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Clamenges, théologien français. V. Clémangis. CLAMER flat. clamare) v. a. Appeler, n Demander, réclamer, il Nommer. (Vieux mot.)
— Dr. anc. Citer en justice, ii Publier, proclamer.
— V. n. Faire des exclamations, crier.
CLAMESI n. m. Acier du Limousin, qui était réputé un des meilleurs avant l'invention des fours Martin.
CLAMEUR (lat. clamor) n. f. Cris violnnts et tumultueux. Il Plaintes, réclamations, improbations passionnées ou bruyantes : On veut bien faire des malheureux, rnais on souffre d'enteiidre leurs CLAMicuns. (Volt.) Il Clameur publique, Expression tumultueuse du mécontentement public.
— Poétiq. Bruits, fracas quelconques : Les clameurs du vent, de la tempête, des cloches.
— Dr. anc. Citation en justice. (V. clain.) n Saisieexécution. Il Clameur féodale, Retrait féodal. Il Clameur lignagère, Retrait lignager. Il Clameur révocatoirc. Demande de rescision d'un acte, pour cause de lésion, dans la coutume de Normandie, ii Clameur de haro. V. la partie encycl. n Sommation de comparaître sur-le-champ devant le juge. Il Claineur au ciel,Sone û'^ppel àlajusticede Dieu ; cérémonies par lesquelles on protestait contre les injustices commises par des hommes puissants contre lesquels l'emploi de la justice était impossible ou sans effet.
— Encycl. Clameur de haro. On appelait /(o;'o une formule juridii^ue prononcée, dans des cas d'urgence, pour arrêter une atteinte portée à la personne ou aux biens. Celui qui voyait commettre un crime devait, d'après la coutume de Normandie, crier le haro, et toutes les personnes qui l'avaient entendu devaient prêter main-forte pour arrêter le coupable. L'accusé arrêté à la suite d'une clameur de haro était traduit presque sans délai devant la justice. La clameur faisait considérer celui qui avait crié comme investi d'une fonction publique ; il pouvait arrêter lui-même le coupable. Mais, pour que ce droit ne devînt pas une source d'abus, celui qui avait crié à tort encourait une forte amende. On permit d'arrêter de la même façon les entreprises contre les biens; mnis la clameur, autorisée pour un trouble de fait apporté à la possession, no l'était plus pour une dcpossession complète. En 1274, un édit du parlement de Paris avait aussi obligé les habitants, chaque fois qu'ils assistaient à un acte de violence, à pousser un cri, une clameur, pour obliger ceux qui l'entendraient à poursuivre et à arrêter le criminel. La clameur de haro a été usitée aussi en Angleterre, eu Allemagne et dans les pays Scandinaves.
— Syn. Clameur, clabauderie, cri, etc. V. clabauderik. CLAMEUX [/neù), EUSE [du lat. clamosiis] adj. Criard, qui
pousse des cris. (Vieux.)
— Chasse clameuse. Chasse que l'on fait à grand bruit pour effrayer le gibier.
CLAMEUX [meic) n. m. Nom vulgaire du bruant.
Clam-GALLAS (Edouard, comte de), général autrichien, né en 1805 à Prague, mon en 1891 à Vienne. Entré dans l'armée en 1823, il devint général-major en 1846, se distingua en 1848 en Italie et ^^agna, dans la campagne de 1849 contre la Hongrie, le grade de feld-maréchal lieutenant. Il commandait, à Magenta et à Solférino, le l*"" corps d'armée, qu'il conduisit en 1866 contre l'armée de Frédéric-Charles. Battu à plusieurs reprises (à Mùncbengriltz, Podol, Huhnerwasser et GitschinJ, il rentra dans la vie privée après la campagne.
Clam - MARTINITZ ( Charles - Joseph - Népomucène- Gabriel, comte de), général autrichien, né è Prague en 1792, mort en 1840. Il fut aide de camp du prince de Schwarzenber^, assista au congrès de Vienne, remplit plusieurs missions diplomatiques, devint, en 1835, aide de camp de l'empereur, et fut toute sa vie l'un des coopérateurs les plus dévoués de la politique de Metternich.
Clam-MARTINITZ (Henri-Jaroslaw, comte de), fils aîné du précédent, homme politique autrichien (Tclièque), né à Saint-Georges (Hongrie) en 1826, mort à Prague en lb87. Il entra dans la carrière administrative et devint, en 1856, président de la Galicie orientale. Au lendemain de la guerre d'Italie. François-Joseph II crut devoir modifier sa politique intérieure. Clam-Martinitz donna sa démission. Appelé, en 1860, à faire partie du conseil do l'empire, il demanda la réorganisation de la monarchie autrichienne sur des bases plus libérales ; le gouvernement ayant renoncé à donner satisfaction aux vœux des nationalités non allemandes, Clam-Martinitz s'unit à l'opposition et devint un des chefs des fédéralistes. Au Reichsrath de Vienne, il s'unit à Palacky et à Rieger pour demander, au nom des Tchèques, le couronnement de l'empereur-roi d'Autriche-Hongrie comme roi do Bohême, et l'autonomie de ce pays.
CLAMP {klan) n. m. Mar. Pièce de bois appliquée contr© un mât ou une vergue, pour le soutenir et l'empêcher d'éclater.
— Chir. Grande pince à forcipressure. V. ce mot. CLAMPE n. f. Sorte de crampon ou de clou à deux
branches, à l'usage des charpentiers. Syn. de clameaux. CLAMPIN, INE {klan — origine inconnue) adj. Pop. Paresseux, musard, flâneur, ii A signifié Boiteux : Le duc du Maine, tout clampin qu'il est... (Lettres galantes.)
— Substantiv. : Un clampin. i'»e clampine. CLAMPINER {klan) v. n. Pop. Faire le paresseux, lo
clampin.
CLAMPONNIER {klan-po-ni-é) n. m. et adj. Se dit d'un cheval loni?-jointé, ou qui a les paturons longs, effilés et trop pliants.
CLAMYDE n. f. Cost. anc. V. chlamyde.
CLAN (de l'écoss. A/aan, enfant) n. m. En Ecosse, Réunion en tribu d'un certain nombre de familles, sous un chef héréditaire : Z,e clan de Campbell, de Douglas.
— Par ext. Réunion, groupe d'individus de même classe, do même caste, de même profession : Le clan des méco7itents, des nubles, des poètes.
— Encycl, Le clan est une organisation primitive de la famille qui existait chez les Celtes des îles Britanniques, en particulier chez les Irlandais et les highlanders d'Ecosse. La société se trouvait comprendre un certain nombre de clans dont les membres, unis par la parenté, se considéraient comme descendant du même ancêtre que leur chef. On désignait chaque clan par le nom du chef oa plutôt de l'ancêtre réel ou présumé de ce chef. L'idée de descendance commune se trouvait exprimée en Irlande par les mots O ou Mac, en Ecosse par lo mot Mac, précédant le nom de famille. Mac-Donald, par exemple, signifiant lo fils do Donald, était devenu le nom adopté par la tribu entière. La propriété était collective dans le clan. Lo système des clans a été aboli en Ecosse en 1747, après la grande insurrection de 1745.
CLAN (du wallon clamm, crampon) n. m. Mortaiso pratiquL^o dans la muraillo ou dans un endroit queloonquo du naviro, pour recevoir un rôa et tenir lieu de poulie, il Instrumont à l'usago des parcnoniiniors. (11 se compose d'un morceau de bois, à l'aide duquel l'ouvrier peut arrêter les peaux sur la lierso, afin de les parchoniiner.) [On écrit aussi
CLANl>.]
CLANCHE n. f. Nom des crochets qui, dans certains métiers ù lisser, la tunlfjenny notamment, commandent la rotation du cvlindro en enravant le fonctionne- chm .In pnulio ment d'un ressort, li l)ans le nord de la A, cUin ; B, r^n. France et aussi en Hol^'ique, dans la province du Brabant, Nom donné au loquet qui sert à former une porte.
CLANCULAIRE (làr — du lat. clam, secrètement) n. m. Nom donné à des anabaptistes qui se cachent pour célébrer les e-xoreices do leur cuite, avec l'idée (ju'ils n'ont point à rendre compte de leur croyance au public.
CLANCULUS [htss) n. m. Genre de mollusques pastéropoiirs a^]'ld.d,l■anclles, famille des trochidés, ronlermant des r.ii-iiu's a coquille perforée ou dépourvue d'ombilic, en cône ou en forme de sabot, et dont les espèces sont réparties dans les mers chaudes et tempérées. (Les terrains tertiaires renferment quelques espèces fossiles. L'espèce type du genre est le vlanciUus l'/iaj-aonius, de la mer Rouge.)
CLANDESTIN {dè-slm}, INE [lat. clandestinus ; do clam, socrèteraentj adj. Qui se fait en secret, en cachette : Rapport CLANDESTIN. Di'marches clandestiniîs. Il Où il se passe quelque chose de secret : Maison CLANoiiSTlNE- il Qui agit en secret, qui cache soigneusement ses actions : M. de Latouche était CLANDESTIN. (Sto-Beuve.) [Peu usité.]
— Dr. Mariage cUindestin. Celui qui a été contracté en dehors des conditions do publicité que la loi prescrit.
11 Marché clandestin. Marché prohibé par la loi, comme conclu sans cause ou fondé sur une cause immorale, il Possession clandestine, Possession que l'on cache à ceu.x qui auraient intérêt à la connaître.
— Anton. Autorisé, avoué, public, reconnu. CLANDESTINE {dé-stin — rad. clandestin, parce que les
tiges de cette plante croissent en terre ou sous la mousse) n. f. Genre de plantes parasites, de la famille des orobranchées, comprenant une seule espèce qui croit dans l'Europe centrale et méridionale et dont le nom scientifique est lathrxa. (V . laturée.) il On l'appelle aussi madrate, et
HERBE k LA MATRICE.
CLANDESTINEMENT (rfé-s/i) adv. En secret, d'une façon clandestine : Se marwr clandestinement.
CLANDESTINITÉ {dé-sti) n. f. Caractère, vice légal de ce qui est secret, clandestin : La clandestinité est un empêchement dirimant du mariage.
-^ Encycl. Dr. La clandestinité est le défaut de publicité de certains actes ou de certains droits qui doivent, d'après la loi, se manifester au su et au vu de la société; il en résulte un vice qui entache d'irrégularité ces actes et ces droits. C'est surtout en matière de mariage et de possession que la pratique a consacré l'expression de clandestinité pour désigner l'absence de publicité.
Nos anciens jurisconsultes appelaient mariage clandestin celui qui avait eu lieu sans le consentement du père et de la mère. Une ordonnance do 1556, confirmée en 15Î9, déclara que les enfants, en ce cas, pourraient être exhérédés par leurs parents. Une ordonnance de 1G39 les déclara, eux et leur postérité, déchus ipso facto de tous droits provenant de testaments ou de contrats de mariage. Depuis le Code civil, il y a clandestinité du mariage quand il y a eu absence de publicité dans la célébration (C. civ., art. 165 et 191). Les formalités qui constituent cette publicité sont: les publications, l'intervention de l'officier de l'état civil, la célébration dans la maison commune. La clandestinité est une cause do nullité absolue qui peut être proposée par toute personne intéressée et par le ministère public. Mais toute contravention aux règles sur la publicité ne rend pas nécessairement le mariage nul ; le juge a ici un pouvoir d'appréciation. La clandestinité ne résultera jamais, notamment, do la seule omission des publications. Le mariage clandestin ne doit pas être confondu avec le mariage secret, mariage qui a été contracté valablement, mais que l'on a cherche à dissimuler au public. Il y a clandestinité, en matière de possession, lorsque celle-ci n'est pas exercée au su et au vu de ceux qui auraient intérêt à la connaître; la clandestinité est un obstacle à la proscription. Elle ne peut être invoquée que par ceux à l'égard desquels la possession a été clandestine. I,a possession, clandestine à sou origine, devient utile à l'effet de prescrire à dater du jour où ce vice a cessé. La possession clandestine n'est protégée par aucune action iJossossoire.
CLANGUEUR (gheur — du lat. clangor, cri perçant) n. f. Nom par lequel on désigne les cris retentissants do certains oiseaux comme le butor, etc.
CLANGULA n. m. Nom sciontilioue d'un sons-genre do canards ayant pour type le garrot (lucephala ctani/ula). [Le nom clo hacr/i/inlu doit f'tro préféré comme plus ancien.)
ClannaHMINAMUM, tribu indienne de l'île de Waiipatoo. Elle présente les mêmes caractères physiques et linguistiques que les Clahnaquah.
Clanricarde (Ulrich dis BriRoii, comte, puis marquis DK), homme d'Etat anglais, né i Londres on 1601, mort A .Sornerluil en 1657. Membre du parlement (ir.;i9-ici0), il accompagna Charles I" dans l'oxpéilition d'Ecosse. En 1641, il fut mis A la tête do l'armée anglaise dans le Connaught, mais il m' |int résister aux parlementaires qui, on 1652, entraient A Galway. Lui-même no fut pas inquiété et .se rôtira dans son cli.lieau do Somorliill. lia laissé : Memoirs of the marquis of Clanricarde (1722); Memoirt aud letlers{n:,n).
ClanWILLIAM, comté do l'Afrique australe (colonio ilii Cap), arrosé par la rivière Olifant; 11.5K0 hùb., sur l.'.O.-.y kil. .:u-r. -^ Ch.-l. Clanwilliam.
CLA0TRACHELU8 n. m. Bot. Syn. do vehnonih.
CLAOXYLON {ksi) n. m. Genre d'euphorbiacéos, comprenant des plantes ligneuses qui croissent dan» l'Asie et l'Afrique tropicales. Il On les appelle vulgaironionl uois VIOLON, aux îlos Mascaroignes.