dette consolidée s'oppose à la dette flottante, bien qu'une partie seulement de la rente française provienne de consolidations.)

— Méd. Consolider une plaie, une fracture. Rapprocher les chairs ou les os de manière à favoriser leur cicatrisation ou leur soudure.

Consolidé, ée part. pass. du v. Consolider.

— Fin. Tiers consolidé, Mente consolidée. V. tiers, et

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