‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 226 sur 870 · CONSTANT — CONSTANTIN · texte numérisé non relu

CONSTANT — CONSTANTIN

à il"' de Charrières (1894), et les lettres de Benjamin Constant à sa famille (1888).

Constant (Benjamin, dit Benjamin-Constant),

peintre français (de la même famille que l'orateur Benjamin Constant), né à Paris en 18-15. Il obtint, en 1866, un prix municipal, qui lui permit d'entrer à l'Ecole des beaux-arts de Paris (1867). Il eut pour maître Cabanel. Cinq ans après, en 1872, il entreprenait avec Tissot, ministre de France, un voyage au Maroc, d'où il rapporta ses premières toiles d'Orient, qui décelèrent tout de suite un maître coloriste ( Vue de Tanger, etc.). Les Prisormiers marocains (musée de Bordeaux) lui valaient sa première récompense (1875). En 1876, la superbe page Entrée de Mahomet II à Constanlinople, où palpite la chaleur de Delacroix, lui faisait décerner une 2' médaille. Puis ce fut la Soif (1878), les Derniers liebelles (musée du Luxembourg), scènes sinistres de sujet, éclatantes de couleur, d'un éloquent contraste de forme et d'idée. Il donnait ensuite , à partir de 1888, (e Passe-temps d'un khalife à Sérille, les Chérifas (à Carcassonne), la Justice au chérif. Un Beethoven (Sonate au clair de lune), et un Orphée préludaient bientôt après à un changement de manière, qui se manifesta dans un plafond pour l'Hôtel de Ville (Paris convoquant le monde), exécuté d'abord à la pointure légère, et que l'artiste refit depuis à la peinture forte, et transforma complètement. Pour la Nouvelle-Sorbonne, l'artiste donna deux Prométhées (enchaîné et délivré) d'une belle envergure, les ligures des Belles- Lettres, des Sciences, et le groupe des Doyens. Benjamin Constant, depuis lors, n'a cessé de songer aux grandes décorations : l'une a pris sa place au plafond du nouvel Opéra-Comique; l'autre au capitole de Toulouse, il a donné une série de grands portraits d'une magnifique maîtrise, sans compter celui de Mon fils André, qui valut à l'artiste la médaille d'honneur (1896), et dont 1 Etat fit l'acquisition. — Benjamin Constant entra à l'Institut en 1893. Il s'est fait connaître aussi comme écrivain par quelques bonnes études sur des peintres contemporains. CONSTANTE [Slant') a. f. Mathém. Quantité qui conserve toujours la même valeur. Il Nombre indépendant des variables dans une équation. Il Quantité que l'on ajoute à une fonction, après intégration, pour généraliser la solution, et se déterminant quand on définit les conditions du problème.

— Arg. Dans l'argot des élèves de l'Ecole polytechnique, Elève externe, parce qu'il figure à la suite d'une promotion, comme la constante après une intégrale.

— Electr. Constante de diéleclricilé , Rapport de la quantité d'électricité sur la plaque collectrice duo condensateur à air à la quantité de cette électricité sur une plaque d'un condensateur ayant un diélectrique donné.

— Phys. Donnée numérique expérimentale se rapportant à une propriété d'un corps ou à un appareil, il Co7istante d'un galranomélre. Déviation que produit le courant d'un élément Daniell, pris comme étalon, dans un circuit dont la résistance est égale à un megohm. ii Constantes roltatques. Force électro-motrice et résistance d'une pile regardées comme constantes.

— E.scTcL. Mathém. Une fonction analytique contient toujours des constantes et des variables. Lorsque l'on différencie une fonction renfermant des constantes isolées, ces constantes disparaissent, et alors, la différentielle obtenue se trouve être la même que si la fonction n'eût pas renfermé ces constantes isolées.

Par conséquent, lorsqu'on veut remonter de la dilférentielle à la fonction ou, en d'autres termes, lorsqu'on veut intégrer, il faut à l'intégrale ajouter une constante arbitraire, qu'on peut déterminer lorsque les données du problème indiquent la valeur particulière que doit prendre l'intégrale pour certaines valeurs données aux variables. La constante se représente ordinairement par la lettre C.

— Phys. Le poids spécifique, le point de fusion, le point d'ébullition, la chaleur spécifique, les coefficients de solubilité, de dilatation, d'absorption pour les diverses radiations, etc., sont des données numériques des propriétés d'un corps. Les constantes d'une pile (la force électromotrice et la résistance intérieure d'un élément"), la constante d'un galvanomètre caractérisent un appareil déterminé.

Pour justifier le nom de constantes, ces valeurs numériques devraient être tout à fait invariables; en réalité, elfes dépendent des conditions dans lesquelles les phénomènes sont observes, et l'indication précise de ces conditions est, dans la plupart des cas, indispensable pour que la valeur numérique donnée ait un sens.

CONSTANTI, comm. d'Espagne (Catalogne [prov. de TarragoneJ), près du fleuve côtier Francoli ; 2.400 hab. Minoteries ; fabriques de liqueurs, de voitures, tonnelleries.

CONSTANTIA (Flavia ■Valeria), fille de Constance Chlore et sœur de Constantin le Grand, morte avant 337. Elle épousa, en 313, 'Valerius Licinius, empereur d'Orient. Elh devint célcbr' par sa beauK!-, son esprit, se> vertus, et par la vive anectioD qui ne cessa de l'unir  son frère , même après que celui-ci eut fait mettre à mort son époux. Dévouée à l'arianisme, elle employa son crédit, vers la fin de sa vie, à faire rappeler Arius, exilé à la suite du concile de Nicée.

Monnaie Je Constantia.

CONSTANTIA OU CONSTANTINA (Flavia Julia), fille de Constantin le Grand e t de F a u s t a , successivemen t épouse d'Annibalien, roi de Pont, et du César d'.\ntioche, Constance Gallus. Elle se fit l'instigatrice et la complice des crimes de son mari. Attirée à Rome par Constance, avec Gallus, elle mourut en Galatie pendant le voyage (354).

Constantia (Flavia Maximal, fille posthume de Constance II et de Faustine, née en 362, morte en 383. Elle épousa, en 375, l'empereur Gratien, qui lui montra le plus grand attachement. Ses vertus lui valurent d'être canonisée par l'Eglise.

PAPKS

Constantin, pape de 708 à 715. il était originaire de la Syrie. Il se rendit en Grèce sur une invitation de Justiuiên II, laquelle avait l'air d'un ordre redoutable. Mais l'entrevue tourna au profit de l'Eglise. Justinien ayant été tué dans une révolution et remplacé par Philippique Bardane, Constantin refusa de reconnaître celui-ci et combattit ardemment les monothéistes, que Philippique soutenait durant les deux courtes années de son règne.

Constantin (Tibèrel, antipape, fut intronisé à main armée par son frère Totdn, duc de Nepi (767). Il contraignit l'évéque Georges à l'ordonner et à le sacrer (il était laïque). Après l'élection d'Etienne III, Constantin fut tiré de la retraite où il s'était réfugié et enfermé dans un monastère (768).

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