‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 234 sur 870 · V. HUMOPUYLIK · texte numérisé non relu

V. HUMOPUYLIK

— Polit. Qui est donné, réglé, établi par uno constitution ; qui est conforme à ta constitution: Lois constitdtion- NBLLKS. Monarchie constitutionnki.lk. Décret f^nï n'est pas constitution nkl. Il Qui tient pour la constitution, pour le régime constitutionnel : /.e/m»/! constiti'Tionnkl. h Substantiv. : /.r.VCONSTlTt'TIONNliLS.

— Anton. Antlconatltutlonoel, loconatitutionnfll, absolu. Encycl. Méd. Le nom do maladies constitutionnelle.'!

a été donné ù des alfections ordinairement de longue durée, rarement fébriles, dont l'existenoo est liée à un étatparticulier souvent originel ou héréditaire de l'organisme, ot caractérisée, I» plus fréquemment, par des troubles ctimplexes des principales fonctions de la vie organit(ue. On peut citer, comme exemples de ces maladies : la chlorose, l'hypocondrie, la goutte, l'arthritisnie, l'herpétisme^ le diabète, la svidiilis, le rachitisme, la tuberculose, lo

CONSTITUTIONNELLEME>T — CONSUBSTANTIATION

cancer. L'expression de maladie constitutionnelle n'est d'ailleurs pas susceptible d'une définition scientifique précise.

Constitutionnel (le). Fondé en 1815, sous le titre de V Indépendant, il eut pour premiers rédacteurs quelques épaves de 1793 : Gémond, l'un des anciens juges de Marie- Antoinette, l'ex-dantoniste Rousselin, Jullien, ancien agent de Robespierre, auxquels s'adjoignirent, un peu plus tard, Evariste Dumoulin, Cauchois-Lemaire, les académiciens Jay et Tissot. Thiers y fit ses premières armes. Les dix dernières années de la Restauration furent pour • le Constitutionnel » une époque des phis brillantes. Organe des conservateurs libéraux, avec la Charte pour drapeau, il jouissait d'une énorme popularité qu'accrurent encore les procès dont l'accabla le gouvernement de Charles X. Mais, après 1830, « le Constitutionnel » tomba rapidement et dut liquider. 11 fut adjugé, en 1844, pour 432.000 francs au D' Véron, qui le releva bientôt en appelant Thiers à la tête de la rédaction, avec Cucheval-Clarigny, Reybaud, de Rémusat, Duvergier de Hauranne comme collaborateurs. En 1849, " le Constitutionnel » prit parti pour le prince Louis-Bonaparte, et fut, dès lors, abandonné par ■l'hiers. En 1852, le D' Véron le revendit 1.900.000 francs au banquier Mirés, qui fit de l'ancien organe libéral une des feuilles officieuses de l'Empire. C'est aujourd'hui un organe conservateur-libéral.

CONSTITDTIONNELLEMENT {s(i, si-o-nH') adv. D'une manière conforme à la constitution : Napoléon ne pouvait gouverner coNsrrruTioNNELLEMENT. (Béranger.)

CONSTRICTEUR [strik' — du lat. conslringere, supin conslrictum, serrer) n. m. et adj. Se dit des muscles qui ont pour fonction de resserrer circulairement certains canaux ou orifices.

— E.N-CTCI.. Trois muscles du pharynx portent le nom de constricteurs; on les distingue en constricteur inférieur, moyen, et supérieur. Ces trois muscles ont pour action commune d'élever et de resserrer le pharynx; ils concourent à la déglutition, et particulièrement à celle des liquides.

— Constricteur du vagin. C'est l'analogue du bulbo-caverneux chez l'homme. Ce muscle est pair, situé sur les parties latérales de l'orifice vaginal. Naissant en arrière de l'entre-croisement des fibres du sphincter de l'anus, il se moule sur le bulbe du vagin, auquel il forme une sorte de gaine, recouvre et croise l'ischio-caverneux et se termine dans les parties molles, aux environs du ligament suspenseur du clitoris. Son action est de comprimer fortement le bulbe du vagin, de favoriser l'engorgement érectile par la compression de la veine dorsale du clitoris, de tendre et d'abaisser cet organe.

— Constricteur de t'anus. C'est le sphincter de l'anus. V. ce mot.

CONSTRICTEUR ou CONSTRICTOR {strik' — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. [adjeetiv. Boa constricteur (ou constrictor)]. Espèce de boa, ainsi nommé à cause de la force avec laquelle il serre dans ses plis les animaux qu'il veut étouffer, ii On l'appelle aussi boa devin.

— n. m. pi. Famille de serpents, qui a pour type le boa constricteur.

CONSTRICTIF, IVE {strik' — du lat. constrictus, serré) adj. Méd. tjui resserre : Action constbictive des muscles du pharynx.

CONSTRICTION [strik-si — rad. constriclif) n. f. Pression circulaire qui diminue le diamètre des objets : La suffocation s'opère par compression, et non par coNSTRlc- TioN. (Raspail.)

CONSTRICTOR n. m. Zool. V. coNSTRiCTEnR, et boa.

CONSTRINGENT (strin-jan), ENTE [du lat. constringens ; de conslringere, serrer] adj. Qui opère une constriction, qui resserre circulairement ; L'action constringente des corsets.

— Anton. Apéritif, laxatif, relâchant.

CONSTRUCTEUR {struk' — du lat. con-itruere, supin construcLum, construire) n. m. Celui qui fait des constructions,

âui est versé dans l'ar* de construire : Un constructeur e maisons, w .\djecti' : Mécanicien constructeur.

— Anton. Démolisseur.

CONSTRUCTIBILITÉ [struk' — rad. constructible) n. f. Caractère de ce qui peut être construit : La co.'Jstructibi- LlTÊ d'une équation.

CONSTRUCTTCLE (du lat. constructus, construit) adj. Qui peut être construit : Figure ';onstructible.

CONSTRUCTIP, IVE (struk' — du lat. constructus, construit adj. Qui est propre à construire : Propriété coN-

STRUCT1VE.

CONSTRUCTION (slruk-si — lat. constructio, même sens) n. f. Art ou action ae construire : Construction d'un navire, d'une machine. Connaître la construction. Il Manière dont un objet est construit : De la construction dépend la solidité, il Etat do ce que l'on construit actuellement : liAliment, Vaisseau en construction, ii Edifice construit : Une construction massive.

— Fig. Action de former, do combiner, de créer : La construction d'un roman.

— Algèbr. Construction d'une équation, Opération qui consiste à tracer diverses lignes traduisant les données d'une équation pour en déterminer graphiquement les racines.

— Géom. et géogr. Tracé d'une figure déterminée : Construction aun angle, d'un carré, d'une côte, d'un fleuve.

— (îramra. Arrangement, disposition des mots dans la proposition et des propositions dans la période : On trouve en hébreu une foule ae constructions en apparence peu logique». (Renan.) il Faire la construction dune phrase, Enoncer les éléments d'une phrase dans l'ordre logique

ui avait été troublé par les inversions propres au génie e la langue (cette méthode est fort usit>'0 pour faciliter la traduction des textes grecs et latins) : Dites tant qu'il vous plaira que co^:8TRUcTION est destruction, vous n'avez que ce seul moyen pour entendre te sens d'un auteur. (Du Marsais.) Il Construction directe, hgique ou analytique. Celle où les mots se suivent dans l'ordre logique exigé par la grammaire, c'est-à-dire où l'on énonce successivement le sujet, le verbe et l'attribut : Les langues à construction directe perdent moin» à, la traduction que le» langue» à inversion.

(Rivarol.) n Construction inverse, transpositive ou figurée. Celle où l'on admet, en faveur du sens, des inversions qui troublent l'ordre grammatical des mots.

— Mar. Cale de conslruction. Cale sur laquelle se construisent les navires, n Chantiers de construction. Ateliers dans lesquels on travaille les pièces des navires, ii Système de construction, Façon spéciale dont est construit un navire, ll Direction des constructions navales. Bureaux et personnel chargé de la construction des navires. (A la tête, se trouvent les ingénieurs du génie maritime, dont le chef se nomme directeur des constructions navales et est assimilé à officier général. C'est le rouage essentiel des arsenaux, et la charge qui leur incombe est considérable.) Il Service chargé, dans l'arsenal, de tout ce qui intéresse la construction et la réparation des navires.

— Télégr. électr. Supports en fer, reliés solidement entre eux, s'appuyant sur un mur afin de faire passer par-dessus ce mur une ligne télégraphique.

— Anton. Démolition, destruction, renversement, subversion.

— Enctcl. Techn. Le mot construction a différentes significations, suivant le point de vue auquel on se place. Il désigne tout d'abord l'ensemble des connaissances indispensables pour construire ; c'est ce que l'on nomme Vart de la construction. Ce terme indique encore les différentes catégories d'œuvres construites, en tenant compte de leur nature ; on dit ainsi : une construction en bois, en pierre, en fer. etc. Le mot « construction • s'emploie de même pour classifier la destination des œuvres : construction civile, militaire, urbaine, rurale, industrielle, etc.

— Archit. La construction est la partie de l'architecture qui consiste à employer les matériaux en raison de leurs qualités et de leur nature propre, de manière à satisfaire aux conditions de solidité, de convenance et d'eurythmie ou de beauté. Nous nous bornerons à rappeler succinctement les caractères les plus saillants des constructions grecque, romaine, romane et gothique, en renvoyant, pour plus de détails, à appareil, arc, arc-boutant, chaînage,

CLOCHER, colonne, OGIVE, PILIER, VOÙTE, etc.

Les Grecs, résumant l'architecture orientale des premiers âges, n'employèrent que la plate-bande dans leurs constructions ; ils obtinrent la stabilité des vastes blocs qui leur servaient de matériaux par l'observation judicieuse des lois de la pesanteur, et ne firent pas usage des mortiers. Les Romains adoptèrent l'arc et, par suite, la voûte : de là la nécessité, pour eux, d'établir des points d'appui présentant, par leur assiette et leur parfaite cohésion, des masses assez solides et homogènes pour résister au poids et à la poussée des voûtes.

Les constructeurs romans s'appliquèrent principalement à développer l'organisme des voûtes. D'abord ils employèrent la voûte en berceau pour couvrir leurs grands édifices : mais, au lieu de la maçonner en blocage, comme les Romains, ils la construisirent en moellons bruts noyés dans le mortier et posés comme des claveaux, ou en moellons taillés et formant une maçonnerie de petit appareil ; ils renforcèrent les murs de distance en distance par des contre forts extérieurs et par des piles saillantes à l'intérieur ; puis, au droit de ces points d'appui, ils établirent des arcsdoubleaux en pierres appareillées. Ces arcs-doubleaux, présentaient une certaine élasticité et se prêtaient au tassement et à l'écartement des piles. Par la suite, les constructeurs romans remplacèrent les voûtes en berceau par des voûtes d'arête barlongues ; ils conservèrent néanmoins les arcs-doubleaux et bandèrent des formerets d'une pile à l'autre, sur les murs, dans le sens longitudinal ; par ce moyen, les voûtes reposaient uniquement sur les piles, et les murs ne devenaient que des clôtures, qu'à la rigueur on pouvait bâtir après coup ou supprimer. Mais le problème qui préoccupait les constructeurs du moyen âge ne fut résolu que par l'adoption de l'arc brisé ou en tiers-point.

Les architectes gothiques ne sont pas les inventeurs de l'arc brisé, mais ils s'en sont servis en raison des ressources qu'il présente dans la construction ; et c'est seulement dans le domaine royal et quelques provinces environnantes, qu'ils ont su l'a'ppliquer à l'art de bâtir. A cette époque (fin du xii" s.) il se forma une puissante école laïque de constructeurs, protégée par l'épiscopat qui voulait amoindrir l'importance des ordres religieux, possédant les sympathies du peuple, admise par la féodalité séculière. Cette école déploya dans ses constructions une habileté pratique, une science, une logique qui méritent la plus grande admiration. Ajoutons que les constructeurs du moyen âge ont apporté un soin extrême dans le choix de leurs matériaux et qu'ils ont soumis généralement leur système de construction à la nature de ceux dont ils disposaient.

— Art milit. La construction des fortifications et des bâtiments militaires en général rentre dans les attributions du génie. Toutefois, l'artillerie construit elle-même, à l'exception de ses casernes, tous les bâtiments nécessaires à son service, tels qu'arsenaux, etc. Le service des poudres et salpêtres construit également ses bâtiments, et les services administratifs construisent aussi certains de leurs magasins, parcs à fourrages, etc.

— Dr. Les constructions et ouvrages bâtis sur le sol constituent l'une des formes de l'accession en matière immobilière. En droit romain, la propriété du sol emportait la propriété des constructions. On faisait de cette règle deux applications. Le maître du sol qui avait construit sur son sol avec les matériaux d' autrui était propriétaire do l'édifice; lo propriétaire des matériaux ]iouvait seulement par l'action de tigno juncto obtenir le double do leur valeur. Si l'on avait construit avec ses matériaux sur le sol d'autrui, lo propriétaire du terrain acquérait aussi l'édifice; le propriétaire des matériaux, s'il était de bonne foi, pouvait avoir droit à une indemnité. Des hypothèses semblables sont prévues par lo droit français. La propriété du sol emporte la propriété du dessus et du dessous (C. civ., art. 552). Le propriétaire qui a construit sur son terrain avec les matériaux d'autrui acquiert la construction p.ar accession; le propriétaire des matériaux n'a droit qu'à une indemnité (art. 554). La construction qu'une personne a faite avec ses matériaux sur le terrain d'autrui appartient aussi au propriétaire du sol. Dans ce cas, si le constructeur est de bonne foi, le propriétaire du sol doit l'indemniser; s'il est de mauvaise foi, le propriétaire peut garder la construction moyennant certaines indemnités, ou contraindre le constructeur à la supprimer.

— Gramm. Dans la construction d'une phrase, il importe do distinguer le mouvement des idées et lo rapport

grammatical bu syntaxique des mots ; ee sont deux forces indopendantes et qui peuvent même se contrarier réciproquement. Dans les langues anciennes, la construction était libre : on pouvait placer les mots dans l'ordre que réclamaient le sens et le mouvement des idées, sans trop se préoccuper des rapports syntaxiques, qui étaient suffisamment marqués par les terminaisons des mots; dans les langues modernes, la construction est fixe : les rapports syntaxiques sont marqués par un certain ordre des mots, lequel ne peut être interverti en faveur du sens ou du pittoresque, au risque d'exprimer autre, chose que ce qu'on veut dire. C'est ce qui arrive en français, où la construction est essentiellement directe et grammaticale, où le verbe est toujours précédé du sujet et suivi de l'attribut ou du régime.

Outre le mouvement des idées ot les rapports grammaticaux, un troisième élément est à considérer dans la construction : l'accentuation de la phrase ou du membre de phrase. En français, l'accent le plus fort porte toujours sur la fin de la phrase; aussi est-il naturel, lorsqu'il y a plusieurs compléments, de placer les plus longs à la fin. Dans les langues anciennes (grec et latin), il fallait tenir compte, pour la construction, de ce fait que l'accentuation portait sur le début et sur la fin de la phrase, de telle sorte que le milieu demeurait dans l'ombre. Pour obtenir le nombre oratoire, il convient de songer à cette accentuation de la phrase dans l'arrangement des mots.

— Mar. Constructions navales. "V. navire.

— Malilém. Construction des expressions algébriques à l'aide de la règle et du compas. On nomme ainsi le problème qui consiste à construire graphiquement, à l'aide de la règle et du compas, l'inconnue d'un problème, cette inconnue étant exprimée algébriquement en fonction de grandeurs données elles-mêmes graphiquement.

On peut, à l'aide seulement de la règle et du compas, construire toutes les expressions algébriques qui ne contiennent que les signes d'additions, de soustractions, de multiplications, de divisions et d'extractions de racines carrées, ou dont les indices sont des puissances de 2.

Au contraire, il est impossible de construire, à l'aide seulement de la règle et du compas, les expressions algébriques qui contiennent des radicaux cubiques, cinquièmes, etc. : il faudrait recourir pour cela à des macliines plus compliquées, telles que celles que les Grecs avaient imaginées pour résoudre les problèmes de la dujdication du cube et de la trisection de l'angle.

— BiBLiooR. : Julien Petersen, Méthodes et théories pour la résolution des problèmes de constructions géométriques, traduit par O. Chemin (Paris, 1880).

CONSTRUCTIVITÉ [siruk' — rad. construii'e) n. f. Dans le système de Gall, Faculté affective qui pousse l'homme et lès animaux à bâtir ; Organe de la constructivité.

CONSTRUIRE (stru-ir — lat. constriiere ; de ciim. avec, et struere, édifier) v. a. Bâtir, assembler les diverses parties d'un édifice ou d'un appareil quelconque : Construire une barque. II Par ext. Produire, former : il a fallu six cents ans a la nature pour construire ses grands ouvrages. (BufT.)

— Fig. Combiner, disposer, créer : Construire un poème.

— Astrol. Construire un talisman, En tracer les figures, les caractères.

— Géom. et géogr. Tracer : Construire un polygone. Il Construire une carte. Etablir sur le papier les données

obtenues au moyen d'observations pour représenter la configuration du sol.

— Gramm. Construire une phrase. Disposer dans un certain ordre les mots qui la composent.

Se construire, v. pr. Etre construit, il Construire pour soi-même, au prop. et au fig : Se construire une maison, un idéal.

— Gramm. Entrer dans la construction d une phrase.

— Stn. Construire, bâtir, édifier. V. bâtir.

— Antox. Abattre, défaire, démolir, détruire, raser, renverser, saper.

CONSTUPRATEUR (stu — TS.A. constuprer)a.m. Homme qui viole une femme ou une fille. (Peu usité.)

CONSTUPRATION [stu, si-on — rad. constupraleur) n. f. .\ciion de violer une fille, une femme. (Peu usité.)

CONSTUPRER {stn — lat. constuprare ; de cum, avec, et sluprum, viuli V. a. 'Violer. (Peu usité.)

CONSUALIES {li) n. f. pi. Fêtes célébrées à Rome en l'honneur du dieu Consus le 15 décembre, après les semailles, et le 21 août, après la moisson.

— Enctcl. L'autel du dieu, situé dans le cirque Maxime, était recouvert tout le reste de l'année de terre gazonnée. Aux consualies on le découvrait, et le flamen quinnahs. entouré des vestales, y sacrifiait. Ce jour-là, les chevaux et autres animaux de labour étaient laissés en liberté et couronnés de fleurs. On se livrait à des divertissements champêtres, elles pontifes présidaient à des courses de chevaux et de chars données dans le cirque. Il y avait aussi des courses de mulets.

CONSUBSTANTIALISTE {stan. lisst'} n. et adj. Se dit d'un partisan de la consubstantialité.

CONSUBSTANTIALITÉ {slan-si-a — rad. consubstanliel) n. f. Théol. Unité et identité de substance : Les ariens niaient la consubstantialité du Fils avec le Père. (Acad.)

Enctcl. Les Pères du concile de Nicée, en 325, condamnèrent l'hérésie d'Arius, d'après lequel, dans la sainte Trinité, le Fils, étant une créature, ne pouvait être de la même substance que le Père. Pour préciser la doctrine catholique, il fallait trouver un terme qui exprimât l'égalilé absolue du Père et du Fils : le concile fit choix du mot grec inoouaia, que traduisent le mot latin consiibstantialitas et le mot français consubstanlialiW : il signifie que le Père et le Fils n'ont qu'une seule et même substance. Le même terme fut appliqué, dans la suite, au Saint-Esprit, troisième personne de la sainte Trinité, en tout égale aux deux autres.

CONSUBSTANTIATEUR, TRICE {stan-si-a) n. et adj. Se dit d'un.- pors.innc (|ui croit le Verbe consnbstantiel à son Père. Il Nom donné par les catholiques aux luthériens.

CONSUBSTANTIATION (stan-si-a-si — rad. con.iubstantiel) n. f. Théol. Présence do Jésus-Christ dans I eucharistie, qui laisserait subsister la substance du pain et du vin, d'après lo système des luthériens, au lieu qu il n eu reste que les apparences selon le dogme catholique.

CONSUBSTANTIEL, ELLE [stan-si-el' — lat. consuhstantialis; de cuin, avec, ot substantia, sabstanco) adj. ïliôol. Qui n'a qu'une seule ot niAme substance : Les trois personnes de la Trinité sont C0NSUBSTANT[iiLLKS.

— Par oxt. Qui no lait qu'un, qui est insi^parablo d'un objet principal, qui on est partie iutôgranto : Les biens et les 7nan.r sont tONSUBSTANni:LS à notre vie. (Montaigne.)

CONSUBSTANTIELLEMENT [stan-si-èl') a-iv. Tli(iol. D'une laron cocisubstantielie : Le Fils est çotisuBsrxnTlKLlEMi'îNT un avec le Père. (Aoad.)

GONSUEORA, ville d'Espagno (Nouvelle-Castille [prov. de TolùdeJ), sur l'Amar^uillo, sous-aflluent du Guadiana; 7.600 h. Fours à chaux, minoteries ; tuileries, briqueteries,

ConsuelO, roman, par George Saod (1842). — Petite Espagnole élevée par des bohémiens qui l'ont prise on ne sait où etabandonuée en Italie, Consuelo se fait remarquer, par sa belle voix, du vieux maestro Porpora, qui lui donne des leçons et la présente au comte Zustinianî, noble protecteur des arts. Celui-ci la fait débuter sur le théâtre, où elle obtient un grand succès, ot en devient amoureux. Mais Consuelo, lidèle à son attachement pour Anzolotto, compagnon de sa première jeunesse, repousse les avances du conue. Lors(iue Anzoletto l'oublie pour une rivale, elle se prend d'un profond dégoût do la gloire. Kt peut-être va-t-elle succomber aux tentations qui l'entourent, lorsque Porpora l'envoie en Bohômo, dans une famille allemande, les Kudolstadt, qui habitent le vieux château des Géants. La dernière partie du livre nous peint les divers membres de cotte famille, en particulier la jeune Amélie, pour laquelle Consuelo doit être une aimable compagne en même temps que sa maîtresse de musique. Ainsi l'auteur prépare une dramatique histoire, qu'il raconte dans un autre ouvrage. Ce dernier, intitulé la Comtesse de Budolstadt, fait suite à Consuelo, mais lui est inférieur.

CONSUÉTU DINAI RE [jièr' — du lat. consuetudo, inis, habitude) n. Théol. Celui qui est dans l'habitude de faire une ciiose, et particulièrement de commettre certain péché. Il On dit aussi habitudinaire.

CONSUL (emprunté au lat. ; de consulere, veiller) d. m. Hist. rom. Chacun des deux magistrats suprêmes de l'ancienne république romaine : Borne, ayant chassé les rois, établit des CONSULS annuels. (Montesq.) il Consul perpétuel, Titre que portèrent quelque temps les empereurs d'Orient.

— Dr. anc. Nom que l'on donna, au moyen âge, dans certaines villes, aux magistrats municipaux, il Juges choisis parmi les marchands et né^'ociants pour connaître sommairement de certaines affaires commerciales : Les tribunaux de commerce ont remplacé les juyes-co^svhs. Il Au plur., Juridiction, tribunal des mêmes juges : Assigner quelqu'un aux CONSCLS.

— Hist. du moyen âge. Titre des rois maures d'Espagne. Il Titre qui a été synonyme de comte, ii Titre de certains seigneurs ligués, au ix' siècle, pour s'opposer aux invasions des Normands, il Nom donné aux magistrats municipaux des villes do la Gaule, sous les Romains et les rois francs : Consuls de Toulouse, de Nimrs, de Vienne.

— Hist. mod. Magistrats suprêmes, créés en France en 1799 : Le premier coNsuLpri7 le titre d'empereur en i804.

— Dr. intern. Fonctionnaire en résidence à l'étranger et revêtu d'attributions qui lui permettent de protéger ses nationaux, de sauvegarder leurs intérêts, de régler leurs dilférends : /7n consul général. Un mce-coNSCL.

— Enctcl. Hist. et polit. Les consuls furent deux magistrats, élus pour un an, établis à Rome à la chute do la royauté, l'an de Rome 244 (508). Les premiers furent L. Junius Brutus et Tarquin CoUatin. Ils furent investis de toutes les anciennes attributions de la monarchie {imperium et potes tas). Tout acte d'un consul pouvait être annulé par l'opposition (intercessio) de son collègue. A l'origine, les patriciens seuls pouvaient être consuls. Ces magistrats étaient les chefs de 1 armée, centralisaient l'administration de la justice et des deniers publics, convoquaient le sénat et assemblaient le peuple, nommaient aux offices, et, enfin, on publiait les lois en leur nom; à plus d'un mille do Rome, ils avaient droit de vie et de mort ; mais, à leur sortie do charge, ils pouvaient être mis en accusation. Les consuls sortaient précédés de douze licteurs portant dos faisceaux ; on outre, ils avaient la robe prétexte, un bâton d'ivoire et la chaise ciirulo. Mais leur puissance excita les jalousies dos plébéiens, et la loi Sacrée, en éta hlissant dos tribuns, diminua le pouvoir des consuls. Plus tard, on put élire des consuls plébéiens.

Auguste se fit donner la puissance proconsulaire, et affaiblit le pouvoir dos consuls. Ou multiplia lo nombre dos consuls suppléants; sous Commode, on vit à Homo, dans une année, vingt-cinq consuls.

Les consuls ordinaires étaient ceux qui entraient on exercice au mois do janvier ot donnaient leurs noms à l'année; ceux qui entraient en fonction dans l'année, par suite d'une vacance, étaient les coiisuls subrogés [consul suffectus); ceux qui étaient simplement nommés pour l'année suivante étaient les consuls désignés.

Il existait, à Rome, dCs fastes sur lesquels étaient inscrits les noms des consuls ordinaires ot ceux des consuls subrogés. Après la division do l'empire, il y eut tantôt un, tantôt deux consuls dans chaque capitale.

Dans lo midi do la Kranco, on donna, â partir du moyen âge, le nom do «consuls» aux magistrats municipaux ; leurs fonctions étaient les mêmes quo colles des écliovins dans lo Nord. Par extension, on donna ce nom de consul aux «yndics ot officiers dos communautés d'arts et métiers. Lo corps dos consuls fut rom^)lacé, en 1789, par dos conseillers municipaux.

Les consuls des marchands, appelés plus tard jugesconsuls, étaient dos ofliciors de iustico, choisis parmi les marchands ot négociants d'une ville, ot chargés de connaîtro dos contestations outre commerçants. Cotte juridiction, a.\>pe)\éo juridiction consulaire, fut conservée en 1789, et ce nom est donné, oncoro do nos jours, à la compôtonco dos tribunaux do commerce, qui ont remplacé les jugos-consulii.

Page 1