‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 279 sur 870 · V. COOPÉRATION · texte numérisé non relu

V. COOPÉRATION

— n. f. Fara. : ^'ne coopérative.

COOPÉRATION (si-on — du préf. co, et de opération)

n. f. Action de coopérer, action qui concourt avec une ou plusieurs autres.

— Théol. Coopération de la ^rrfce.Action de la grâce qui se joint à la volonté pour l'accomplissement du bien moral.

— Econ. soc. Sociétés de coopération ou Coopératives. Sociétés d'ouvriers, fondées en vue d'une production en commun, aux frais et au profit de la société.

— EiNCTCL. Econ. pol. La coopération est d'origine récente, mais ses progrès ont été très rapides. Elle a pour base l'association des individus, et prend trois formes oien distinctes. 1° Dans les sociétés de consommation, on se propose la suppression des intermédiaires à l'achat des produits ou denrées de consommation en se fournissant en gros directement chez les producteurs; les coopérateurs rachètent ensuite à la caisse générale de la société, au fur et à mesure de leurs besoins, les marchandises, à peine grevées de légers frais généraux, et les bénéfices provenant de cette majoration des prix sont répartis entre les sociétaires, au prorata de leurs achats. Cette forme de coopération s'est largement répandue ; elle s'est complétée par l'action des syndicats ou des coopératives agricoles, qui font collectivement non seulement les achats, mais encore la vente des produits récoltés, et quelquefois le traitement industriel de ces produits avant la vente : panification du blé, préparation des conserves de fruits, etc. 2" Dans les sociétés de crédit mutuel, les adhérents constituent une caisse commune, destinée à leur consentir éventuellement des prêts d'argent ou à escompter le papier qu'ils peuvent être amenés à souscrire pour les besoins de leurs petites industries. Ces sociétés sont très répandues à l'étranger; en France, les syndicats agricoles les ont largement propagées parmi les cultivateurs depuis 1890. 3" Dans les sociétés coopératives de production, les ouvriers associés pour faire fonctionner une entreprise se proposent la suppression du patron ou do l'entrepreneur, en fournissant eux-mêmes à la fois le capital et le travail.

GOOPÉRATISME {tissm') n. m. Système qui a pour base l'extension des associations coopératives : Le coopéra- TiSMK est, pour beaucoup de bons espints, une des solutions possibles de la question sociale.

COOPÉRATIVEMENT adv. D'une manière coopérative, d'après lus règles des sociétés coopératives.

COOPÉRER (du lat. cooperari, travailler avec. — Change Vé fermé du radical en ê ouvert devant une syllabe muette : Je coopère. Qu'ils coopèrent; excepté au fut. do l'ind, et au condit. prés. : Je coopérerai. Nous coopérfirions] v.a. Opérer avec quelqu'un, joindre ses efforts, son action, aux efforts.

à l'action d'un ou de plusieurs autres ; Coopérer à la fondation d'un ctabltssejnent.

— Fig. Contribuer, servir : Lespassions haineuses coopi;- RENT à des catastrophes. (Alibert.)

— Théol. Coopérer à la grâce, Y correspondre, en écouter, en suivre les inspirations et en assurer ainsi l'efficacité.

COOPÉRIE [kou — de Cooper, bot. angl.) n. f. Genre d'amaryllidacées, comprenant trois espèces qui croissent dans le Texas.

GOOPER'S Greek ou BaRCOO, fieuve de l'Australie intérieure, auquel on attribue 1.300 â 1.500 kilomètres de cours. 11 se forme, dans le Queensland, du Barcoo et du Thomson. Il coule N.-E.-S.-O., assez capricieux dans son cours, décrit de longues boucles et se divise en un grand nombre de branches, dont celle de Strzélecki, qui va se perdre dans le lac Gregory. Abondant et rapide sur une courte section de sa partie septentrionale, en montagne, le Cooper's Creek s'assimile bientôt à tous les fleuves pauvres et lents du plateau désertique et atteint péniblement le lac Eyre du Nord.

GOOPERSTOWN, ville des Etats-Unis (Etat de New- Vork), fondée par le père du romancier Fenimore Cooper, à l'extrémité méridionale du lac d'Ostego; 2.G60 hab.

COOPERTORICM {pèr, ri-om' — du lat. coopertus, couvert) n. m. En T. de iiturg.. Voile de soie qui servait autrefois à couvrir les dons offerts à l'autel.

COOPINIONNAIRE {o-nèi'') n. Personne qui a une opinion commune avec une ou plusieurs personnes.

COOPTATION {si-on — du préf. co, et du lat. optatio, option) n. f. Mode d'élection qui consiste, pour les membres d'une assemblée, à se nommer eux-mêmes : Les membres des Académies se recrutent par cooptation.

— Antiq. A Rome, Privilège qu'avaient les membres d'un collège de se recruter eux-mêmes. (Ainsi se nommaient les pontifes.)

COOPTER V. a. Admettre par cooptation, recevoir dans un corps avec dispense de quelqu'une des conditions d'admission : L'université de Paris coopta P'ierre Halley en i64i. (Acad.) [Peu usité.]

COORDINATION {si-on — du lat. cum, avec, et orrfinatio, action d'ordonner, de classer) n. f. Action de coordonner; résultat de cette action : Une bonne coordination dans une scietice est une véritable découverte. (Lamenn.)

— Biol. Agencement des parties du corps d'un être vivant, grâce auquel peuvent s'accomplir les fonctions nécessaires au mamtien de la vie de cet être.

— Gramm. Rapport qui existe entre plusieurs propositions coordonnées.

— Encycl. Biol. La coordinatiort est évidente chez tout être vivant bien constitué ; on la constate chez le poussin, aussitôt après son éclosion ; il se dresse sur ses pattes, s'étire comme fatigué d'un long sommeil et se dirige vers la mangeoire; il mange la pâtée préparée, il boit à petits coups l'eau de l'abreuvoir, comme s'il savait faire tout cela depuis longtemps. Voilà un exemple très simple et très complet de coordination.

La coordination est essentielle au maintien de la vie. La vie élémentaire des plastides d'un organisme se manifeste par des réactions cuimiques qui ont lieu aux dépens du milieu intérieur et tendant à modifier ce milieu. Or des écarts trop considérables dans la composition de ce milieu entraînant la mon élémentaire des tissus, il est indispensable que celui-ci soit renouvelé sans cesse, c'est-à-dire débarrassé de ses substances nuisibles et approvisionné de substances utiles. La rénovation du milieu intérieur exige une coordination merveilleuse, dont la destruction entraîne forcément la mort. Mais il est évident que, dans des conditions extérieures différentes, les actes nécessaires à la rénovation du milieu intérieur seront différents.

L'explication de cette coordination admirable que l'on constate chez les êtres supérieurs est la grande question de la biologie. Beaucoup s'appuient, pour en rendre compte, sur les principes combinés de Lamarck et de Darwin ; le premier expliquant à leurs yeux le mode d'acquisition des caractères nouveaux appropriés à des besoins nouveaux, le second expliquant la persistance des seuls individus adaptés aux conditions nouvelles. (L'hérédité montre comment cette adaptation des individus se transmet à leurs descendants et se fixe dans l'espèce, au bout d'un certain nombre de générations.) Mais c'est précisément dans la compréhension du mécanisme de l'hérédité des caractères acquis que réside la plus grande difficulté de la biomécanique. Des quantités de théories ont été proposées à ce sujet sans qu aucune ait encore paru digne digne de rallier tous les suffrages.

COORDONNABLE {do-nabV) adj. Qui est susceptible d'être coordonné.

COORDONNANT (do-nan), ANTE adj. Qui coordonne.

— Granim. Syn. de copulatif, ive.

COORDONNATEUR (do-nn), TRICE adj. Qui coordonne :

Intelligence coordonnatrice.

COORDONNÉES (do-në) n. f. pi. [Ne s'emploie qu'au pl.j. Géom. Eléments qui servent à déterminer la position a'un point soit sur une surface, soit dans l'espace.

— Astron. Coordonnées géograpliiques. Coordonnées qui servent à déterminer la position d'un point à la surface de la terre. V. latitude, longitude.

Coordonnées verticales. Coordonnées qui servent à déterminer la position d'un astre par rapport à la verticale et à l'horizon. V. azimdt, hauteur apparente.

Coordon7iées équntoriales. Coordonnées qui servent â déterminer la position d'un astre par rapport à l'équateur et à la ligne des pôles. V. ascension droite, déclinaison.

Coordonnées écliptiques. Coordonnées qui servent à déterminer la position d'un astre par rapport à Técliptique. V. latitude, longitude.

— Encycl. Géom. S'il s'agit do déterminer la position d'un point sur une surface, on peut astreindre ce point à se trouver sur deux lignes tracées sur cette surface. Soit A' A"... une première série de lignes correspondant à différentes valeurs u' u" ... d'une variable u ; et soit B' B"... une seconde série de lignes correspondant à différentes valeurs w' u''... d'une variable v. Un point quelconque do la surface est déterminé par les deux lignes qui passent par ce point, et les valeurs particulières qu'il faut donner aux variables u et v pour avoir ces d&ux lignes s'appellent les coordonnées du point. Pour qu'un système de coordon-

n<5os soit bion tl(5fîni, il faut qu'à une valeur donnôo pour u ot uno valnur donnée pour v corresponde une position unique du point ot rociproiiuomont.

S'il s'agit do dûtornimor la position d'un point dans l'espace, on pont astreindre ce point à so trouver sur trois surfaces. Soit A' A"... uno pronïiùro série do surfaces correspondant à différentes valeurs h' ii"... d'une variable u; soit B' B"... une douxiômo série do surfaces correspondant à différentes valeurs v' v"... d'une variable v ; et soit C C... une troisième série do surfaces correspondant à différentes valeurs «)' lo"... d'une variable w. Un point quolcon(iuo de l'espace est déterminé par les trois surfaces ii'ui passont par ce point, et los valeurs particulières qu'il laut donner aux variables a v w pour avoir ces trois surfaces s'appellent los coordonnées du point. Pour qu'un système de coordonnées soit bien défini, il faut qu'à une valeur donnée pour u, une valeur donnée pour i\ une valeur donnée pour îc, corresponde une position unique du point et réciproquement.

U en résulte que le nombre de systèmes de coordonnées est infini et qu'il faut doux coordonnées pour déterminer la position d'uu point sur une surface , et trois coordonnées pour déterminer la position d'un point dans l'espace.

Coordonnées rectilîgnes plaiies. Soient deux droites X'X et Y'Y concourantes tracées dans le plan : la position d'un point quelconque M du

Flan est déterminée par intersection de deux droites parallèles aux axes X'X et Y'Y. Les positions de ces doux parallèles sont définies par les segments OP, OQ qu'elles interceptent sur les axes; OP en positif s'il est porté sur OX, négatif s'il est porté sur OX' ; OQ en positif s'il est porté sur OY, négatif s'il est porté sur OY'.

Ces deux longueurs OP et OQ, affectées du signe convenable, sont les coordonnées i^eciUignes du. voiniH; OP s'appelle Vx ou Vabscisse du point, O p Vtj ou 1 ordonnée du point.

Ce système de coordonnées est dû à Descartes, d'où le nom de coordonnées cartésiennes. Ces coordonnées sont dites rectangulaires ou obliques, suivant que les axes X'X et Y'Y sont rectangulaires ou obliques.

Coordonnées polaires planes.

Soit 0 un point hxe nommépâle, et soit OX un axe fixe. La position d'un point M du plan est déterminée par l'intersection d'un cercle de rayon p ayant pour centre le pôle, et d'une demi-droite O A partant du pôle et faisant avec OX l'angle u, en convenant du sens dans lequel on compte l'angle u à partir de OX. p et w sont les coordonnées polaires du point M.

Coordonnées bipolaires. V. bipolaire.

Changement de coordonnées dans mi plan. Le problème consiste à trouver les coordonnées d'un point M dans un système (X'jX,, Y',Y,) connaissant les coordonnées du point M dans un premier système (X'X, Y'Y) et la position des

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