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CONTROVERSER — CONVALESCENT

CONTUMELIEUX [li-eû], EUSE [lat. cuntumeliosus, outrageant j adj. Qui offense, qui outrage. (Inus.)

GONTURSI, bourg d'Italie (Campanie Tprov. de Salernej), sur le fleuve côtier Scie; 2.900 hab. Eaux minérales.

CONTUS {tu), USE [du lat. contusus, part. pass. do cojitu7idere, contondre] adj. Qui pn-sente une contusion.

~ Plaie contuse. Paihoî. Plaie produite par contusion, avec déchirement des parties molles.

CONTUSER V. a. Frapper avec un instrument contondant. (Inusité.)

CONTUSIF, rVE adj. Qui produit une contusion, qui est ou semble produit par une contusion : Action contcsive. Douleur contosive.

CONTUSION (lat. contusio, même sens) n. f. Pathol. Lésion produite par un coup, un choc ou une compression sans plaie des téguments. (Lorsqu'il y a en môme temps solution de continuité de la peau, on ait plaie cuntuse.)

— Pharm. Action de broyer sous le pilon.

— Encycl. Pathol. Les'^contusiuns du crâne, du thorax et de l'abdomen ont une évolution particulière et une gravité spéciale, en rapport avec l'importance des organes lésés. Au niveau des membres, on distingue quatre degrés selon l'intensité du traumatisme, qui peut seulement déterminer la rupture des capillaires du derme, ou bien, dans certains cas, produire des fractures, des écrasements et la déchirure des gros vaisseaux. La contusion peut s'accompagner d'hématomes, de bosses sanguines ; elle est constamment suivie d'une extravasation sanguine superflcielle quiproduiirecc/t?/mose, vulgairement appelée «Bleu» ou « coup noir «.

Le traitement des contusions consiste dans l'immobilisation, en bonne position, de la région contusionnée avec compression ouatée, puis en applications chaudes, en bains et massage. La médecine populaire fait grand cas de la teinture d'arnica, de l'alcoolat do vulnéraire en applications ou en frictions, des compresses d'eau blanche ou d'eau sédative.

Eu médecine légale, l'ecchymose prouve qu'il y a eu contusion : on sait aussi que les contusions sur un cadavre ne peuvent produire d'ecchymoses.

CONTUSIONNER {zi-o-né} V. a. Faire des contusions à : Chute qui A contusionné foii^ le corps.

Se contusionner, v. pr. Se faire des contusions, ii Se faire des contusions l'un à l'autre.

CoNTY, ch.-l. de cant. de la Somme, arrond. et à 20 kil. d'Amiens, au confluent de la Selle et de la rivière des Evoissons; 1.169 hab. Ce bourg fut jadis lo siè»e d'une importante seigneurie, qui a donné son nom à une oranche de la famille de Bourbon. (V. Conti.) Conty, dont le château fut assiégé et détruit par les habitants d'Amiens (1589), possède une église gothique du xvi" siècle. — Le canton a 27 comm. et 8.583 hab.

CONUBIUM {bi-07n') n. m. Dr. rom. Terme qui désignait l'aptitude d'une personne à contracter des jttstx nuptix, c'est-à-dire un mariage dans les formes romaines, n Désignait aussi certains des éléments qui constituaient cette aptitude : la liberté, la nationalité, l'absence d'empêchements relatifs tenant à l'inégalité de rang, à la parenté et à l'alliance, ou à certaines dispositions positives spéciales. (Le conubium mi jus conubii était l'un des privilèges do la < n. romaine. Los Latini prisci avaient, pour la plupart, le conubium avec les Romains, mais non les autres Latins ni les pêrégrins.)

CONULAIRE (lér')on CONULARIA n. f. Genre de mollusques ptéropodes. type d une famille dite des cunularidés, et compi*enantde grandes formes fossiles du silurien au pormien des deux mondes. {Les conulaires. avec leurs coquilles minces, longues, pyramidales, sont les géants des ptéropodes; la conularia inornata peutAUoinaro 40 centimètres de hauteur.)

CONULÉON n. m. Bot. Syn. do siparune. -"""""'"^

CONURE n. m. Ornith. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille des psittacidés, tribu des sitlacinés, comprenant des perruches à bec fort, aussi largo que long, à queue conique, plus courte que les ailes.

— Entom. Genre d'insectes coléoptères brachôlytros, famille des siaphylinidés, tribu dos tachyporinés, dont lo nom scientitique est cotwsoma.

— Encycl. Ornith. La coloration générale des conures est verte ou laune, souvent variée de gris. On en connaît une quarantaine d'espèces, toutes do l'Amérique centrale et méridionale, réparties dans quinze sousgenres. Lo conuro do Wagler (conurus ou evopsitta Wagleri), du Venezuela, qui est do la taille d'un pigeon, est vert avec lo front écarlato et la poitrine variée do rouge.

— Entom. Los conures sont do petits staphyiins noirs ou bruns, variés do roux ou do jauno, arrondis en avant, oftilés en arrière, vivant dans les détritus végétaux, les champignons. Ou on ccDDatt une einquantaino d'espèces, réparties sur lo globe.

CONUS iCoTK ou Cottk, dit), habile oscamoiour, mort en lH3r>. Il avait pris lo nom de Concs, pour établir une confusion avec celui de CoMns, prestidigitateur renommé. qui, lui-même, avait emprunté son pseudonyme à Ledru- Comus. (C'était un homme fort adroit do ses mains. Contrairement à l'usago des escamoteurs, il n'avait, pour l'exécution de ses tours, ni appareils, ni instruments. Des cartes, des pièces de monnaie, dos gobelets et quoique» objets empruntés aux spectateurs faisaient tous tes frais de son programme.)

CONUS FUSORIUS {nu8S, ri-uss — mots lat. qui signif. cf'tne qui sert a répandre) n. m. Creuset métallique on forme do cêni\ que Ion employait A l'exlruction dos métaux.

CONVAINCANT (kan), ANTE adj. Qui est propre A convaincre, i]ui donne la conviction : Jhen n'est plus difficile que d'obtt'nir la preuve convaincantk d'un fait, (Grimm.) Il Qui donne des raison» propres ii convaiacro : Orateur convaincant.

Conuro {ge. 7 fols).

— u. m. Ce qui est de nature à convaincre ; ce qui donne la conviction :

Tea judicieuses lumières Répandent, au grâ des matières, L'agrôablo et le convaincant.

DESI'ONTAINES.

— Anton. Improbant, inconcluant, sophistique.

CONVAINCRE (du prof, cun, et do XJaincre. — Je convaincs, lu convaincs, il cotwainc, nous convainquons, vous convainquez, ils convainquent. Je convainquais, nous convainquions. Je convainquis, nous convainqu'cynes . Je convaincrai, nous convaincrons. Je convaincrais , nous convaincrions. Convaincs , convainquons , convainquez. Que je convainque, que nous convainquions. Que je co7ivainquisse, que nous convainquissions. Convainquant. Convaincu, ne) v. a. Démontrer quelque chose comme vrai. (Vieux.) il Forcer quelqu'un, par des démonstrations, à croire quelque chose : Convainurk un incrédule. \\ Vaincre par le raisonnement, faire cesser par des preuves : Convaincre l'obstination, l incrédulité de quelqu'un. \\ Donner des preuves certaines contre, des preuves de : Convaincre quelqu'un d'erreur, de folie, d'hypocrisie, de complicité.

Conva.it)CU, ue part. pass. du v. Convaincre.

— Dr. crim. Atteiiit et convaincu. Accusé et reconnu coupable : Etre atteint et convaincu du crime de bigamie. (Ces paroles sont une formule usitée dans les jugements qui condamnent un accusé poursuivi pour un crime.)

Se convaincre, v. pr. Se persuader, acquérir la conviction, il Se persuader l'un l'autre ; se prouver l'un à l'autre.

— Syn. Convaincre, persuader. Convaincre, c'est parler à l'esprit, le forcera croire, en lui donnant des preuves qui chassent le doute. Persuader, c'est parler au cœur, inspirer une confiance qui détermine la volonté; c'est aussi commander la croyance, mais toujours par l'intermédiaire de la volonté. Celui qui est conraincit croit parce qu'on lui a démontré la vérité d'un fait; celui qui est persuadé croit parce qu'il veut croire, parce qu'il lui répugnerait de douter.

CONVALESCENCE {lèsssaiiss — rad. convalescent) n. f. Etat d'une personne qui est sortie de maladie, sans avoir encore recouvré les forces de la santé : Entrer en convalescence. Je ne connais pas de plaisir plus doux que celui de la coNVALESCENCi: : c'est une résurrection de tous les sens. (B. de St-P.) li Fig. : La mélancolie est la convalescence de la douleur. (M«" Dufresnoy.)

— Admin. milit. Exemption temporaire de service journalier, accordée pour raison do santé; congé que l'on accorde pour la même raison : Aller, Partir en convalescence.

— Arg. Surveillance de la haute police, les condamnés qui y sont soumis étant considérés comme des malades, dont l'état exige encore un certain traitement.

— Enctcl. Méd. La coiivalescence, qui succède à l'arrêt du processus morbide, mais qui précède le retour de l'orga-' nisme à son état physiologique et l'y conduit, est caractérisée par certains phénomènes : la réapparition de l'appétit, qui souvent s exagère, par suite des réparations organiques, et peut entraîner à des excès alimentaires dangereux ; l'abaissement de la température, qui tombe parfois au-dessous de la normale (36", 5 et même 30") ; enfin, l'amaigrissement, qui semble augmenter au moment où la convalescence s'établit, en raison de l'élimination intense qui se fait par les poumons et les reins. Ces phénomènes sont transitoires ; la température ne tarde pas à remonter, l'amaigrissement disparait et fait place ù. un léger embonpoint; même, chez l'adulte, on observe souvent une augmentation du poids du corps comparativement à ce qu'il était avant la maladie. Seul l'appétit peut se maintenir très vif un certain temps.

Le système nerveu.x, toujours profondément atteint, est lo plus lent à revenir i son fonctionnement normal. Le patient ne peut ni se tenir debout ni marcher; au moindre mouvement, il éprouve un sentiment de fatigue; un geste brusque, une émotion, uno excitation cérébrale un peu plus forte, suffisent à provoquer du vertige, des palpitations, uno élévation thermique (38', 5) duo, non À une infection surajoutée, mais à l'incomplète synergie des centres de la régulation thermique. On peut signaler encore des troubles des organes des sens, surtout do la vue et de l'ouïe. Tous ces phénomènes résultent de ta destruction des neurones et des éléments contractiles au cours do la maladie, sans assimilation compensairice. En bien des points, la synergie est altérée ou détruite, et il faut do nouvelles excitations et l'assimilation fonclionnelle concomitante, pour rétablir les connexions et permettre do nouveau le fonctionnement normal do tous les organes et appareils.

La durée de la convalescence est très variable; elle dépond de la nature et de la forme do la maladie, do l'Age et do l'état antérieur dos patients. La convalesconco dos maladies clironiques est plus longue quo cello dos maladies aiguës; la convalesconco d'une même maladie est plus courte chez l'enfant quo chez lo vieillard ou l'individu affaibli.

Dans tous les cas, la convalescence peut Mre interrompue par divers acciilonts : accès fébriles (qu'il ne faut pas confondre avec les tièvrcs norvousos mentionnées plus haut), dus à une rechute abortive de la maladie; septicémie ou pyémio, ou encore infection d'un autre organe (par exemple, pneumonie dans la convalesconco do la rougeole), et enlin aggravation d'uno infection chronique antérieure (par exemple, tuberculose aigué succédant ù la rougeole chez un individu atteint de tuberculose torpido, etc.). Ces accidents rotanlent la convalescence; ils peuvent mémo aboutir à uno terminaison t^iiale. Saut ces cas d'accidents ou de complications, lo traitement do la convalescence ressort à peu près exclusivement d'un.' hygiène physique ot morale soigneuse et d'une ditMétique appropriée.

CONVALESCENT (léss-san), EUTZ [lat. convalescent; do convalesccre. prendre des forces] adj. Qui rolôvo do maladie, n Substantiv. : Les convalkscknts.

— Encvci.. Uospiccs des convalescents. Dès le Xiv» siècle, les statuts do la confrérie du Saint-Esprit. A Kiris. accordent des secours en arpent et en nature aux convalescents sortant do rHétel-Dieu. Sous cette inspiration, une sallo do cet h.'*pital fut consacrée, pendant longtemps, A ceux qui relovaiont do maladie, aux pèlerins, aux voyageurs ot aux gens sans asile. Mais cotlo institution entraîna de nombreux abus, et, on ï^ftfl. l'administration dut faire expulser nainn milil^^ri les valides ot les

(il.

CONVALLAIRE — CONVENTION

vagabonds qui s'étaient peu à peu substitués auy vrais convalescents.

Le premier véritable hôpital de convalescents fut fondé, en 1640, rue de la Bûcherie, pour recueillir les femmes et les filles convalescentes; les fondateurs en firent don, en 1645, à l'Hôtel-Dieu, et, en 1659, le nombre de lits, qui n'était primitivement que de douze, fut porté à trente. Vers !a même époque, le cardinal Mazarin. voulut fonder, dans le prieuré de Saiat-Julien-le-Pauvre, un vaste hôpital de convalescents, qui devait s'appeler Hôpital de Saint-Julien-le-Pauvre. Pour cette fondation, il donna de son vivant et accorda par testament des sommes importantes; mais la mauvaise situation hygiénique de l'emplacement choisi et diverses difficultés admmistratives empêchèrent de donner suite à cette généreuse intention.

Depuis 1652, l'hôpital de la Charité possédait uno maison de convalescence, fondée par l'évêque de Belley et par Angèle de Faure et André Gervaise, ouverte aux hommes seulement. Chaque convalescent recevait par jour une livre de viande, deux livres de pain, des légumes et une bouteille de vin. Cet hôpital existait encore au moment de la Révolution. A ce moment, d'ailleurs, des salles de convalescence existaient dans la plupart des hôpitaux; mais elles ne rendaient guère de services, en raison de leur proximité des lieux d"infection. Les hôpitaux militaires avaient en partie, grâce à l'ordonnance de 1781, évité cet inconvénient en renvoj'ant leurs convalescents dans des dépôts spéciaux situés de préférence à la campagne et dans des lieux salubres et aér^s.

Pendant plus d'un demi-siècle, 1« seul progrès réalisé fut de faire bénélîcier les sortants de lliôpital d'une partie des revenus du legs Montyon (1826). En J837 et 1838, le conseil général des hôpitaux repoussa la création dune maison de convalescence, et il faut arriver au second Empire pour voir réaliser une institution que le corps médical réclamait depuis longtemps. En 1855, Napoléon III, frappé des dangers que couraient les ouvriers malades, en passant sans transition de l'hôpital au travail, décréta la fondation d'asiles destinés aux convalescents. Le but de cette institution vraiment démocratique, était de laisser aux convalescents le temps de réparer leurs forces, et de leur permettre de ne reprendre leur travail qu'après leur complet rétablissement.

Les asiles de Vinceunes et du Vcsinet, créés en exécution du décret du 8 mars 1855, furent d'abord réservés à une catégorie définie d'ouvriers; mais l'assistance de ces asiles ne tarda pas à s'étendre à tous les convalescents, sans distinction dans l'origine de la maladie. On peut rapprocher de ces asiles certains sanatoria, les maisons de Berck, d'Amélie, de Forges, du Canigou, etc.

CONVALLAIRE {1er') ou CONVALLARIA n. f. Genre do liliacées. tribu des convallarit'es, dont l'espèce type est connue sous le nom de muguet {convallaria maialis).

GONVALLAMARÉTINE n. f. Composé obtenu en traitant la convallamarine par les acides et les alcalis.

CONVALLAMARINE n. f. Glucoside extrait du muguet par AValz ; on le retire des eaux mères de la convallarine.

CONVALLA RÉTINE n. f. Masse cristalline, obtenue par le dédoublement de la convallarine en présence des acides.

CONVALLARIÉES [ri-é) n. f. pi. Section de la famille des liliacées, ayant pour type le genre convallaire. — Une con-

VALLARIEB."

CONVALLARINE n. f. Glucoside extrait du muguet, se dédoublant eu glucose et en un autre corps, la convallarétine.

CONVAJLLARITE n. f. Genre de végétaux fossiles, analogues aux convallaires, et que l'on trouve dans le grès bigarré.

CONVASSAL, ALE, AUX n. et adj. Dr. féod. Se disait de celui, de celle, qui était vassal, vassale avec.

CONVEGTION OU CONVEXION {vè-ksi — du lat. cum. avec, et vehere, supin vectum, transporter) n. f. Phénomène qui se produit lorsqu'un corps chaud est plongé dans un fiuiae, liquide ou gazeux.

— Encycl. Les parties qui viennent au contact du corps s'échauffent et, en général, diminuent de densité; elles sont alors déplacées par les parties du fluide de densité différente de la leur, qui viennent au contact du corps, où elles sont remplacées de la même manière. II se forme ainsi, dans le fluide autour du corps chaud, ce qu'on appelle des courants de cnnvection.

En électricité, un phénomène analogue se passe : le pouvoir des pointes n'est autre chose qu'un phénomène de convection. Lorsqu'un corps chargé d'électricité est placé dans l'air, par exemple, les parties gazeuses immédiatement en contact avec lui se chargent d'électricité de même signe que celle dont le corps est lui-même chargé, et sont repoussées; les parties nouvelles qui les remplacent suoissent la même action, et ainsi de suite.

CONVEGTOR, dieu champêtre des Romains, qui présidait au transport des grains et des gerbes.

CONVENABLE adj. Qui convient, qui est sortable : Faire un mariage convknaiile. Il Qui est à propos, expédient : Juger convenable de se taire, il Opportun, propice, favorable : Ciioisir vn moment convenable.

— Décent, bienséant : Uve tenue, Une mise convenable. Il Qui est décent dans sa tenue, dans ses manières : Jeune

homme peu convenable.

— Convenable à. Qui est approprié à : C'est vn grand talent que de prendre toujours le ton convenablk ad sujet qu'on a à traiter. (Grimm.)

— n. m. Ce qui convient, ce qui est décent, bienséant : // faut un jugement exquis pour satsir toujours le cû.nvktiABhK,et ne s'en point écarter. (Lavater.)

— Anton. Déplacé, disconvenant, Impertinent, Incongru, inconvenant, Indu, inopportun, intempeatU, malséant, malsonnant, mécréant, saugrenu.

CONVENABLEMENT adv. D'une manière convenable. 0 Convenablement a. Selon, conformément à : Agir conve- NABLEMK.ST AUX vues de quelqu'un.

CONVENANCE (nanss — lat. convenientia ; de convenire, convenir; n.f.Rapportdo conformité, accord : Convenance de fortune, de caractère. L'aigle a plusieurs convenances physiques et morale» avec le lion. (Buff.) il Qualité de ce qui est convenable, approprié au but : Convenanxb et clarti^, voilà les deux principales qualités de l'éloculion. (Barthél.)

— Bienséance, décence : Il faut toujours parler, agir avec beaucoup de convenance, il Au plur., Bienséances sociales : Observer, Respecter, Braver les convenances.

— Commodité, utilité particulière : Avoir une chose à sa convenance. Travailler à sa convenance.

— liaisons de convenance. Motifs de pure bienséance. Il Raisons plausibles, mais non démonstratives : Prouver l'immortalité de l'âme par l'horreur que nous avons du néant, c'est donner une raison de convknanck plutôt qu'une véritable preuve. (Peu usité auj.)

— Mariage de co7ivenance. Mariage conclu sur des rapports de naissance, de position, de fortune, plutôt que d'après l'inclination des personnes que l'on unit.

— Dr. anc. Action de convenir, de s'accorder; convention. II Converiances de succéder apposées en contrat d'association, Clauses par lesquelles on convenait* dans un contrat de société, que les associés se succéderaient.

— Littér. Convena7ice du style. Accord de l'expression avec les idées que l'on exprime, le sujet que l'on traite.

— Rhétor. Convenances oratoires. Rapport du style, du langage oratoire avec le sujet, la personne de l'orateur, celle de l'auditeur et les autres circonstances sur lesquelles il convient de régler son ton.

— Syn. Convenance, analogie, correspondance, rapport.

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