‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 36 sur 870 · CLAIRVAUX — CLAN · texte numérisé non relu

CLAIRVAUX — CLAN

d'une étendue de doux kilomètres, renfermait dix-sept ateliers, parce que, d'après la règle, tout ce qui était à 1 usage des religieux devait être fabriqué dans la maison. Sa Bibliothèque, riche en manuscrits précieux, fut dispersée avec les moines, au moment de la Révolution.

Les bâtiments de l'abbaye, qui avaient été rebâtis au xiii" et au xviii* siècle, furent convertis, sous la Restauration, en maison centrale. Ds contiennent actuellement à peu près quatorze cents prisonniers et renferment les détenus de droit commun condamnés à une peine de un à cinq ans d'emprisonnement, ainsi que les militaires ayant à subir la détention. Une section y est réservée aux condamnés politiques.

— BiBLioGR. ; H. d'Arbois de Jubainville , Etude sur télat intérieur des abbayes cisterciennes , et principalement de Clairvaux (Troyes, 1858).

Clairvaux, comm. de

r.A.veyron, arr. et à 15 Uil. do

Rodez, sur l'Addy, affl. du Dourdou ; 1.788 h. Outres à vin.

Clairvaux, ch.-l. de canton du Jura, arrond. et à 19 kilora. de Lons-le-Saunier, sur un plateau près du confluent du Drouvenant et du ru du Lac. déversoir des tacs de Clairvaiuc ; 976 hab. Pierre de taille. Tanneries, scieries. — Le canton a 25 comm. et 5.811 hab.

Clairville { Louis-Fran<;ois Nicolaie , dit), auteur dramatique, né à Lyon en 181 1, mort à Paris en 1879. Fils d'un comédien, il débuta, dès 1821, comme acteur au théâtre du Luxembourg, dont son père était directeur, et il écrivit pour ce théâtre une quarantaine de petites pièces. En 1836, il passa à l'Ambigu, oii il fut acteur et régisseur; mais, après son premier grand succès : 1836 dans la lune, il fut exclusivement auteur dramatique. Doué d'une extraordinaire fécondité, plein de verve, de gaieté bouffonne, d'ingéniosité, il écrivit soit seul, soit avec de nombreux collaborateurs , plus de six cents pièces, dont quatre cent cinquante ont été imprimées. Parmi ses vaudevilles, ses comédies, ses féeries, ses opérettes, ses revues, genre dans lequel il excellait, etc., nous nous bornerons à citer : le Page et la Batiseuse (1838); les Petites Misères de la vie humaine ( 1843) ; ies Sept châteaux du diable (1844) ; Satan ou le Diable à Paris (1844); les Pommes de terre malades {\Si&) ; Gentil- Bernard (1846) ; Roger Bontemps (1848) ; La propriété, c'est le vol (1848): les Représentants en vacances (1849); la Corde sensible {\%^\); les Enfants terribles (1856); les Chants de Béranger (1857) ; Peau d'Ane (1863) ; Cendrillon (18661 ; les Parisiens à Zonrfres (1867) ; le Diable boiteux (1867); ta Queue du chat {\S1U ; la Fille de il/""" Angot (1873); les Cloches de Comevilie (1877) ; Jeanne, Jeajinette et Jeanneton (1877) ; Babiole (1878) ; etc. Clairville, qui fut membre et président du Caveau, a laissé un volume de Chansons et poésies {IS53). — Son neveu, Charles Nicolaie, dit Clairville, né à Paris en 1855, a fait jouer un grand nombre de revues, de comédies et d'opérettes.

CLAIRVILLÉE n. f. Bot. Syn. de cacosmie.

CLAIRVOISÉ, ÉE {klér) adj. Se dit des peaux et des parties de peaux, notamment de celles des moutons, minces et transparentes après l'opération du remaillage.

CLAIRVOYANCE {klèr-voa-ianss) n. f. Pénétration, sagacité de l'esprit, aptitudes à juger les choses.

— En T. de magnét., Faculté attribuée aux personnes soumises à l'influence magnétique de voir à distance et à travers les corps opaques, de pénétrer la pensée, etc.

— Anton. Aveuglement.

CLAIRVOTAMT {klèr-voa-ian), ANTE adj. Qui a bonne vue, qui jouit de la vue : Aveugle devenu clairvoyant. (Peu us.)

— Fig. Perspicace, doué d'un esprit pénétrant : On est aaeugle sur ses défauts, clairvoyant sur ceux di^s autres.

— Substanliv. : Les clairvoyants ont le sens du toucher moins développé que les aveugles.

— Anton. Aveugle.

Glaise, aftluent droit de la Creuse, né à Luant fl2 kilom. S.-O. de ChâiPauroux), et arrosant les départements d'Indre et Indre-et-Loire, une fois grossie do l'Aigronne (ou Egronne), elle se perd dans la Creuse, près de la Hav^- Descartes, après 86 kilom. de cours. Emissaire de la région marécageuse et imperméable appelée Brennn. elle a do fortes crues et un débit surabondant pour sa longueur.

Claix, comm. de l'Isère, arrond. et à 8 kilom. de Grenoble, près du Drac, au pied dos monts do Lans ; l .250 h. Vignobles, Papeteries, carrières. Pont sur lo Drac, construit par Lesdiguières.

ClajuS (Johann). V. Clay.

CLAM tklam' — du lat. clamare, crier) n. m. Dr. anc. Action en justice. (V. clain.) Il Dans lo Dauphiné, Citation par cri public d'un absent ou d'un conlumax.

— Métrol. Petite division de poids, autrefois en usage au Siam pour les monnaies et les mati<''res précieuses. Son équivalent, dans notre système, est de 2>%2851.

CLAHABLE 'rad. ctamer) adi. Dr. coût. Se disait, dans la coutume de Normandie, d un bien sujet à l'exercice d'un retrait seigneurial, lignagfer ou conventionnel.

ClamagERAN (Jean-Ziiies), homme politique français, né en 1827 à !a Louisiane et naturalisé Français eu 184G. Docteur en droit en 1851 et avocat à Paris, il fonda, en 1861,

Clairville.

Abbaye de Clairvaux.

VUnion protestante libérale. Il fît partie du groupe politi- (|ue qui organisa l'opposition légale au gouvernement de Napoléon III, et fut impliqué dans le procès des Treize. Adjoint à la mairie centrale do Paris après le 4-Septembre, démissionnaire en février 1871, il rentra dans la vie publique, en 1876, comme membre du conseil municipal de Paris. Conseiller d'Etat en 1879, sénateur inamovible en décembre 1882, chargé du portefeuille des finances dans le premier cabinet Brisson (6 avr. 1885), il se retira, dix jours après, pour raisons de santé, et fut remplacé par Sadi Carnet. Il a publié, entre autres ouvrages ; Du louage d'industrie, du mandat et de la commission (1856) ; Histoire de l'impôt en France {19,^1 -\Z1&) \ le Matérialisme co7item- ;»oj'am(1869); Souvenirs du siège de Paris {1812}; la Réaction économique et la Démocratie (1890).

CLAMANT {man — rad. clamer) n. m. Dans le droit coût.. Demandeur, quelquefois saisissant, il Ketrayant, dans la coutume de Normandie.

ClAMART, nom d'un ancien cimetière de Paris, situé dans le faubourg Saint-Marcel. Il devait sa dénomination à un hôtel dit " do Clamart », possédé par une famille qui avait des biens dans le village appelé n Clamart ».

— Histoire. On n'est pas fixé sur l'époque à laquelle une partie de l'enclos fut achetée par l'Hôtel-Dieu de Paris et transformée en cimetière pour y enterrer ses morts ; mais ce no fut pas avant la deuxième moitié du xvii* siècle. Après 1789, on y enterra des suppliciés. Le corps de Mirabeau y fut inhumé, lorsqu'on l'enleva du Panthéon pour faire place à celui de Marat. En 1814, le cimetière fut désaffecté et, en 1833, l'administration de l'Assistance publique fit construire sur son emplacement une aunexe de l'Ecole pratique de médecine destinée aux dissections.

Clamart, comm. du dép. de la Seine, arrond. et à 4 kilom. de Sreaux ; 6. 283 hab. {Clamartois, oises ou Clamariots, oies.) Ch. de f. Ouest. Carrières de pierres, blanchisseries, toiles; pépinières, culture maraîchère. Eglise ogivale du xvi' siècle. — Le bois de Clamart, partie de la forôt de Meudon, est la promenade favorite de la population ouvrière de Paris.

CLAMBE ou CLAMBUS {klan-buss) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des clambidés, comprenant de très petites formes globuleuses, à grande tête, pouvant se replier en boule.

— Encycl. On connaît cinq ou six espèces de clamhes ; toutes sont rousses ou brunes et vivent dans les débris végétaux, les champignons; elles habitent l'Europe. Le clambus armadillo n'atteint pas 1 millimètre de long; il est commun dans les fagots, les vieilles souches, avec le clambus minutus, un peu plus grand.

CLAMBIDÉS {klan) n. m. pi. Famille d'insectes coléoptères clavicornes, dont le genre clambus est le type, et que l'on subdivise en deux tribus : clainbinés (genres cahjptomerus, clambus, loricaster), et cybocéphalinés (genre cijbocephalus). — Un clambidé.

CLAMEAUX (ma) n. m. pi. Sortes do crampons à deux pointes coudées, dont on se sert pour l'établissement des charpentes. (Quand les deux pointes coudées se trouvent dans le même plan, on dit que les clameaux sont plats ; quand, au contraire, ies pointes se trouvent dans des plans perpendiculaires, on dit qu'ils sontâ face ou à. deux faces.) Il Lo singulier clamkac est peu usité.

Clamect, ch.-l. d'arrond. de la Nièvre, à 73 kilom. de Nevers, au confluent de l'Yonne et du Beuvron, sur le canal du Nivernais; 5.501 hab. {Clat/iccjjcois, oises.) Ch. de f. P. -L.-M. Tribunaux de 1" instance et de commerce, collège communal, bibliothèque. Manufacture de drap, faïencerie, tannerie, cordonnerie, chaudronnerie, papeterie. Ville accidentée, rues rapides et tortueuses. Eglise Saint'Martin (xm"-xv" s.): église de Bethléem dans un faubourg de même nom, qui fut, à dater du xiii' siècle jusqu'à la Révolution, lo refuge de l'évèque j« partibus de Bethléem, chassé de la Terre sainte par les musulmans.

Au port de Clamecy se forment des trains de bois de chauffage qui, par l'Yonne et la Seine, descendent jusqu'à Paris. Jean Rouvet, qui inventa, au xvi* siècle, le flottage à bûches perdues, a sa statue sur lo pont do l'Yonne.

— L'arrondissement a 6 cant. , 93 comm., 63.429 hab.; le canton, li comm.

Armes de Clamecy.

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