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LIQUE

CONVOLVULINOLIQUE adj. Se dit d'un acide qui prend naissance quand on fait agir l'émulstne ou les acides étendus sur l'acide convolvulique. Syn. convolvuunol,

RHODÉORÊTINOL.

CONVOLVULIQUE adj . Se dit d'un acide qui prend naissance quand on soumet laconvolvuline à l'action des bases.

Syn. ACIDE RHODÉORÈTIQUE.

CONVOLVULOÏDE n. m. Bot. Syn. de pharditis.

CONVOLVULUS {luss) Ot CONVOLVULE n. m. Nom scientifique du genre liseron, qu'il tend à remplacer, même dans le langage vulgaire : Le convolvulus aquatique fait éclater «e.s grandes flews blanches sur le t7'onc du saule. [B. de Saint-P.)

— Encycl. V. liseron.

CONVOQUER {ké — lat. convocare ; de cum, avec, et vocare. appeler) v. a. Inviter, par un ordre ou par un simple avertissement, à s'assembler : Convoquer les Chajnbres, un co7icile, les collèges électoraux.

Se convoquer, v. pr. Etre convoqué.

— Anton. Dissoudre.

CONVOYER ivù-a-iè — du lat. pop.

conviare ; de c»?», avec, et via, chemin. Prend un i après y, aux deux prem.

pers. de l'imp. de Tind. et du prés, du subj. : Nous convoyions. Que vous con- Convolvulus :

voyiez ; change y en i devant un e a, coupe de la fleur, muet : Je convoie. Vous co7woierez.

Qu'ils convoient) v. a. Accompagner : Convoyer une dame jusqu'à sa porte. (Vieux.) il Escorter dans un but do protection : Convoyer des navii-es 7na7'chands.

Se convoyer, v. pr. Etre convoyé.

CONVOYEUR {vo-a-ieur) n. m. Celui qui convoie, qui escorte pour protéger.

— Art milit. et Admin. Agent spécial que l'autorité civile ou militaire charge d'accompagner un convoi. (On donne aussi souvent ce nom aux conduc/eurs d'équipages.)

— Mar. Bâtiment qui forme l'escorte d'un convoi ou qui en fait partie, il Adjectiv. : Bâtiments convoyeurs.

— Techn. Appareil que l'on emploie, dans les docks, pour le transport automatique des grains. (Cet appareil consiste en une sorte de large courroie sans fin, que fait manœuvrer une machine à vapeur.)

GONVREAU ou GOUVREAU {vro) n. m. Nom vulgaire d'une variété d'alose.

GONVULSER (du lat. convellere , supin cojwulsum, secouer, ébranler) v. a. Contracter convulsivement : Rechercher les causes qui convulsent les muscles.

Se convulser, v. pr. Etre convulsé.

CONVULSIBILITÉ (rad. convulsible) n. f. Aptitude à entrer en convulsion. (Se dit particulièrement des muscles qui, dans Vépilepsie jackso7iienne, répondent à la zone psycho-motrice occupée parla lésion.)

CONVULSIBLE adj. Qui est disposé aux convulsions.

CONVULSIF, IVE (du lat. convulsus, arraché) adj. Qui est de la nature des convulsions : Mouvements convulsifs. Il Qui est accompagné de convulsions ; Toux convdlsive. Il Qui produit des convulsions : Médicaments convulsifs. Il Qui a des convulsions : Main convulsive. (V. Hugo.)

— Par oxt. Qui a quelque chose de mécanique, de purement organique, d'involontaire comme les convulsions ; Rire convulsif.

— n. m. Remède convulsif : Un convulsif.

CONVULSION (lat. convulsio, même sens; de co7ivulsus, arraché) n. f. Mouvement brusque, irrégulier, involontaire des muscles : Les convulsions sont fréquentes chez les enfants durant la prem/ère dentition. *

— Par ext. Mouvement violent, geste tourmenté : J^es convulsions du désespoir, ii Cortorsion, geste outré ; Les convulsions d'un pitre.

— Poétiq. Agitation violente, qui se produit dans la nature : Les CONVULSIONS du globe.

— Fig. Action violente et soudaine qui amène de grands troubles : Les co'svui.siovis politiques, ii Agitation inquiète, efi'orts pénibles : Les convulsions de la mauvaise foi, qui 7te sait plus où se prendre. (M""* do Sév.)

— Hist. Contorsions auxquelles se livraient certains sectaires du x\iii* siècle, à Paris, particulièrement dans le cimetière de Saint-Médard : La folie des convulsions avait achevé d'avilir les jansénistes en les 7-cndant iùdiculcs. (D'Alemb.)

— Pathol. Convulsion tétanique. Contraction égaie et permanente de tous les muscles. (V. tétanos.) ii Convulsion tonique. Ancien nom des contractions permanentes des muscles, il Commlsions cloniqucs, Convulsions propres, caractérisées par un état alternatif de contraction et de relâchement des muscles.

— Encycl. Pathol. Les convulsions spnt des contractions brusques et involontaires, tantôt durables et laissant alors les régions atteintes dans une position fixe (convulsions toniques), tantôt rapides, successives, donnant ainsi lieu à dos mouvements saccades (convulsions cloniques). Le type do la convulsion tonique est le tétanos; celui de la convulsion cloniquo est la chorée ou danse de Saint-Guy.

Les convulsions sont générales ou partielles, rythmiques ou irrégulières; elles sont dites quelquefois intei'nes, quand elles ne se manifestent que par la raideur do la tête, avec fixité des yeux et état demi-syncopal.

Les convulsions cloniques générales se rencontrent de préférence chez l'eufant, soit au cours des infections, soit à l'occasion de troubles digestifs, do la présence de vers intestinaux, de l'apparition des dents, d'une émotion un peu vive, douleur, colère, etc. Bfen quo banales, cfes manifestations sont sous la dépeiidance d'un état nerveux, le plus sbuvoul hérïflit'air'o. Il en est ^6 mémo chez l'adulte, bien que les intoxications ou les infections, lo

strychnisme, par oxomplo, l'urémio, l'éclampsio puerpérale, lo tétanos, otc, détorminont latalomeiit lapjmrition dos conviilsioQS, puisciuo les ai::L'uts loxuiues (poisons ou toxines) agissent principalement sur les contres médullaires et y produisent une liyperoxcitabilité trùs vivo. Au nombre dos affections nerveuses qui amènent le plus souvent les convulsions, il convient do citer les lésions bulbaires, la méningite ot l'encéphalite, riiystério et surtout Vêpilepsie jaksonicnne.

— Thérap. Les convulsions débutent, en général, brusquement et sont à peine précédées par dos mouvements fébrillaires des muscles. Leur pronostic est beaucoup plus grave dans les affections nerveuses qu'au cours des infections, chez les adultes que obez les enfants; maïs il faut tenir compte non seulement do la période à laquelle les convulsions apparaissent, des causes qui les provoquent, mais aussi des dispositions du sujet.

Los convulsions constituent un syndrome, c'est-à-dire un ensemble de symptômes insufrîsants par eux-mêmes

Sour caractériser une maladie. Leur thérapentiquo est onc entièrement subordonnée à la cause. Toutefois, chez les enfants surtout, et quand les convulsions ne sont pas trop intenses, des lotions d'eau fraîche, quelquefois d'eau éthérée, après déshabillage, suffisent pour calmer Taccès; on peut aussi, dans le cas où l'accès est rebelle, faire respirer un peu de chloroforme anesthésique. A cette méuication accidentelle, il est bon d'ajouter, pour éviter le retour des accidents, les bains et les préparations bromurées.

CONVUI£IONNAIRE {si-o-nèr') n. Pathol. Personne qui a des convulsions : Un convulsionnaire. (Peu usité.)

— Hist. Nom donné à des fanatiques du xvm" siècle, qui éprouvaient des convulsions , et s'infligeaient diverses tortures, auxquelles ils prétendaient être physiquement insensibles.

— Encycl. Hist. La déposition de l'évêque de Senez (1727), la défection de la plupart des évêques appelants, l'acceptation pure et simple de la bulle ilnigenitus (1728) par le cardinal de Noailles, archevêque de Paris, avaient rais le désarroi dans le parti janséniste. Vers le commencement de 1729, le bruit se répandit que des miracles avaient été obtenus par l'intercession d'un simple diacre, nommé François de Paris, mort en 1727. Paris, janséniste fervent, avait souscrit le fameux appel, et ne s'était pas rétracté. Habitant une cabane de planches au faubourg Saint-Marcel, il se condamnait aux plus d.ures privations pour consacrer aux pauvres ses dix mille livres de rente. Avec la permission du cardinal de Noailles, un tombeau avait été construit en son honneur, au cimetière de Saint- Médard. Ce lieu ne larda pas à devenir témoin de faits étranges. Dans la foule qui s'y rendait, des personnes, tout à coup saisies de spasmes convulsifs, en proie à une sorte de délire extatique, prétendaient prédire l'avenir. D'autres se trouvaient ou se croyaient délivrées subitement de leurs maladies. Une sorte de pèlerinage s'organisa : des infirmes furent apportés de tous les coins de la France. Tous étaient agités de violentes convulsions : de là le'nom de convulsiotinaires, qui leur fut donné. D'abord, quelques membres du clergé se montrèrent favorables à ces événements singuliers, qui leur paraissaient des miracles. Colbert, évêque de îiiontpellier, janséniste déterminé, l'un des quatre premiers appelants, les approuva officiellement ; vingt-trois cures de Paris présentèrent une requête à l'archevêque de Paris, pour lui demander d'attester les guérisons obtenues. Cependant, l'indécence et la cruauté se mêlaient au fanatisme. Des femmes se soumettaient à de vrais supplices appelés secours, dans leur langage mystique. Déjeunes hommes, nommés secouristes, les frappaient à coups de bûches et leur labouraient les chairs avec un bâton pointu, désigné sous le nom de sucre d'orge. Le biscuit était une pierre de cinquante livres, qu'on élevait avec une poulie pour la faire retomber de tout son poids sur la patiente. Plusieurs se firent attacher à des croix; d'autres recevaient des coups d'épée. Un phénomène apparut, qui alors troubla profondément les esprits, mais qui, maintenant, est connu de ceux qui ont étudié les crises d'hystérie : Vinsensibilité, soit totale, soit partielle, que la plupart de ces infortunées montraient dans leurs tourments. On y voyait, les uns l'action de Dieu, les autres celle du diable. Le Parlement fit plusieurs enquêtes sur ces désordres. L'archevêque do Paris rendit une ordonnance ot écrivit de nombreux mandements pour dénoncer ces soi-disant miracles. En février 1732, la cour ordonna d'entourer le cimetière de Saint-Médard d'une clôture et en interdit l'entrée. Lo lendemain, on trouva sur la porto co distique écrit par un plaisant :

De par le roi, défense à Dieu De faire miracle en ce lieu.

L'enthousiasme, toutefois, no s'était point refroidi. En 1733, à l'anniversaire de la fermeturo du cimetière, on vit devant la porto plus do cinquante carrosses ot une foule considérable de personnes do toute condition. Les convulsio7is, d'ailleurs, continuèrent, mais en secret, avec un redoublement d'extravagances. Une sorte do secte s'organisa, qui eut ses chefs, ses réunions et une caisse nommée la ooile à Perrctte. Ou vit des illuminés reconnaître lo prophète Elisée dans la personne d'un certain Vaillant : on les nomma élisécns. Ils donnèrent naissance à d'autres sectaires : les figuristes, les discernants, les margouillistes, etc. Los cris et les contorsions furent catalogués : on distingua les aboiements, les miaulements. les sauts, etc. Un procès, devant lo Parlement on 1778, révéla que la boite à Perrctte contenait alors onze cent mille livres. La Révolution mit fin à ces désordres, en détournant los esprits vers d'autres sujets.

Convulsionnaires de Tanger (lks), tableau dKugôno Delacroix (1838). — Dans une rue bordée do maisons à terrasses, une bande daïssaouas court hurlante ot folle au milieu do la foulo qui s'écarte pour lui livrer passage : los uns se mordent les bras, los autres trépignonl, hurlent, écument, se contorsionnent, suivis d'un chaouch A cheval, qui veille sur leur dévotion épiloptiquo. Dos enfants regardent cette scène étrange avec une placidité orientale; dos femmes, voilées do haïks blancs, sont dobout sur los terrasses des maisons. Il y a dans cette toile une incroyable turbulonco do mouvement, quo personne n'a dépassée ; il y a surtout uno couleui' chaude, trunsparonto et légère, dont le cbarmo tempère co quo lo sujot peut avoir do r*''pngiiant.

C0NVUL3I0NNARISME («i-o-na-riMm") n. m. Etat do Nurcxcitution, sumblable à celui dos convulsionnaires ot

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