‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 351 sur 870 · COTTE · texte numérisé non relu

COTTE

COTTRET

iJP

Cotte-Lardie (femme).

COTTÉE (ko-tè) n. f. Genre d'herbes do la famille des graminées, tribu des papyrophoréos, renfermant deux espèces, ([ui croissent au Pérou et à l'île Saint-Vincent.

COTTE-HARDIE (ko-tar-dî) n. f. Surcot court, plus ou moins ajusté, porté par les hommes aux xiii" et xiv» siècles, n Robo do dessus, assez courte, que portaient les femmes à la mémo époque. (Os lornios ont beaucoup varié suivant les modes.) ii PI. Des cottes-hardies. (Ou a dit par corruption cotardie , ou

COTTARDIK.)

COTTENDORFIE {ko-tin) n. f. Genre d'herbes ù. feuilles radicales, linéaires, do la famille des broméliacées, renfermant uno soulo espèce, qui croît au Hrésil.

COTTENHAM, bourg d'Angleterre (comté do Cambridge) ; 2.500 hab. Fromages renommés. Ancienne abbaye où fut fondée, en 1109, l'université de Cambridge.

COTTENS (Victor Di:), journaliste et auteur dramatique français, né en 1862.

Il a collaboré au « Soir », au <> Figaro «, au n Journal «, au « Voltaire », où il a fait la critique dramatique, et s'est surtout fait connaître par un gran 1 nombre de pièces et do revues spirituellement écrites, en collaboration avec Gavaull. Parmi celles qui ont eu lo plus do succès, nous citerons : Fin de spve (1895); le Papa de Francîne (1896); le Pompier de service {\%91); eti ,

COTTEREAU ou COTEREAU

(Claude ), écrivain français , né .> Tours, vivait au xvi" siècle. Il fu jurisconsulte, puis chanoine de Notr' - Dame do Pans. On a de lui, entre autres écrits : De jure et privilegiis militum (1539).

COTTEREAO ( Thomas -Jules- Armand ), jurisconsulte français, né à Tours en 1739, mort en 1809. Il a laissé, entre autres traités ; le Droit général de la France et le Droit particulier de la Touraine et du Loudunois (1778-1788.)

CoTTEREAU (LES FRÎiBEs), plus connus sous le nom des frères Chouan, promoteurs, dans le bas Maine, de l'insurrection à laquelle ils ont laissé le nom de chouannerie. (V. ce mot.) Ils étaient quatre frères : Jean, Pierre, François et René. Jean, l'aîné et le plus célèbre, naquit en 1757 àSaint-Berthevin, près Laval. Devenu grand, il se fit faux-saunior, tua un « gabelou o et fut plusieurs fois emprisonné. En 1792, il forma, avec ses frères et quelques réfractaires ou contrebandiers, une bande avec laquelle il entreprit une guerre de partisans contre les bleus. Le bois de Misdon, près de Laval, leur servait de retraite. Les chouans accompagnèrent la grande armée vendéenne dans sa marche sur Granville. et, après le désastre do Savenay, continuèrent les hostilités dans la Mayenne. En 1794, Jean Chouan fut surpris à la ferme de la Baconnière par les forgerons de Port-Brillet, ardents républicains. Blessé d'un coup de feu au ventre, il so traîna jusqu'au bois do Misdon, ot y expira la nuit suivante. Son frère François y succomba également à ses blessures. Pierre fut guillotiné à Lavaf. Seul, René survécut. A la paix, il alla cultiver la closerio des Poiriers, à Saint-Onou-des-Toits, et reçut plus tard uno petite pension do la Kestauratiou.

COTTERON n. m. Cost. Petite cotto (jupon). [Vieux.] — Art milit. anc. Petite cotte d'armes courte et étroite.

COTTÉRITE n. f. Variété nacréo de quartz.

COTTET (Charles), peintre français, né au Puy (Hauto- Loiro) en 1863. Cet artiste, élève do Puvis de Cliavannes et de Roll, s'est fait remarquer par des études empruntées « au pays do la mer «, qui décèlent une forte originalité do coloriste, unie ù un vrai tempérament do poète. Rien do simple et rien do saisissant comme l'adniirablo triptytpie qui a figuré au Salon do 1898 ; Au Pays de la mer : le Ilcpas d'adieu; Ceux gui s'en vont; Celles qui restent. Aux œuvres déjà citées on peut ajouter : Pour le Pardon (1894); Fntcrremcnt en Bretagne (1895).

COTTIENNES (Ai.PEs), partie dos Alpes occidentales, entre les AIpos maritimes au S. et les Alpes Graies ou Grées au N. On peut leur fixer comme limites : au S., lo nœud do lEncliastraye (2.980 m.) ou lo Viso ; au N., lo nœud du Tabor (3.205 m.) ou lo mont Cenis. Los Alpes Cottiennes, qui tirent leur nom d'un chef gaulois, Cottius, sont orientées ù peu près du S. au N. et présentent plusieurs sommets d'altitudo supérieure ù 3.00û mètres : Aiguille de Chambegron (3.400 m.) ot Bric de (^hambcijron (3.388 m.), Grand Jiufjren (3.340 m.), Bric Froid {3.310 m.), que domino la pyramide du Viso (3.845 m.). Deux grandes routes carrossaoles franchissent la frontière : l'une au col do Larche, do l'Argontièro ou do la Madeleine (1.995 m.); l'autre au col du mont Genèvro (I.8G0 m.). Plusieurs cols muletiers: col d'AgnoIlo (2.744 m.),coidoGimonl(2.402m.), col do Bousson (2.130 m.), col do l'Echollo do IManpinot (1.790 m.), deviendraient facilement praticables aux cïiars. Tandis que les Alpes Cottiennos n'ont, du côté do l'Italie, que des contreforts pou développés, elles projettent sur lo versant français do longues chaînes : Alpes Dauphinoises qui so soudent au Tâbor, Alpes Provençales, qui so relient au nœud do l'Enchastrayo. V. Ali'E-s.

COTTIENNES ( PUOVINCK PES ALPES-). V. AlPKS-

Cottii:n.ni:s.

COTTIER {ko-ti'é) n. m. Espèco do saulo, cultivé aux

environs il'Orléans.

COTTIÈRE {ko-ti-èr') n. f. Nom donné à uno barro do for plat, dont la largeur est supériouro il collo dos barres do fer ordinaires.

COTTIÈRE (Matthieu) {on Int. Cotterius), ininistro do lEgliso réformée do Tours, dans la première moitié du XVII* siècle. Il fut député aux synodes nationaux d'Alais on 1080, ot do Charouton en 1631. On ignore los dates do sa nuissanco ot do an mort. Parmi ses ouvragos, nous

Madame Cottio.

citerons : Traité des orioinaux et des versions, servant de réponse à la Genève plagiairo du P. Coton, et de défense aux versions de l'Ecriture des Eglises réformées (1019) ; Paradoxe : l'Eglise romaine, en ce qu'elle a de différent des Eglises réformées, n'est ancienne que de quatre cents ans (1641); Eclaircissement sur une principale controverse ou Exposition des paroles de l'Evangile : « Tu es Pierre, etc. » (1642).

COTTINÉE {ko-ii-né) n. f. Nom vulgaire du cormier, dans lo Poitou.

COTTIN (Mario Risteau, dame), femme de lettres française, néo à Paris en 1770, morte à Champlan, près de Palaiseau, en 1807. Saints-Bcuvo affirme qu'elle se tua d'un coup de pistolet : si le fait est vrai, il a été ignoré de ses contemporains. Mariée fort jeune à un riche banquier de Bordeaux, qui so ruina et mourut en 1793, elle dut vivre des restes de son ancienne opulence et du produit de ses livres. Les cinq romans qu'elle publia : Claire d'Albe (1799), Malvina (1801), Amélie de Mansfield (1803), Mathilde (1805), Elisabeth ù\x les Exilé de Sibérie {\^0C>) eurent tous un succès prodigieux, et, quoique démodés aujourd'hui, no sont pas sans mérite. On y trouve une mélancolie toute romantique, une peinture énergique des passions, des caractères bien placés, so mouvant dans une fable d'un intérêt soutenu, mais puisés dans l'imagination, bien plus que dans la vie réelle.

CoTTINET (Clair-Edmond), auteur dramatique et poète français, né et mort à Paris (1824-1895). Il collabora au « Courrier du Dimanche », à la n Nouvelle Revue «, etc., et créa la Colonie scolaire de vacances. Parmi ses pièces de théâtre, nous citerons : l'Avoué par amour (1S50); le Roi d'Amatibu (l862i ; le Docteur Éourguibus (1873); le Baron de Valjoli (1S75); Vercingétorix TlSSO). On lui doit aussi des poésies ; les Ditermèdes ( 1873 ) ; les Tragi-comiques (1879) ; etc.

COTTINGHAM, ville d'Angleterre (comté d'York [East- Riding]), sur la petite rivière do Hull ; 6.500 hab. Nombreuses villas ; aux environs, fontaine intermittente.

COTTIS [ko-ti) n. m. Maladie de la vigne, observée dans les Charcutes.

— Ency(L. Le cottis sévit, le plus fréquemment, sur les vignes rouges plantées dans les terres de nature crayeuse ou marneuse, à sous-sol peu profond. Les ceps prennent un aspect buissonneux, les feuilles restent petites, ensuite elles jaunissent et s'étiolent comme sous 1 influence de la chlorose. On ne connaît ni les causes du mal, ni do traitement réellement efficace.

CoTTlUS, fils de Donnus, chef ligure, qui vivait au commencement de l'ère chrétienne et qui se forma dans les Alpes uno souveraineté indépendante, dont Suse (Segusium) éVd.\t\a.

capitale. Il résista longtemps aux Romains, finit par so soumettre et reçut de l'omporour, avec lo titre de préfet, lo gouvernement des douze tribus sur lesquelles il régnait précédemment. Il ouvrit des routes dans cette panie dos Alpes, qui est appelée do son nom, Alpes Cottienncs. Co fut aussi lui

qui érigea à Auguste l'arc do triomphe qu'on voit encore à Suso.

COTTON (Robert Bruce), antiquaire anglais, né en 1571, mort en ii>3l, écrivit sur les anciennes coutumes dos traités pleins d'érudition, qui ont été publiés en 1052. Sa magnifique collection do manuscrits, appelée bibliothèque Cottonicnne, passa à la bibliothèque de la couronne ot fut en partie brûlée en 1716.

COTTON (Charles), roèto anglais, né à Berosford en 1630, mort en 1687, s'adonna au genre burlesque et publia notamment : Scarronidcs ou Virgile travesti (1678), ot le Bailleur raillé (1673). iSos œuvres complètes ont été souvent rééditées.

COTTON (Nathaniel), médecin ot poôto anglais, ué on 1707, mort on 1788, dirigea pondant longtemps un liô-

Sital do fous. Il s'est surtout fait connaître par «n rocuoi! o vers intitulé : les Visions noiir l'instruction des enfants (1751). Ses écrits ont été publiés on 1791.

COTTONIA n. m. Genre d'orchidéos-vandéos, qui croissent dans llndo ot la Chine. (Co sont dos plantes épiphytes, à feuilles étroitos ot allongées, ot à flours on grappes terminales.)

COTTO8. Myth. gr. Un dos géants cenlimanos, frôro do Ilriarée et do Gygès.

CoTTRET (Pieno-Mario), prélat français, né A Argontouil (Seino-ot-Oiso) ou 17iî8, mort A Boauvais on 1841, collabora à la « Gaxetto do Franco •, journal dans loouel il défendit avec ordour Us Martyrs do Chateaubriand et devint évéquo do Boauvais (1837). Ou a do lui : Consi-

Arc de irioinpho do Suse, érigé par Cottius.

Bélier Coltswold.

COTTSWOLD — COUANZA

dérations sur l'état actuel de la religion catholique en France et sur les moyens de la rétablir (.1815) ; etc.

COTTSWOLD [cot'-zQu-oï) n. m. Variété de moutons de la n race britannique b (de Sanson).

— Encycl. Les cottswolds n'habitaient originairement que les collines du comté de Glocôster, en Angleterre. Aujourd'hui , on les trouve répandus dans les comtés do Wilt, d'Hereford , d'Oxford , de Worcester, de Glamorgan , de Norfolk , de Kent, de Somerset, etc. C'est une des races ovines les plus remarquables, à la fois rustique et précoce.

Les sujets, do forte taille, ont la tête également forte, uu peu busquée, dépourvue de chevilles osseuses, avec des oreilles tombantes, courtes et larges. Membres épais, plutôt courts. Les gigots sont relativement peu développés. La viande est de bonne qualité. La toison est tassée, à laine blanche, lisse et fine.

COTTY (Gaspard-Hermann, baron), général et écrivain militaire, né à Waillet (Belgique) en 1772, mort en 1839. Il fit les campagnes de la République au service de la France, et fut successivement directeur de la manufacture d'armes de Turin (1806), membre du conseil de perfectionnement de l'Ecole polytechnique , maréchal de camp (1823), directeur des poudres et salpêtres (1828). On lui doit : Mémoire sur la fabrication des armes portatives de guerre (1806) ; Dictionnaire d'artillerie (1822).

GoTUGNO (Dominique), médecin italien, né à Ruvo (Fouille) en 1736, mort en 1822. La réputation qu'il s'acquit comme professeur à l'université de Naples lui valut de ses concitoyens le surnom do Hippocrate napolitain. 11 fut médecin do la famille royale ; mais il se rendit surtout célèbre par ses travaux anatomiques et physiologiques sur ToreiUe interne. On peut citer de lui, sur ce sujet : Dissertatio anatomica (1761); De ischiade nervosa (1765) ; De sedibus variolarum (1769).

COTULE n. f. Genre de composées-anthémidées, comprenant des plantes herbacées annuelles, des régions tempérées et chaudes.

COTULÉ, ÉE adj. En T. de bot., Qui ressemble ou qui se rapporte aux cotules.

— n. f. pi. Sous-tribu de la famille des composées-anthémidées. — Une coTt'LÉE.

COTUNNITE {tu-nif — de Cotugno, n. pr.) n. f. Chlorure naturel de plomb, dont la formule est PbCl', et le poids spécifique 5,23. Ce minéral se présente en petites aiguilles blanches très brillantes, ayant un éclat perlé ou soyeux et implantées sur des blocs do laves.

COT0TELLE [tèV — àxi^VQÎ. co, et de tutelle) n. f. Tutelle dont on est chargé avec une autre personne.

COTUTEUR, TRICE (du préf. co, et de ttiteur) n. Personne chargée d'une tutelle conjointement avec une autre.

— Encycl. Le titre de cotuteur est celui donné au second mari de la mère tutrice, lorsque celle-ci est maintenue dans la tutelle par le conseil de famille ; le cotuteur est solidairement responsable avec sa femme de la

Eestion postérieure au mariage (C. civ., art. 396). Lorsque i mère tutrice a négligé de convoquer le conseil de famille avant de se remarier, elle perd la tutelle de plein droit, et son nouveau mari est solidairement responsable de toutes les suites de la tutelle indûment conservée (art. 395), mais on ne dit pas alors du mari qu'il est cotuteur, car la mère n'est pas tutrice.*

COTUI ou COTUY, ville des Antilles (île d'Ha'iti [républ. de Saint-Domingue]), au pied du mont Cibao, sur la rivière Juna; 2.500 hab. Mines de cuivre.

COTYLANTHÈRE n. f. Genre d'herbes simples, aphylles, de Java, de la famille des gentianéesexacées.

COTYLB (du gr. kottdê, cupule) n. f. Métro], anc. Mesure de capacité pour les liquides et les grains. (Elle valait environ un quart de litre; ellereprésentait la moitié du xestés grec ou du sextarius romain.) n Vase à boire.

COTYLE (du gr. kotulê, cupule) n. m.

Zool. Nom donné parfois aux cupules ou ventouses des bras des mollusques Coljle.

céphalopodes, comme on entend par Ueciocotylti un des bras modifiés chez les mâles pour l'accouplement.

— Anat. Cavité d'un os, articulée avec la tête d'un autre os.

— Bot. Herbe du genre cotylédon.

COTYLE n. f. Nom scientifique des hirondelles do rivage, qui se subdivisent dans les sous-genres stclgidoptéryx et plyonoprogne. V. hirondelle.

COTYLÉAL frad, cotyle) n. m. Portion de l'os temporal, chez certains félins.

COTYLÉDERMA n. m. Genre d'échinodermos crinoïdes cucrinoides, famille des holopidés, comprenant des formes sessilcs, sans pédoncule, à largo base, sur laquelle se dresse le calice cylindrique. (Les cotylédermas sont fossile.s dans le lias; toujours rares, de petite taille, ils se trouvent en Normandie et dans l'AUemagno méridionale.)

COTYLÉDON (du gr. kotnlMôn, cavité articulaire; de kotulê, écuollc) n. m. Bot. Feuille insérée au premier nœud do la tige d'une plante phanérogame et constituée dès la période embryonnaire (feuille séminale).

— Anat. Chacun des lobes du placenta, ii Chacun dos renflements tuberculeux et pédicules do la muqueuse de l'utérus, auxquels adhèrent les cotylédons du placenta, chez les ruminants à cornes.

— ENrrva-. Bot. Lo nombre des cotylédons est variable suivant Je» espèces végétales : cortaiaos on ont uu seul

c, Cotylédona de pois.

(lis, palmier) ; d'autres en ont deux, opposés l'un à l'autre (renoncule, persil, cyprès); quelques-unes en ont un plus grand nombre disposés en verticille (pin). De Jussieu avait iondé sur ce nombre des cotylédons une distribution du règne végétal entre trois embranchements : les dicotylédones (à deux ou plusieurs cotylédons); les monocotylédones (à un seul cotylédon) ; les acotylédones (sans cotylédons : ce sont, en réalité, les cryptogames). Chez certaines graines (ricin), les cotylédons sont foliacés; chez d'autres (haricot), ils sont épais et gorgés de réserves nutritives. Après la germination, ils peuvent se flétrir et disparaître (haricot), ou persister à l'état de feuilles végétatives (ricin).

COTYLÉDON n. m. Genre de crassulacées, comprenant des herbes à feuilles grasses, alternes ou opposées, parfois peltées, à fleurs en grappes, en épis ou en cymes. Les soixante espèces connues habitent les régions tempérées de l'ancien monde, il On dit aussi cotylkt.

COTYLÉDONAIRE {nèr') adj. Qui se rapporte aux cotylédons : On appelle corps cotyliïdonaire une masse charnue, formée par ta soudure des cotylédons. (C. d'Orbigny.)

COTYLÉDONÉ, ÉE adj. Qui est muni de cotylédons :

PhviteS COTYLÉDONRES.

— n. f. pi. Grande division du règne végétal, comprenant les plantes qui sont munies d'un ou de deux cotylédons, et répondant aux embryonées ou aux phanérogames de divers auteurs. — Une cotylédonêe.

COTYLÉMORPHE (do cotyle, et du gr. morphè, forme) aiij. En T. de bot.. Qui a la farme d'un cotyle. il On dit muins bien cotylrforme.

CoTYLEOS. Myth. gr. Surnom d'Asklépios, en Laconie, llôraklôs, blessé à la hanche par les fils d'flippokoon, et cuéri de sa blessure, avait élevé un templô à Asklépios Cotyheos (gr. xotu).!), articulation).

COTYLÉPHORE (de cotyle, et du gr. phoros, qui porte) adj. Bot. Qui porte de petites cupules, n On dit moins bien

COTYLIFÈRIÎ.

— MoU. Qui a une cotyle, en parlant des bras de quelques céphalopodes.

— n. f. Bot. Syn. de néésie.

COTYLET [Je) n. m. Bot. Nom vulgaire du genre cotylédon.

COTYLIFÈRE (de cotyle, et du lat. ferre, porter) adj. En T. de bot., Qui porte de petites excavations.

COTYLIFORME (de cotyle, et forme) adj. En T. de bot.. Qui a la forme d'une écuelle.

COTYLOÏDE [lo-i ~ du gr. kotulê, cotyle, et eidos, aspect) adj. Anat. En forme de cotyle; qui a rapport aux cavités appelées cotyles : La cavité cotyloÏde de l'os iliaque.

— Zool. Cavités cotyloïdes. Chez les insectes, Cavités dans lesquelles s'articulent les hanches. [Les cavités cotyloïdes sont dites fermées, quand elles décrivent une courbe complète ; ouvertes, lorsqu'il y a, en arrière, solution de continuité dans leur pourtour (Bedel).]

GOTYLOÏDIEN, ENNE {lo-i-di-in, en') adj. En T. d'anat., Qui appartient, qui a rapport à la cavité cotyloïde de l'os iliaque.

COTYLORHIZA n. m. Zool. Genre de méduses discophores, groupe des rliizostomos, famille des céphéidés, comprenaut des formes très voisines des céphées, et dont l'espèce type est le cotylorhiza tuberculata, do la Méditerranée.

GOTYORA, ville grecque de l'anc. Asie Mineure, sur le rivage méridional du Pont-Euxin, où Xénophon, pendant la retraite des Dix mille, s'arrêta avec ses compagnons.

GOTYS ou COTYTTO. Myth. gr. Déesse de l'impudicité- Son culte passa de la Thraco dans l'île de Cliios et à Corinthe, puis, au v° siècle, à Athènes. Cotytto était ordinairement associée au Dionysos thrace; on célébrait sa fête par des danses obscènes.

GOTYS, nom commun à plusieurs rois de Thrace, qui se disaient descendants d'Eumolpos. Les principaux furent : Cotys I", allié, puis adversaire d'Athènes (première moitié du iV s. av. J.-C). [II maria sa fille à Iphicrate, et

mourut assassiné ~ ~ ~

mains, et qui fournit ensuite des troupes à.

Persée, roi de Macédoine, pour les combattre. [Son fils ayant été fait prisonnier, lo sénat le lui rendit néanmoins sans rançon et

lui accorda la paix (167 av. J.-C.)l; — Cotys III, lequel gagna Calpurnius Pîso, proconsul de Macédoine. [11 envoya des secours à Pompée contre César] ; — Cotys TV, fils du précédent, contemporain de la bataille d'Actium. [Il mourut jeune, laissant deux fils]; — Cotys "V, qui partagea le royaume de Thrace avec son oncle, et obtint d'Auguste, dans ce partage, la portion la mieux civilisée. [II se distingua par son goût pour les lettres. Ovide lui dédia l'une de sesPontigues. Co Cotys fut tué par son oncle Hhescuporis]; — Cotys VT, fils du précédent, transféré par Caliguladans la Petite-Arménie. — Ce nom de Cotys a été porté encore par des rois de Cappadoco et du Bosphore, (jui sont connus surtout par leurs monnaies.

COTYTTIES {ti-ti) n. f. pi. Ant. gr. Fôtes que l'on célébrait en l'honneur de Cotys ou Cotytto, déesse thrace de l'impudicitô. Il Mystères de Cotytto. (On dit aussi coïyt-

TÉES.)

Cotytto. Myth. gr. V. Cotys.

cou (autrefois col, qui s'emploie encore poétiquement ^ du lat. collum) n. m. Partie du corps qui joint la tôto aux épaules, chez l'homme et les animaux : S entourer le cou dune cravate, /m girafe a un long con.

— Poétiq. Cou d'ivoire, de Us, d'albâtre, de neige. Cou d'une blancheur éclatante. Il Cou de cygne. Cou blanc, élancé et flexible. (On dit aussi col.)

— Cotys II, d'abord allié des Ro-

Monaaie de Cotys,

— Fam. Cou de cigogne, de grue, Cou /ong et maigre.

— Loc. fam.: Jusqu'au cou. Plongé par- dessus les épaules : Se mettre dans l'eau jusqu'au cou. Il Fig. Complètement, tout à fait : Etre dans la 7nisère jusqu'au cou.

Il La corde au cou. Une corde passée autour du cou, en signe d'humiliation, et par assimilation aux criminels que l'on va pendre. — Fig. Dans uue situation désespérée.

Il La bride sur le cou. Se dit proprement d'un cheval à qui ou abandonne la bride pour le laisser aller en liberté, et, fig-, d'une personne sur laquelle on n'exerce aucune contrainte, n Pendre quelqu'un par le cou, L'attacher à un gibet pour l'étrangler, il Tendre le cou. Subir avec résignation une grande injustice, une violence, n Couper le cou, Séparer la tête du corps, trancher la tête, ii Tordre le cou, Tenir, avoir son cou tordu, la tête étant plus ou moin.s tournée vers l'une dos épaules ; Les courtisans d'Alexandre TORDAIKNT LE coD pour imiter leur maître, qui penchait un peu la té.te. — Faire mourir en tournant le cou et rompant les vertèbres : Tordre le cou à U7i poulet, à des pigeons. — Tuer, donner la mort, en général, il Se rompre, Se casser le cou, Se tuer en tombant, ii Rompre, Casser le cou à quelqu'un, Le tuer, et fig., L'empêcher de réu.ssir, de parvenir à son but; le perdre, il Prendre ses jambes à son cou, S'enfuir au plus vite, il Se jeter, Sauter au cou de quelqu'un, L'embrasser avec empressement, avec effusion, il Etre toujours pendu au cou de quelqu'un. L'embrasser très fréquemment.

— Par anal. Partie longue et étroite par où l'on emplit et l'on vide certains vases : Le cou d'une bouteille.

— Arcliit. Petit dégagement, ménagé entre deux moulures rondes.

— Mar. Cou de cygne. V. col de cygne. 11 Tuyau en cou de cygne. Tuyau allongé terminé par une partie à angle droit.

— Min. Travail à cou tordu. V. la partie encycl.

— Techn. On nomme cou de cygne, en carrosserie, la

f partie courbe qui, dans une voiture à quatre roues, réunit a caisse à l'avant-train. ii Un cheval a l'encolure en cok de cygne, selon l'expression employée en terme de manège, lorsque son cou et sa tète forment une double courbe rappelant celle du cou d'un cygne.

— Encycl. Anat. V. cervical.

— Min. Le travail à cou tordu est une manière de travailler, dans laquelle le mineur est couché sur le côté. Cette manière d'opérer a lieu lorsque la couche à exploiter n'a qu'une très faible épaisseur. L'ouvrier, quelquefois complètement nu , se couche de son long sur un côté, ayant quelques chiff"ons, assujettis au moyen de planchettes, sur le bras et la cuisse qui touchent lo sol. Dans cotte position, il entaille le mur et le toit, avec un outil approprié, puis il fait tomber le minerai ainsi dégagé en se servant d'une lame de fer en forme de coin. Il produit ainsi une excavation, dont il soutient le toit, d'abord avec de petits étais de bois, puis, à mesure qu'il avance, avec les déblais improductifs.

COUA n.m. Nom vulgaire des oiseaux du genre coulicou.

COUAC {kou-ak') n. m. Nom, dans certaines colonies, à la Guyane notamment, d'une farine de manioc grossière. Il On écrit aussi couaque.

— Agric. Sorte de faux.

— Mus. Son faux, discordant, qui s'échappe d'un instrument de musique ou du gosier d'un chanteur : Faire un COUAC. Les COUACS d'une clarinette, d'un cornet.

— Interjectiv. Onomatopée imitant le cri du corbeau.

COUAGGA n. m. Espèce de zèbre, aujourd'hui disparue, qui habitait le sud de l'Afrique.

— Encycl. ÎjO couagga ou demi-zèbre {hippotigris cuagga) était brun ou cliâtain rayé de blanc seulement en avant; la tète, l'encolure, la poitrine ot les épaules étaient couvertes de fines raies claires allant en mourant vers les flancs. On connaît quelques spécimens empaillés existant dans les musées d'Europe : le Muséum do Paris en possède un. Lo couagga vivait exactement au N. de la colonie du Cap, au S. du fleuve Orange.

GOUAILLE {kou-a-ill [Il mil.] — rad. q,ueue) n. f. Laine de qualité inférieure, coupée près de la queue, ii Nom donné, en Bretagne, aux extrémités d'un étang, qui restent à sec quand les eaux sont basses : Les gouailles d'uti étang.

COUAIS (^'ou-f') interj. Cri pour faire taire les chiens qui crient mal à propos, il On dit aussi tout couais.

COUALIOS (li~oss) n. m. Couvain de rebut des vers à soie ; œufs de vers à soie tardifs à éclore.

GOUANGO IQuango, Coango, Koango, Kouango, Cuango)., grande rivière do l'Afrique occidentale, qui prend sa source, entre 2.000 et 3.000 mètres d'altitude, sur les pentes orientales do la cliaîno des monts N'TalIa Mangongo, à l'est du district de Luanda (colonie portugaise d'Angola).

Sou cours, orienté d'abord du S.-E. au N.-O., sert de ligne do séparation aux possessions portugaises ot à l'État indépendant du Coul^o, entre sa source et le 6" degré de latitude méridionale, sur un parcours d'environ 70 kilom. Il se dirige ensuite au N.-E. et coule à travers l'Etat du Congo pendant 300 kilom., pour aller se jeter, par un large dtdta formant un lacis de canaux e1 d'îles, dans la rivière Kassaï, dont il constitue le plus important affluent de gauche. Le Couango reçoit lui-même de nombreux affluents. La partie inférieure de son cours est navigable sur environ 275 kilom.

GoUANZA (Coanza, Quanza, Quouanza), fleuve côticr do r.A.friquo occidentale (colonie portug. d'Angola). Il sort du lac Moussombo, au S. du nœud orographique que forment, dans le pays de Bilié, les monts Oulondo. Il coule d'abord du S.-O. au N.-E., contourne le Bihé, court ensuite du S. -K.au N.-O., en servant de limite entre les districts do Loanda et de Dongurla, et se jette dans l'Atlantique, à 400 kilom. environ au S. do l'embouihure du Congo. Son cours, alimeuté par de nombreux affluents de droite et do

^£i«ft

Couagga.

lJ'ar;:ont à un lion cuuaril d'azur.

gaucho, est d'environ 950 kilom. au uuià de son emboucliui'o. lar^'O de 2 kilom., ses eaux jaunes pônôtront dans colles tle lAtlantiquo, jusqu'à près do 2-t kilom. do la côte, sans s'y mélanger. A 1 ombouchuro m^mo existe un© barre qui, changeant conslammont do place, ost dangorouso pour la navigation. Des navires calant de 2 à 3 mètres pevivont la Tranchir à marùo haute, ot remonter le fleuve pondant 225 kilom., jusqu'aux chutes do Cambambé, où se trouve le point commercial de Dondo. Depuis lo 18 octobre 1892, le fleuve Couanza, dont la navigation était résorvée jusqu'alors aux bâtiments portugais, a été ouvert aux vaisseaux de toute nation.

COUAQUE n. m. Comm. V. couac.

COUAR n. m. Nom vulgaire de la corneille commune.

COUARD {kou-ar'), ARDE [rad. queue] adj. Poltron, lâche : llumme couard. Chiens couards. Il Qui annonce la couardise, la poltronnerie ; qui est inspiré par elle : Mine COUARDE, il Substauliv. : Un franc couard.

— Blas. So dit du lion qui a la queue entre les jambes.

— n. m. Nom quo les boucîhors donnent à uno partie du bœuf dite aussi

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