‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 26 sur 870 · CITROUILLE · texte numérisé non relu

CITROUILLE

— Pop. Grosso tête niaise, u Personne lourde et niaise : Je commençais à me sentir quehjue remords sur l'argent que je devais gagner à une petite ciTRODiLLB gui en avait si peu. (Hamilton.)

CITRULLE ou CITRUU

lAJSduASj u. m. Genre do cucurbiiacées-ciiciimérinécs, renfermant des plantes lierba/:ées. vivaccs, à tiges couchées à terre, et dont on connaît doux espèces : l'une {curMmis citruUus)^ dont le fruit ost lo melon d'eau ou pastèque; l'autre {cucumxs colocynthis), dont le fruit ost la coloquinte.

CITRUS {trust) D. m. Nom scientifique du genre citronnier.

— Encycl. Lo i^onro citrua, lo plus important do la famille des auranttacécs ou hospéridées, renferme dos arbres ou des arbrisseaux, souvent épineux. Los citrus sont pour la plupart originaire» des régions torrides du globe; toutefois, la culture do plnsiours espèces s'est étendue flans les zonos tempén'-cs, et aussi dans lo nord, mais sous l'abri de la serre ou de l'orangerie. Leur bois est assez dur, compact, souple, blanc jri.nriâtro à l'intérieur et légêrirrneni odorant ; il est suscoptiMo do prendre un beau [ioli.

Citronnier.

Citrouille : a, fleur; h, fruit.

L'écorco et les feuilles sont usitées en médecine, comme toniques et excitantes. Les fleurs ont une odeur suave et aromatique ; on en obtient par la distillation l'eau de fleurs d'oranger. On en retire aussi une essence. Les fruits verts sont amers et servent à préparer des liqueurs ou à assaisonner certains mets. Mûrs, ils présentent une acidité plus ou moins prononcée, mais agréable ; ils sont rafraîchissants, et on les mange soit en nature, soit conlits de diverses manières. On en prépare aussi des boissons (orangeade, citronnade, limonade, etc.). Leur enveloppe e.vtérieure ou écorce est employée en médecine, en économie domestique ou dans les arts. On a distingué sept espèces dans ce genre, originaires des régionst ropicalesderindeetdel'Australie. Certains auteurs considèrent l'oranger [citrus aurantium) comme étant l'unique espèce du genre, et ne regardent les autres espèces que comme dos variétés. Nous citerons les bergaynotiers, les bigaradiers, les oraiigers proprement dits, ïes'limoyiiersoacilr'omiiers, les Umettiers, les Imnies, les pamplemousses. La culture des citrus demande assez de soins et de dépenses. Tous exigent une terre légère et des arrosements modérés. Dans le Nord, il faut les renfermer, durant l'hiver, dans une orangerie, où l'air soit fréquemment et facilement renouvelé, mais où la gelée n'ait aucun accès. Il faut les tenir en caisse, les changer au besoin, et ne pas les planter trop profondément; enrin les garantir contre les insectes nuisibles, les maladies et les accidents. On les multiplie par semences, boutures, marcottes et greffe.

CiTTADELLA, ville d'Italie (Vénétio [prov. de Padoue]), sur la Brenta; 9.095 hab. Manufacture de laine et papeterie. Vieille enceinte de murailles. — Pop. du district du même nom : 39.752 hab.

CiTTA-DELLA-PIEVE, ville d'Italie (Ombrie [prov. de Pérouso]), près de la Chiana; 5.600 hab. Evêché; belle cathédrale et église de Santa-Maria-di-Bianchi [Adoration des Mages, fresque du Pérugin). Patrie du Pérugin.

CiTTA-DI-CASTELLO (lat. r//"e7-7H(m), ville d'Italie(Ombrie [prov. de PérouseJ), sur le 'Tibre ; 24.000 hab. Sources minérales, fabriques do chapeaux et de tricots. Evéchô ; belle cathédrale du commencement du xvi* siècle, construite d'après les dessins de Bramante; plusieurs palais remarquables : celui de la Commune, d'architecture gothique; le palais épiscopal ; le palais Bufalini, attribué ù Vignole ; le palais Mancini (peintures intéressantes). Ville déjà florissante sous les Romains, détruite par Totila, roi dos Lombards, et reconstruite sous le patronage de sainte Floride. Au xv" siècle, elle fut gouvernée par la famille des Vitelli. En 1798, les Français reprirent cette ville sur les Napolitains, qui venaient de s'en emparer.

CiTTA-DUCALE, ville d'Italie {Abruzzes [prov. d'AquiIa-degli-Abruzzi]|, sur le VoHno, sous-afflûent du Tibre par la Nera; 4.100 nab. Evêché; séminaire théologiquo. Faux minérales. Fondée par le roi Robert, alors duc de Calabre. — Pop. du cicondarîo de Citta-Diicale : 51.386 hab.

ClTTA-MECINA ou GiTTA-NOBILE ou ClTTA-NOTA- BILE, ville de l'île de Malte. V. Cittavecchia.

CiTTANOVA, comm. d'Italie (Calabre [prov.de Reggiodi-Calabria]); 11.000 hab. Fabriques de chandelles, de bougies, d'iiuiles, de savons et do peaux.

CiTTA-NUOVA ou NOVIGRAD, ville d'Austro-Hongric (Istrie), sur l'Adriatique et à l'embouchur? du fleuve côtierQuieto; 1.740 hab. Siège d'évêché, suffragant de Goritz. Port de commerce; pêche active.

CiTTA-SANT'ANGELO, ville d'Italie (Abruzzes [prov. de Teramo]), près do l'Adriatique; 6.400 hab. Commerce actif en grains, huile et vins.

Cittavecchia ou Starigrad, bourg d'Austro-Hon-

grie (Dalmatie), dans l'île do Lésina; 4.750 hab. Petit port pour lo cabotage. — Ch.-l. d'un district principal peuplé de 13.400 hab.

Cittavecchia ou Citta-medina ou Citta-

NOBILE, ville forte de l'île de Malte, à 16 kilom. de La Valette, et à peu près au centre de l'île; 6.000 hab. Siège de l evêché catholique de Malte; séminaire épiscopal; belle rathédrale dominant toute l'île; au-dessous est une grotto dans laquelle saint Paul s© cacha, dit-on, pendant trois jours après son naufrage. Ancien palais des grands maîtres de Malte; vastes catacombes sous la ville. C'est une ville très ancienne, la Melita des Romains, capitale de l'île avant la construction de La Valette.

CiTTERS (Aarnout vau), homme d'Etat hollandais, né à Middlebourg en 1633, mort à Madrid en 1696. Il fut d'abord avocat et pan^ourut tous les degrés de la magistrature jusqu'à la cour suprême. Envoyé, en 1683, auprès de Charles II d'Angleterre pour négocier une alliance entre ce prince, les Provinces-Unies et la Suède, il ne put y réussir. Nommé ambassadeur près de Jacques II, il sut endormir ses méfiances, pendant que Guillaume lïl se préparait à se saisir du trône. En 1688, après que celui-ci eut accompli son usurpation, van Citters fut maintenu à son poste et jouit d'un grand crédit près du nouveau monarque anglais; puis les Provinces-Unies l'envoyèrent en ambassade à Madrid, mais il y mourut à peine arrivé.

CITTORHYNQUE n. m. Bot. Syn. do odratêe.

CITULE n. m. Nom ancien d'un poisson du genre car-iux Icoriinx luua). C'est le ptH Savareou de Nice, la citulc dp. Banks (Risso). V. caranx.

City-POINT, villo des Etats-Unis fEtat de Virginie), sur lo James-River et à son confluent avec l'Appomatox ; 400 hab. Commerce de tabac.

CIUOAD, nom donné, en Espagne, aux villes de premier ordre, possédant (co que n'ont pas les villas) une juridiction particulière.

Ciudad-BOLIVAR ou Bolivar /anciennement Angostura). V. Angostl'ra.

ClUDAD-DE-CURA ou BOLIVIA, ville du Venezuela /Etat do Miranda), sur les Iiords du lac do Valoncia ou de Tacarigua; 7.000 liab. Fabrique do savon.

GlUDAD-DE-JUAREZ (aiiciennom. Paso-del-Norte),

villo 'lu Mcxi(iue (Etat do Chihuahua), près do la frontière dos Fiais-Unis; 10.000 hab. Vins et liqueurs.

GiUDADELA [lamno dos Romains), ville du royaume d'Espagne /archipel ot prov. des Baléares [ilo Minofquo]) ; 8.445 hab. Fabrique do chaussures, luilorios, tanneries. Petit port do commerce. Patrie de l'iiistoriou J.-M. Quesa<la.

CiudAD-DEL-MAIZ, villo du Mcxiquo. V. Maiz.

Ci UDAD-DE- VALLES, ville du Mexique (Etat de San- Liiis-Potosi), sur un affluent du rio Panuco; 7.500 hab. — Ch.-l. d'un district peuplé de 17.325 hab.

ClUDAD-FERNANDEZ, bourg du Mexique (Etat do San-Luis-Potosi); 8.800 hab..

ClUDAD-GARCIA OU Jerez, ville du Mexique (Etat de Zacatecas), sur un affluent droit du rio Grande de Santiago, tributaire du Pacifique; 25.9i.t0 hab.— Pop. du district du même num : 50.050 hab.

ClUDAD-GUZMAN, ville du Mexique. V. Zapotlan.

ClUDAD-PORFIRIO-DIAZ (anciennement Piedras- Negras), ville du Mexique (Etat de Coahuila), sur lo rio Grande dol Norto ; 6.000 hab. Moulins à maïs, à riz, à canne à sucre; houillères.

ClUDAD-REAL, ville d'Espagne ( Nouvelle -Castille [prov. de Ciudad-Real]), dans une plaine entre le Guadiana et son affluent le Jabalon ; 14.700 hab. Fabriques de draps, de gants, d'huiles, do farines, de vermicelle, de chocolat, do liqueurs. Tanneries; filatures de toile. Elève de taureaux de course. Ville déchue , dont les seuls monuments intéressants sont l'église gothique de Santa Maria del Prado et la Puerta de Toledo.

Fondée en 1255 par Alphonse X, sous le nom de Villa-Real, elle reçut de Jean II le nom de Ciudad-Real.

Aux environs, près du Castillo do Alarcos, victoire d'Almanzor sur les rois de Castille, de Léon, de Navarre et les troupes portugaises. Les Français conduits par Sebasiiani y remportèrent, le 27 mai 1809, une im- Armes de Ciudad-Real. portante victoire sur les Espagnols.

Capitale de la province de Ciudad-Iieal depuis 1814. — Pop. du district de Ciudad-Real : 31.400 hab. La province du même nom a 292.300 hab., sur 19.608 kil. carr. : c'est la troisième du royaume d'Ëspagiio pour l'étendue, la vingtième seulement pour la population.

ClUDAD-REAL OU GhIAPA-DE-LOS-ESPANOLES, ville de l'Amérique centrale (république de Guatemala [départ, de Zacatepequez]) ; 4.000 hab. Evêché.

ClUDAD-REAL de las Casas, villo du Mexique. V. San- Cristoval.

GlUDAD-RODRIGO, ville d'Espagne (Léon [prov. de Salamanque]), sur un rocher abrupt près de l'Agueda, affluent du Tage, non loin de la frontière du Portugal; 8.330 hab. Evêché. Briqueteries; fabriques de carreaux, de porcelaine ordinaire, de savon. Belle cathédrale gothique.

Ville fondée au xiii» siècle, prise par les Portugais en r;06, par les Français en 1810, et reconquise en 1812 par les Anglo-Portugais que commandait Wellington, qui reçut des Certes, à celte occasion, le titre de « duc de Ciudad-Rodrigo n . — Le district de Ciudad-Rodrigo a 53.350 hab.

ClUDAD-VICTORIA OU VICTORIA, ville du Mexique. V. Victoria.

ClUDAD-VIEJA, villo de l'Amérique centrale (république de Guatemala [dép. do Sacatepequez]); 3.115 hab. Saut du rio Grande.

GlULE d^Alcamo, poète italien, né à Alcamo, près de Palerme, vers la tin du xii* siècle. Il est regardé comme le premier qui ait fait usage, en poésie, de la langue italienne. Il ne reste de lui qu'une canzone de trente-deux strophes, publiée dans les Poeti anticfn raccolti d'Allacci (1661}.

dus ou GlONTE, ville de l'ancienne Asie Mineure (Bithynie), au fond d'un petit golfe portant jadis son nom, Cianus Sitnis (auj. golfe Moudania, sur la Propondite). C'est actuellement Ghendik.

ÇlVA n. m. Troisième

Sersonue de la Trinité indoue, où il remplit les fonctions de destructeur. Son nom figure à peine dans le Rig-VMi( , mais, de bonne heure, il prend une place importante dans la forme hindouiste du brahmanisme, eu empruntant les fonctions et les attributs de Roudra. le dieu védique du feu dévorant ot, plus tard, de l'orage dévastateur. Comme lui, c'est un destructeur, un thérapeute et un fécondateur ; seulement, son caractère destructeur est fortement atténué : ce n'est pas par plaisir qu'il détruit, c est pour créer de nouveau. Au contraire, son rôle do créateur est volon tairement exagéré, au point, chez certaines sectes, de primer et d'annihiler tous les autres aspects de sa figure. C est alors qu'on le représente sous la forme du Linga. De plus, il est, par excellence, le dieu du sacrifice. Çiva est le modèle des ascètes, auxquels il enseigne, par son exemple, le moyen d'acquérir la puissance surnaturelle que donnent la pénitence, les mortifications, la suppression dos passions ot la méditation abstraite ou samndhi qui conduit à. l'union [f/oga) de l'àmo humaine avec la divinité. Chez les civaïtes modernes, Çiva est le dieu suprême incréé, éternel, créateur de toutes choses, tout-puissant, omniscient, omniprésent, essence uniijuo de vie, âmo universelle, bon, compatissant, secourablc, tout en restant terrible dans sa majesté. Tous les dieux, quels qu'ils soient, sont des reflets, des formes d'illusion de Çiva, et le culte qu'on leur rend lui arrive directement. Il est le Paçonpati « le Maître du bétail humain ». Les énergies génératrices do Çiva sont personnifiées on do nombreuses déesses, appelées Çâktis, dont les principales portent les noms de Pârvatî, Prithivî,Oumâ, Ambiki, Kàli ot Dourgâ ou Çivâ. Iladeux lils : Ganéça ot Karllikéya apiielé aussi SU.-mda. Lorsquo

Civiidiôre.

Çiva est roprésonto sous la forino luimaiiio,il aune, trois ou cinq tfttos portant un troisiùmo œil au milieu du Iront; souvent aussi on lo liuuro liansant au milieu d'un corclo do flammes, ou bien sousla forme appelée Ardha-Ndri, lo corps partagti par la uioitiô, homme à droite, fommo ;\ gauche.

ÇIVA-ÂTHINAM n. m. MonastiTo i.'ivaiquo. U n'existe plus, aciut'IIcmi'iit. i|U(w|uatro ou cintj uionaslùros do ce genre, tous situes dans l'Inde méridionale.

CIVADE {provonç. civada, môme sens) n. f. Nom ancien de l'avoine, usité encore dans les provinces méridionales.

CIVADIËRE (provonç. cùtarf/t'ra ; do civada, avoine, parce que L-etto voile était comparée à un sac d'avoine) n. f. Voile carrée du mât do beaupré, dont l'usage est ù. pou près abandonné aujourd'hui, ii Vei'gue de civadii've, "Verguo qui porto la civadièro.

CIVAÏSME {missm') n. m. Culte du dieu Çiva, et l'uno dos deux grandes sectes dont la fusion a constitué la religion actuelle de l'Inde, nommée hindouisme ou brahmariistne sectaire, atiu de la distinguer du brahmanisme post-védique.

— Encycl. On peut fixer approximativement la date de sou apparition au iv" siècle avant notre ère. A la prépondérance prés qu'il donne à son dieu suprême, Çiva, il a les mômes dogmes que l'ancien brahmanisme, reconnaît comme lui l'autorité des Vt'das, des Bra/nnanas et des Pouranas et des autres écritures révélées ou traditionnelles, auxquelles il ajoute seulement quelques livres qui ]ui sont propres (les Af/amas et les Nif/amas), suit les principes généraux do la philosophie brahmanique, admet la création du monde par Brahma (en n'en faisant cependant qu'un démiurge, émanation de Çiva), le dogmo du Karma ou conséquence des actes, celui de la transmigration ou métempsycose et la lui religieuse et civile des castes, tout en accordant peut-être un peu moins de privilèges aux brahmanes. Cependant, le çivaïsme passe généralement pour une religion inférieure, grossière, superstitieuse, foncièrement'licencieuse, cruelle. Cela est vrai du culte populaire, en effet, qui est rendu surtout, dans Çiva, au dieu terrible et démoniaque de la destruction, au dieu de la génération représentée par le symbole du Linga, ou bien encore au dieu aux austérités enrayantes [tapas). De là les sacrifices sanglants par lesquels on le propitie, les danses lubriques, les chants erotiques, les scènes de débauche par lesquels on l'honore ; de là les tortures que s'infligent les dévots, dans l'espoir d'obtenir la félicité de l'union éternelle avec leur dieu en imitant ses terribles pénitences. De là la prépondérance qu'ont prise dans le culte de Çiva les Çâktis, énergies actives ou épouses du dieu; de là le développement des pratiques de magie et de sorcellerie qui constituent ce qu'on appelle lo (antrisme. Mais, à côté de ces aberrations de la dévotion populaire, il existe une école de philosophie théoloçique , développée dès lo viii» siècle de notre ère par les efforts du célèbre Çankarâtchârya, qui a élevé le çivaïsme à la hauteur a"un panthéisme presque monothéiste. Kilo e.st représentée par les çiva-bhâktas n serviteurs do Çiva " et les tambiràns, sorte de moines instruits, dans les monastères apjielés çiva-âthinams.

CIVAÏQUB adj. Qui atapport au çivaïsme ; Culte civaïqde.

CIVAÏTE ou CIVAITA n. Qui prof-îsse le çivaïsme, qui est do la religion de Çiva.

— adj. : livahnane civaÏte.

GiVAUX, comm. do la Vienne,

arrond. et à 17 kilom. do Montmorillon, prés de la Vienne; 937 hab.

Moulins. Eglise des xii" et xiii" siècles; cimetière du XIII* siècle.

CIVE (du lat. csepa, oignon) n. f. Bot. Syn. ciboulettk

ou CIVETTR.

— Techn. Nom que l'on donnait autrefois à des verres ronds dont on garnissait les fenêtres.

CIVELET (l'') n. m. Bouture de l'osier, dans lo sud-ouost do la France.

GIVELLE {vèl') n. f. Nom donné, dans certaines noiitrée.s, aux petites anguilles nui remontent par troupes innombrables do la mer dans les rivières, il Nom vulgaire do la lamproie.

CZVERAGE n. m. Redevance en avoino duo à un soigneur coniiiie prix do la concession d'une terre ou d'un droit de pacage dans les bois de la seigneurie. Syn. do avknagk.

CIVET (f'(> — do cive) n. m. Ragoût do lièvre ou de qucb auo autre gibier, dans lequel il entre du vin et des oignons : CiVKT de lii'vre, de r/ieirruii.

— Pnov. : Voulez-vous faire un clvet7 prenez un lièvre, Il ne faut rion tenter sans les choses absolument nécossair(5s à l'cntropriso.

CIVETTE {vèf — do l'arabe zabad, musc) n. f. Genre do mammifères carnassiers, famille des viverridés, division dos ailurupodos, dont lo nom scientifique est vivrrrn. ii Liquide onctueux sécrété ï)ar la civette, et que son odeurpériétrantodomus

ÇIVA-ATIllNAM — CIVILISATION

Brahmane civaïte.

fait omidoyer en parfuiiiorin pour la faori''a-

tion iIe(livcrsesossciir-os.

— Encycl. Los cice(f'>i portent uu pf'riiK-e niir poclio glandulaire ou s'accumule une matière odoranto mus(|uéo. Leur laillo est moyenne, leur Lu.tU:.

robe grise rayée et tacho-

téo du noir ; ellos habitent les régions lo.s plus chaudes de Vancien monde. La seule espèce d'Afrique {vivcrra eivctta)

est répandue, avec ses nombreuses variétés {y^Xx^erra Orienlalis ; viverra J'ortmanni, etc.) dans tout ce continent: C-'est la plus grande do toutes. Ne dépassant pas le Sahara au N., elle paraît, au S., s'arrêter au Zambèze. Eu Asie, il y a cinq espèces : le zibeth (viverra zibctha), do l'Indo et do rindo-Chino et Malaisio ; la virerra tnnt/ahoif/n et la virerra megaspila, de Birmanie, Cocliinchine et Malaisio ; la viverra civettina do l'Inde, paraît conlim-e dans lo Mulabar. Dans lesous-goure vivcn'icula en a rangé une petite civette, le rassé {viverra JUalacceusis), répainUie del'Arabio aux Moluquos ; oUo n'a pas sur la ligne du dos les poils éroctiles caractéristiques dos autres civettes. Kilo a été introduite par les Arabes à Zanzibar et à Madagascar, dont les individus ont été décrits à tort comme appartenant à une espèce particulière [vii^crra Schlegeti). Los civettes sont élevées en bien des régions où on les conserve on cago pour recueillir do temps en temps la matière odorante qui a une assez grande valeur en parfumerie, où elle sert, comme lo musc, do fixatif pour les parfums. Il vient beaucoup do ce zibeth ou civette do i'Abyssinie et de l'Indo : mais la substance est rarement reçue pure, car on la mélange, pour lui donner du poids, avec de la graisse et de la terre. Jadis, on employait la civette pure comme parfum et dans la pharmacopée, et la fourrure de l'animal était également très estimée, tout comme colle de la genette.

CIVETTE {vèf — dimin. de cive) n. f. Bot. Syn. de ciBOULETTK {allium schxnoprasum).

CiVEZZANO, village d'Ausiro-Hongrie (Tyrol), dans le Val Sugana, près de Trente; 2.850 hab. Ch.-f. d'un district peuplé do 10.000 hab.

GiVIALE (Jean), médecin français, né à Salhiles, commune do Thiézac (Cantal) en 1792, mort à Paris en 1867. Il entreprit de remplacer la dangereuse opération de la taille en atta((uant la pierre dans la vessie par le canal do l'urètre. Après avoir cherché vainement un dissolvant, il s'arrêta au broiement, à la lithotritie, qu'il pratiqua sur le vivant en 1823, et qui, par la suite, prit le nom de « opération de Civiale ». Il fut chargé, à l'hôpital Neckcr, d'un service spécial n'admettant que des malades atteints de la pierre, et par testament il constitua à perpétuité un traitement de i.50û francs aux chirurgiens qui seraient chargés, après lui, do soigner les calculeux. Civiale fut un spécialiste dans toute l'acception du mot, et tous ses écrits ont trait à la lithotritie ou aux maladies génitourinaires.

CiVIDALE del Friuli{f'ojv/m/»/iïdes Romains), ville d'Italie (Vénétie [prov. d'Udine]), sur le Natisone, affluent de l'Isonzo ; 3.200 hab. Récolte et commerce de soie. Ch.-l. d'un district peuplé do 38.700 hab.

GiVIDATEal PianOj comm. d'Italie (Lombardio [prov. de BergameJ), sur l'Oglio, affluent du P6 ; 2.300 hab.

CIVIÈRE (peut-être d'un mot bas lat. cibaria, véhicule pouvant porter les provisions) n. f. Sorte de brancard à quatre bras, pour le transport à bras do fardeaux quelconques : Porter un blessé sur une civière.

— Dans quelques départements, Voiture dans laquelle on transporte des engrais ou des matériaux.

— Civière à col. Brancard à bras recourbés qui sert dans les églises à porter le pain bénit ou les statues des saints.

Il Brancard de forme analogue, servant au transport à bras du fumier.

— Civière planchette. Support en fer engagé à demi dans le canon et destiné à soutenir le projectile pendant le chargement, li On dit généralement la planchettk.

— Archéol. On entendait, au moyen âge, par civièrerouleresse, une sorte do carriole montée sur deux roues seulement, munie de doux brancards, et qui ne s'attelait pas. c'était, en somme, une voiture à bras, mais très plate, rorame celles dont so servent encore aujourd'hui les marchandes dos quatre saisons et bien dos forains, ou mémo sans rebords comme colles dos emballeurs.

— Mar. Cordage tenant lieu do racage, à la vergue de civadière. li Sorte d'élingucpourchanger les canons d'affût.

— Ornith. Nom vulgaire du bouvreuil, dans quelques départements.

— Techn. Sorte do filtre que l'on emploie dans les fabriques do papier.

— Télégr. Civière à bobines. Appareil à bras que transportent les soldats à(^ la section loclini<|ue, afin de dérouler les bobines de câbles, dans la télégraphie militaire.

— Prov. anc. : Cent ans bannière, cent ans civière, Tel, dont les ancêtres furent seigneurs, a des descendants portefaix.

— ENcvcL.Tochn.Uno c/yj^re composée de doux bras réunis par de petites travorsos non joiutivess'emploio: l^dansles chantiers do construction pour barder les moellons ou les pierres do taille qui no sont pas d'un grand poids; 2" pour décharger les bateaux de meulières et do moellons. (Dans les civières quo l'on emploie pour lo transport des totinoaux de poudre, les bras son! réunis non par dos traverses, mais par une toile à voile.)

CIVIL, ILE (lat. civilis ; de civts, citoyen) udj. Qui a rapport aux citoyens, qui les regarde, qui les concerno. Il So dit souvent par opposition à militaire, t occlésiastique ou à religieux, à politiquo et ù criminel : Code civil. Mariage ci\u.. Il faut que les vertus civiLKSrti'en/ leur part de récompenses comme les vertus luilitaircs. (Napol. I".)

— Qui se passe entre concitoyens : Guerre civilk.

— Qui vit on sooiôté civilisée ; qui n rapport à cette société : L'homme civil et l'homme saovaoiî. iKaynal.)

— Fig. Courtois, poli ; Homme civil. Invitation civiliî.

— Liste civile, Somme annuelle allouée, dans les gouvornomonts constitutionnels, au chef de l'Ktal.

— Chronol. Année civile. Année quo, pour la commodité dos usages do lu vie, on compte de 3ij:i ou de aofl bturs, et quo l'on commence lo 1'' janvier, au lieu que l'unnoe astronomique fontiont environ Stîri jours ei, tî heures, et commence au solstico d'hivor, le 21 décembre. — So dit aussi do ro.si>ace do temps fixé, dans chaque ICtat, pour la durée des alVaircs do diverses udmini.strations rivifos. Il Jour civil. Jour égal nu jour solaire, mais quo l'on compto d'un minuit à l'autre.

— Dr. Droits civils, Droits relatifs ù l'état dos personnes, à la propriété, aux facultés rospoctivos dos citoyens.

Il Etat civil, Conditions des individus en ce qui touche les relations de famille, la naissance, la filiation, le mariage, lo décès. 11 Actes, liegistres de l'état civil, Actes constatant l'état civil dos personnes. Registres qui contiennont ces actes. Il Officier de l'état civil. Fonctionnaire chargé de dresser les actes et do teuir les registres do l'état civil.

Il Mort civile, Privation légale des droits dévolus aux citoyens. Il Droit civil, Ensemble des lois rolalivos aux droits civils. i| Partie civile. Personne qui agit en son nom, dans son intérêt privé, contre un accusé : Se porter paiîtiI'; civile dans un procès criminel. Il Intérêts citnls, Dédommagements dus par un criminel à celui qui a souffert du crime, w Hequé te civile. Moyen exceptionnel, ouvert en certains cas, pour faire prononcer la cassation d'un arrêt rendu en dernier ressort.

— n. m. Bourgeois, personne étrangère à l'armée, dans lo langage des militaires : S'habiller en civil. H Dans le langage des tribunaux, Le civil, La voie civile, par opposition au criminel : Etre poursuivi au civil et au criminel.

— Syn. Civil, civique. Civil a rapport au citoyen considérQ comme homme ; les droits civils, c'est le droit de se marier, d'hériter, de tester, de posséder et de faire respecter sa propriété. Civique a rapport au citoyen considéré comme membre de l'Etat ; les droits civiques se confondent avec les droits politiques; les devoirs civiques comprennent tout ce qu'un bon citoyen doit faire au point de vue du patriotisme.

— Syn. Civil, attable, courtois, gracieux, honnête, poli.

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