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COTE DES ESCLAVES — COTE-D'OR

Accra, un conseil exécutif composé do cinq membres et un conseil législatif composé do neuf membres. Un résident britannique a été installé à Coumassio, ou 1S96.

Carte de la Cote d'Ivoire.

Le long de la côte, le pays est plat, sablonneux et assez malsain. En arrière de la zono littorale, on trouve des

rivières : aucuno n'est navigable. Les seuls accidents remarquables de la côte sont le cap des Ïrois-Pointes ot le cap Saint-Paul.

La partie méridionale du pays est couverte par l'épaisse forôt guinéenno, où se trouvent en abondance les palmiers à huile, los lianes à caoutchouc, qui sont une dos principales richesses de la Côte de l'Or. Plus au N., la végétation devient moins abondante, mais lo pays reste fertile. A côté des productions agricoles on trouve, eu certains points, de la poudre d'or; l'ivoire devient plus rare à mesure que les éléphants sont chassés davantage. Le commerce, assez actif, se fait surtout en Angleterro. Il se développera quand on aura construit le chemin de fer projeté do la côte à Coumassio et au nord de la colonie. Les contres principaux sont : Accra, Cape-Coast-Castlo, Axim, Coumassio, Boualé, Oua, otc.

Ci^i'E D'Or, ramification montagneuse qui se détache de la chaîne do collines sillonnant lo département de la Côte-d'Or et fait suite au plateau de Langres. Dune longueur do 50 kilom., orienté du N.-E. au S.-O., ce chaînon calcaire doit son nom aux riches vignobles qui en couvrent le versant sud-est, et dont les produits constituent la principale richesse de la contrée. Les points culminants sont le BoiS'Janson (036 m.), le Plan de Suzan (600 m.) ot le mo.it Afrique (584 m.). La région la plus élevée, appelée a montagne u, est couverte do forêts.

Côte-D'Or (départemknt de la), formé d'une partie de l'ancienne province de Bourgogne, et tirant son nom duno des ramifications de la chaîne qui le traverse. Il est compris entre les départements suivants : Aube, Haute- Marne, Haute-Saône, Jura, Saône-et-Loîre , Nièvre, Yonne. Superticie : S. 761. kilom. carr.

Ce département comprend 4 arrend. : i>ïyon, chef-lieu, Beaune, Seniur, Chàtillon sur-i^eine; 36 cant ; 717 comm., et une population de 368.168 hab. Il fait partie du 8' corps d'armée, de la 5' inspection des ponts et chaussées, de la 3= conservation des forêts, de l'arrondissement minéralogique de Chalon-sur-Saône. Il ressortit à la cour d'appel et à l'académie de Dijon, à l'archevêché de Lyon.

Le département de la Côte-d'Or est partagé, du N.-N.-E. auS.-S.-O., par une chaîne de collines qui sont la continuation du plateau de Langres. Celte chaîne, d une altitude moyenne do 460 mètres, pousse en tous sens des ramifications, dont l'une va former le massif granitique du Morvan {culminant au mont de Gion, dans la commune de Menessaire).- une autre la côte d'Or proprement dite.

La plus grande partie du déparlement est de formation calcaire ; le climat y est tempéré et sain, plutôt froid sur les hauteurs, mais doux dans les vallées et les plaines.

collines, qui s'élèvent par degrés jusqu'au plateau formant l'intérieur «le la houclu du .Niger. (V. AtiiANTis.) Les pluios, aboîiduntos, tombent pendant l'été; on hiver, le vent soc du N.-E., lo haruiultan, vient tout dessécher. Lo Taooti, l'Ankobra, lo Pra, la VolUi sont les principales

La Côto-d'Op appartient aux bassins do la Seine, do la Loire et du Khôno. Lo premier do ces rtouvos y prend sa source, la Loiï^o n'y possède qu'un atlluont (l'Arroux', mais le Khôno y osh roprosenté par lu Saône ot sos tributaires (Viugouuno, O^Don, ttO^o, Tille, Oucho, Vougo,

COTE-ROTIE — COTENTIN

Dhoune, Meuzin), dont le bassin équivaut, à lui seul, à la superficie des deux autres.

Les principales rivières artificielles sont le canal de Bourgogne, qui traverse presque tout le département, le canal du Centre, qui le touche à sa partie sud. et le canal du Rhône au Rhin qui part de Saint-Symphorien.

La région nord du département est formée des plateaux élevés au Châtillonnais, couverts en partie de forêts giboyeuses (forêts de Chàtillon, de la Chaume, de Nesle) et en partie de prairies artificielles, qui nourrissent de nombreux troupeaux; au fond des ravins, bouillonnent les douix. (Quelques rivières disparaissent à certains endroits pour reparaître plus loin. Telles sont la Laigues, dont le cours souterrain est d'environ 20 kilom., et TOurce, qui perd aussi une partie do ses eaux par infiltrations.) La partie ouest est moins boisée et possède plus do prairies : c'est l'Auxois. Le Sud-Ouest renferme les points les plus élevés du département, qui appartiennent au massil du Morvan (montdeGien 723 m., et Gros-Moux 721 m.). Cette partie est profondément découpée ; on y cultive les céréales {blé, seigle, avoine, sarrasin), et les essences forestières qui croissent sur les sommets sont le chêne, l'acacia, le châtaignier, le bouleau. La vallée de la Saône, dite encore B Pays bas o par opposition à la n Côte » et à la H Montagne «, est couverte de prairies; le chanvre et le maïs y viennent bien, et la culture maraîchère est prospère, surtout aux environs d'Auxonne.

Enfin, la région du Nord-Est est sillonnée de coteaux qui vont toujours se ramifiant et font de cette partie au département un labyrinthe de g:orges profondes, au fond desquelles coulent de petites rivières alimentées par d'abondantes fontaines et qui, parfois, proviennent oimplement, comme la Bèze, des infiltrations d'autres rivières.

La source principale de richesse du département est l'exploitation des vignobles qui, s'échelonnant aux flancs des coteaux, de Dijon à Chagny, donnent le chambertin, le clos-vougeot, le romanée, le nuits, le beaune. etc., dont la renommée est universelle. Ces vignobles ont eu à souffrir de l'invasion du phylloxéra, mais ils ont été reconstitués. V. BOURGOGNE U. m.

Le département possède quelques mines de fer, des concessions houillères (cantons de Prôcy-sous-Thîl et Noiay) ; des carrières de marbre (cantons de Beauoe, Blign^'-sur-Ouche, Flavigny, Gevrey-Chambertin, Grancoy, Dijon, Poniailler-sur-Saône, Pouilly-en-Auxois, Mirebeau, Sombernon) ; des carrières de pierre à bâtir (Comblanchien), de pierre lithographique et de pierre à ciment (ciment de Pouilly); le Morvan donne des granits employés pour les bordures de trottoirs; Pouilly-en-Auxois et les environs de Semur fournissent des phosphates de chaux. Les établissements métallurgiques sont nombreux (fonderies, clouteries, machines-outils, chaudronnerie); il existe des moulins (à blé, à tan, à plâtre), des filatures, brasseries, sucreries; des fabriques de poteries, produits chimiques, etc. Le vinaigre, la moutarde, le cassis et le pain d'épices de Dijon sont renommés.

Il existe quelques sources minérales, parmi lesquelles il faut citer celle de Santenay (chlorurée sodique) dite a Fontaine-Salée ».

CÔTE-RÔTIE (/î) n. m. Vin rouge des côtes du Rhône, produit par le vignoble du même nom ; Boire du côte-rôtii;.

— Encycl. Récolté dans la commune d'Arapuis (Rhône, canton de Condrieu), le côte-rôtie est un vin capiteux, d'une grande finesse, qui gagne énormément en vieillissant, et possède k un haut degré les qualités des vins des côtes du Rhône. Le vignoble de Côte-Rôtie, d'une superticie de 38 hectares environ, est exposé au S.-O. Les premiers crus sont Côte-Brune et Côte-Blonde, après lesquels viennent la Grande-'Vigne, la Grande-Plantée, la Claperanne, la Turque, puisleCrêt, le MoUard, les Moutonnes, Journays, etc. On cultive surtout dans cette région le vionnier (ou viognier), mais la serine noire donne également do bons produits. Comm« tous les vignobles français, celui do Côte-Rôtie a subi l'invasion du phylloxéra, plus violemment encore que le territoire de Condrieu. Tandis que les plants blancs de celui-ci résistaient dans une certaine mesure et grâce à des soins appropriés, les plants noirs de celui-là souffraient davantage, et il a fallu plus de temps pour les reconstituer.

CÔTE-SAINT-ANDRÉ (La), ch.-l. de cant. de l'Isère, arr. et â 39 kil. do Vienne; 3.826 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Fabricfuede liqueurs estimées, débouchons, de chapeaux de paille, de chaises, de galoches, de gants, de sabots ; tonnellerie; culture du mûrier; grand marché au blé. La Côte-Saint-André, jadis place forte importante, appartint d'abord aux comtes de Savoie, passa sous la domination des dauphins et ensuite sous celle de la France. Ej^lise du xii* au xv» siècle; château du wn' siècle. Patrie d'Hector Berlioz. — Le eau ton a 14 comm. et 11.286 hab.

CÔTÉ (rad. côte) n. m. Partie latérale extérieure de la poitrine, chez l'homme et les animaux : Hecevoir un coup d'épée dans le côté droit. ;i Partie latérale d'un animal depuis la tète Jusqu'à la queue, et de l'homme depuis la tête jusqu'aux pieds : Porter l'épée au côté.

— Par ext. Partie latérale on général : Les côtés de la route. Suivre le côté gauche de la rivière, il Pan : Les cÔTiis d'une armoire, d'un monument. !i Sons, partie opposée à une autre : Le côté espagnol des Pyrénées. L'autre côté de l'eau. Il Sens, direction : Lacivilisation, au sortir de la Grèce, alla camper du côté de l'Ouest. (E. Pellotan.)

— Partie. Ligne de parenté : Le côté paternel, il Fam. Côté gauche. Extraction illégitime : Avoir une fille du CÔTÉ GAL'CHii. u Se marier du côté gauche. Vivre en concubinage.

— FiK- Point de vue, aspect, sens dans lequel on considère les personnes ou les choses ^£/n des côtés de la question. De gnetz/ue côtk qu'on se tourne, ce monde est rempli d'anicroches. (Volt.) ii Parti, intérêt personnel ; Passer du côté du plus fort.

— Archit. Bai côtés d'une église, d'un temple, Nefs latérales plus basses et plus étroites que la nef centrale.

— Bot. Partie latérale de l'axe du fruit ou do la fleur. (La faco antérieure est, dans la fleur, celle qui regarde la. feuille ou la bractée axillanto.)

«— Consir. Côté plein. Côté constitué par une muraillo pleine, c'est-à-dire sans vides ni baies.

— Cuis. Maut côté. Les côtes d'un mouton -

— Fortif. Côté extérieur. Ligne qui joint les deux angles saillants des bastions d'un front.

— Géom. Chacune dus lignes qui limitent une figtire Ces c^TÉs d'un angle, (l'un trianffle.

— Liturg. Côté de l'épttre. Côté de l'évanfjile, Côté droit, Côté gaucho de l'autel, parce qu'on lit i'opître au côté droit, l'évangile au côté gauche.

— Manèg. Porter un cheval de côté, Le faire marcher en même temps sur deux pistes, marquées, l'une par les épaules, l'autre par les hanches.

— Mar. Flanc d'un navire : Côté du vent. Côté sous le vent. Il Etre faible de côté. Etre instable ou mal porter la toile. Il Etre fort de côté, Etre stable, ii Tomber sur le côté, Engager, il Mettre un navire sur le côté. Le faire donner de Ta bande. — Signifie également, L'abattre en carène.

Il Faux côté. Côté faible sur lequel le navire incline davantage.

— Pathol. Point de côté, Douleur aiguë et spontanée siégeant à la partie latérale du tronc, plus particulièrement au niveau des dernières côtes. V. point.

— Polit. Côté droit. Côté gauche. Dans une assemblée délibérante, Série de bancs placés à la droite ou à la

fauche du président ; membres qui occupent ces bans : 'out le CÔTK GAUCHK fl voté Contre l'ordre du jour, n On dit plus souvent la droite, la gauche.

— P. et ch. Bas côtés, Allées latérales, moins élevées que la chaussée : Les bas côtés rf'une route.

— Théâtr. Côté du roi. Côté de la reine. Se disaient autrefois du coté droit, du côté gauche du théâtre, parce que la loge du roi occupait le côté droit, celle de la reine le côté gauche, ii Côté cour. Côté jardin, Dénominations qui ont remplacé les précédentes depuis la Révolution ; elfes viennent de ce que, dans le théâtre du château des Tuileries, le côté droit, ou côté du roi, lonnait sur la cour, et le côté gauche, ou de la reine, sur le jardin.

— Typogr. Côtés du châssis. Séparations formées dans le châssis par la barre, il Côté de première, La forme qui contient la première page de la feuille; côté de la feuille imprimée qui contient la première page, ii Côté de seconde ou Côté de deux et (rois. Forme de cette même feuille qui renferme la seconde et la troisième page; côté de la feuille imprimée qui contient ces mêmes pages.

— Véner. Rebord du dessous du pied du cerf et du chevreuil, depuis le talon jusqu'à la pince.

— Loc. div. Etre sur le côté. Etre malade, blessé, alité. (Fig. Etre embarrassé dans ses affaires.) Il Mettre quelqu'un sur le côté. Le terrasser, le renverser, ii Mettre une chose sur le côté, La placer dans une position inclinée, la faire reposer sur le flanc, il Mettre une bouteille sur le côté, La vider. Il Mettre les rieurs de son côté, Se faire dés partisans dans une discussion, en rendant ses adversaires ridicules. Il Ne savoir de quel côté tourner, de quel côté pencher. Etre dans l'embarras, ne savoir que faire, il Tirer de son côté. S'écarter, se séparer des autres, ii Voir de quel côté vient le i^ent, Etudier la situation, s'enquérir des conjonctures, pour déterminer dans quel sens on agira.

Il Le côté de l'épée, Le côté gauche du corps humain, ii Le côté du cœur. Même sens.

— Loc. adv. : A côté. Dans une direction latérale, oblique, parallèle : Tomber À côté, n A peu de distance : Demeurer tout k côte, il Fig. Loin du premier sens ou du vrai sens, loin du but, loin de la vérité, n De côté, I» Obli-

I quement, en biais : 5e tourner dk côté; 2" Sur la partie latérale, vers le bord : Tirez-vous de côté; voici une voiture ; S" A part, en réserve : Mettre de l'argent de côté ; 4" A l'écart, à l'oubli : Mettre de côté ses répugnances. II Regard de côté : 1° Regard furtif de tendresse ; 2° Regard de dédain ; 3° Regard qui exprime le ressentiment ou l'embarras, il Regarder de côté. Exprimer par le regard un des sentiments qui précèdent, it De tous côtés. De toutes parts. Il De l'autre côté. Dans la pièce voisine, ii De côté et d'autre, De plusieurs endroits, il D'un côté, d'autre côté, D'une part, d autre part, n De ce côté, A cet égard.

— Loc. prépos. : A côté de. Auprès de : C'est k côté du berceau d'un enfant qu'il faut voir une femme. (J. Simon.)

Il Avec ensemble , simultanément , mais sans idée de mélange, de fusion : Le mal est toujours K côté du ôi'en, et le bien k côté dd mal. (Sterne.) il En dehors de : Eti'e k côté dk la vérité. Passer k côté de la question, de la difficulté. Il En comparaison de : La mouche n'est qu'un atome À côté de l'éléphant, ii Au niveau de. à l'égal de : Il est plus facile à un grand d'être au-dessus d'un homme de lettres qu'k côté. (Chamfort.) il Aux côtés de, Auprès de : Combattre aux côtés de son chef. — Au même niveau, sur un pied égal, n Du côté de. Auprès de, dans le même endroit que ; Se placer du côte des dames. — Parmi, dans les rangs de : Passer uu côté de l'ennemi. — Chez, dans le sens de, en faveur de : Etre du côté du plus fort. — Relativement à : Etre mal partagé du côté de la fortune. — Quant à, pour ce qui est de, pour la part de : Enfants qui héritent d'un rnillion, chacun DE son côte.

— Anton. Devant, derrière, face, iront.

— Encycl. Anat. On appelle côté chaque moitié du corps partagé par son plan de symétrie, et, plus particulièrement, les parties latérales du tronc. Les deux côtés du corps, gauche et droit, pris dans la première acception, ne sont pas parfaitement symétriques, même extérieurement : les systèmes osseux et musculaire sont ordinairement plus développés du côté droit; à l'intérieur, les dissemolances sont nombreuses et importantes pour le thorax et l'abdomen, beaucoup moins marquées pour le crâne. t,e poumon droit, partagé en trois looes, est plus volumineux que le gauche, qui n'en a que deux, au moins en apparence; la pointe du cœur est entièrement dans le côté gauche, tandis que sa base déborde du côté droit. L'aorte et la veine azygos. la rate, la plus grande partie de Festomac sont à gauche ; le foie, la veiuo porte, la veine cave, à droite. L'intestin est absolument dépourvu de symétrie.

COTEANA,oomm. do Roumanie (distr.d'Oltu); 4.300 hab.

COTEAU [to — diiiiin. de côte) n. m. Versant d'une colline : Coteau planté de vignes, w Poétiq. Vignoble : Coteaux mûris par le soleil, il Colline : Patjs ondulé de coteaux.

— Ordre des coteaux. Dénomination plaisante dont de Lavardin , évêquo du Mans, au xvii" siècle, baptisa un trio ou un quatuor do gourmets : le marquis do Bois- Dauphin, le comte d'Olonne, Saint-Evremond et peut-être l'abbé do Villarceaux. L'expression passa en proverbe pour <lésigner une société de gastronomes, do dégustateurs raffinés. Boileau la popularisa dans sa troisième satire :

Surtout certain hiblcur, ù la mine affamée. Qui vint a ce festin conduit par la fumi*e. Et qui s'est dit profôs dan» 1 ordre tics Coteaux, A fait, en bien mangeant, l'i^loge des morceaux.

Un moment même, le mot cotdau parait être devenu lo

synonyme de gourmet, car La Bruyère, dans son chapitre Des grands, fait allusion à des personnages de son temps, qui se contentent d'être « gourmets ou coteaux «.

Coteau (Le), comm. de la Loire, arrond. et à l kil. de Roanne, sur la Loire; 3.714 hab. Ch.de f. P.-L.-M. Fonderie de fonte; teintureries.

Coteaux, ville des Antilles (île et république d'Haïti), sur la côte de la péninsule du Sud-Ouest ; 9.000 hab. Excellent havre. Ch.-l. d'arrond.

GOTEL (Antoine de), poète français, né à Paris en 1550, mort vers 1610. Il était conseiller au parlement. Antoine do Cotel a laissé des traductions ou des imitations de VIliade, de Théocrite, d Ovide, etc. Son principal ouvrage est le Premier livre des mignardises et gages poésies, etc. (1578), recueil composé de sonnets, rondeaux, chansons, élégies, épigrammes. Il a écrit aussi un poème de longue haleine ; la Cigale.

CÔTELÉ, ÉE adj. Se dit d'un tissu qui présente des côtes, des saillies rectilignes. (On appelle ce tissu armure, milleret ou milleraie.)

CÔTELÉ n. m. Variété de pomme à cidre.

CÔTELER V. a. Etablir des sortes de côtes dans une route.

CÔTELET {le) n. m. Nom vulgaire du bois de citharexylon, que l'on apporte des Antilles, et qui est employé dans la fai>rication des instruments de musique.

CÔTELETTE {lèt — dimin. de côte) n. f. Côte de certains animaux de boucherie, avec la chair adhérente : Une côtelette d'agneau, de porc, de veau, n Côtelette découvertp. Celle qui est placée sous l'épaule, n Côtelette de 7Jîouton, Une des côtes qui, depuis l'épaule, va jusqu'à l'extrémité du filet, il Côtelette de veau première ou seconde. Celle qui commence au rognon.

— Pop. Favoris qui ont vaguement la forme d'une côtelette.

— Arg. Côtelette de vache, Morceau de fromage, n Côtelette de perruquier. Morceau de fromage de Brie.

— Arg. des théâtr. Applaudissements : Avoir sa côtelette, ses trois côtelettes dans la smrée. w Manger des côtelettes, Etre comblé d'applaudissements.

CÔTELETTIER {lé-ti-é) n. m. Appareil destiné à la cuisson des viandes grillées, particulièrement des côtelettes. (C'est une espèce de boite en tôle, qui est fermée sur le devant par une trappe mobile, et qui est munie, à la partie supérieure , d'un tuyau formant cheminée , par lequel s'échappent la fumée et les odeurs.)

COTELIER (Jean-Baptiste), philologue français, né à Nîmes en 1629, mort à Paris en 1686. Son père, ancien ministre protestant, qui s'était converti au catholicisme, lui fit faire de très fortes études. A quatorze ans, sa connaissance du grec et de l'hébreu fit l'admiration d'une assemblée d'évêques réunie à Mantes. Après avoir étudié la philosophie et la théologie à Paris, il fut, pendant quatre ans, secrétaire et conseiller do l'archevêque d'Embrun. En 1667, Colbert le chargea, conjointement avec Du Cange, de dresser le catalogue des manuscrits grecs de la bibliothèque du roi. Nommé, en 1676, professeur de grec au Collège de France, alors Collège royal, il y fit, pendant vingt ans, un cours qui lui attira une grande célénrité. Son principal ouvrage est le recueil intitulé : Monumenta Ecclesix Griecx ( Documents sur l'Eglise grecque) [1677-1686].

COTELINE n. f. Petite rayure convexe, produite dans le tissage par un effet de croisement, il Tissu à côtes plus ou moins rapprochées, et formé de coton pour la trame, de lin pour la chaîne.

COTELLE (Louis-Barnabe), jurisconsulte français, né à Montargis en 1752, mort à Paris en 1827. Il fut d'abord avocat, puis procureur syndic du district de Gien (1791), professeur de législation à l'école centrale du Loiret (1795), juge, puis conseiller à la cour d'Orléans. En 1810, il obtint la chaire de code civil à la faculté de Paris. On lui doit, entre autres ouvrages : Traité des testaments (l&Ol); Traité analytique des droits des enfants naturels reconnus (1812); Cours de droit français (1813); Des prixùlèges et hypothèques (1820); Abrégé du cours élémentaire du droit de la nature et des gens (1820); Traité des intérêts (1826). — Son fils, Cotelle (Toussaint-Ange), né â Bténeau (Yonne) en 1795, mort en 1879, ancien élève de l'Ecole normale, devint avocat à la cour de cassation en 1823, puis fut nommé professeur de droit administratif à l'Ecole des ponts et chaussées en 1831. Il a composé notamment : Cours de droit administratif appliqué aux travaux publics (1835) ; Législation française des chemins de fer (1864).

COTENTIN (lat. Co7istantius ager), pays de France, en basse Normandie, dans le département de la Manche. Il consiste : au sud, en coteaux et plateaux presque partout schisteux (silurien et dévonien); au centre, en prairies plantureuses (prairies de CarentanJ remplaçant un golfe de la mer; au nord, en une presqu île, la plus grande en France après la Bretagne, et qui, faite également de schistes (et de granits), plonge, à l'E., sur la baie de la Seine; au N-, sur la mer de Cherbourg; à l'O., sur le flot d'où sort l'archipel anglo-normand. Les masses du sud et du nord sont reliées, au couchant, par les granits et schistes de l'isthme de Portbail.

Le Cotcntin est double : les herbages de Carentan et presque toute la côte orientale, alluvions et lias, sont eu réali té Normandie; 1 0 Nord, l'Ouest, avec leurs falaises hautes , escarpées, participent plutôt delaBretagne.

Le caractère commun , c'est l'humidilc du

climat, la profusion des ruisseaux, l'opulence des gazons, la grâce et l'intimité des paysage. , la mer qui mugit sur 330 kilomûtros do rive rocheuse ou sablouneuso.

— Race bovine du Cotentin. C'est une variété normande de la racD bovine « jormaniqUe " (d > A. Sansouj, compro-

Race bovine du Cotentio.

nant dos animaux de grande taille, à squelette volumineux, à. grusbo tôte courte, au large mulle do couleur rosée. I-es muciueuses des paupières sont égalomeiit rosées. Pelage bnngô à fond rougo ou jaune, dautros fois plus ou moins mélangé do blaac. Les vaches cotentines produisont ou forte quantité un lait excollont, riclio on bourre. Los jeunes mules, ùl'exceptujn dos reproducteurs, sont ordinaireuiont vendus à l'état do voaux.

Los antres variétés normandes do la mômo race sont cellos du [lays d'Auge, du pays do lîray, du pays do Caux.

COTENTIN, INE (do Coutances, n. de villo), personne née dans te Cotontin, ou qui habite ce pays. — Ces Cotkn- Ti.NS. (On dit plus souvent Cotbntinois, oises.)

— Adjoctiv. Qui appartient au Cotentin ou à ses habitants : La race cotiintine.

COTEPALIS [II) n. m. Etûtfe légère do soie et de poil de ohévre.

COTER {rad. cote) v. a. Marquer, suivant l'ordre, do lettres ou ao numéros : Cotek des pièces, itn registre, il Indiquer, noter : Coter des notes en marge d'un livre.

— Comra. et lin. Fixer la cote, le prix, le taux : Coter le change, un emprunt, il Coter une valeur mobilière, une marchandise, La porter à la cote, n Ecrire on toutes lettres le tolio d'un livre de comptabilité.

— Constr. et P. et chauss. Indiquer par des chiffres sur un plan, une carte, une coupe, etc., les hauteurs correspondantes aux divers points du plan, de la carte, de la coupe, par rapport à un niveau comparatif donné.

— Mécan. Indiquer par des cotes les principales dimensions d'une machine représentée par un croquis : Croquis

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