‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 332 sur 870 · C.VLANDRIMA · texte numérisé non relu

C.VLANDRIMA

COSMIE {smi) ou COSMIA n. f. Genre d'insectes lépidoptères, sous-ordro des nocluolles, famille des cos7nidés, comprenant des formes de taille moyenne, à antennes filiformes, à trompe courte, à corselet globuleux. (On connaît quelques espèces do cosmies habitant l'Europe ; une dos plus communes, la cosmia trapeziua, vole dans los bois, en juillet.) Syn. CALYMNIE.

COSMIMÉTRIE n. f, Syn. do

COSMOMKTKIK.

COSMIQUE (smik' — du gr.

knstnos, monde) adi. Qui a rapport au monde, à l univers, à rordro général : Les espaces COSMIQUES. Matière cosmique.

— Astron. lever. Coucher cosmique. Se disent du lover et du coucher dos astres, lorsqu'ils s'effectuent on mémo temps que ceux du soleil.

— Philos. Musique cosmique. S'est dit, dans la philosophie py thûgoricionne, des harmonies répandu dans toute la nature, et qui régnent, d'après Pythagoro, dans ràtmosphèro do ihaipio planète.

COSMIQUE- MENT (smi-kc) udv. D'une manière oosini<|ue.

COSMISOME ou COSMISOMA (\»)i)n. m. Genre d'insectes longicornos. famille (les cérambycidés, tribu dos rhopulophoridé»:, comprenant los fornii'S dont les antonnos portiMit uno houppo poiluo dans lour seconde moitié. (Los cosmisomos sont de jolis capricornes do taille moyenne, A livrée bariolée, dont on connaît quelques oupècos propres ù l'Amérique du Sud.)

COSMOCLADIE {snio, di) n, f. Algue do lu famille dos pulmellacoes, tribu des coccophycéos.

COSMOCRATB {smo — du gr. kosmos, monde, ot krntvs. puissancf"! n. Partisan de la monarchie univorsoHo.

C06M0CHATIB {snw, si — rad. co^moc. nie) n* f> Monar chie iinivorsollo.

Cosmio (pr. uat.)

Couiiiisomu (rcd. d'uu tiers).

COSMOCRATIQUE — COSMOPOLITE

COSMOCRATIQUE {smo, tik') adj. Qui a rapport à la cosmocratie ou monarchie universelle : Aspirations cos-

MOCEATIQUES.

COSMOCRATIQUEMENT {smo, ke) adv. Duno manière cosmocratiqne.

GOSMOGÉNIE {smo-jé-ni — du gr. kosmos, monde, et gënos, naissance) n. f. Formation de l'univers.

GOSMOGÉNIQUE {smo-jé-nik') ad}. Qui a rapporta la cosraogénie ou lormiitioQ df l'univers : Pi'incipes cosmo-

GÊNlQUIiS.

COSMOGÉNIQUEMENT {smo-jé» ke) adv. D'une manière cosmogénique.

GOSMOGNOSE {smo — du gr. kosmos, monde, et gnôsis, conoaissance) n. f. Connaissance du monde, dos lieux et des climats que renferme le monde : Tous les aiivnaux qui émigrent semblent doués d'une sorte de cosmognosi-:.

COSMOGONE [smo) n. Personne qui s'occupe de cosmogonie, qui étudie la cosmogonie. (.Peu usité.)

COSMOGONIE {smo, nî — du gr. kosmogonia ; àQ kosmos, monde, et goyios, génération) n. f. Théorie de la création du monde ; On regarde généralement la thèse de la génération spontanée comme favorable à la cosmogonie dite matérialiste. (C. Kenouvier.)

— Encycl. Astron. Hypothèse cosmogonigue de Laplace. L'univers n"a pas toujours présenté son aspect actuel; en particulier, un refroidissement très lent résulte certainement de la perte de chaleur par rayonnement qu'éprouvent continuellement les étoiles, le soleil et les planètes. Les hypothèses cosmogojiiques tendent précisément à saisir les transformations de l'univers. Anaximène et l'école ionienne pensaient déjà que les astres résultent de la condensation progressive d'une matière extrêmement légère qui se trouvait primitivement répandue dans l'espace, et dont l'existence n'a été mise en évidence que par les observations de nébuleuses dues à Herschel. Tycho-Brahé considéra l'étoile nouvelle de 1572 comme due à la substance éthérée de la voie lactée, et Kepler fit une hypothèse semblable pour l'étoile temporaire de 1606. Buffon supposait que les comètes, tombant sur le soleil, en chassaient de la matière se condensant ensuite en globes qui, refroidis, constituaient les planètes et leurs satellites: mais cette hypothèse est invraisemblable, si l'on songe aujourd'hui à la faible masse des comètes vis-à-vis des planètes, et il fallut les génies de Kant et de Laplace pour édilier de solides théories.

D'abord, les planètes décrivent, presque dans le même plan, datts le même sens, leurs orbites autour du soleil, tournant sur elles-mêmes dans ce même sens, ainsi que leurs satellites le font autour d'elles. Ces rapports peuvent nous éclairer sur l'origine de ces astres, que Laplace explique à son tour par l'existence, à l'état de division et de diffusion extrêmes dans l'immensité, d'un élément unique primitif (fluide), dont les particules, selon le mode et 1 intensité du mouvement qui les a entraînées, conformément aux lois générales de la physique, ont fini par former tous les corps sidéraux.

De plus, il existe un autre fait très remarquable dans le système solaire ; c'est la petitesse des excentricités des orbites. Et, vu la grande distance cjui sépare les diverses planètes, il a fallu au fluide primitif une grande étendue pour comprendre tous ces corps, en même temps qu'il devait former une sorte d'atmosphère au soleil, pour déterminer des mouvements circulaires et de même sens. Cette lointaine atmosphère s'est resserrée, concentrée peu à peu dans ses limites actuelles. Herschel, par l'observation des nébuleuses, a pu suivre les progrès de ces condensations; certaines nébuleuses ont une condensation à peine sensible; d'autres attestent un ou plusieurs noyaux brillants possédant une sorte d'atmosphère nébuleuse; d'autres, enfin, plus avancées, ou nébuleuses planétaires, ont une très légère atmosphère cosmique :. leur forme circulaire ou peu elliptique les fait ressembler aux planètes de notre système.

Si donc OD imagine une nébuleuse à température élevée, dont les particules obéissent à la loi de Newton, animée autour d'un axe d'une petite vitesse angulaire, elle prendra une figure d'équilibre sphérique; sous cette forme, sa vitesse angulaire et la direction de l'axe passant par le centre de gravité seraient invariables, si aucune cause nouvelle n'agissait. La limite de la nébuleuse sera déterminée par la région où la force centrifuge équivaut à refl*et de l'attraction. Mais, par suite du refroidissement par rayonnement au pourtour, la nébuleuse est atfectée d'une lente contraction, et le calcul montre qu'elle a dû abandonner, dans le plan de son équateur, des zones successives de vapeurs. C'est là le point essentiel de la théorie de Laplace; puis se sont déterminés des centres de condensation, et ces couronnes ont fini par se condenser en planètes satisfaisant à la troisième loi de Kepler. Les faibles excentricités et inclinaisons tiendront à ce que les choses ne se sont pas passées avec une symétrie rigoureuse.

Enfin, on peut expliquer que la zone se condense en une planète dont le mouvement de rotation sur elle-même sera encore de même sens et, si la condensation est imparfaite, on retrouve l'anneau des planètes télescopiques. Pendant sa condensation, chaque planète fait de même pour se créer des satellites et, à la fin, il reste le soleil dont l'équateur coïncide avec celui de la nébuleuse. D'ailleurs, l'analyse spectrale prouve bien que le soleil et les planètes sont formés des mêmes matériaux, et le feu central terrestre résulte immédiatement de ce que les planètes ont été originellement des globes incandescents.

— BiBLiOGR. Parmi les travaux relatifs à la cosmogonie, voir ceux do : Kant, Laplace, Kirkwood, Vaughan, Hirn. Clerk Maxwell, Procter, Trowbridge, G. -H. Darwin, lord Kelvin, Hinrichs. Helmholtz, Jacob Ennis, Faye. Leverrier, Ch. Simon, M. Fouché, Radau, F. Tisserand, Hoche, etc.

— Relig. Cosmogonie de Moïse. Exposé de la tradition catholique. La cosmogonie de Moïse est contenue dans les premières pages de la Genèse (Gen., ch. I, et II. 1-4). En voici le résumé et les traits principaux ; - Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et nue, et les ténèbres couvraient la face de l'abîme, et l'esprit de Dieu était porté sur les eaux. Et Dieu dit : • Que la lumière soit. » Et la lumière fut (1-3). ■ Dieu poursuit ensuite l'organisation du monde, et entre les diverses manifestations de ba puissance se placent des iofervallcs que l'écrivain sacré a.i>itc\\e jours . Le se-

cond jour, Dieu sépara les eaux supérieures des eaux inférieures en étenaant entre elles le firmament, c'està-dire le ciel (6-8); le troisième jour, il rassembla les eaux qui étaient sous le ciel pour former la mer, et fit apparaître la terre sèche qui, par son ordre, produisit les plantes et les arbres (9-13) ; le quatrième jour. Dieu fit et plaça dans le ciel le soleil, la lune et les étoiles (14-19); le cinquième, il commanda aux eaux de produire n les animaux qui nagent ", et il fit les oiseaux (20-23); le sixième, il ordonna à la terre de produire les animaux de toute espèce »■ bêtes sauvages, bestiaux et reptiles » . Il fit ensuite l'homme (23-31). c Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, parce qu'il s'était reposé en ce jour » (II, 2).

Dans l'étude de ce texte, la tradition catholique a toujours distingué Venseignement dogmatique et ['interprétation scientifique. L'enseignement dogmatique n'a jamais donné lieu à aucune controverse parmi les catholiques : tous reconnaissent qu'il renferme les premiers articles de la foi et les vérités fondamentales de la religion : l'unité de Dieu, la création, la providence, l'unité de l'espèce humaine et aussi l'institution divine du repos du septième jour. L'interprétation scientifique que l'on peut donner du récit de Moïse n'a jamais été déterminée ni fixée par l'Eglise : libre à chacun de choisir celle qui lui convient. Quand la Bible parle de la nature, elle se conforme au langage populaire et ne se sert pas des formules rigoureuses dont usent les savants. Aussi les Pères, en commentant l'/Tej^amej'o/f, l'ont-iis entendu en des sens divers. Pour Clément, Origène et l'école d'Alexandrie, lo récit de Moïse est une simple allégorie. Les écoles de Syrie, représentées par saint Éphrem, Théodore de Mopsueste et saint Jean Chrysostome, y voient, au contraire, la description exacte et fidèle de la création, telle que Dieu l'a exécutée. II n'existe donc pas, à proprement parler, dlnterprétation traditionnelle do la cosmogonie mosaïque, et les exégètes modernes ont pu ajouter de nouvelles opinions à celles que les anciens avaient soutenues. Ainsi, d après un évêque catholique anglais, M«f Clifl'ord, Moïse aurait fait, non pas " un récit des jours de la création », mais « un règlement relatif aux jours de la semaine ". Toute sa préoccupation était de remplacer la semaine idolâtrique de l'Egypte par une semaine consacrée à la mémoire de la création ( " Rev. de Dublin », 188i). Mais la grande majorité des exégètes et des apologistes contemporains est plus réservée à l'égard du texte. Beaucoup même cherchent un argument, on faveurde l'inspiration do l'Ecriture dans la comparaison des données scientifiques avec le récit de l'œuvre des six jours ou époques (car c'est ainsi que le mot est généralement entendu). Dès l'apparition des théories modernes, en effet, sur la formation des mondes dans l'espace et dos couchesgéologiquos dans l'écorce terrestre, de très grands esprits ont été frappés de l'accord qu'ils remarquaient entre les découvertes modernes et le texte biblique. Après ButFon, Cuvier a écrit que « Moïse nous a laissé une cosmogonie dont l'exactitude se vérifie chaque jour d'une manière admirable " . Soutenus par ces autorités, beaucoup d'interprètes de la Bible se plaisent à placer le récit de Moïse en regard du tableau que les savants tracent des transformations successives qui ont eu pour théâtre le ciel et notre planète.

— SvN. Cosmogonie, cosmographie, cosmologie. Ces trois mots se rapportent à la science du monde; mais la cosmogonie s'occupe de la manière dont le monde a pu être formé; la cosmographie décrit le monde tel qu'il est; elle embrasse dans son ensemble les vues générales do l'astronomie et do la géographie ; la cosmologie cherche à déduire des faits les lois générales qui peuvent rendre compte de tout ce qui existe.

COSMOGONIQUE {stno, nik') adj. Qui a rapport à la cosmogonie.

COSMOGONIQUEMEîïT {smo, ni-ke) adv. Au point de vue cosmogonique : La matière est une, cosmogoniqde- MtiNT parlant.

COSMOGONISTE {smo, tiisst') a. Personne qui étudie la cosmogonie, qui écrit sur la cosmogonie.

COSMOGRAPHE {smo — du gr. kosmos, monde, et graphein, écrire) n. Personne qui connaît la cosmographie, qui s'en occupe, qui écrit sur cette matière.

— Instrument qui fournit les solutions les plus usuelles et les plus vulgaires de l'astronomie pratique.

COSMOGRAPHIE {smo, fi — rad. cosmographe) n. f. Description du monde physique, astronomie descriptive : Cours de cosmographie.

— Encycl. Si l'astronomie est la plus ancienne des sciences, c'est, en revanche, celle que l'on ne saurait étudier qu'en dernier liou, à cause des connaissances préliminaires qu'elle exige multiples; c'est l'astronomie mathév}atique, si l'on s'attache aux lois des mouvements et aux dimensions des systèmes; l'astronomie physique, si l'on se préoccupe de la constitution des mondes, et la mécanique céleste, si l'on recherche les causes. La cosmographie a pour but l'exposition des idées fondamentales de ces trois branches, en n'empruntant aux sciences physique et mathématique que des notions élémentaires.

— Syn. Cosmogonie, cosmologie. V. cosmogonie. COSMOGRAPHIQUE {smo, fik') adj. Qui se rapporte à la

cosmographie : Description cûsmograpuique.

COSMOGRAPHIQUEMENT {smo, fi-ke) adv. Au point de vue de la cosmograpiiie : Le monde étudié cosmographi-

yOliMENT.

COSMOLABE [smo — du gr. kosmos , monde, et lambanein, prendre) n. m. En T. d'astron.. Ancien instrument qui représentait les cercles de la sphère et servait à prendre Icb hauteurs.

COSMOLEDO, groupe anglais d'ilôts de l'océan Indien, au N.-O. de Madagascar et à l'E. des Aldabra.

COSMOLINE {syno) n. f. Mélange de paraffine et d'huiles ;;rasse^ pour remplacer la graisse animale dans la lubrification d'instruments et machines.

COSMOLOGIE ismo,ji — du gr. kosmos, monde, et logos, discours) n. f. Science des lois générales qui régissent le nionde physique : La cosmologie embrasse les objets les p/us divers; c est comme l'encyclopédie des sciences. (Virey.)

— Encycl. Philos. On appelle généralement aujourd'hui cosmologie cotte partie de la métaphysique qui traite des

Srincipos les plus généraux de l'étude du monde physique, es principes de la nature et qui était, autrefois, désignée sous lo nom do physique. Chaque grand système do philosophiu a sa cosmologie. La philosophie de la nature —

c'est encore un des noms qui sert à la désigner — traite d'abord de l'être ou du monde sous l'aspect le plus général. Elle se trouve, pour commencer, en face des fameuses antinomies posées par Kant. L'esprit humain, d'après lui, ne peut, dans cet ordre de problèmes, aboutir qu'à des contradictions. La question qui surgit, et que les méta- ])hysiciens résolvent dans les sens les plus divers, consiste a chercher s'il est possible de résoudre ces antinomies ; sil faut admettre la contradiction comme irréductible et conclure l'impossibilité de toute spéculation cosmologique, ou choisir entre la thèse ou l'antithèse.

Le problème qui se pose à la suite de celui des antinomies est celui de la matière. Il se subdivise lui-même en plusieurs questions. Y a-t-il unité de matière? Cela revient à chercher si la matière est homogène ou composée (Je substances primitivement hétérogènes, si les corps simples sont réellement des substances élémentaires ou ■i'ils peuvent se réduire eux-mêmes à quelque chose do vraiment premier et un. Ce monde de la matière est-il plein, ou bien faut-il y noter ou y postuler du vide? Est-il divisible à l'infini? Est-il continu ou discontinu? Ceci re- \ ient à se demander quelle conception fondamentale nous lovons avoir de la matière. Deux réponses principales •sont ici eu présence, que Janet définit de la façon sui- \ante : « 1° le mécanisine, qui ramène toutes les propriétés dos corps aux lois de la géométrie et de la mécanique, cest-à-dire à l'étendue, à la figure, à la situation et au Tiiouvement; 2° le dynamisme, qui ajoute ou substitue à l'étendue inerte un principe d'activité appelé force, plus '>;i moins semblable à ce mode d'activité interne que nous .i;ipelons eflTort. » Ces deux systèmes, à leur tour, peuvent prendre des formes très diverses. Le mécanisme peut se ipfésenter sous l'aspect de l'atomisme, qui nous donne la matière comme composée de particules infiniment petites, {'atomes qui occupent chacun une portion de l'espace et [ui, capables de se déplacer, sans cesse en mouvement, • ont les derniers éléments des choses et les causes proluctrices de tous les phénomènes. Le mécanisme peut, au contraire, se présenter, comme chez Descartes, sous la l'orme géométrique : il réduit les propriétés de la matière à l'étendue infinie, avec les mouvements qui s'y produisent et les lois de ces mouvements. Le dynamisme, de son côté, considère le monde tantôt comme un tout vivant, et s'appelle alors Vhylozoisme, tantôt comme composé de substances simples et actives, et on le nomme alors monadisme.

Aux spéculations sur la matière s'ajoutent celles sur les forces auxquelles l'on attribue les différents phénomènes : Jusqu'où s'étend la corrélation des forces? Y a-t-il une unité de force? Quelle est, en métaphysique, la portée du principe de la mécanique relatif à la conservation do la matière et de la force?

La cosmologie ne traite pas seulement de l'être en général et du monde matériel. Elle s'occupe aussi des êtres vivants, et elle s'etforce de résumer dans une notion générale les phénomènes qui caractérisent la vie. Parmi les solutions préconisées, nous rencontrons le mécanisme vital, qui explique la vie par les propriétés de la matière et les lois du mouvement; le vitalisme, qui suppose un principe distinct de l'âme consciente et chargé de présiaer aux fonctions organiques; l'animisme, qui attribue à un même principe, l'âme consciente, les phénomènes de l'esprit et ceux du corps ; l'animisme polyzoiste, qui voit dans les corps vivants une colonie de forces simples ou d'âmes inférieures.

La cosmologie est, enfin, conduite à examiner la question des espèces, laquelle est devenue très en faveur grâce au transformisme et aux débats qu'il a provoqués.

Dans un système à tendance matérialiste, la cosmologie se suffit à elle-même; elle est la conclusion dernière que le philosophe croit devoir donner aux sciences positives, en en prolongeant les inductions au delà du monde observable. Dans les systèmes à tendances panthéistes ou théistes, la cosmologie est en rappport étroit avec la doctrine sur Dieu, c'est-à-dire avec la théologie naturelle.

— Syn. Cosmogonie, cosmographie. V. cosmogonie.

COSMOLOGIQUE {smo, jik') adj. Qui a rapport â la cosiiiologie : Tout système cosmologique doit reposer sur l'unité du genre humain. (Ballanche.)

COSMOLOGIQUEMENT(5mo,77A-e)adv. Au point de vue de la cosmologie.

COSMOLOGISTE (5mo, jissr) ou COSMOLOGUE (%/i') n. Personne qui s'occupe de cosmologie, qui écrit sur cette matière.

COSMOMÉTRIE [smo, tr'i — du gr. kosmos, monde, et métron, mesure) n. f. Science qui traite de la mesure de l'univers entier. (Peu usité.)

COSMONOMIE {smo, ml — du gr. kosmos, monde, et nomos, loij n. f. Ensemble des lois qui régissent l'univers.

COSMONOMIQUE {s7no, mik') adj. Qui a rapport à la cosmononiie.

COSMONOMIQUEMENT {smo, kc) adv. D'une manière cosmonomique.

Gosmopolis, roman de Paul Bourget (1892). — Ce qui nous intéresse dans Cosmopolis, en dépit d'une « fable » assez banale et très mélodramatique, c'est la thèse que Bourget y soutient, ou plutôt c'est sa psychologie, un peu grossière, il est vrai, mais vigoureuse. Venus à Rome des quatre coins du monde, les personnages font partie do cette société internationale où semble s'eti'acer toute diversité ethnique ; et le drame dans lequel on les engage ajustement pour objet do manifester en chacun d'eux, sous le vernis d'un cosmopolitisme superficiel, les traits fondamentaux qui accusentla race. Outre Dorseppe, ce dilettante promis à la conversion, que l'auteur a si souvent peint sous des noms différents, il y a là deux figures do jeunes filles tout à fait exquises, un type do banquier juif très fortement tracé, et surtout un ancien viveur repenti, le marquis de Monfanon, personnaç:e épisodique. mais qui mérite d'être particulièrement signalé comme étant parmi tous ceux que Bourget a jamais mis er scène, non sans doute le plus profondément analysé, mais peut-être le jjIus vivant.

COSMOPOLITAIN, AINE (smo, tin, tèn) n. ot adj. Syn. peu usité de cosmopolite.

COSMOPOLITE {s7no — du gr. kosmos, monde, et polîtes, citoyen) n. Personne qui se considère comme citoyen du monde entier, qui ne limite pas sou action dans les bornes de ha patrie ; Xcnophon juge les hommes avec l'impartialité d'un COSMOPOLITE. (Mérimée), il Par oxt. Ter-

•su

CosoQne qui, so fixant tantôt dans un pays, tantôt dans un autro, change aussi facilement de mœurs et d'habitudes que de rôsidonco : Pans est ta vilk' du cosmopolite. (Ualz. ',

— Adjoctiv. Qui no se fixe pas dans un endroit; qui est de tous les pays ; qui s'accommode de tous les usages : Existence cosmopomtb. C^oîÎ/s cosMnrouTKS.

— En T. <io bot., Plantes, en général aquatiques, qui vivent dans dt^s climats divers.

COSMOPOLITISME {smo, tiss7n') n. m. Sentiments do cosmopolite; système du cosmopolite.

— Par ext. Habitude de cliangor de liou ; facilité à s'acclimater partout: Le cosmopolitisme d'aucuii animal ailé 7t'f-st comparable à celui du corbeau cojumun. (A. Maury.J

COSMORAMA {sino — du gr. kosmos, monde, et orama, vue) n. ni. buito do tableaux d'optique, représentant des vues de divers pays.

COSMOS (smoss) n. m. Bot. Genre de plantes de la famille des composées-hélianthées, sous-tribu dos coréopsidées, comprenant dix espèces. {Elle est cultivée dans les jardins.) ;i On dit aussi cosmus.

— Techn. Laine fabriquée artificiellement, en Allemagne, avec dos déchets de lin, que l'on mélange avec une petite quantité de vraie laine, et qui sort à confectionner des couvertures communes dites « de laine ».

Cosmos ou Lettre sur le monde, ouvrage qui nous a été transrais sous le nom et parmi les œuvres d'Aristote, mais qui ne lui appartient pas. Le péripatétisme y est profondément modifié sous l'influence de l'école éclectique et de l'école stoïcienne; l'auteur inconnu aime à faire des emprunts au platonisme et au pytbagorisme. La pensée directrice de cet ouvrage est un effort pour concilier l'immanence et la transcendance de Dieu, le dualisme péripatéticien et platonicien, avec le panthéisme stoïcien. Quelques critiques l'attribuent à Posidonius ; Ravaisson le rapporte au juif Aristobule ; mais ce sont là de pures hypothèses.

Cosmos, par Alexandre de Humboldt (1845-1858); traduction française par Faye et Galuski (1847-1859.) — Le Cosmos est un inventaire, très littérairement développé, des sciences physiques et naturelles â la fin de la première moitié du xix" siècle. Le premier volume débute par des considérations philosophiq^ues, et offre un tableau ae la nature, aussi largement qu élégamment tracé. Le deuxième volume est consacré à l'histoire des idées de l'homme sur les sciences naturelles. Le troisième contient des observations, personnelles le plus souvent, qui développent et confirment ce dont le premier volume n'avait donné que la synthèse. Le quatrième, enfin, est consacré à l'étude des phénomènes terrestres : volcans, tremblements de terre, sources thermales, de vapeur, de gaz, etc., dont il avait déjà été traité d'une manière générale dans la deuxième partie du tome I•^ Le Cosmos est la plus grande œuvre qu'un naturaliste philosophe ait jamais construite ; il avait été précédé d'une série de travaux spéciaux, dont il est le résumé. Certainement, dans plus d'une de ses parties, le Cosmos a vieilli, la science a marché depuis ; mais il restera toujours comme le monument qui marque la hauteur à laquelle s'étaient élevées les connaissances naturelles au commencement du xix' siècle ; et nul ne peut mesurer le chemin parcouru depuis, s'il n'a soigneusement étudié cet ouvrage.

COSMOSANDALON {stno) n. m. Nom donné par les Grecs à une fleur indéterminée qui, selon les uns, ne serait autre que la jacinthe, et, selon d'autres, une espèce de dauphinelle (delpkinium AJaris). [Les Grecs nous ont appris que le cosmosandaloo était regardé, en Orient, comme le symbole de la d-ouleur.]

COSMOSOPHE {smo — du gr. kosmos, monde, et sophos. sage) n. Personne qui étudie les lois générales de l'univers.

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