‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 270 sur 870 · V. ANALOGIE · texte numérisé non relu

V. ANALOGIE

— Convenance, bienséance, décence, etc. V. bienséance.

— Anton. Disconvenance, impertinence, inconvenance, inopportunité, messéance.

CONVENANCIER isi-é) n. m. Féod. Celuià qui le seigneur avait alloué une portion d'héritage.

CONVENANT (nan). ANTE adj. Qui convient, qui est opportun ou bienséant : Démarches convenantes. Ée tous les esprits, le plus difficile . c'est l'esprit convenant. (F. Soulié.)

— n. m. Autrefois, Promesse, convention faite.

— Coutv anc. Nom que l'on donnait, dans la basse Bretagne, à une tenue quelconque d'un domaine congéable, censif, péager ou tout autre.

— Hist. Syn. de covenant, ante.

GONVÈNES (lat. Convenu), peuple de l'ancienne Gaule [Novempopulanie], qui occupait la partie méridionale du département actuel de la Haute-Garonne. Ch.-I. Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges). — Un, une

CONVÈNE.

CONVENIR (lat. convenire; de cutn, avec, et venire, venir. — Se conjugue comme venir) v. n. Autref., Venir dans le même lieu, se rassembler, ii Etre d'accord, s'accorder, concorder : Ce sont des témoiris fidèles ç?// conviennknt sans s'être entendus. — On dit dans le même sens Convenir de on sur: Les hommes et les femmes conviennent rarement sur le mérite d'une femm»", leurs intérêts sont trop différents. (La Bruy.) [L'un et l'autre ont vieilli.]

— Co7\venir de ou que. Régler, arrêter ensemble : Convenir Dtm prix. Convenir que l'on s'écrira, n Convenir de. Avouer, confesser, reconnaître la vérité de : Qui convient T>E ses torts commence à en avoir moins. (Boiste.) il Convenir à. Etre bienséant : La raillerie ne convient pas k ceux qui sont élevés au-dessus des autres. (Fléch.)

— Impersonnell. Etre convenable, opportun, bienséant ; Il ne convient à personne d'être arrogant.

— Etre propre, soriable, convenable, opportun pour, approprié à : Place qui convient à un employé. La violence necoNviENT qu'au despotisme. (M"' de Staël.) ii Plaire, agréer à : Ceux à qui tout le 7)ion'fe convient conviennent rar^me7ît à tout le monde. (M""* d'Arconville.) n S'emploie aussi absolument dans le même sens : Un hoi7ime habile sent s'i7 convient ou s'il ennuie. (La Bray.)

— Gramm. S'accorder, être conforme par la désinence : Il faut que le substa7itif et l'adjectif conviennent en ^enre et en 7\07nbre.

— Logiq. Convenir à. Se rapporter à, se dire, pouvoir être dit de : L'attribut convient au sujet.

— Rem. Ce verbe prend l'auxiliaire ai'ofr quand il signifie être à sa convena7\ce, êt7-e convenable : Cet apparteme7it aurait convenu à mon père s'il eût été moins c/ier. li II prend l'auxiliaire être qiiand il veut dire demeurer d'accord : Ih SONT convenus ue partir ensemble, il II s'emploie avec le pronom personnel, comme verbe réciproque, et signifie alors. Se plaire, s'accorder, être faits l'un pour l'autre : Se ressembler peu est peut-être une raiso7i pour se convenir beaucoup. (Beauchêne.)

— V. a. Dr. anc. Assigner ; former une demande contre : Convenir sa partie.

Convenu, ue part. pass. du v. Convenir.

— Adjeciiv. En T. de diplom., tèlégr., etc.. Se dit d'expressions employées avec une signification conventionnelle : Mot convenu. Langage convenu. Ac/resse convenue.

— n. m. Ce qu'on a décidé d'un commun accord : S'en te/iir au convenu. Il Ce qui est do convention : Saa-ifier la nature à l'arbitraire, au convenu.

— Syn. Convenir, revenir. Co7ivenïr, c'est être convenable, avoir toutes les qualités nécessaires. Revenir, c'est plaire à la première vue, produire une impression favorable. Il arrive souvent qu'une personne dont la figure rei:ient n'a pas les qualités qu'on lui suppose; on cesse alors de lavoir, parce que sa société ne convient pas.

— Anton. Disconvenir.

CONVENT {van — du lat. C07ive7itus, accord, assemblée) n. m. Accord ; promesse ; condition, n Couvent, monastère. Il Formalités légales nécessaires, en pays de nantissement, pour le transfert de la propriété des immeubles. (Se disait dansle Hainaut.) il Assemblée déjuges féodauxou fonciers, dans laquelle se faisaient ces formalités. (Tous ces sens sont vieux.)

— En T. de fr.-maconn.. Assemblée générale dans laquelle on traite des intérêts maçonniques concernant les loges d'un pays, d'ui. rit, etc. : Les convents véritablement franc s -maçonniques 7ie datent que de /7/7.

CONVENTICULE {van — \aX.conventiculum; de convenire, supin co7iventu7n, so réunir) n. m. Petite assemblée, et surtout petite assemblée séditieuse ou clandestine : Les coNVENTicuLivS sout défcndus. (Acad.)

CONVENTION {van-si-on — lat. conventio ; de convenire, sujun co7ivc7}tum, convenir) n. f. Accord conclu entre deu.v ou plusieurs personnes ; Convention expresse, tacite, ve7'bale, par écrit, il Clause, condition do cet accord : Modifier les conventions, h Acte dans lequel cet accord est consigné : Déchirer la convention.

— Par oxt. Accord, sympathie, relations.

— Particuliérom. Règle ayant un caractère général, et

qui résulte, non point do la nature des choses, mais d'un accord exprès ou tacite entre les hommes : Les conventions sociales.

— De co77vention, Conventionnel, qui n'a de valeur ou do , réalité que par l'effet de certaines conventions : Signes de' convention. Dessin db convention.

— Monnaie de conventio7i, Monnaie qui a cours dans plusieurs Etats, d'après une convention passée entre eux.

Il Monnaie qui a cours, non pas avec sa valeur réelle, mais avec une valeur supérieure qu'on est convenu de lui donner : La dépréciation 7i'est possible que pour les monnaies DE CONVENTION.

— Conventions matrimoniales , Clauses arrêtées entre les futurs époux relativement à leurs intérêts pécuniaires et écrites dans leur contrat de mariage.

— Syn. Convention, accord, contrat, marché, pacte, traité.

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