‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 237 sur 870 · CONTADES — CONTE · texte numérisé non relu

CONTADES — CONTE

[Il siégea dans lo tribunal qui condamna Marino Faliero, et termina la fameuse guerre do Chiozza en reprenant la Chiozza et on capturant la Hotte génoise (1380)]; — Ambroise Gontarini, ambassadeur eu Perse de 1473 à 1477. [11 publia une intôrossunto relation de son voyage : il Viagqio delmatjnifico Ambroifio Cunianni (Venise, 1487)];

— Gaspard Gontarini, no en 1483 à Venise, mort à Bologne en ir>42, prélat. [Il négocia la délivrance de Clément VII on 1527, fut nommé cardinal en 1535, et se consacra désormais à la réconciliation des catholiques et des protestants, soit par la plumo {Cousilium de ancndanda Ecciesia, 1537), soit par la parole à la dièto de Ratisbonne (1541). lia laissé de nombreux ouvrages, notamment une Somme des conciles (Paris, 1543), et un traité De niagistratibus et repubtica Veneta (Paris, 1543)]; — Simon Gontarini, né à Venise en 1563, mort en 1633. [Il fut chargé de diverses ambassades] ; — François Gontarini, doge de 1623 à 1625; — Nicolas Gontarini, doge de 1630 à 1631 ; — Ludovic Gontarini, mort à Venise en 1653, diplomate. [Il négocia l'accord avec la France dans l'affaire de la Valteline, et l'arbitrage vénitien au traité de Westphalie]; — Cuarlks Gontarini, doge de 1655 à 1656; — Dominique II Gontarini, doge de 1659 à 1674. [Il signa la cession de Candie aux Turcs, en 1667] ; — Louis Gontarini, doge de 1676 à 1684.

Gontarini (François), écrivain vénitien du xv" siècle,

fut professeur de philosophie à Padoue, ambassadeur de la république auprès du pape Pie II et commandant d'un corps d'armée chargé de secourir les Siennois. Il reste de lui une BistoTÎa Étrurist, -piihUéo avec V Histoire de Florence de Jean-Michel Brutus (Lyon, 1568).

CONTARINIE (ni) n. f. Algue du genre carpophylle.

CONTASSERIE {rî — rad. conte) n. f. Petite nouvelle,

ragots.

Contât [(al (Louise), actrice, née à Paris en 1 760, morte en 1813. Elle débuta, en 1776, à la Comédie-Française, dans les rôles do coquette, et excella dans le rôle de Suzanne du Mariage de Figaro (1784), d'Elmire du Tar~ tufe, de Célimène du Misanthrope, etc. Personne n'a interprété Molière et Marivaux avec plus d'espr'' ' --:-- Contât fut incarcérée pendant la Terreur. Un injuste de l'acerbe Geoffroy lui rît prendre sa retraite", en 1808. Elle épousa, à cette époque, un neveu de Parny.

— Sa sœur, Emilie Gontat, s'est fait aussi une belle réputation au Théâtre-Français (1785-1815), dans les rôles de soubrette.

CONTAUR(Mr') n. m. Pièce de bois qui, dans une galère, était placée au-dessus de l'enceinte. Il On dit aussi coNTA^T.

CONTE (rad. conter) n. m.

Récit plaisant de choses ordinairement imaginaires et, plus souvent encore. Récit familier d'aventures merveilleuses : Les CONTES qui ont passé par la veillée en valent mieux. (J. Joubert.) il Contes gras. Contes licencieux, u Contes de fées. Récits enfantins oi> l'on fait intervenir des fées. — Fig. Récits imaginaires, dépourvus do toute vraisemblance ; imaginations brillantes, mais sans fondement : Les promesses de l'espéraitce ne sont, le plus souvent, que des contes de fées. (On dit quelquefois, plus spécialement. Contes de Peau d'âne, par allusion au conte de Despériers, reproduit par Perrault.) il Conles de ma mère ou de la mère l'oie. Contes de la cigogne. Recueils d'anciens fabliaux. — Fig. Récits enfantins et dépourvus de vraisemblance, il Contes bleus. Recueil do contes d'enfants qui se publiaient en brochures à couverture bleue. — Fig. Récit imaginaire et sans vraisemblance; assertion ridicule.

— Discours mensonger, ou'une personne tient à une autre, sérieusement ou par plaisanterie : Un grand faiseur de CONTES. Il Conte en l'air. Mensonge, duperie. Il Conte fait à plaisir. Récit invente de toute pièce. — On dit plus spécialement, Conles d'enfants, de bonnes femmes, de vieilles, de grand'mères, contes borgnes, contes à dormir debout.

— Pop. Conte ton conte. Mens à ton aise, on no te croit pas.

Enctcl. L'homme a toujours aimé les récits merveilleux et extraordinaires ; il s'est d'abord plu à écouter les contes héroïques, c'est-à-dire les épopées ; puis, à mesure que l'esprit s'aflina, lo contour prit pour objet do ses récits les événements do la vie réelle, qu'il transformait au gré do sa fantaisie, soit on leur donnant la couleur du merveilleux, soit on les présentant sous uno forme satirique, soit on recueillant les traditions populaires. Los contes populaires eurent, chez les Grecs et les Romains, le mémo succès que chez les peuples modernes, et l'on en trouve do nombreuses traces dans Lucien et dans Apulée ; l'anneau de Gygès, la baguette magique do Circé, les transformations de l'ftno, dans l'.lne de Lucien et dans l'Ane (Cor d'Apulée; lo conte même, si gracieux, do ('.-Imoiir et Psyché, n'ont rien à envier aux inventions qui ont rendu célèbres les Mille cl une nuits. Les anciens avaient encore une foule d'autres récits fabuleux peuplés do spectres et de fantômes, tels que Lamia, ta Gorgone, Gella, la » olcuse d'enfants, etc. , . „

L Orient est la patrie do ces contes pleins d aventures extraordinaires, où lo merveilleux joue lo principal rôle; ils furent popularisés au moyen âge par divers recueils, tels que les traductions latines du Pantchalanlra. de Vtlilonadc.^a, do Sindabad (llisloria .uplein sapienlium), lo Vulonnthos, les Gesia Jtomanorum, les êlislonr lalinr, singuliers ouvrages dans lesquels sont mêlées naïvement l'histoire et la fable, où Romulus et Osnr coudoiout familièrement les Quarante voleurs, et qui ont donné naissance aux fabliaux, ces contes vifs, joyeux, légers, égrillards mémo, que les écrivains do toutes les nations ont tour a tour mis * contribution durant plusieurs siècl«s.

Les Italiens furent les iironiieis à imiter les contours français. lîoccace était lo lUs d'une Parisienne, et c est on Franco qu'il prit un grand nombre des énisodes do son Décnm^ron. Avant lui. Poggio Bracciolini ilo Poggo), dans ses Facélies, écrites en latin, avait aussi très fréquommont puisé ÙL la mémo source. Après Boccaco, les contour» lU-

Louise Contât

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