‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 236 sur 870 · CONSULAT —CONTACT · texte numérisé non relu

CONSULAT —CONTACT

histoire est une narration brillante, éloquente , plutôt qu'une œuvre d'une véritable portée philosophique et morale. Consulat de la mer, recueil de lois et de jurisprudence maritimes, rédigé au moyen âge, et qui comprenait les règles et usages en vigueur dans les ports de la Méditerranée. On n'est d'accord ni sur la date, ni sur le lieu, ni sur la langue, ni sur le caractère de sa rédaction originale. On fait varier la date, de la tin du xi' au commencement du xv" siècle. C'est un recueil sans ordre, comprenant 29" chapitres; les quarante-cinq premiers, relatifs aux juges-consuls de 'Valence, semblent avoir été ajoutés après coup. Il est probable, d'ailleurs, que le texte primitif a été grossi d'additions successives. Le «Consulat de la mer» ajoui d'une grande autorité jusqu'au xviii'siècle. CONSULESSE (tèss) a. f. Femme d'un consul. (Inus.) Consulta (la), palais du Ministère des affaires étrangères, à Rome. V. Consulte.

CONStJLTABLE adj. Que l'on peut consulter; qu'il peut être utile de consulter : Un livre consultable.

CONSULTANT {tan), ANTE n. Personne qui consulte, qui prend conseil : Cabinet envahi par les CONSIII.TANTS.

adj. Se dit d'une personne qui donne des consultations : Médecin, Avocat consultant. [Médecin consultant se dit spécialement de celui que l'on adjoint au médecin ordinaire du malade, pour conférer avec lui sur la maladie; avocat consultant, de celui qui, après examen d'une affaire litigieuse, donne son avis sur la marche à suivre, mais ne se charge pas de plaider.)

CONSULTAT {ta — rad. consulter) a. m. Conseiller, commissaire du pape. 11 A la cour d'Espagne, Conseil que le roi tenait tous les vendredis, et dans lequel on lui rendait compte de ce qui s'était passé dans les conseils de la semaine. CONSULTATIF, IVE (rad. consulter) adj. Qui est appelé à donner des avis, des conseils sur certaines choses : Comité CONSULTATIF. Il Ai'oir voix consultative. Jouir du droit d'émettre un avis, mais non do celui d'intervenir dans le vote qui suit la délibération à laquelle on a pris part.

CONSULTATION {si-on) n. f. Action de consulter, de demander un avis, un conseil ; // n'y a rien qui soit plus mêlé de fraude que les consultations, parce que chacun veut qu'on lui réponde selon sa passion. (Boss.) [Ce sens est tombé en désuétude.] 11 Action d'éclairer par ses conseils : Donner une consultation.

— Délibération, e.xamen, étude en commun que 1 on fait dans le but d'arriver à formuler un avis ou à donner une décision : Une longue consultation.

— Dr. Avis écrit et motivé que fournit un jurisconsulte ou un avocat sur une question de droit ou do procédure.

Il Mémoire adressé à un avocat pour lui exposer une atTaire et lui demander ses conseils : Avocat qui répond a une consultation, il Chambre, Banc, Pilier des consultations, Lieux du Palais de Paris oil les avocats consultants attendaient leurs clients, n Consultalions de chanté. Celles que des avocats désignés d'oflice donnaient gratuitement, un jour par semaine, au Palais.

— Méd. Ecrit dans lequel un médecin formule son opinion sur le caractère d'une maladie, et prescrit le traitement à suivre, n Examen de plusieurs médecins sur les caractères d'une maladie grave, et le traitement qu'il leur parait convenable de prescrire au malade et résultat écrit de cet examen. 11 Temps et lieu où un médecin reçoit les malades pour les examiner et leur prescrire un traitement ; Aller à la consultation.

— Encïcl. Dr. Dans le droit romain, les consultations des jurisconsultes {resnonsa prudenlum) eurent, à certaines époques, une autorité offlcielle qui liait le juge. Dans l'ancieuue France, les avocats consultants, que l'ordonnance de 1344 distinguait des autres avocats, étaient appelés au conseil du roi et jouissaient de certains privilèges. Aujourd'hui, il n'y a plus de jurisconsultes offlciels. Toute personne, sauf les magistrats et greffiers, peut donnerdes avis sur une affaire. Dans la pratique, ce sont les avocats qui donnent des consultations. La plupart cumulent la consultation avec la plaidoirie ; on appelle avocats consultants ceux qui s'occupent plus exclusivement de consultations.

Les consultations n'ont plus qu'une valeur doctrinale et ne sauraient lier la décision du juge. Dans deux cas, la loi exige une consultation écrite d'un avocat : la requête civile est non recevable, s'il n'est signifié en tête une consultation de trois avocats exerçant depuis dix ans au moins près un des tribunaux du ressort de la cour dans lequel le jugement a été rendu (C. proc. civ., art. 495); de même, le tuteur ne peut transiger au nom du mineur ou de l'interdit qu'avec l'autorisation du conseil de famille, et l'avis de trois jurisconsultes désignés par le procureur de la République (0. civ., art. 467, 2045). En vertu d'un arrêté du 21 frimaire an XII, les communes ne pouvaient transiger avec des particuliers sur des droits de propriétéqu'après une délibération du conseil municipal, prise sur la consultatio n de trois jurisconsultes dôsi gnés par le préfet; mais cette nécessité d'une consultation a et.

supprimée.

Consult tion meci; cale (laj. 11 existe sous co La conaultation, d'après Jan van Steen. titre plusieurs . .

charmants tableaux hollandais, dont les principaux sont : la Comultalion médicale, de Jan van Steen, à Amsterdam ; même sujet, du même, à La Haye, à Munich, etc., et la Consultation, chef-d'œuvre do "Pieter do Hooch, qui a passé à la vcnto Narischkine en 1883, oil il a été vendu 160.000 francs.

CONSULTE (de l'ital. consulta, consultation) u. f. Action de consulter, de demander des conseils. (Vieux.)

— Hist. Assemblée, conseil, cour de justice, en Italie et ilans quelques cantons suisses : La consulte des finances. La CONSULTE d'Etat. 11 Consulte sacrée. Cour de justice à Rome.

— Encvcu Ce nom a été donné à divers corps constitués. En 1802, une co«s«i(e extraordinaire délibéra à Lyon sur la formation de la république Cisalpine. Dans le royaume d'Italie, on créa, à la place du Ministère des affaires étrangères, une consulte chargée de cette branche d'administration. Il y a eu, à Rome, sous le gouvernement pontifical, la sacrée Consulte, tribunal chargé de reviser les jugements des autres tribunaux. A son retour à Rome, on 1850, Pie IX établit une consulte des finances.

CONSULTER (lat. consultare, fréquentatif de consulere, même sens) v. a. Autrefois, Examiner, donner des conseils à quelqu'un, ou à propos de quelque chose : Consulter une a/faire. — S'emploie encore absolument en ce sens : Médecin, Avocat qui consulte tous les jours, n Demander des avis, des conseils à : Consulter les médecins, un avocat. Il Interroger, chercher à s'éclairer, à connaître quelque chose au moyen de : Consulter les entrailles des victimes, les astres, il Prendre pour guide, se régler sur, chercher une règle de conduite dans : Consulter l'expérience, la raison, le goût. Il Sonder, examiner avant d'agir : Consulter ses forces, sa bourse. Il Chercher à tirer une déduction de : Consulter la physionomie des assistants.

— Consulter son oreiller. Demander au repos de la nuit des idées plus lucides; attendre au lendemain pour prendre un parti.

— V. n. Conférer, s'entendre sur : Consulter avec le roi au bien de l'Etat.

Se consulter, v. pr. Etre consulté. 11 S'interroger soimême, réfléchir, peser le pour et le contre avant de prendre une détermination ou de se prononcer. Il Se demander mutuellement des conseils; délibérer ensemble.

CONSULTEUR, TRICE n. Personne qui consulte, qui demande des conseils : Un consulteur éternel qui ne sait jamais ce qu'il doit faire. H Personne qui donne des conseils ou des consultations : Les légistes, de simples consulteurs, étaient devenus magistrats. (St-Simon.) [Ions.]

— En T. d'hist. eccl.. Docteur commis par lo pape pour donner son avis sur des questions de foi ou de discipline, pour procéder à l'examen de certains livres ou de certaines propositions : Les consulteurs du saint-office. Il Chez les capucins. Religieux qui donne son avis au général. Il Nom que l'on donnait, dans certaines congrégations de femmes, aux religieuses qui étaient chargées d'aider la supérieure.

CONSUMABLE adj. Qui peut être consumé : Des matières entièrement consumables par le feu.

CONSUMANT {man), ANTE adj. Qui consume : Des flammes consumantes. Il Fig. Dévorant : La musique était pour moiime passion consumante. (J.-J. Rouss.)

— En T. de méd., Caustique : Un onguent consumant. (Peu usité.)

CONSUMER (lat. consumere; de cum, avec, et sumere, prendre) v. a. User, ronger jusqu'à ce que la destruction soit complète ou puisse être considérée comme telle : La rouille finit par consumer le fer. u Par ext. User, affaiblir, faire dépérir, abattre : Maladie qui consume un homme. Il Fatiguer, épuiser graduellement : Les soucis, les douleurs nous consument. 11 Eteindre, anéantir, faire cesser : La guerre consume la vie de milliers de producteurs.

— Absorber, dépenser, diminuer, prodiguer, consommer : Consumer tout son patrimoine. Il Employer, consacrer entièrement : Consumer tout son temps à un ouvrage.

Se consumer, v. pr. Etre consumé, n Dépérir. 11 S'épuiser graduellement, se fatiguer de plus en plus ; Se consumer en regrets, en efforts inutiles, il S'éteindre, périr, être détruit, n Dissiper sou bien, se ruiner : Se consumer en procès. Il Se passer, s'écouler, être absorbé, entièrement employé : l'oute notre vie se consume en entreprises.

— Syn. Consumer, consominer. 'V. consommer. CONSUMMATUM EST {Tout est consommé). Dernières

paroles do Jésus-Christ sur la croix, dans la traduction latine de l'Evangile appelée la Vulgate. (Ces paroles trouvent de fréquentes applications après un désastre, une ruine, une grande douleur, etc. ; La bataille de Pharsale fut le CONSUMMATUM EST de la liberté romaine.)

CONSUMPTIBILITE {son-pti — rad. consumptible) n. f. Caractère de ce qui peut être consumé : La consumptibi- LITÉ du bois.

CONSUMPTIBLE (son-ptibV — du lat. consumptus, consumé) adj. Qui peut être consumé : Matières consumpti- BLES par le feu.

CONSURE n. f. Nom donné à un fardier qui, dans [certaines parties de la France, s'emploie pour transporter les pièces de bois.

CONSURÉE {ré) n. f. Quantité de bois que transporte en une fois une consuro.

CONSUS, très antique divinité romaine agreste, dont le nom vient soit de la racine qui a donné conserere, semer, soit de conditus, caché. L'une et l'autre étymologie exprimeraient ici la même idée. C'est par erreur que l'on a voulu faire dériver consus de consilium et, par là, faire àe Cousus le dieu du bon conseil. Elle s'expli<jue par la tradition qui veut que ce dieu ait conseillé à Romulus l'enlèvement des Sabinns pour donner des femmes à son peuple. Mais Consus était déjà honoré, à cette époque, comme dieu champêtre et. peut-être, comme dieu infernal. Les anciens lo rappro- ■ haient à tort du Poséidon Hippios des Grecs, avec lequel U n'a de commun que les courses de chevaux et de chars qui faisaient partie da ses fêtes, les consualies.

Conta (Basile), philosophe et liomme d'Etat roumain, n.'- en ISiCi, mort à Jassy en 18K2. Après avoir fait ses itudes à Jassy, il devint professeur de droit civil à l'univiTsité de cette ville. Elu député en 1819, il fut ministre de l'instruction publique l'année suivante. Démissionnaire après six mois, il fut nommé membre de la Cour de cassation. On a do lui : Théorie du fatalisme (ISIT); Origine des espèces (1888); Premiers principes composant le monde (1888); Introduction à la métaptiysique (1880); Eléments de la métaphysique (1890).

CONTABESCENCE {bès-sanss — du lat. contabcscere, se consumer) n. f. Consomption.

— Encyci.. Conlabescence n'est pas tout à fait synonyme

de consomption. Tombé en désuétude, ce mot a récemment repris sa véritable acception et sert maintenant à désigner la déminéralisation intense qui accompagne toutes les maladies infectieuses, et notamment la tuberculose, les lièvres exanthématïqucs graves, etc. Cette déminéralisation est, très probablement, d'après les recherches contemporaines, la cause immédiate des complications qui atteignent les patients déjà frappés d'infection, car la diminution des principes minéraux altère le pouvoir bactéricide du sérum et 1 activité de la phagocytose. Ou ne saurait donc confondre la contabescence avec la consomption vraie, qui est une des conditions de la maladie ou de l'affection initiale et exprime son action sur la nutrition générale, sur la dystrophio et l'atrophie consécutive des tissus.

CONTABESCENT (bès-san),, ENTE [lat. contabescens ; de conlabescere, se consumer] adj. Atteint de contabescence, de consomption par déminéralisation intense, il Maladie contabescente, Maladie qui entraîne la consomption par déminéralisation.

CONTACE n. m. En T. de liturg.gr., Livre d'église, missel, n Hymne fort courte. Il Archonte des contaces, Gardien des livres d'église.

CONTACT {takf — lat. contactxts; de cum, avec, et tactus, loucher) n. m. Etat des corps qui se touchent : Il existe deux sortes de contacts : la contiouité et la cohésion. (Lamenn.)

— Fig. Rapports de fréquentation, de proximité, d influence : Le CONTACT du vice souille la vertu.

—• Point de contact. Endroit par où des corps ou des figures se touchent : Le point de CONTACT de deux circonférences est ton- ^^ \ jours sur la droite qui joint lei/rs centres. Il Fig. Rapport de similitude : Le peuple italien et le peuple espagnol

07ït plus d'un POINT DK CONTACT.

— Art milit. Contact des coudes, Position que prennent les soldats qui

s'alignent dans le rang, en plaçant „ . . , „ „.„„, . la mlin gauche sur la hanche gauche, , E^J^d'olte ™^Ûné de façon que leur coude gauche j„urbe; 2. De deux vienne au contact du coude droit de circonférences, leur voisin de gauche. II Contact de

deux ai-mées ou troupes quelconques, amies ou ennemies, qui se cherchent pour so mettre en rapport ou pour se combattre. (Le contact se prend par la cavalerie d'eaipioration ; il existe quand les avant-gardes lancées de part et d'autre se rencontrent, c'est-à-diro lorsqu'il n'y a plus nue 2 ou 3 kilomètres entre les deux armées ou troupes qui se cherchent. C'est quand deux armées adverses ont pris le contact que la période d'action proprement dite succède à cello des mouvements.)

— Ch. de f. Contact fi.re, Appareil automatique placé dans l'axe de la voie, à quelque distance en avant d'un signal d'arrêt, et qui fait fonctionner, par un contact établi électriquement, le sifflet d'alarme de la locomotive, lorsque le mécanicien, ne s'apercevant pas que le signal est à l'arrêt, continue sa marche. Aujourd'hui, le contact fixe agit directement sur le frein continu du train, le fait fonctionner et arrête ainsi la marche du convoi. On donne fréquemment le nom de crocodile à un contact fixe.

Electr. et télégr. Contact de transmission. Point où

le manipulateur d'un appareil télégraphique vient se mettre en contact avec l'une des extrémités du circuit de la pile. Il Contact de réception. Point d'appui du manipulateur Morse, à l'état de repos, sur l'enclume, qui établit ainsi une communication entre la ligne, les électro-aimants de l'appareil et la terre. Il Contact isolé. Point de la colonne de translation où l'extrémité de la palette Morse prend son appui, à l'élat de repos, sous l'action du ressort appelé ressort antagoniste, n Contact de pile. Point de la colonne de translation de l'appareil Morse, où l'extrémité de la palette vient toucher un contact en communication avec la pile, au moment où se produit l'attraction de cette palette, a Contact de frottement. Contact de pièces dont l'une, au moins, vient frotter contre l'autre et ravive le métal. Il Contact de glissement. Contact produit par un mouvement de glissement. Il Contact par pression, Contact produit entre deux pièces pressées l'une contre l'autre. Il Contact à pédale. Contact qui, pour être obtenu, exige la pression du pied sur une pédale, il Contact à mercure, Système dans lequel le mercure se déplace et produit un contact sous l'influence du mouvement des aiguilles d'une voie ferrée, n Contact par traction. Contact de pièces qui sont tirées l'une contre l'autre.

— Géom. Contact de premier ordre. Celui où les figures qui se touchent ont un seul élément commun. « Contact du second ordre, Celui où les figures ont deux éléments communs. Il Angle de contact ou de contingence. Angle infiniment petit que font deux courbes ou une droite et une courbe qui se touclient.

— Méd. Attouchement entre deux personnes dont 1 une est atteinte d'un mal contagieux. Il Contact immédiat. Attouchement direct d'une personne par le malade, il Co;itacl médiat. Attouchement qui se fait non par le malade, mais par des objets qu'il a touchés.

— Physiol. Impression générale du toucher.

— Physiq. et cliim. Contacts, Pièces de fer doux que l'on met en contact avec deux aimants, pour leur conserver leur vertu magnétique. Il Action, Phénomène de contact. Action, Phénomène qui se produisent au contact de deux corps.

— Syn. Contact, attouchement, tact, toucher. 'V. attouchement.

— Encïcl. Géom. Imaginons deux courbes C et C, ayant un point commun M, que nous supposerons point simple pour l'une et pour l'autre; on dit que les deux courbes ont UD contact d'ordre m, au point M, s'il existe deux points Pet P' infiniment voisins de M, l'un situé sur C, l'autre sur C, tels que la distance PP' soit un infiniment petit, d'ordre m + 1 par rapport à l'arc MP et à la corde MP.

Cette définition est la même pour les courbes planes ou gauches, et on définit d'une façon analogue les conditions de contact d'une courbe et d'une surface.

Quand une courbe a un contact de l'ordre le plus élevé avec une autre, elle est appelée osculatrice.V . osculateur.

Pour deux courbes planes, si l'une des courbes est définie par /(t, y) = 0, l'autre à l'aide d'un paramétre t :

■r = ,(t). !/ = +('), x„, Vo étant un point commun correspondant à ( = /„, la condition nécessaire et suffisante pour qu'eu ce point los

doux courbes aient un contact d'ordre m ost que la fonction f{f{t)Ai^)] f*t SOS dorivés jusqu'à l'ordre m s'annulout pour i = (q- Do môme, si doux courbes gauches sont déflnies par

et .7 = ç (n,

la condition d'un contact d'ordre m on un point ( = t^ est

que les fonctions F, [/^{O- ? (0. ■f (0), FJ/'(0> ?(').'{' (')] et Itnu'S m promièros dérivées s'annulont pour t= t^

CONTADES lIjOUis-Goorgos-Erasmo, marquis, puis duc DHt. maréohat de France, né au château do Montgooffrui (Aujou) on 1704, mort à Livry en 1795. II entra au service dans le régiment dos gardes françaises et fut nommé colonel du régiment de Flandre en 1734. puis du régiment d'Auvergne. Il eut un rôle important dans les campagnes dirigées^an Corse de 1737 à 1740, et fut nommé maréchal do camp. Maréchal de France en 1758, il fut appelé au commandement de larméo d'Allemagne en 1759; mais, avant été battu à Minden, il fut remplacé par le maréchal de Broglie. Lorsqu'il mourut, il était le doyen des maréchau.t de Franco. Il avait été fait duc en 1789, et il fut le dernier duc créé par l'ancienne monarchie.

CONTADIN, INE (do l'ital. contadino ; de contado, pays) n. Habitant do la campagne, paysan. (Peu us.)

CONTAGE {taf — du lat. contaginm. même sons) n. m. Matière ou substance vivante, par laquelle se fait la transmission des maladies virulentes ou contagieuses.

— Encycl. Avant les nouveaux développements de la bactériologie clinique, on réservait le nom de coniages à ceux de ces éléments vagues et inconnus appelés miasmes, qui produisaient certaines maladies contagieuses. Cotaient donc des émanations provenant ou non de corps vivants, et leur voie d'élection était la voie aérienne. Les anciens médecins, sans avoir le nom, avaient déjà défini la chose à propos do la peste et de la variole. Aujourd'hui, le terme de « contage » est à peu près abandonné ; on ne l'emploie plus guère que pour désigner, d'une manière globale, imprécise, les éléments infectieux qui pénètrent par les voies naturelles.

CONTAGIER {ji-é) v. a. Communiquer la contagion. (Peu usité.)

CONTAGIEUX [ji-en), EUSE adj. Qui se transmet par contagion : Maladie contagieusk. (Il ne faut pas contondre contagieux avec infectieux.)\\Qm favorise , qui développe la contagion : Air contagikux.

— Fig. Qui se communique, qui se transmet comme les maladies contagieuses. (Se dit quelquefois en bonne part) : La vertu est contacieusk comme le vice.

— Anton. Sporadique.

CONTAGIFÈRE ( Ji — du lat. contagium,cont!LgQ, et ferre, porter) aiij. Qui porte ou transmet l'agent de la contagion, et, par extension, les germes de toutes les infections : Les linges souillés des iijphiques sont coNTAGiFÈRiiS. (Inus.)

CONTAGION {ji-on--\a.t. contagio; de cu/n, avec, et tangere, toucher) n. f. Communication d'une maladie par le contact médiat ou immédiat : Mal qui se prend, se gagne par CONTAGION. Il Maladie contagieuse. (S est dit particulièrement de la peste) : Fuir la contagion, il Cause, principe matériel des maladies contagieuses : A'auireçitia/j/jorfe

la CONTAGION.

— Contagion vive ou immédiate. Celle qui a lieu par contact immédiat. li Contagion morte ou médiate. Celle qui a lieu par contact médiat.

— Fig. Transmission, communication qui se fait par la fréquentation ou par quelque intluence morale : La contagion de la peur, ii Se dit quelquefois en bonne part : La vertu a aussi sa contagion.

— Encycl. Les maladies virulentes ou infectieuses peuvent naître par hétéro-infection ou par auto-infection. Dans le premier cas, le germe morbifique provient immédiatement de l'extérieur; dans le second, il existe en nous à l'état normal, mais a profité d'une diminution de la résistance vitale pour revêtir des propriétés pathogènes. L'hétéro-infectioo peut, à son tour, revêtir deux formes : i'jnoculation, quand les bactéries ou les microbes pathogènes pénètrent par etfraction (plaies vives et contusos), et la contagion, quand ils pénètrent par les voies naturelles.

Dans la contagion, la contammation se fait soit par voie directe, c'est-à-dire par le contact d'un sujet malade avec un sujet sain qui contracte la maladie , soit par voie indirecte ; elle a lieu alors médiatement, par des objets divers : vêtements, bardes, air, sol, eau, personnes qui servent de véhicules aux germes pathogènes.

La contagion par contact direct est trop évidente et trop certaine pour qu'il soit nécessaire d'insister. Il en est do môme pour la transmission médiate, qui se fait par des

fiersonnes ayant soigné ou simplement approché dos maados, par dos chirurgiens ou leurs aides, par dos pièces à pansement, par des instruments mal désinfectés ou mal aseptisés, par des vêtements, des linges, des objets de literie souillés. La contagion se fait encore souvent grâce à la persistance dos germes infectieux dans les maisons, dans les chambres, les tentures, les tapis, les parquets, les vêtements, persistance qui est parlois extrêmement longue et tenace ; elle se fait aussi par les véhicules divers : voitures, fiacres, wagons, et par les lettres et les colis. Cependant, les mesures énergiques do désinfection, prises depuis longtemps, ont singulièrement restreint le mode do propagation dos maladies infectieuses.

La contagion par l'air, qui représente l'oifet des viiasmrs d'autrofuis, est beaucoup moins certaine. S'il n'est pas douteux que la fièvre intermittente, beaucoup de tuberculoses pulmonaires, etc., reconnaissent cotte origine. dans la plupart dos cas, cependant, le transport direct par l'air no semble pas être réellement intervenu. C'est ainsi que la transmission de la grijjpe, qu'on attribuait d'abord au vent, no se fait, comme uno ooservaiion plus attentive a permis do le constater, que par contagion directe dos personnes ou dos objets. Il en ost do môme pour la peste, qui, malgré la présence constatée des coccobacillos dans les poussières atmosphériques, no se transmet jamais réellement à distance, sans contact immédiat ou médiat. Au contraire, la transmission dos infections par l'eau ou par lo soi est absolument démontrée. Pour la peslo, notamment, on sait que l'hétéro-infoetioii 80 fait lo plus souvent par inoculation dos bacilles dans

les écorchures ou les plaies dos i)iods et des jambes, fréquentes chez beaucoup do ponulations asiatiques, qui marchent pieds nus De môme le tétanos, lo charbon se transmettent par les germes que présente le sol; lo choléra, la fièvre typhoïde, la dysenterie par ceux que l'eau renferme ; etc.

Il convient d'ajouter que, par définition même, il ny a jamais contagion, au sens propre, dans les auto-infections.

— BiBLiOGK. : Duclaux, Microbes et maladies (Paris, ISSl); Bouchard, TraUé de pathulugie générale^ t. I" et II (Paris, 1895-1896); Roger, Introduction à l'étude de la uu^decine (Paris, 1899).

CONTAGIONNAIRE {ji-o-Jièr') adj. So dit d'un médecin qui soutient qu'une maladie est contagieuse.

— Substantiv. : Un contagionnairh.

CONTAGIONNER (j!-o-7j^) v. a. Infecter par contagion.

Se cont^èiont^er, v. pr. Gagner la contagion.

CONTAGIONNISME (ji-0-nissm') n. m. Doctrine qui admet que les maladies contagieuses ou inl'oclieuses se transmettent toujours par hétéro-infection, et n'apparaissent jamais spontanément par auto-infeitxon.

— Encycl. Le contagionnisme absolu est aujourd'hui repoussé par la majorité des médecins, depuis que l'on sait quedesbacilles, vivant en parasites inotfensifs dansl'organi.sme, ne prennent un caractère pathogène que par suite d'une diminution accidentelle de la résistance vitale. C'est ainsi que le bacille typhique, qui existe normalement dans le contenu intestinal, d après Reumlinger et Schneider, ne devient pathogène qu'à la suite d'une fatigue, d'un surmenage, d'un coup de froid, des mauvaises conditions hygiéniques qui résultent de l'encombrement, etc. Il en est de même pour le bacille de la diphtérie, pour le pneumocoque, etc.

GONTAGIONNISTE(77-o-h/55/') n. m. Partisan de la doctrine du contagionnisme.

CONTAGIOSITÉ {ji) n. f. Caractère contagieux, ce qui fait qu'une maladie est contagieuse, par opposition avec iNocuLABiUTE : La CONTAGIOSITÉ du choléru, de la fièvre typhoïde.

CONTAILLE {ta-ill [Il mil.]} adj. Se dit d'une sorte de soie de qualité inférieure : Des soies contailles.

CONTAIRE {ter') n. m. Antiq. rom. Cavalier armé d'une longue lance appelée contus, partie essentielle de l'armement dusoldatromain. (Le mot contus ne désignait primitivement que la longue perche munie d'une pointe métallique, dont les marins se servaient comme d'une sonde et, au besoin, pour diriger leur bateau.)

CONTAMINABLE adj.

Qui peut être contaminé, souillé. Il Qui peut commu-

niquerlacontagion: Contaire-

Objets contaminables.

CONTAMINATION {si-on— lat. con(amma/i'o, même sens) n. f. Souillure ; Suivant la loi de Moïse, il y avait plusieut^s sor/esrfe CONTAMINATIONS. (Acad.) Il Infection par une maladie contagieuse : Mesures contre la contamination.

— Littér. lat. Les Latins appelaient contaminatio un procédé de composition dramatique qui consistait à amalgamer la matière de plusieurs comédies grecques pour en tirer une seule comédie latine. La cotttaminatio lut souvent pratiquée par Térence.

— Encycl. Pathol. V. contagion.

Contamine (Gédéon, baron de), officier et manufacturier français, né àGivet en 1764, mort vers 1832, servit dans les gardes du corps et émigraen 1791. A son retour, il établit à Givet la première fonderie de laiton qui ait existé on France, puis, en 1819, la manufacture de Fromolonnes, d'oii sont sortis les premiers essais en grand d'application du zinc aux arts et à l'industrie.

Contamine (Théodore, vicomte de), général français, né à Givet en X773, mort vers 1845. Il fut fait prisonnier à Trafalgar. Rendu à la liberté, il assura en partie le succès de la bataille de Wagram, en retardant la jonction de l'archiduc Jean avec le prince Charles. Il reçut do Louis XVIII. avec le titre de « vicomte « , le grade de maréchal do camp.

CONTAMINER (du lat. contaminare, même sens) v. a. Souiller. Il Infecter d'une maladie contagieuse : Contaminer un pat/s. Vignes contaminées par le phylloxéra.

Se contaminer, v. pr. So souiller, ii Etre infecté d'une maladie contagieuse.

Contant (Paul), botaniste et poète français, né à Poitiers vers 1570, mort en 1632. Il voyagea, forma dos collections et créa, à Poitiers, un cabinet d'histoire naturelle, ainsi qu'un jardin botanique. A la fois savant et poète, il composa une sorte do poème descriptif, le ytirdin et cabinet poétique de Paul Contant (1609), qui est rare et recherché.

Contant d'Ivry (Pierre), architecte français, né à Ivry-sur-Soine on 1698, mort à Paris on 1777. Il fut nommé membre de l'Académie on 1726, et devint architecte du duc d'Orléans. On lui doit, entre autres monuments, la plus grande partie du Palais-Royal. Enfin, il avait fourni les plans de la reconstruction do l'église do la Madcloino ù Paris il7ij»), plans qui furent modifiés par Coulure. CONTARENE n. f. Bot. Syn. do corymbium. CONTARÉNIE {ni) n. f. i'ianto mal décrite, rapportée aux verbénacécs ou aux scrofulariacéos.

Contarina, comm. dltalio (Vénôtie [prov. do Rovigo|). sur lo Pô délia Maestra, non loin do la mer;

Gontarini. une des douze nremièros familles do la république .le Venise , et dont les principaux membres sont : Dominique Contariui , doge do 1043 à 1071. [Il réprima une révolte de Zara, acheva l'église Saint-Marc et bAiit le couvent de Saint-Nicolasl ; — Jacques Gontarini, doge do 1275 à 1280. [Il réprima une révolte de Triesto et força les AncAnais A reconnaître la suprématie do VonisoJ ; — Andké Contarinl, dogo do l J:>7 U U82.

rit. Louise e critique

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