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CÔTOYER

Côtoyé, ée part. pass. du v. Côtoyer.

— En T. de blas., S'emploie quelquefois pour accosté, mais principalement en parlant des bandes et des pals , quand ces pièces sont accompagnées de menus meubles en nombre égal et en position pareille de chaque côté.

Se côtoyer, v. pr. Aller côte à côte ; se suivre en marchant l'un à côté de l'autre.

COTRE (de l'angl. cutter, même sens; de eut, couper) n. m. Petit bâtiment à un mât, ainsi appelé parce qu'il semble couper l'eau.

— Encycl. Les cotres ont des formes fines et élancées ; ils sont courts et très immergés de l'arrière. Souvent, dans les cotres de course, la quille, très mince, est prolongée d'une façon démesurée et forme dériveur. La voilure fixe consiste en un grand mât à flèche, portant une grand'voile trapézoïdale montée sur corne et une flèche en cul, enfin deux focs. Quelques-uns peuvent hisser une voile carrée de lortune ou mettre derrière un tapecu, d'où le nom de cotre â tapecu par lequel on les désigne. Utilisés autrefois comme navires de combat, ils no servent plus que comme gardes-pêche dans la marine militaire, mais la navigation de plaisance les utilise encore, à cause de leur grande facilité de manœuvre.

COTRET [trè — probabl. du bas lat. costeretum, même sens) n. m. Petit fagot de bois court, droit, de grosseur médiocre, lié par les deux bouts : Cotrkt de bois de hêtre. Un - ~

cent rfecoTRKTS. n Parext., Chacun des bâtons ou petits morceaux de bois qui composent un fagot. Il Châtrer un cotret, En retrancher quelques morceaux pour frauder l'acheteur.

— Fam. Personne maigre et sèche. (On dit aussi : Personne sèche comme un cotret.) ii Jambe ae bois : Ne 7narcher que sur des cotrets. ii Jambes de cotrets. Jambes sèches et menues. Il Sous le cotret, sous le bâton.

— Loc. pop. Huile de cotret. Coups de bâton.

— Sj'lvic. Cotrets de quartiers. Fagots faits avec des rondins que l'on a refendus, ii Cotrets de taillis, Fagots faits avec du bois de taillis.

— Techn. Morceau de bois qui soutient l'arbre des ailes d'un moulin à vent, il Nom des piliers ou montants des grands métiers qui servent au tissage des tapis.

COTRIADE n. f. Nom donné, en Bretagne, à une soupe de sardines et autres poissons frais, dont se nourrissent les marins et généralement les habitants des ports de pêche : Un député de Lorient, Jacob, a demandé au ministre de la guerre que la cotriade entrât dans l'alimentation des troupes. (« Journal officiel «, août 1898.)

COTROCENI, monastère de Roumanie (Valachie [district de llfovu]), non loin do Bucarest. Ce monastère, fondé en 1679, ruiné, puis réédifié, sert actuellement de résidence d'été aux princes do Roumanie ; il est situé sur un plateau qui scrtdechamp de manœuvre à la garnison de Bucarest.

COTRONE. ville d'Italie (Calabro [prov. do Catanzaro]), à l'embouchure del'Ksaro dans lo golfe de Tarente ; ».650 hab. Commerce de miel, ciro, huile; aux environs, mine do sel. Cette ville, la Crotone des anciens , fondée en 710 av.

J.-C. par une colonie achéenne, fut une des plus célèbres do la Grande -Grèce cl la capitale du Brutium.

Ravagée par

Pyrrhus, prise par Annibal et bientôt après par les Romains, elle devint alors le siège d'une colonie romaine. Ses habitants étaient renommés pour leur force; parmi les nombreux athlètes qui sont nés à Crotone, se trouve lo fameux Milon. Elle fournil à Zeuxis des modèles de beauté pour sa pointure d'Hélène, et servit de principale résidence à Pythagore, qui lui donna des loi.s. — Cotrono est actuellement lo chef-lieu d'un ciroondario peuplé Ut- 8!ï.220 hab.

COTRONEI, comm. d'Italie (Calabre [prov. de Catanzaro]), près de la rivière Neto ; 2.200 hab.

COTRUGLI (^Benedetto), commerçant ragusain du XV' siècle. Erudit, il fut obligé par des catastrophes financières de renoncer à l'étude pour se livrer au négoce. Il fut chargé de missions diplomatiques par Alphonse et Ferdinand, rois de Naples. Il a écrit en italien, vers 1460 : Du Cummerce et du parfait cornmerçant (1573), traité précieux pour l'histoire économique de l'Adriatitjue au xv' siècle.

COTTA, ville d'Allemagne (roy. de Saxe [cercle de Dresdej); G. 100 hab. Poteries. C'est, en réalité, un faubourg de Dresde.

CoTTA (Aurclius), général romain, consul en 252 av. J.-C. 11 battit deux fois les Carthaginois, maintint la discipline dans l'arméo avec une grande sévérité. 11 reçut les honneurs du triomphe, et, do nouveau consul en 248, se signala encore par des succès sur les Carthaginois.

COTTA (Marcus Aurelius), édile en 212, décemvir sacrurum en 203. Il fut député vers Philippe de Macédoine, et mourut en 201 av. J.-C.

COTTA(C. Aurelius), général romain, préteur en 202, consul en 200 av. J.-C. Il livra au pillage le pays des Insubros, des Boïens et des Cénomans, qui, alliés aux Carthaginois, avaient envahi lo territoire romain.

COTTA (Lucius Aurelius), tribun du peuple en 154 av. J.-C, consul en 144. En désaccord avec son collègue Sulpicius Galba, au sujet du commandement de la guerre contre Viriathe, le sénat le retira à tous deux pour le confier à Fabius Maximus Emilien. Cotta, habile et retors, fut accusé d'actes injustes et acquitté, grâce à l'éloquence de son avocat, Q. Métellus le Macédouique.

COTTA (L. Aurelius), consul en 119 av. J.-C. Marins venait de proposer une loi réorganisant les comices dans un sens démocratique. Cotta fit décréter parle sénat que Marins eût à. rendre compte de sa conduite. Celui-ci menaça de jeter le consul en prison si le décret n'était pas retiré, et il lo fut.

COTTA (Caïus Aurelius), orateur romain, né en 124, mort vers 70 av. J.-C. Consul en 75, il proposa une loi qui rendait aux tribuns une partie des prérogatives, qui leur avaient été enlevées sous la dictature de Sylla. Cicéron estimait son talent, et il on a fait l'un des interlocuteurs du dialogue De oratore.

COTTA (Marcus Aurelius), général, frère du précédent, consul avec LucuUus en 74 av. J.-C. H fut le même jour battu, sur mer et sur terre, par les troupes de Mithridate, près de Chalcédoine. Proconsul, il prit Héraclée, et s'y

Monnaie de Crotone.

A, ancien cotre (1820); B, cotre dandy; C, cotre.

montra si cruel et si pillard qu'il passa en jugement et fut dépouillé de son rang de sénateur.

COTTA (Lucius Aurelius), orateur, frère des deux précédents. Préteur en 70 av. J.-C., il fit passer la loi Aurélia, qui transférait des sénateurs aux chevaliers le droit de juger. Il fut censeur en 65, et combattit éuergiquement le parti do Catilina. 11 contribua beaucoup par sa parole au rappel de Cicéron, et se rangea plus tard au parti de César.

COTTA (Lucius Aurunculeius), général romain, mort en 54 av. J.-C. Lieutenant de César en Gaule, il commandait avec Titurius Sabinus une légion et cinq cohortes, lorsque les Eburons se soulevèrent à la voix d'Ambiortx (54). Malgré Cotta, Sabinus demanda à Ambiorix un sauf-conduit pour l'armée romaine. Mais, bientôt, celle-ci fut assaillie et Cotta fut tué

COTTA (Aurelius Messalinus), sénateur romain, noble et de lurt mauvaise réputation. Il devint le favori de Tibère. Il poussa ce prince à la cruauté et commit de honteuses délations. Pour s'en défaire, quelques sénateurs l'accusèrent de lèse-majesté (32 apr. J.-C), mais il fut acquitté.

COTTA (Jean), poète italien, né àLegnago, près de Vérone, en 1479, mort vers 1510. 11 a laissé des poésies latines qui lui ont valu une grande réputation. Ces poésies, fort remarquables par l'élégance du style et la richesse de l'imagination, ont été imprimées à Venise (1527), et plusieurs fois rééditées.

COTTA DE COTTENDORF (Jean-Frédéric, baron), célèbre libraire allemand, né à Stuttgard en 1764, mort en 1832. Il quitta la magistrature pour remplacer son père à la tète de sa librairie de Stuttgard, qui prit un essort considérable, et fonda, entre autres recueils, les Heures (1798), la Gazette universelle {I19i), les Annales de la critique, etc. En 1810, il reçut le titre do baron et devint, en 1815, député du Wurtemberg. Il établit à Augsbourg la première presse mécanique (1824), fonda l'Institut littéraire et artistique, et établit, en 1825, la navigation à vapeur sur le lac do Constance. — Jean-Georgks, baron Cotta de Cottendorf, né et mort à Stuttgard (1796-1863), dirigea lo " Morgenblatt », puis succéda à son père ù la tête de sa librairie (1832), et fut député du Wurtemberg.

GOTTA (Henri), sylviculteur allemand, né en 1763, mort en 1844. Il devint conseiller forestier en Saxo et directeur do l'école forestière de Tharant, qu'il avait fondée, et qui reçut, on 1816, lo nom d' « Académie royale dos forêts ". Il a puissamment contribué au progrès do la sylviculture, Li pu!)Iié plusieurs ouvrages, dont l'un : Principes de la snriirr forcstH^re (1832), acte traduit en français (1841).

CoTTA (Bornhard de), géologue allemand, fils du précédent, né à Kloin-Zillbacu (Tnuringe) en I8uu, mort ù

Freiberg en 1879. Il se livra de bonne heure, sous la direction do son père, à l'étude de la minéralogie et de la géolo^'ie, suivit, do 1827 à 1831, les cours de l'Académie des mines de Freiberg, puis se rendit à l'université dlleidelberg, où il se fit recevoir docteur. De retour à Tharant- Cotta devint secrétaire de l'Académie des forêts, entre, prit la carte géologique de la Saxe avec Nauraann, et succéda à celui-ci, on 1845, comme professeur àl'Ecolo des mines de Freiberg. On a de ce savant géologue de nombreux ouvrages, notices et mémoires d'un haut intérêt.

COTTABATO OU CoTABATO, ville des Philippines (ilo de Mindanao), sur le rio Grande de Mindanao ou Pulangui ; 2.000 hab. Ch.-l. du district du même nom.

COTTABE {ko-tab' — du gr. kotlabos, même sens) n. m. Autiq. gr. Jeu qui consistait ordinairement à jeter dans un bassin de métal les dernières gouttes d'une coupe do vin, pour interpréter le son produit et en tirer des présages, n Vinqueronjetaitainsi. il Bassin dans lequel on jetaitle vin.

— Encycl. Le cottabe, jeu fort à la mode chez les Grecs, surtout à Athènes, était originaire de Sicile. II se jouait do diverses façons. La plus simple consistait à lancer dans un bassin de métal, ou même sur lo plancher, le fond d'une coupe de vin, et à tirer des présages du son. Mais lo cottabe était parfois beaucoup plus compliqué. On plantait perpendiculairement un long bâton, sur lequel on en plaçait un autre en équilibre, dans une position horizontale. Aux extrémités de celui-ci on suspendait deux petits bassins d'airain, qui complétaient la balance. Sous chacun do ces bassins se trouvait un autre bassin plus

frand, au milieu duquel était submergée une figurine de ronze doré nommée manès. Les joueurs, la coupe à la main, se rangeaient en cercle. Chacun à son tour jetait en l'air le vin resté dans la coupe, de telle façon que lo liquide retombât dans un des petits bassins suspendus et le fit incliner ' "" '" '^"-- ■ - > - - ■^^---■-■

rendre le son

compagnie, qui remportait lo prix. C' renient un gâteau, quelquefois le droit de donner un baiser

le fit incliner jusqu'au manès. C'était celui qui faisait

le plus fort de tous, au jugement de la

..:. 1 :.. /i- prix était ordinai-

ù une des jtersonnes de la compagnie. — Il y avait encore une autre façon de jouer au cottabe. On faisait ap]ioricr un grand bassin plein d'eau, oîi surnageaient plusieurs petits bassins. L'adresse du joueur consistait â jeter en l'air le vin de la coupe, de telle sorte (|u"il retombât assez fort dans ces petits bassins pour produire un son, et pour en précipiter le plus grand nombre possible au fond do l'eau. Le cottal)6 a été souvent décrit par les auteurs anciens, et, plus souvent encore, représenté sur les vases peints. Ce jeu paraît s'être introduit plus tard à Rome, où Plaute emploie le mot cotlabus dans le sens do bruit causé par un coup.

COTTAGE fko-tuj') n. m. Nom donné, en Angleterre, à des fermes élégantes qui appartiennent à des paysans aisés. Il Petite maison de campagne, d'une élégante simplicité. (Les Anglais disent aussi cot.)

COTTAGER (^o-/fi-;V), ÈRE n. Fermier, villageois, paysan, habitant d'un cottage.

COTTAISON (ko'tè-zon) a. f. Nom donné à chacune des cultures alternées, qui se succèdent dans un même champ.

COTTAÏTE {ko-ta) n. f. Feldspath potassique. Variété d'orthose.

COTTALDIA(A-o-/(tr) n. m. Genre d'échinides glyphostomates, famille des diadématidés, comprenant de petits oursins â test arrondi, avec zones porifères simples à la bouche, dont le péristome est rond, sans entailles. (Les cottaldia, qui comptent encore quelques représentants en diverses mers, sont surtout fossiles depuis l'époque crétacée.)

CoTTANCE, comm. de la Loire, arrond. et à 32 kilom. do Montbrison, près du Chanasson et do la Charpassonne, affluentsdela Loire ; I.179hab.

Soieries, tissage à la main.

COTTARDIE {ko-tar-di) n. f.

Autre orthographe du mot

COTTIi-HARDlE.

GOTTBUS ou KOTTBUS,

ville de Prusse (prov. Brandebourg [district de Francfort-sur-l'Oder]), sur la Sprée, affluent de la Havel; 35.000 h.

Fabriques de drap; forges et constructions de machines. — Le cercle de Cottbus est peuplé de 90.000 hab.

COTTE (du celt. cot, hutte) n. f. Cost. Autref., Sorte de tunique à l'usage des deux sexes. Il Cotte d'armes. V. la partie encycl.

— Jupe courte plissée à la ceinture. (Se dit surtout d'un j upon de paysanne.) ii Pantalon do travail : Cotte de viécanicien, de clicheur.

— Charc. Boyau du porc, que l'on emploie pour faire des saucisses.

— Hist. relig. Cotte morte, Ce qu'un religieux, à sa mort, laissait en fait d'argent, do

meubles ou d'habits.

— Encycl. Archéol. La cotte du moyen âge est un vêtement porté par les doux sexes, et dont la forme essentielle est celle d'une tunique, d'une blouse, avec manches, et qui était posée par-dessus la chemise. Suivant les époques, les hommes la portèrent plus ou moins longue. Courte à no pas dépasser les genoux jusqu'au xii' siècle, elle devient alors talaire et constitue une véritable robe qui va en se raccourcissant à partir du xiV siècle. Celle des femmes est une jupe longue, munie d'un corsage, ajustée â la taille. A partir du XVI" siècle, elle devient une robo do dessous, dont le devant forme une quillo découverte en avant par le bâillement delà robe do dessus. Telles sont les principales modifications do la cotte ancienne, mais ce mot s'étendait aussi à la robe dos religieux ou froc.

Cotte (xvi" S-).

Code d'armes en bajbe d'éci'eTÎBbe (xiv« s.J.

Cutte d'armes (x.iv<: s.}.

demi-saycs », puis, au robo do

Cotte d'armes (xv« s.).

Cotte de héraut d'armes i,ijOU].

clous.

— La cotte d'armes était uno sorto do dalmatiquo ou do sayo, ordiuairemoiit sans manches ou manie do courts inancliorons, quo portaient les hérauts d'armes au moyen Age, ot qu'ils cardèrent jusqu'à la Hôvolution.

La cotte du roi d'armes était, dans lo cérémonial, appelée le drnp d'oi: Ces vêtements étaient armoriés, brodés ou points. Los cottes des gons de guorro étaient dos robes longues ou courtes, qu'ils portaient par-dessus leurs armes ot qu'ils no mettaient jamais qu'au moment de la bataille.

Par extension, ot par corruption, on a donné ce nom à des détonses do corps, comme des broignos, les jaques ot les garaboisons. A

fiartir du xv" siècle, on appela es cottes des " sajes ■ ou dos ■ xvi« siècle, des « robes «•. On disait alors uno gendarme «. A partir de Henri II, vers 1550, on commença à abandonner les cottes armoriées, c^uo loshérautsd armes furent seuls à garder.

Dans lo langage courant des arcliéologuos, on appelle cottes les diverses espèces do broignes ; la cotte anjie/^e ou rusirée est celle qui est couverte d'anneaux d'acier cousus ; quand ce sont

des plaquettes, elle est dite màclée; des tètes de cloutée, etc.

— Loc. fam. anc. : Lever, Trousser la cotte d'un enfant. Lui donner lo fouet, n Donner la cotte verte à une femme, à une fille, La renverser sur l'herbe en folâtrant.

COTTE ou COTTUS (ko-tuss) n. m. Nom scientifique des poissons du genre chabot.

Cotte (Robert de), architecte, né à Paris en 1656, mort en 1735. Elève et beau-frère do Mansard, il fut d'abord chargé de tous les détails des édifices construits sur les dessins de son maître. Il acheva la chapelle de Versailles et construisit la belle colonnade ionique de Trianon, le dôme des Invalides, le grand autel de Notre- Dame, le bâtiment des bénédictins de Saint-Denis (aujourd'hui la maison d'éducation de la Légion d'honneur), l'hôtel de LaVrillière {aujourd'hui la Banque de France), donna les dessins de la place Bellecour, à Lyon, ainsi que des édifices qui en décorent les deux extrémités, etc. Le portail do Saint-Roch fut construit sur ses dessins, mais après sa mort. En 1708, il avait remplacé Mansard dans ses charges de premier architecte du roi et de directeur de la Monnaie des médailles.

Cotte (le p. Louis), météorologiste français, né à Laon en 1740, mort à Montmorency en 1815. II débuta dans la carrière de l'enseignement, devint, on 1767, vicaire de Montmorency, puis curé on 1773. En 1784, il fut nommé chanoine à la cathédrale de Laon. L'évéclié et le chapitre de cette métropole ayant été .supprimés par la Révolution, Cotte retourna à Montmorency. En 1791, il renonça. au ministère sacerdotal, et se maria. Il fut nommé, quatre ans après, conservateur adjoint de la bibliothèque du Panthéon; mais, en 1K02, il reprit ses fonctions pastorales, qu'il conserva jusqu'en 1804. A celte époque, il s'ensevelit dans la solitude la plus profonde de la vallée de Montmorency, pour so livrer entièrement aux travaux scientifiques qui avaient jusque-là occupé ses loisirs.

On doit à Cotte la découverte, en I7')G, do la source minérale sulfureuse d'Engliion, et on lo considère comme un dos créateurs do la météorologie, ([ui n'était avant lui qu'un assemblage do faits incohérents. Ses recherches sont consignées dans uno foule de mémoires insérés dans lo recueil de l'Académie des sciences depuis 1765. Cotte s'est aussi occupé spécialement do diverses questions agronomiques, bon premier ouvrage. Traité de météorofof/ie (I744J, fut suivi des Mémoires sur la météorolof/ie. On lui doit encore : Leçons élémentaires de plnjsique, d' hydrostatique, d'astronomie et de météorologie, arec un traité de la sphère (1785) ; Manuel d'histoire naturelle ou tableaux si/stématiqucs des trois règnes : minéral, végétal et animr'.l, avec une table combinée des plantes et des insectes qui en tirent leur nourriture, etc. (1787); Leçons élémentaires d'aqriculture par demandes et par l'éponscs à l'usage des enfants {17£)0); Leçons élémentaires sur le choix et la consenmtion des grains ; Leçons d'histoire naturelle sur les mœurs et sur l'industrie des animaux (1799).

Cotteau (Gustave), naturaliste français, né et mort à Auxerre (1818-1894). Avocat, puis magis'rat.il consacra ses loisirs à l'étudo do la zoologio, particulièrement à coUo dos échinodermes (oursins vivants et fossiles). Memlirodo nombreuses sociétés savantes, secrétaire générai do l'Institut des provinces, consorvatonr du muséo d'Auxerro on 1882, Cottoau était lauréat de l'Académie dos sciences (prix Vaillant, 1885), ot il en fut nommé membre correspondant on 1887. Ses noml)roux et savants travaux sur les échinidos font autorité ; il faut citer notamment : Description des échinides fossiles de la France (1875-1880); Echinides fossiles de l'Algérie, on collaboration avec Pérou ot Gauthier (1877-1882), et Supplément (1885); Schinides jurassiques de la Lorraine (1886) ; etc.

Cotteau (Edmond), voyacour français, fréro du précédent, né à Châtui-Consoir (Yonno) en I8:f:(, mort ù Paris en 1890, avait voyagé dans le monde entier et publié, entre autres ouvrages : Promenades dans les deux Amériques

il880); Promenade dans l'Inde et à Cet/lnn (188QJ; De Mris au Japon à travers la Sibérie {liBS); un Touriste dans l'extrême Orient (1884); En Océanie (1888); Caucase et Transcaspicnne (1888).

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