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CORSAIRE

CORSE

Corse, île française de la Méditerranée, la (|uatriènio comme grandeurde'cotte mor(après la Sicile, la Sardaigne et t'hypro). Elle se trouve à IGO kilomètres de la France. Kilo a 183 kilomètres de longueur, en uno orientation j.resque exactement N.-S., 10 a SA kilomètres de largeur et 8.722 kilomètres carrés; c'est lo sixième département français par ordre de grandeur. L'île est divisée en cinq arrondissements {Ajaccio, chef-lieu. Bastia, Calvi, Corto, Sartène) ; 62 cantons, 36.1 cfuumunos, ot compte une population de 290.168 hab. {Corses.)

On l'a dit : " La Corse est l'île de beauté suprême, « par la splendeur de ses 500 kilomètres de rivages, ses baies où se reflètent les falaises de rouge porphyre, ses forêts profondes où s'élancent des laricios do 45 mètres do haut, son entassement de monts, sos torrents, son climat.

Comme rivages, absolu cent raste entre presque toute la côte orientale, que baigno la mer » italienne », et les côtes de l'ouest et du sud qui plongent sur la mer " espagnole et française >> : le long du littoral de l'Est, sauf dans les régions do Bastia et de Bonifacio, ce ne sont que plages basses, embouchures de torrents obstru ées, étangs tels que ceux de Biguglia, de Diana, d'Urbino, plaines d'allu viens très fécondes , mais aussi très maremmatiques, et par cela uicnie inhabitées, à cause des fièvres. Mais, au long du littoral de l'Ouest, la succession des baies et des anses est comme infinie ; on y admire le golfe de Calvi, qui a des fonds de 50 à 100 mètres; le golfe de Galeria, qui reçoit le Fango; le golfe de Porto, « merveille de la Corse » et l'une des merveilles du monde ; le golfe de Sagone, où se termine le Liamone ; le golfe d'Ajaccio, où finissent Gravona et Prunelli ; le golfe de Valinco, tombeau du Taravo et du Tavaria; et, au S.-E-, lo golfe de Santa-Manza, et enfin celui de Porto-Vecchio.

Parmi les monts, presque tous de granit et granulite, de porphyre, de serpentine, de micaschiste, roches dures et qui bravent les siècles, les plus hauts , de taille presque pyrénéenne, se lèvent au N.-O.. à ro., au S.

de Corte : mont Cinto (2.707 m.); mont Rond ( monte Rotondo) [2.625 m.], qui a longtemps passé pour le géant de l'île; Paglia-Orba, regardée comme le nœud dos sierras corses, etc.

De rincudine, qui n'a que 2.136 mètres, ot du Saint-Pierre (San- Pietro) [1.706 m-l, la vue est " plus qu'incomparable i>.

Parmi les torrents, le jilus grand est le Golo, long do 85 kil., qui s'abîme dans la mer orientale, comme son rival lo Tavignano, long de 80 kil pied do la rocheuse Corto.

Les forêts occupent 209.000 hectares ; elles sont presque

f>arCout magnifltiuos : les pins laricios y coudoiont les lêtros ot les chênes verts; forêts aussi, sans on porter lo nom, les buis do chAtaigniors séculaires qui, nulle part au monde, no sont plus beaux et « monstrueux » (pie dans lo pays qui a reçu d'eux lo nom do Castagniccia, autour uo la célèbre Orezza. Li où les grands bois ont disparu du l'ait dos incendies, du bùchoronnage, dos 225.000 chèvres, broutouses do pousses, sur dos centaines do milliers d'hectares, s'étend lo maquis, la broussaillo dos arbusics do bonne odeur: myrtes, arbousiers, lontisquos, cistes, bruyères arboroscontes, petits chênes verts. Cette brousse odoriférante est la crando caractéristique des collines et dos montagnes nasses; ello les embellit, les embaume, les empêche do so dégrader ot ruiner; ello y conserve les sources.

Par suite do la rareté de la population, dans cotto tlo donéo cependant d'un aamirable climat tompéré-chaud, il n'y a en Corse ni agriculture digne do ce nom, ni grande industrie, ni grand commerce. Sauf une certaine rapidité dans le développement du vignoble (arrond. do Sartèno on particulier), les Corses sont très pou cultivateurs des champs, luuis d'uutunt plus borgur», pusso:»soiirs <lo nom-

breux troupeaux do chèvres, do moutons, de porcs, de bœufs et vaches, de chevaux de taillo très petite, mais de grande endurance et de parfaite sobriété.

Donc, surtout pasteurs ot vivant principalement de lait, de châtaignes, de pommes de terre, les Corses ont un grand penchant pour les fonctions officielles, pour l'état militaire, pour les aventures, l'expatriation, quoitjn'ils aiment passionnément leur pays : la Franco, en est pour ainsi dire pleine, Paris du moins, Marseille et antres grandes villes; ot absolument (encore plus relativement, vu sa faible population), la Corse est, et do beaucoup, le département qui envoie le plus de colons en Algérie et en Tunisie.

La langue française fait de rapides progrès dans les villes, et môme à la campagne, depuis que l'école est

et qui passe au

plus ou moins obligatoire; mais, jusqu'à co jour, l'idiomo courant est un dialecte do l'italien.

Avant d'être française, la Corso était partagée on pro- (par rapport à Bastia, alors capitale), ot ou province au delà des monts. coUe-oi vaste

viuco d'en deçà des monts (uar rapport à Bastia, alors capitale), ot ou province au delà des monts. coUe-oi vaste do 3.500 kilom. carr., collo-lù de 5.200. De niKi A ÏSM. elle

forma deux départements rappelant ù peu près l'ancionno division : A l'E., le déparlomout du Golo; ù l'O., lo dopartomont du Liamone.

— llist. Sous uno apparente uniformité do type, langue, mœurs et coutumes, les Corsos cachont uno ©xiraordinairo diversité d'origines. On Ignore quels furent leurs promiors pères : Ibères, venus d'Espagne; Ligures, venus de Oa«lo ou d'Italie, voire Africains arrivés du Tell? Puis, Unstoiro so dégageant quelouo peu dos ténèbres, Kyrnos (co fut lo premier nom do l'île) reçut des Phocéens, fondatours d'Aleria, dos Phéniciens, dos Etrusques, des Carthaginois, ot déjà les peuples de la Méditerranée so disputaient l'ilo aux forêts, (|ui n'avait pas encore de maquis, l.es Komains mirent d'accord tout lo monde en conlisquant la pommo do discorde ; mais co no fut pas sans peine qu'ils soumirent les insulaires n inhabiles au joujj » : il leur lallut cent ans pour les dompter. Marins y colonisa .l/urirtna (dont il no rostorion), près do l'oinbouchuro tlu Golo; Svlla y rocolonisa la phocéonno alerta (dont il ne reste guère)

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