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CORDON

caractère intime, et leur donue une rare puissance de vie. Plusieurs de ses bustes, notamment sa Vêmcs africaine et son J\cgre de Tomboiictoii, sont dos morceaux où il a su ressusciter avec beaucoup d"art la sculpture polychrome. Parmi les travaux de cet artiste, nous rappellerons : les bustes do Satd-Abdallar les Epoux chinois, Tijpes nèg}'es et mongols (1848-1S53); douze bustes d'Algériens, acquis pour les galeries du Jardin des Plantes (1857) ; Transtévéï'in, un Pahkare grec (1861); des statues de Femmes arabes et abysainiennes, des Fellahs, en on^'x et bronze ; le Fellah du Caire, A'égresse, Jeune sculpieur de l'île de Tinos, type grec, etc. — Louis-Henri Cordier, tils du précédent, né à Paris, élève de Mercîé et de son père, a débuté, au Salon de 1S7S, par une statue de Fernand Cortez. Parmi ses œuvres les plus importantes, il faut citer : Etudes d'Esquimaux, faites au Jardin d'acclimatation (1878) ; deux bustes de Nubien et Nubienne ; Salomé, statue ; Etienne Marcel, statue équestre ; les Frères Montgolficr, groupe en bronze destiné à la ville d'Annouay ; une Ballerine, bronze ; etc.

Cordier (Henri), orientaliste français, né à la Nouvelle-Orléans en 1S49. Professeur d'Iiistoire, de géographie et de législation des Etats de l'extrême Orient à i Ecole des langues orientales vivantes et à l'Ecole des sciences politiques, il a publié notamment : lîibliotheca sinica. Dictionnaire bibliographique des ouvrages relatifs à l'empire chinois (1S78-1S95) [publications de l'Ecole des langues orientales vivantes], ouvrage auquel l'Institut a décerné, en ISSO, le prix Stanislas Julien: la France en Chine au xviii« siècle, tome I" (1882), documents inédits; Essai d'une bibliographie des ouvrages publiés en Chine par les Européens (1883); Becueil de voyages et de documeriis pour servir à l'histoire de la géographie depins le xili" siècle jusqu'à la fin du Wi" siècle (1882-1885); le Conflit entre la France et, la Chine (1884) ; le Consulat de France à Hué sous la Restauration (1884); Atlas sino-coréen (1896).

CORDIÈRE (de Cordier, n. pr.) n. f; Genre d'arbrisseaux, de la famille des rubiacées, tribu des colféacéos, comprenant une seule espèce qui croît à la Guyane.

CORDiÈRE (la Belle), femme poète. V. Labê (Louise).

CORDIERÉES n. f. pi. Bot. Section de la tribu des colféacées, dans la famille des rubiacées, ayant pour type le genre cordiére. — Une cordiérée.

CORDIÉRITE (de Cordier, n. pr.) n. f. Bot. Genre de champignons, comprenant une seule espèce, qui croît à la Guyane.

— Miner. Silicate naturel d'alumine, de magnésie et de fer, ainsi appelé en l'honneur du géologue qui en a fait la première détermination physique.

— Enctcl. Miner. La cordiérile a une cassure concho'idale et un éclat vitreux; ses cristaux présentent quelquefois un polychroïsme assez curieux, bien foncé, blanc grisâtre ou blanc jaunâtre, selon l'angle sous lequel on le regarde. La cordiérite offre plusieurs variétés : le pelic?n ou iolite, bleu foncé, qui se trouve en Bavière; le sai>hir d'eau, d'un beau bleu, qui vient de Ceylan ; la fahlunite dure, brune, qui se présente dans le gneiss de Scandinavie.

CORDIEU interj. Juron qui est une contraction de corps de Dieu.

CORDIFOLIA n. m. Espèce de vigno originaire des Eiats-Unis, où elle est très répandue à l'état sauvage. (Le fruit est désagréable au goût et sans valeur. Cette espèce est très résistante au phylloxéra, mais elle reprend difiicilement de bouture.)

CORDXFOLIÉ. ÉE (du lat. cor, cordis, cœur et folium, feuille) adj. Qui a des feuilles en forme de cœur (Se dit de certains végétaux dont ce mot sert à déterminer l'espèce) : Actée CORDIFOLIKE.

CORDIFORME (du lat. cor, cordis, cœlir, et forma, forme) adj. En T. d'hist. nat., Qui est en forme de cœur : Feuille CORDIFORME. Embryou coRDiFORMii. Coquille cordiforme.

GORDIGÈRE (du lat. cor, cordis, cœur, et gerere, porter) adj. en T. d'hist. nat., Qui porte une marque en forme de cœur. Il S'emploie aussi comme syn. de cordiforme, mais ne s'applique qu'à quelques objets déterminés.

CORDIGNANO. comm. d'Italie (Vénétie [prov. de Trévise]); 4.200 hab.

CORDILLAT ou CORDILLAS [di-lla [Il mil.]) n. m. Etoffe de laine lisse, assez grossière, qui se faisait en Languedoc. Il Autre étoffe de laine très grossière, dont se servaient autrefois les ouvriers et les paysans.

CORDILZ^E {Il mil.) n.m. EnT.de pêch., Alevin du thon, au sortir de l'œuf.

CORDILLÈRE {Il mil. — de l'espagn. cordillera, chaîne"! n. f. Chaîne de montagnes. (Ce terme n'est usité que pour les montagnes de l'Amérique du Sud : Z-a cordillïîre des Andes.)

— Par antonomase, Les Andes : Visiter la Cordillère ou les Cordillères

CORDILLON {Il mil.) n. m. Petite corde. (Vieux.).

CORDIMANE (du lat. cor, cordis, cœur, et manus, main) adj. Kii T. de zool., Qui a les pattes en forme de cœur.

COROINÈME n. f. Pathol. Pesanteur de tête.

CORDITE n. f. Une des nombreuses variétés do poudre sans fumée.

— Encycl. La cordite, qui est employée surtout en Angleterre, est à ba-so de nitroglycérine, additionnée d'une certaine quantité do matière inerte destinée à rendre sa combustion moins vive. La substance obtenue est comprimée, puis étirée en filins ou cordelettes, d'où son nom de cordite. La cordite s'ommaganise enroulée sur des bobines, et on la coupe par bouts do longueur déterminée pour CD confectionner les charges des armes à fou.

GORDITELE (de corde, et du lat. tela, toile) adj. Se dit de l'araignée qui fait des fils solitaires au lieu do toiles.

CoROOBA (sierra dk), système montagneux de la ré-

fiubliquc Argentine (Amérique du Sud). Prolongement de a chaîne orientale des Andes, elle s'élève bnisquemcnt au milieu de la plaine, et s'étend sur une longueur de 580 kilomètres dans la direction du N. au S. Ses principaux sommets sont le cerro Gigant«s (2.350 m.) et le cerro Ovejo (2.200 m.). Elle renferme d'abondants gisements de plomb argentifère et de cuivre. Bien arrosée, oUe donne

naissance à de nombreux cours d'eau (ries Primero, Segundo, Tercero, Quarto, Quinte), qui s'épuisent dans la plaine avant d'arriver au Parana.

CoRDOBA (province de), une des quatorze provinces de

la république Argentine. Elle jouit d'un climat sain et possède un sol fertile où, grâce à l'irrigation, cultures et pâturages ont pu se développer. Capit. Cordoba; ville principale Rio-Cuarto.

GORDOBA, ville de la république Argentine, ch.-l. de la province de son nom, sur le no Primero; 6C.000 hab. Cordoba, située au milieu d'une riche contrée savamment irriguée, fait un commerce important (céréales, fruits, bétail), et tond à devenir une ville industrielle (fabriques de lainages, de cotonnades).

Cordoba ou CoRDOVA, ville du Mexique (Etat de Vera-Cruz); 11.300 hab. Centre de culture du café et de la canne à sucre. Fabriques d'étoffes de coton et de laine, tanneries, moulins à sucre. Fondée en 1618 par don Diego Fernandez Cordoba, elle fut autrefois une des plus riches villes de la colonie. Iturbide y signa le traité du 24 août IS2 1 , qui reconnaissait l'indépendance du Mexique. — Pop. du district de Cordoba : 38.270 hab.

CORDOFAN, contrée du Soudan oriental. V. Kordofan.

CORDOMÈTRE (de corde, et du gr. métron, mesure) n. m. Instrument pour mesurer la grosseur des cordes destinées aux instruments de musique.

CORDON (dimin. de corde) u. m. Chacune des petites cordes qui servent à en composer une plus grosso : Une corde à deux ou tJ'ois cordo:^s. n Tresse rondo ou plate; lien servant à attacher, à suspendre, à tirer, etc. : Cordon de sonnette, de montre, de souliers, de chapeau. — Absol. Corde au moyen de laquelle un concierge ouvre de sa loge la porte d'une maison : Tirer le cordon.

— Large ruban que portent en écharpe les dignitaires de certains ordres de chevalerie ou de certames sociétés. 11 Dignitaire ou chevalier qui porte le cordon do son ordre : Les grands officiers de la Légion d'honneur sont bien CORDONS rouges, mais ils nen portent pas le titre. (Audiffret.) il Gra7id cordon. Ruban large, moiré et rouge, que portent les grands-croix de la Légion d'honneur : Etre honoré du grand cordon, ii Autref. Cordon rouge. Ruban do la croix de Saint-Louis. — Personne qui porte ce cordon.

Il Cordon bleu. Autrefois, Insigne des chevaliers du Saint- Esprit. — Personne décorée du cordon de cet ordre.

— Fam. Cordon bleu. Personne éminente par son rang ou son autorité : Les cordons bleus du journalisme, il Cuisinier très habile, n Appareil portatif qui sert à faire la cuisine.

— Admin. Cordon satiitaire. Ligne de soldats établie pour empêcher toute communication avec une ville ou un pays atteint d'une maladie contagieuse ; Les cordons sanitaires sont à peu près abandonnés aujourd'hui.

— Anat. Nom donné à divers organes qui ressemblent à des liens arrondis : Cordons spermatiques. Cordons suspubiens. Il Cordons nerveux, Principales divisions des nerfs, naissant immédiatement du tronc, ii Cordon ombilical ou simplement Cordon, Vaisseau qui lie le fœtus au placenta et lui amène les sucs nourriciers empruntés à la mère.

Il Coj'rfoHfft'ni^a/, Ensemble des conduits de Muller chez l'embryon femelle, qui constitue plus tard le vagin et l'utérus.

— Arboric, hortic-, etc. Lisière, bordure d'arbres, formant la limite d'un bois, d'une forêt. Forme d arbres fruitiers consistant on une ou deux branches horizontales, verticales, obliques ou spirales, garnies uniquement de boutons à fruit sur toute leur longueur et formant bordure à des plates-bandes, il Rang ou cercle intermédiaire de pétales dans les anémones doubles, il Forme particulière donnée à la vigne poussant en treille. Il Cordon de gazon. Bande de gazon très étroite.

— Archéol. Cordon de bonnet. Tresse de passementerie ronde ou plate, ganse qui entourait la forme d'une coiffure, [^L'inventaire de Marie Stuart signale (1566) : Un cordon DE BONNET, garjii de douze chatons d'or, etc.] n Cordon de cheveux. Tresse de passementerie destinée â rattacher une coiffure ou â ceindre le front (xv et xvi' s.1. [Les cordons servant à rattacher les diverses pièces du vêtement étaient alors plus ordinairement appelés aiguillettes.]

— Archit. Moulure ronde d'ornementation, qui se développe le long d'une muraille ou le long d'une corniche, dans un appartement. Il Corniche peu saillante ou simple bandeau marcjuant la division de deux étages superposés.

— Artill. Cercle de renfort, d'ornement ou de division dans une bouche â feu. (On l'appelle aussi astragale.)

Il Cordon de projectile, Bande de plomb ou de cuivre qui entoure les projectiles en fonte de l'artillerie, et qui, en se forçant dans les rayures, permet d'imprimer au projectile un mouvement de rotation, n Cordon tire-feu, Corde destinée â agir sur le marteau du percuteur ou sur le rugueux de l'étoupiUe pour faire partir l'étoupiUe et enflammer la charge.

— Art milit. Suite de postes occupés par les troupes chargées de l'investissement d'une place : Cordon diurne. Cordon nocturne,

— Blas. Marque distinctive qui accompagne l'écusson d'un dignitaire ecclésiastique, et qui, descendant du chapeau qui sert de cimier, se termine par un nombre de houppes proportionné à la dignité.

— Bot. Y. polli:n. fruit, graine, placenta, fcnicule, RAPHÉ. Il Cordon de cardinal, Nom vulgaire de la persicaire. faisant allusion à la teinte rouge de la tige.

— Comm. Certain nombre do queues de martres enfilées et attachées ensemble, ii Petit cordon, Ichtyocolle on lyre, la colle de poisson la plus estimée, li Gros cordon, Ichtyocolle en cœur, colle do moins bonne qualité.

— Eloctr. Cordon conducteur. Conducteur électrique très flexible, formé do fils tins tressés, ot reliant les appareils d'usage domestique.

— Fortif. Cordon d'escarpe ou de contrescarpe, Panio supérieure et saillante des murs ainsi nommés.

— Fr.-maçonn. Largo ruban do moire, dont la couleur et les broderies servent de signes distiuctifs dans les grades de la maçonnerie. (A l'extrémité du cordon sont suspendus les bijoux distioctifs dos grades. Il est bleu pour

CorJon héraldique (chapeau d'archevêque).

les maîtres; rouge pour les rose-croix; noir pour les chevaliers kadosh ; jaune pour les membres du suprême conseil du 33« degré.)

— Mar. Partie extérieure des lisses de rabattues et do plat-bord, qui terminent les œuvres mortes d'un bâtiment ■. espèce de bourrelet allant dans le sens de la longueur des bordages. il Aussières commises pour servir à la composition du grelin.

— Mines. Filets de quartz ou de carbonate calcaire qui divise parfois certaines roches, telles que l'ardoise, le marbre, etc., en blocs cuboïdes ou rhomboidaux.

— Monn, Bord façonné autour d'une pièce de monnaie.

— Relig. Cordon de Saint-François, Insigne mystique des franciscains et des aftiliés à l'ordre ou au tiers ordre do Saint-François-dAssise, et qui est une cordelette blanche chargée de nœuds.

— Tecliu. Traits obliques, que certains croisements forment sur l'étofl'e. Il Fils doubles ou triples que, dans le tissage de la soie, Ion ajoute à la chaîne, pour la formation des lisières de l'étoffe, ii Lien de fer qui est â chaque moyeu d'une voiture, ou près des rais d'une roue, n Cordon rfe c/mnive, Chanvre prêt à être filé, il Dans les carrières d'ardoise, Bande caillouteuse s'opposant à la taille régulière de l'ardoise en bloc.

~ Zool. Cordon noir, Nom vulgaire donné à un oiseau du genre sylvie. Ii Cordon bleu. Nom commun du cotinga et du sénégali. n Cordon bleu, Nom vulgaire de la noctuelle du frêne. Il Cordon bleu, Espèce d'ampuUaire.

— Loc. fam. Cordons de la boiirse, Maniement des fonds ; action ou droit do disposer de l'argent, de le dépenser : Avoir, Tenir les cordons de la bodrse. il Tenir serrés les cordons de la bourse, Ne dépenser l'argent qu'avec parcimonie ou empêcher les autres de dépenser, n Délier, Dénouer les cordons de la bourse. Donner de l'argent.

— Loc. pRov. : N'être pas digne de dénouer les cordons des souliers de quelqu'un, Lui être très inférieur en mérite. (Allusion à un passage de l'Evangile où saint Jean-Baptiste parle de lui-même par rapport à Jésus.)

— Encvcl. Anat. Le curdon spermatique, cordon testiculaii'e ou cordon des vaisseaux spejynatiques, est un organe complexe formé: 1" dos portions funiculaire et inguinale du canal déférent; 2" des artères spermatique, funiculaire et déférentiellc ; 3" des veines spermatiques, des lymphatiques et des nerfs du testicule.

Le cordon a une longueur de 5 à 9 centimètres du testicule à l'orifice interne du canal inguinal où ses éléments se dissocient. Il est enveloppé d'une triple gaine formée, en allant de dehors en dedans, par un diverticule dxifascia superfîcialis. un diverticule du cre7naster, un diverticule du fascia transversalis.

Affections du cordon spermatique. Les principales sont l'absence ou l'atrophie congénitale, les ruptures traumatiques qui équivalent à la castration; les contusions, les plaies, dont la gravité est variable; Vhématocéle, Vhydrocèle, les kystes et toutes les tumeurs dont sont susceptibles les éléments du cordon.

Les plaies du cordon ne présentent pas de gravité particulière, et, lorsqu'il y a section complète des éléments, ne diffèrent point, comme conséquences, de celles qui résultent de la castration.

Le varicocèle, qui passe pour une affection spéciale au cordon, n'est en réalité qu'un faisceau de varices veineuses.

Cordon ombilical. On désigne par ce nom un cordon flexible et vasculairo aboutissant à l'ombilic, par lequel le fœtus des mammifères est relié au placenta. Primitivement, il est constitué par le pédicule extrêmement court de la vésicule allantoïde. Les éléments qui ie constituent sont nombreux; ce sont : i" la veine ombilicale ; 2* les deux artères ombilicales ; 3" un tissu cellulaire très lâche ; 4° la gélatine de W'arton formée de tissu conjonctif embryonnaire ; 5" l'ouraque, réduite à un cordon imperméable; 6<* enfin, une gaine formée par le prolongement de l'amnios doublé de tissu lamineux. Dans le cordon, les artères ombilicales enroulent la veine ombilicale en lui donnant l'apparence d'un câble, et, de plus, ces trois vaisseaux sont tordus ensemble, neuf fois sur dix, de gauche â droite. Cette disposition est, vraisemblablement, un résultat des mouvements du fœtus dans la cavité qui le contient.

Sa longueur est extrêmement variable et oscille de 0'",45 à 0"',60. Il a pu atteindre 1 mètre ou 2 de longueur. Sa grosseur est aussi très variable. La fonction essentielle du cordon est do porter au placenta le sang veineux du fœtus et de ramener le sang artériel.

Les anomalies de structure, d'insertion et de disposition du cordon ombilical sont l'origine fréquente de graves accidents au moment de l'accouchement, ou même pendant la grossesse. Ainsi, la brièveté du cordon peut retarder le travail et occasionner l'hémorragie par décollement prématuré du placenta, ou par rupture du cordon lui-même; l'enroulement du cordon dit circulaire peut occasionner la mort du fœtus, parle fait de lacompression vasculaire, ou par un véritable étranglement, lorsque l'enroulement so fait autour du cou. On a cité même do véritables amputations spontanées d'un ou de plusieurs membres.

— Gôol. Cordon littoral. On appelle ainsi une levée de sables ou de galets qui se forment, parallèlement aux côtes, sous l'action des marées. Ces levées s'édifient devant les rivages et arrivent, avec le temps, à se substituer au rivage lui-même. Sur les côtes de faibles marées, elles laissent souvent, entre leurs matériaux et le littoral, des lagunes communiquant plus ou moins avec la mer. Ces lagunes perdent progressivement leur sel lorsqu'elles reçoivent un cours d'eau, et elles finissent par se combler et se dessécher lorsqu'elles ne sont pas alimentées. La partie des cordons littoraux, qui regarde la pleine mer présente habituellement deux terrasses correspondant, la première à l'effort des marées ordinaires, la deuxième à celui des grandes marées.

— Hist. La plupart des ordres de chevalerie ont, comme marque distinctive des divers grades, des colliers ou des cordons qui so portent autour du cou ou bien sur la poitrine en baudrier. Parmi les principaux cordons historiques, il faut citer, en France, le cordon bleu, qui était le privilège des chevaliers du Saint-Esprit. Celte couleur bleue est également celle de la Jarretière d'Angleterre, de rEléi>hant do Danemark, des Séraphins de Suède, de Saint-Antiré do Russie. Le cordon rouge était réservé aux chevaliers de Saint-Louis, et le cordoJi noir aux clievaliers de Saint-Michel. Il y avait aussi dos grands cordons pour femmes, surtout pour les chanoinesses. La reine d'Espagne, femme de Charles IV, avait créé l'ordre de Mane-Louiso, dont lo cordon était bleu et blanc. Les

grauiis-croix do Ir. Légion d'houneur ont pour signe distinctit" io cordon ruiige, qui so porto ou sautoir.

— Art milit. Un cordon do troupos ost un dispositif stratogiquo d'uno série do corps destinés à garder une frontière ou uno ligne déterminée. Cet écholunnenienl, s'il élargit le cliamp occupé par les troupos, a l'inconvénient do ne laisser nulle part dos lorcos sullisantos.

Le cordon n'ost admiasililo que comme dispositif do surveillance, forme soulemont d'une faible partie des forces dont on dispose, Io reste demeurant massé, au contraire, ot à. bonne distance, pour pouvoir so porter sur Io point où la présence do l'ennemi est signalée par les troupes du cordon.

On a donné également Io nom do « cordon » à la série dos places ou forts établis le long d'une frontière, quand ils constituent une sorte de ligne continue ot do résistance ù pou près égale en tous ses points.

— Kel. hind. Cordon sacré. Le cordon sacré, en sanscrit Yajnopavîta, « corde de sacrifice ", emblème et signe extérieur des trois bautes castes do l'Inde, se porto sur l'épaule gaucbo et passe on sautoir sous Io bras droit. Il ost de coton pour Io brahmane, do chanvro pour le kcbatriya, et de laine pour le vaiçya. L'investiture {oupaluti/inia) du cordon et de la ceinture sacrés constitue uno partie importante do l'initiation de l'hindou ; elle se célèbre i:énôralement à huit ans pour les brahmanes, à onze ans pour les kchatriyas et à douze ans pour les vaiçyas.

Cordon jaune (ordre du), institué eu Franco, vers la lin du .wi" siècle, par Charles Gonzague, duc de Nevers. Il disparut après la mort dos ducs de Gonzague - Guastalla (1606). En 1850, un aventurier, so prétendant prince de Gonzague- Casliglione, tenta de relever l'ordre. Uno condamnation ayant fait justice, en isrri, des prétentions du faux prince do Gonzague, l'ordre disparut de nouveau.

CORDONNAGE {do-naf) n m. Opération qui a pour but de relever les bords des tians des monnaies, alin do faire apparaître le cordon au moment de la frappe.

GORDONNBR {do-né) V.a.

Tortiller, tresser, rouler en forme de cordon : Cor- DONNER du fil, de la soie, des cheveux.

— Monn. Relever les bords du flan, à l'aide d'une machine spéciale dite machine à cordonner.

Cordonné, ée part. pass.

du V. Cordonner.

— Archit. Entouré d'une saillie ornementale, arrondie en forme de cordon.

— MoU. Se dit des coquilles marquées de saillies on forme de cordons :

Cofiuilles COBDONNÉKS.

Se cordonner, v. pr. Devenir cordonné.

CORDONNERIE {do-Jier!) n. f. Métier, comnrorcc de cordonnier. Il Ouvrage do cordonnier, il Atelierde

cordonnier ; magasin où l'on vend des chaussures. Il Lieu où l'on confectionne, où l'on dépose les chaussures : La cordonni:rih d'un arseîial.

— Encvcl. i^a cordonnerie comprend la fabrication ctfcctuéo à la main ou mécaniquement, ainsi que le commerce des chaussures de toutes sortes.

On distinguo trois modes do fabrication : à îa main, mixte et mécanique.

1" Dans la première, on a recours à différents outils, tels que le Irancnet, Valcne, le marteau, la forme, les fers à lisser, le filpoxssé, etc.

2" Dans la fabrication mixte, on fait d'abord usaço do machines spéciales, puis le travail s'achève il la mam.

3" Dans la fabrication mécanique, la main do l'ouvrier n'intervient que pour surveiller ot régler Io fonctionnement do la machine. Quel que soit Io modo employé pour établir la chaussure, ce travail nécessite un certain nombre d'opérations successives : le découpaijc, Io cambraqe , la piq^iïrc, Io monta(}e, etc. Outre les chaussures cousues, il oxisto encore colles dites « clouées », « rivées » ot «vissées », presque toutes fabriquées à la machine.

CORDONNET (do-né) n. m. Techn. Petit cordon, petite tresso, polit ruban pour attacher, pour onlilor ou pour être employé en guise de broderie, il Gros (il tors do soie, fait de bourre de soie, il Ganse do lil ou do soie ferrée par un bout, il Nom donné i un gonro de broderie qui consiste ;'i prendre avec l'aiguillo quelques fils d'étotVo du contour du dessin, do manière que le coton ou la soie ù. broder forme presque un petit cercle en relief et que chaque point se touche, ii Petite cordo do chanvro entourée d'une gaine de soie ou do colon, (|ue l'on omploio pour i'airo manœuvrer uno sonnette, un grand rideau, un store, etc.

— Monn. Marque ou empreinte que l'on fait sur la tranche dos pièces d'or ou d'argent, ii On dit aussi i.isthl.

CORDONNIER (tlo-ni-é), ÈRE fdo l'anc. fran*;. covdouanii.r. ouvrier en cordonan, c'est-à-diro on cuir do Corùouo] n. To'-'hn. Perstjnno (|ui fait ou qui vend dos chaussures : CoRDoNNiKu potir homme, pour femme.

— Zool. Nom vulgaire du goin'c» nolonoclo. Il Un des noms vulgaires ilo répinocbe. Il Nom vulgaire do divers poissons, notamment dos blcpharis : ainsi Io hlcnhnris «utor ost nommé « cordonnier des Antilles ", ot le blcpharis major, u grand cordonnier ••. il Nom vulf^aïro de divers insectes, comme los capricornes, les lamies, appelés aussi 8AVKTIKRH. otc. ii Nom vulgaire d'une variété (Io goéland, au plumago brun noir.

— pROv. : Les cordonniers sont les plus mal chaussés,

On néglige souvent les avantages au'on est, par sa position, par son état, Io plus à portée de se procurer.

— Allus. LirTÉR. : Cordonnier, pas plus haut que la chaussure. V. cuaussurk.

— Encyci.. Ethol. Los corporations des cordouaniers eu cordonniers avaient pour patrons saint Crépin et saint Crépinien. Elles sont mentionnées, dès le xiii" siècle, dans los registres de la prévôté des marchands, à Paris ; il en existait dans toutes les autres villes ; toutes obéissaient à dos règlements sévères. Los cordonniers de Paris élisaient chaque année leur doyen et leurs jurés le lendemain de la iSaint-Louis.dansIa Halle aux cuirs. Le roi en appointait huit, ses fournisseurs ordinaires, qui toucnaient (jO livres de gages, au xvii" siècle.

Les cordonniers marchaient sous une bannière figurant leurs patrons; les corroyeurs se qualifiaient de « disciples de saint Thibaut ».

Cordonnier

Armes de la cui'poration (les cordoiiQier&-

( Alphonse- Amélée), sculjiteur français, né à La Madeleine (Nord) en IS-iS. Elève do Dumont et Thomas, il obtint le prix de Rome en 1877. Rappelons, parmi ses principales œuvres : Jehannc d'Arc sur le bûcher, qui est au musée du Luxembourg; l'Amour et la Folie; le Printemps ; Hérault d'armes,

CORDONNAGE — CORDOUE

rocher isolé qui faisait partie d'uno ilo disparue aujourd'hui, ce jibare possède encore les principales parties de ses constructions primitives, bien qu'il ait été l'objet de nombreuses restaurations. La tour, notamment, a été surélevée et on a augmenté la portée du feu du phare, dont le foyer s'élève, aujourd'hui, ù. 63 mètres de hauteur; son feu rouge ou blanc ost visible do 2i à 29 milles. Ce phare constitue dans son ensemble un monument remarquable.

CORDOUAN, ANE, personne née à Cordoue, ou qui habite cette ville. — Les Cordouans.

~ Adjectiv. Qui appartient à Cordoue ou à ses habitants : L'industrie cordooank.

CORDOUANIER ou GORDOUANNIER (a-ni-é) n. m.Y . CORdo.nmi:r. Il Auj.Ouvrierqui prépare le cuirappelécor(/o«an.

CORDOUANNERIE {a-ne-ri) n. f. Forme ancienne da

CORnONNERIK.

Cordoue, en espagn. Cordoba {lat. Corduba), ville d'Espagne (Andalousie), ch.-l. de la province de ce nom, au pied de la sierra de Cordoba, sur le Guadalquivir; 55.000 hab. Jadis fameuse pour la fabrication des cuirs maroquinés, appelés coi-douans ou cuirs de Cordoue, elle na plus, aujourd'hui, ni industrie ni commerce, en dépit de son heureuse situation au point de jonction de nombreuses voies ferrées, qui la mettent en relations avec le reste de la Péninsule.

Cordoue est une ville déchue, mais une des plus pittoresques et des plus curieuses de l'Espagne. On y rencontre à chaque pas des vestiges de son antique splendeur. La merveille de Cordoue est la cathédrale, jadis la Grande Mosquée d'Occident, bâtie en 787 sur les ruines d'un ancien temple de Janus, par Abd-er-Rahman, puis agrandie successivement par Al-Hakem en 976, et par Almanzor en 1012. A l'extrémité d'une des dix-neuf nefs, on aperçoit le Mihrab ou sanctuaire, où était déposé un exemplaire du Coran, écrit tout entier de la main d'Otman. Les chrétiens, lors de leur victoire, consacrèrent la mosquée à la Vierge et la lai:isèrent intacte. Mais, en 1523, le chapitre éleva au centre de l'édifice une grande église efothique, qui subsiste encore, et quT fit disparaître soixante-trois colonnes.

Parmi les autres édifices de Cordoue, on peut citer la Casa de Jeronimo Paez, la Torre de la Malmuerta, un pont arabe sur le Guadalquivir, la forteresse do Calahorra, l'Alcazar, etc.

— Histoire. Cordoue, fondée par les Phéniciens, et déjà riche au temps des guerres puniques, fut conquise en 152 av. J.-C. par Marcellus, et devint la capitale de l'Espagne ultérieure. Ayant pris parti pour Pompée dans la guerre civile, elle fut prise et saccagée par les Césariens en 45. mais elle so releva et devint, sous l'empire, la capitale do la Bctique, et môme, au temps de Stralion, la ville la plus riche du pays. Lors des invasions des Goths, elle fut prise par Léovigilde, et devint la résidence des nouveaux souv?rains. Les Arabes s'en emparèrent après la bataille de Xérès et en firent, à partir de 7i6, leur capi-

CordoDaerie mécanique.

à rilôtel de ville do Paris. On lui doit encore : l'Histoire, statue en pierre pour la nouvelle Sorbonne (1886) ; r.lrchéolnqie, statuette d'argent ; les Quatre Saisons, bas-reliefs en pierre, pour le palais Rameau à Lille ; Danseuse et Jonijlcusc, hauts-reliefs pour rilippodromo de Roubaix ; otc.

CORDOUAN (rad. Cordoue) n. m. Peau de mouton ou do chèvre tannée, avec sa fleur, ot qui fut en usage pendant dos siècles pour confectionner les chaussures, il Auj.. Sorte de cuir de chèvre préparé comme on faisait à, Cordoue.

— Encyci,. Le cordnuan no servait pas seulement à la fabrication des chaussures; on l'employait aussi eu sellerie. Jusqu'au XIII* siècle , on paraît s'être servi du cordonan d'Flîs-

ftagne ; puis on se mit à 0 fabriquer on Provence, où on l'assouplissait avec du suif, méthode que los gens du Nord réprouvèrent comme dolosivo , on enjoignant aux corps de métiers do traiter sérieusement leurs cordouans avec du tan.

C'est surtout on cela quo le cordonan différait du maroquin tanné au sumac et à la noix docalle, suivant le procédé marocain.

CORDOUAN, écuoil du golfe do Gascogne, vestige d'un littoral submergé, où fut la gallo-romaine Noviouiaf/us^ À 11 kilom. de Koyan, h. 8 ou 9 au large de l'embouchuro de lu ((irondo.

Cordonan (pharu i)ic). Co phare, établi A

l'ontréo do lu Gironde, , , ^

tire son nom do la villo

de Cordoue. Il a été commencé, en 1584, par Louis do Foix, l'arehitoeie <[ui construisit l'Eseurial. Il no fut achevé qu'on 1010, par le Ills de Louis de Foix. Elevé sur un

Armes de Cordoue.

Cathédrale de Cor.:

taie; vingt émirs s'y succédèrent jusfiu'en 756, annéo où l'Ommiado Abd-er-Rahman, secouant la tutelle dos califes de Damas, so déclara indépendant. Alors commoneo pour Cordoue uno ère do grande prospérité. Au x" siècle, elle compte l million d'habitants, et, par ses innombrables mosipiées, ses palais, ses universités, ses bibliotlièqucs, ses savants et ses guerriers, devient la rivale do lîagdad. En 1091, elle passe sous la domination des Almoravides et, on 1M8, sous celles des Almohados. En 1236, sous Io répimo do Ferdinand de lastillo, elle fut déiinilivemcnt arrachée aux musulmans. Les Français la prirent on 1808.

Cordoue a donné le jour aux doux Scnèipie, ù Lucain, Avorrhoôs, Juan de Mena, Luis de Gonj^ora, Pablo do Céspedos, Juan Valdès Leal. Gouzalvo do Cordoue " Io Grand Capitaine n, était ué ù. Montilla, & 50 kilomètres do Cordoue.

— Lo district de la rîvc droite du Guadalquivir n 31.330 hab.; lo district de la rive gauchr, 26.519 hab.

Cordoue (rROViNci: pk), division administrative de l'Espagne [.\ndalousieJ. traversée d'E. A O. nar le (iuadalquivir. Suporf. 13.727 kilom. carr. : 120.714 hab. Au N. du llouve, on trouve uuo portion de la sierra Morena, relativement peu haute, pittoresque, aux passages faciles, ircho en eau, mais eu général pou fertile ; elle est boisée, pré.sonic dos pfiturages, produit des fruits et dos céréales. L'air y ost sain, la chaleur modérée. Au S. du Guadalquivir. c'est la Campiiia. plaino monotono, peu accidentée, pauvre en eau, brûlée parle soleil; elle produit en abondance le blé, l'avoine, le lin, lo chanvre, les fruits, les légumes, la vigne, l'olivier, lo mùrior ; on y élèvo des obevaiix et des bestiaux. Capit. Cordoue.

Cordoue {maison do), famillo noble espagnole, dont l'origino remonlo au xiu* siècle, et qui tiro son nom do lu ville de Cordoue, enlevée aux Maures, on IS:uî. par I\>miniquo Mui^oz, seigneur de Dos Ilernmnas, lequel prit et transmit à ses descoudants le nom do la place conquise

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