CONVULSIONNAIRE — COOKE
dans lequel les mouvements désordonnés du corps sont lilus ou moins analogues au tremblement. Le convulsionnarisnio so rencontre dans certaines sectes religieuses: convulsionnaires de Saint-Médard, trorablours des Cévennes, quakers, trembleurs d'Anna Lee, etc.
CONVULSIONNER {si-o-né) v. a. Donner des convulsions à : L'électricité convulsionnk les muscles.
— - Par ext. Au prop. et au fig., Bouleverser, produire dos changements brusques ot soudains dans : Le feu intérieur A CQNVULsioNNR /c çlobc. La Jtévolution française a CONVULSIONNÉ l'Eiu'ope.
Se convulsionner, v. pr. Tomber en convulsion, se livrer à des mouvements convulsifs : La passion qui se convul siONNE est souvent factice. (M"*' Romieu.)
CONVULSIONNISTE(si-o-«i«sf') n. Partisan dos convulsionnaires de Saint-Médard : Les convulsionnistes du xviii* sii'cle.
CONVULSIVANT (vaJi), ANTE adj. Qui donne des convulsions.
CONVULSIVEMENT adv. D'une manière convulsive,
CONWAY ou AberconwaY, ville d'Angleterre {pays de Galles [CarnarvonshireJ), sur la rive gauche de l'estuaire où vient déboucher la rivière Conway ; 3.000 hab. Château ruiné; pêche de harengs et huîtres.
CONWAY (Thomas), officier américain, né en Irlande en 1733. mort en 1800. Sorte d'officier de fortune, il servit d'abord dans l'armée française, et y devint colonel. Il passa en Amérique en 1777, fut lieutenant de Du Coudray sur VA7nphitrite, devint brigadier major de l'armée de terre, s'associa aux intrigues ourdies contre Washington, et tomba dans le discrédit. Voulant essayer son pouvoir, il envoya sa démission d'inspecteur général de l'armée, haut grade que le congrès lui avait confié. A sa grande stupeur, cette démission fut acceptée. Conway s'en prit au général Cadwallader, avec lequel il se battit en duel (1778). Il revint en France, rentra dans l'armée, devint, en 1784, maréchal de camp et gouverneur de Pondichéry. En 1789, il passa en Angleterre.
CONTBEARE (Henry), ingénieur et architecte anglais, né à Brislington en 1823. Envoyé en 1849 dans l'Inde, il exécuta des travaux pour fournir de l'eau à Bombay, et construisit la belle église de Saint-Jean, à Patara. De retour en Angleterre en 1855, il établit plusieurs lignes de chemins de fer, et devint professeur à l'établissement des ingénieurs de Chatham. En I87s, il alla se fixera Caracas, où il a exécuté de remarquables travaux d'art.
CONTLÈNE n. m. Hydrocarbure toxique dérivé des alcaloïdes de la ciguë.
— Encycl. On obtient le conylène, C*H'*, en chauifant l'azoconhydrine avec l'anhydride phosphorique. C'est un corps huileux, de densité 0,761. Le conylène, à un degré moindre, a la même action physiologique que la conicine.
CoNYNGHAMfFrancis-Nathaniel, marquis di;}, homme politique anglais, né à Dublin en 1797, mort en 1876. Il prit part de bonne heure aux affaires publiques, se signala par ses idées libérales, devint sous-secrétaire d'État aux affaires étrangères dans le ministère Canning (1823-1826), lord de la trésorerie de 1827 à 1830, pendant l'administration de Wellington, et siégea à la Chambre des lords, en 1832, après la mort de son père. Directeur général des postes en 1834, le marquis de Conyngbam devint, l'année suivante, membre du conseil privé, occupa la charge de grand chambellan delà couronne de 1835 à 1839, et reçut enfin le titre de vice-amiral de l'Ulster (1849).
CONYRINE n. f. Base organique résultant do la déshydrogénation de la conicine. Syn. de congrink.
— Encvci,. La conyrine, C*H"Az, qui diffère do la conicine par 6 atomes d'hydrogène en moins, s'obtient en chauffant lo chlorhydrate de conicine avec du zinc en poudre. C'est un liquide incolore, à fluorescence bleu clair, bouillant vers 167» ot régénérant la conicine par hydrogénation.
CONYZE ou CONISA n. f. Famille des composées, tribu des astérées, comprenant un grand nombre d'espèces répandues dans toutes les régions chaudes et tempérées du flobe, et dont une est vulgairement connue sous le nom o herhe aux puces, parce qu'elle fait périr ces insectes. Il On écrit aussi conize.
CONYZÉES n. f. pi. Bot. Section d'astôréos baccharidées, ayant pour type le genre conyze. — Une conyzéu.
CONYZOÏDE n. f. Bot. Section du genre carpésie.
GONZA della Campania, autrefois Compsa, ville d'Italie (Campanio [prov. d'Avellinoj), près du fleuve côtior Ofanto; 1.300 hab. ArohovAché ; belle cathédrale. Ville très ancienne ; fut assiégée et prise par Narsès, on 554.
GONZE (Alexandre-Christian-Léopold), archéologue allemand, né à Hanovre en 1831, a été professeur à Halle (1863), à Vienne (1869) et à Berlin (1877). Il a beaucoup voyagé en Orient, et a publié, entre autres ouvrages : un Voyage dans les îles de la mer de Thrace (1860); Voyage dans l'Uc de Lesbos (I865h Contributions à l'histoire àe la sculpture grec(iue{l$69); les Dt^ but s de l'art en Gr^ce(1870); Statues romatnes en fXutriche (1872-1873); /*•* Dieux et les Héros de l'art grec (1874) ; /techerches archéologiques en Samothrace (1875-1880); Jtésuliats des fouilles de fergame (1880); etc.
GONZÉLATEUR, TRICE (du préf. con, ot do zélateur) n. Personne qui est, avec d'autres, ùl la tète d'un parti.
COOBLIGATION {si-on — rad. coobligt^) n. f. Obligation réciproque ou commune à plusieurs porsonoos.
COOBLIOÉ, ÉE (du pr6f. eo, et do obligé) &6j. Qui est obligé avoc d'autres.
— Dr. anc. Défense d'attenter à sa personne, ses biens, ses cautions et ses coobligés, Formule usité© autrefois on faveur dos débiteurs quo la justice voulait protéger.
COOCCUPANT(o-A»-pan), ANTE n. Personne qui occupe avoc uno ou plusieurs autres.
GOOK (John), navigateur anglais et riipitaine do flibustiers du XVII* siècle, mort vers 1685, qu'il no faut pas confondre avoc son ct^Iôbre homonyme Jamos Cook. John Coolc commanda, on 1083, dans la nior 4u Sud, uno expédition do flibustiers au cours do laquelle son bAtimnnt, le Bachelor'ê Dclight, parti do la Virginio, flt la courte sur
la côte d'Afrique, doubla le cap Horn et toucha à l'île Juan-Fernandez.
John Cook établit ensuite aux îles Galapagos son quartier général, y bâtit des magasins, dans lesquels il plaça en dépôt uno grande quantité do farine qu'il avait prise sur les Espagnols, et dressa do cet archipel une carte encore estimée des navigateurs. Après la mort de John Cook, ses compagnons reconnurent Edward Davis pour leur chef et continuèrent à écumer los mers du sud jusqu'en 1688.
CoOK (Jamos), navigateur anglais, néon 1728 à Marton (comté de- Durham), tué en 1779 dans la baie de Kéalakekona (îlo Hawai). Apprenti mercier à Staithes, il sentit s'éveiller en lui la vocation de la mer, s'embarqua comme mousse à bord d'un navire charbonnier, puis entra dans la marine royale. Il prit part à. la guerre do Sept ans en Amérique, assista à la prise de Québec, mais se distingua surtout par ses travaux d'hydrographie sur le Saint-Laurent et à Terre-Neuve. Ses connaissances nautiques et astronomiques, fortifiées par l'étude d'Euclide, le signalèrent à l'attention du monde savant, et il fut choisi pour diriger la mission chargée d'observer, Â ïaïti, le passage de Vénus sur le soleil.
Dans ce premier voyage, sur YEndeavour {11&%-\1"\), tout en ne perdant pas l'obiet spécial de sa mission, Cook explore l'océan Pacifique, découvre les lies de la Société, la Nouvelle-Zélande, relève la côte orientale de la Nouvelle-Hollande ou Australie, et retourne en Angleterre par l'océan Indien, ayant fortement entamé la croyance des contemporains en l'existence d'un continent austral.
Pour en démontrer Tinanité, Cook entreprend un second voyage (1772-1775). Avec ses deux navires, Adventure et Résolution, il explore minutieusement l'océan Pacifique, visite de nouveau les parages de Taïti ot de la Nouvelle- Zélande, s'enfonce vers le pôle jusqu'à 71'' lO' de lat. S., remonte vers le tropique par l'île de Pâques, les Marquises, les îles de la Société, les îles des Amis, précise la position des Nouvelles-Hébrides et de la Nouvelle-Calédonie et, après un nouveau séjour à la Nouvelle-Zélande, navigue entre le 54* et le 55* parallèle vers le cap Horn, sans rencontrer la moindre trace d'une grande terre. Enfin, du cap Horn au cap de Bonne- Espérance, il ne cesse de naviguer en vue des glaces du polo.
En 1776, dans son troisième voyage, Cook s'applique à vérifier s'il est possible, ou non.
de naviguer aux extrémités de notre hémisphère et, en particulier, s'il existe un passage au N . , entre l'océan Atlantiaue et la mer Pacifique. 'Traversant encore le grand Océan, il découvre le groupe des îles Sandwich, explore la côte occidentale de l'Amérique du Nord, à partir du 45" degré de lat., longe la presqu'île d'Alaska, pénètre par le détroit de Behring dans l'océan Glacial, où la banquise l'arrête, par 70*», 44' de lat.
Revenu ensuite hiverner aux Cook.
îles Sandwich, il y périt,
assassiné par les indigènes. Ses lieutenants ramenèrent en Angleterre la Resolution et le Discovery.
Cook a été, au jugement de Dûment d'Urville, le type le
S lus accompli du marin et du navigateur. Dans l'histoire e la géographie, ses deux premiers voyages ont une importance capitale. Ses voyages scientifiques de circumnavication, s'ils ne sont pas les premiers, sont ceux qui ont fait le plus progresser la connaissance du grand Océan, qui en ont fixé la carte, et qui ont révélé l'existence d'un hémisphère océanique sur le globe.
— BiBLiOGR. : Premier i^oyage, rédigé sur son journal et celui de Banks, par Hawkesworth (l^ondres, 1773 [trad. Suard, Paris, 1774]); Deuxième voyage, rédigé par Cook lui-même (Londres. 1777 [trad. Suard, Paris, 1778]); 7>*oisième foyai^e, rédigé par le lieutenant King (Londres, 1784 [trad. Demenior, Paris, 1785]); Société do géographie, Centenaij-e de la mort de Cook (Paris, 1879).
GoOK (ARCHIPEL DU). V. Hebvey (archipel).
GoOK (détroit de), large do 80 kilomètres, entre les deux lies do la Nouvelle-Zélande.
GoOK (entrée de), golfe sinueux du Pacifique, entre les péninsules Kénaï et d'Alaska.
GOOKE (Edouard), jurisconsulte anglais. V. Cokk.
GOOKE (Thomas), poète et littérateur anglais, né à Bentree (comté d'Essox) vers 1702, mort on 1756. H so rendit à. Londres en 1722, composa des petits poèmes, des chansons, dos pièces do théâtre, otc, ot publia, sous lo titre de la Bataille des poètes (1725), un poèmo satirique dans lequel II attaquait vivement Swift, Pope, otc. Co dernier, pour se venger, plaça Cooko dans sa Dunciade.
CoOKE (Thomas), chanteur et musicien anglais, né A Dublin vers 1782, mort à Londres en 1848. Il fut engagé ù l'Opéra do Londres, d'où il passa au théâtre de Drury-Lane. Plus tard, il y resta comme directeur do la musique, chef d'orchestre ot compositeur. Cooko a fait représenter deux opéras : Fi-édéric te Grand et le Procureur du roi. On connaît aussi de lui deux ouvertures, des chansons ot doux méthodes élémentaires do chant ot do piano.
GoOKE (Thomas Pottkr), mime anglais, né vers 1786, mort A Londres en 18S3. D'abord matelot, il joua sucoossivomont A Kovalty-Thentro, au cirque d'Astley, au Lycoum, enfin à Covent-Gardeu, et devint un dos acteurs les
filus populaires do la scène anglaise. Ses créations dans 0 Duke Dorgan, do Bukston, Poil and my partner Joe, d'Haires, the Lost Ship, de Tbomson Townsand, ourout uno vogue prodigiouso.
CooKE (John Eston\ romancier américain, n6 à Winchester (Virginie) en 1830, mort on ISSfl. D'abord avocat, il servit dans l'armée du Sud, pendant la guerre civile. Il a surtout décrit les mœurs do la Virginie dans ses nouvelles et ses romans. Nous citerons do lui : lias de cuir et dr soir tl8r.4); la Jeunesse de Je^erson (1855); les Comédiens de Virginie (^1855); ta Vie de Slonewal Jackson (1860)^ la Vie de Jiùticrt È.L€e{\»ll); Histoirede l'ancienne colonie (1879): les Bohémiens de la Virginia (1880); la \'trginiet une histoire du peuple (issJi; etc.
COOKÉITE — COORDONNEES
COOKÉTTE (kou) n. f. Espèce minérale, résultant do l'altération de la tourmaline Utbinifère.
GoOKHAM, localité d'Aogletorre (comté de Berks), sur la Tamise; 7.000 liab.
COOKIE [koii'kî — du nom de Cook, navigateur angl.) n. f. Bot. i>yn. de pimëlék.
CoOKSTOWN.ville d'Irlande (Ulster [comté de Tyrone]}, sur le Ballinderry, tributaire du lac Neagh ; 3.8o0 liab. Fabrication de toiles. Château de Killymoon.
COOKSTOWN ou CoOKTOWN.ville d'Australie(Queensland [comté de Banksj), au pied du 7)iont Cook, sur l'estuaire de l'Endeavour; 2.980 Iiab. Pèclieries de biches de mer et de perles de la mer de Corail.
COOLEET-MANEES {kou-tit'-mè-niss) D. m. Bot. Espèce de cannelier de t^umaira.
CoOLEY (Thomas Mac Intyre), légiste américain, né à Attica (Etat de New- York) en 1824. Avocat dans l'Etat du Wichigan, il recueillit et publia les lois et coutumes de cet Etat. Professeur de droit à l'université du Michigan en 1859, il fut juge, puis président de la cour suprême de cet Etat. Il a notamment publié : Law of tojration (1876) ; Jmw of torts (i.9.':9) : General Principlesof Constitutional Law in the United States (1883) ; a History of govemments (1885).
GOOLGARDIE, ville d'Australie (Australie occid.), sur le bord d'un lac salant; 2.500 hab. Centre du bassin aurifère de Yilgarn. Ville fondée en 1892.
GOOLHAAS (Gaspard), théologien et pasteur protestant allemand, né à Cologne en 1536, mort à Leyde en 1615. Il se fixa à Leyde (1575), où il fut chargé d^ensei":ner la théologie. Il soutint la nécessité de l'intervention de l'autorité civile dans l'élection des anciens et des diacres, et rejeta la prédestination absolue. Le svnode de Middlebour^' (1578) condamna les ouvrages de Coolhaas, qui fut destitué.
COOLIE [kou'li — angl. coolee ; de l'hindoustani kuli, laboureur loué à la journée) n. m. Nom donné aux Hindous, aux Chinois et autres Asiatiques qui s'engagent, moyennant salaire, pour aller travailler dans une colonie, ii Se dit aussi des mdigènes qui sont engagés en Indo-Chine pour porter les bagages et le matériel de l'armée.
— Encycl. Lors de l'arrivée des Français dans la région
?[ui est devenue l'Indo-Chine française, les transports se aisaient exclusivement à dos d'homme, par suite de l'absence de roules. On comprenait dans chaque expédition le nombre de coolies nécessaires au ravitaillement d'une colonne de troupes un peu nombreuse. Aujourd'hui, des chemins ayant été tracés, le nombre de ces auxiliaires encombrants et peu sûrs a diminué. Les réquisitions de coolies sont adressées par l'autorité militaire au résident de la province, qui s'adresse lui-même aux autorités indigènes. Les coolies sont organisées militairement; chacun d'eux porte sur un carré de toile blanche son numéro matricule et le numéro de sa section. Le doï (sergent) reçoit une solde journalière d'un tiers de piastre ; le cal (caporal) un quart de piastre; le coolie, enfin, un cinquième. COOLSCAMP, ville de Belgique (Flandre occid.); 2.383 h.
GOOMANS (Jean-Baptiste), homme politique et publiciste belge, né à Bruxelles en 1813, mort à Schaerlteek, près Bruxelles, en 1896. Avocat, il entra dans le journalisme etdéfenditlesprincipescatholiques.Nommé député en 1848, Coomans se montra l'un des aaversaires les plus ardents du parti libéral. On a de lui : une Histoire de la Beh/it/ue {1836U les Communes belrjes (1848); quelques romans, comme liichilde (1839); Baudoin Bras de Fer (1810); le Moine Robert; la Clef d'or, etc., et des écrits politiques.
COOMB ou COMB n. m. Mesure de capacité en usage en Angleterre, où elle équivaut à 1 hectol. 453.
GOOMBE (Guillaume), littérateur anglais, né eu 1741, mort en 1823. Il acquit une véritable réputation par ses écrits humoristiques et satiriques. Parmi ses productions, toutes anonymes, nous citerons : la Diabotiade, poème spirituel et piquant qui obtint le plus grand succès ; la Danse de la mort et la Danse de la vie, poèmes agréables et gais; le Diable boiteux eii Angleterre (1790); Tour du docteur Syntaxe à la recherche du pittoresque ; Tour du docteur Syntaxe à la recherche d'une femme; Histoire de Johanny Quod Genus (1813); etc.
GOON. Myth. gr. Fils d'Anténor et frère d'Amphidamas. Il périt de la main d'Agamemnon. Il était représenté sur le coffre de Cypselos.
COOPER (Samuel), peintre anglais, né à Londres en 1609, mort en 1672. Il imita les Flamands, et en particulier Van Dyck, avec tant de succès qu'on lo surnomma le Petit Van Dyck. Il excella surtout dans les portraits : on lui doit ceux de Charles I", d'Olivier Cromwell, du duc d'York et d'autres grands personnages de 1" Angleterre.
GOOPER (Jean-Gilbert), écrivain anglais, né en 1723 à Thurgarton, mort en 1769. Il a publié, entre autres ouvrages : la Vie de Socrate (1749), traduite en français par Combes; Epitres d'Aristippe (1758); des poèmes et la charmante chanson de 'Winifreda.
GoOPER (Samuel) théologien anglais, recteur de Morley et de Greal-Yelverton, dans lo comté de Norfolk, né en 1738, mort en 1799. Il est surtout connu par ses ouvrages de controverse et de piété, parmi lesquels nous citerons : Définitions et axiomes relatifs à la charité (l"Ci); Explication de différents textes de l'Ecriture en quatre dissertations; U$ Premiers Principes du gouvernement civil et ecclésiastique esquissés dans des lettres au docteur Priestley (1791); etc.
CoOPER (Richard), graveur anglais, né vers 1740, mort vers 1815. Il grava d après le Corrègo, Van Dyck et surtout Rembrandt, dont il reproduisait à merveille les jeux de lumière. On estime également ses estampes à la manière noire et à l'aqua-tinta. Son habileté comme pa^ysagiste le fit surnommer par ses compatriotes le Poussiu britannique ( Vue de Saint-Pierre de Home, du Colisée, de la Campagne de Home, etc.).
GoOPER (Asiiey Paston), chirurgien anglais, né à. Brooko (comté do Norfolk) en 1768, mort à Londres en 1841. Il fut chirurgien de l'hôpital de Guy a Londres, professeur à l'hûpital Saint^Thomas, chirurgien do George IV et de Guillaume IV. Professeur érudit, opérateur habile, il pratiqua, lo premier, deux opérations remarquables : la ligature de l'artère carotide et la ligature de l'aorte. Parmi SCS écrits, très estimés, nous citerons do lui : Traité des
Fenimore Cooper,
hernies congénitales (1804); Traité des hernies crurales et ombilicales {\i01); Traité des fi'actures et des luxations (li2i).
GoOPER (James Fenimore), romancier américain, né à Burlinçton (New-Jersey) en'i789, mcrt en 1851. Il était fils d'un juge, riche propriétaire, qui a fondé, dans l'Etat do New-Yo"rk, Cooperstown (ville de Cooper). A l'âge de seize ans, Fenimore interrompit ses études pour entrer dans la marine. Après avoir navigué pendant cinq ans. il revint chez son père. De 1826 à 1S29, il fut consul des Etats-Unis à Lyon ; puis il parcourut l'Allemagne, la Suisse et l'Italie, se livrant partout à des études de mœurs. En 1832, il rentra définitivement dans son pays. Entre temps, il avait publié plusieurs romans : Précaution (1821), essai médiocre; lEspion (1821), où sont retracées, sous les couleurs les plus vives, les glorieuses luttes de l'indépendance américaine; les Pionniers (1823) ; le Pilote (18-23); Lionel Lincoln (1825); le Dernier des Mohicans (1826), son chef d'œuvre; la Prairie (1828); le Corsaire rouge {li21); les Pui'ilains d'Amérique {li2S); l'Ecumeurdes mers (1828) ; le Bravo ll$3l); the Heidemnauer{lS^2); le Bourreau de Berne (1833); le Lac Ontario, le Tueur de daims (1842); les Peaux-Bouges (1846). L'œuvre de Fenimore Cooper embrasse bien des sujets et bien des époques, mais elle est surtout remarquable par le caractère national, qui en constitue l'élément nouveau; et, ce qu'on admirera toujours dans ces romans, c'est la reconstitution dramatique des mœurs naïves et farouches des tribus indiennes à peu près disparues aujourd'hui ; c'est aussi la beauté du paysage américain, des prairies, des forêts vierges et de l'océan. Les œuvres de Cooper ont été traduites par Defau-
conpret (1838-1845). — La fille du romancier, Suzan Fkni- MORK Cooper, a publié : Heures à la campagne (1850), ouvrage dans lequel elle décrit Cooperstown.
GoOPER (Thomas), poète et journaliste anglais, né à Lcicester en 1805, mort à Lincoln en 1892. Il fut condamné, en 1842, à la prison comme agitateur chartiste, publia alors des poèmes, des contes, etc., puis parcourut 1 Angleterre et devint un des hommes marquants du parti radical. S'étant fixé à Londres, il fit des conférences, et fonda, en 1850, un journal, le Plain Speaker. Tout à coup ses idées de libre penseur se modifièrent, et il devint prédicateur baptiste. Parmi ses écrits au style plein de vigueur, nous citerons : the Purgatory of suicides; Barons Yule Feast ; des romans : Aldei'man Balph (1853); the Family Feud (1854) ; un livre qui fit sensasation : Conditio7i of the people of Éngland (lèiS); ses Mémoires (1872). et Works (1878), le recueil complet de ses poèmes et poésies.
GoOPER (Ant. Asliley). V. Shaftesbury.
COOPÉRATEUR, TRICE (du lat. cooperator, trix, même seus)n. etadj. Se dit d'une personne qui travaille ou agit conjointement avec d'autres personnes : Les coopéra- TEURS d'une entreprise. Agents cooPimATEURs.
— Coopérateur de la grâce. Théol. Celui qui contribue à ce que la grâce divine ait en lui son effet ; qui répond par sa bonne volonté aux mouvements intérieurs de la grâce.
COOPÉRATIF, IVE adj. Fondé sur la coopération de plusieurs personnes, il Spécialem . Société coopérative.