COUSIN
limitée à l'O. ot au N. par lo Comminges et lo Toulousain, à l'E. par lo comté do Foix et au S. par les Pyrénées. Saint-Lizier, capitale de ce pays, fut détruit on 1130.
Actuellement, le Couserans dépond du départrmont do l'Ariègo, où il forme la majeure partie du bassin du Salat ut do l'arrondissomont do Saint-Girons.
('etto région, très boisée et très pittoresque, renferme dos eaux minérales renommées, do nombreuses curiosités archéologiques ot des mines de fer et do plomb abondantes.
COUSEUSE {zeuz') n. f. Ouvrière qui coud des étoffes. n Ouvrière q ui coud des livres à brocher. (On l'appelle plus fréquemment brochedsf..) h Ancien nom do la machine à coudre. V. couture.
— Encycl. Les causeuses mécaniques se classent en plusieurs catégories, suivant la nature du point de couture que chacune d'elles fournit. On a ainsi ; les couseusos à point du surjet, à point de chaînette, à point de navette a deux fils, et enfin ù. point double de chamette à deux fils.
COUSIN [zin), INE [du lat. consobi-inus] n. Personne née ou descendant de loocle ou de la tante d'une autre : Cousins issus de germains. Codsin au troisième degré.'
— Par ext. et fam. Ami intime : Faites cela, et nous sero7ïS COUSINS. — iVêlre pas cousins, Etre mal ensemble.
Il Personne ou chose qui a de grands rapports avec une autre, qui n'en diffère que peu : Tout philosophe est cousin d'un athée. {A. de Muss.) n On dit aussi codsin germain.
— Cousin germain, Cousine germaine. Cousin, Cousine immédiatement issus de l'oncle ou de la tante, il Cousin, Cousine à la mode de Bretagne. Au sens propre. Se dit le plus souvent d'un parent, d'une parente éloignée, dont la parenté serait difflcile à établir.
— Mon cousin, Titre que le roi de France donnait aux princes du sang, aux pairs, aux cardinaux, aux maréchaux, aux grands d'Espagne, dans certaines circonstances.
— Arg. Dans les ateliers métallurgiques, les ouvriers appellent cousi7is de la gueule noire leurs compagnons spécialement attachés au service do la forge.
— Coût. Cousin, Chantoau de pâtisserie plus délicate réservé aux parents et amis, dans ladistribution du pain bénit.
— Loc. PROv. : Le roi n'est pas son ccusin, II est si fier, ou si heureux, que le roi ne lui semble pas un parent digne de lui.
— n. f. Arg. Homme qui a pour d'autres hommes dos complaisances honteuses. Syn. tante.
Cousin Pons (le), roman de Balzac (1847).— Pons, surnommé lo pique-assiette, parce qu'il trouve moyen de ne jamais dîner chez lui, est un très brave homme, qui dépense ses maigres rentes à collectionner des tableaux, des porcelaines, des tabatières, et toute espèce d'objets d'art. Personne, autour de lui, ne soupçonne la valeur de son musée. Aussi le traite-t-on en parent pauvre, presque en mendiant. Pas d'avanie dont il ne sott abreuvé. Finalement, il se décide à ne plus dîner en ville. Quand on apprend que sa collection vaut plus d'un million, voici que s'empressent autour de lui tous ceux qui l'avaient renié. Pons est tombé malade : sans défense contre les manœuvres de son entourage, et surtout d'une tourbe de gens infimes, qui disputent la proie aux parents riches, il cède sa fortune à un ami, lo vieux musicien Schmucke, qui se laisse innocemment dévaliser. Pons meurt au milieu de ce pillage, et Schmucke s'estime trop heureux de recevoir l'aumône d'une petite rente viagère.
Cousin et Cousine, opérette on 3 actes de Maurice Ordonneau et Henri Kéroul, musique do Gaston Serpette jFolies-Dramatiques, 1893). — La fable se réduit à la brouille et à la reconciliation d'Edgard de Pommorol et de sa jolie cousine Thérèse Courtalin, désunis par une querelle d'héritage entre leurs familles. Une sorte de rôle de compère est attribué au notaire Patenôtre, tabellion fantaisiste, chez qui tout se passe en musique, môme les ventes aux enchères. Un incendie au couvent de Thérèse complique la situation : les pensionnaires et les béguines qui les surveillent se réfugient dans une caserne, où elles sont rejointes par des chasseurs à pied, que commando Edgard ... ot tout finit par un mariage. La uiéco vaut surtout par la drôlerie des détails, quo souligne la musique spirituelle do Gaston Serpette.
Cousine Bette (la), roman do Balzac, un de ceux ovl l'autour s'est surtout montré grand peintre do caractères (1847). — Parmi les personnages quo Balzac y mot en scène, il faut citer Botte ello-méme, d'abord simple paysanne, tôtuo, rude, envieuse, qui so transforme peu à peu en femme du monde, presque belle, et d'une perversité infernale ; Crevel, lo type du vice bourgeois dans toute sa tenue et son importance ; les Marneffe, couple infâme; surtout lo baron Hulot, que sa lubricité maniaque mène, de degré en degré, au comble do la dégradation. Hulot est, avec Goriot, Grandet, Claos, une des plus puissantes figures qu'ait créées Balzac. Il faut suivre dans lo livre son avilissement progressif. Devenu, vers la fin, une espèce d'idiot, sa femmo lo retrouve ot lui propose do rentrer sous le toit conjugal. « Je veux bien, dit-il; mais pourrai-jo emmener la petite ? » Une nuit, ello le surprend qui enlace do sos bras la cuisinière, une grosse dondon, ot lui souffle dans l'oroillo : " Ma femmo na pas longtemps ù vivre; et, si tu veux, tu pourras étro baronne.» M*' Hulot mourt, en etfet. sous lo coup do cette effroyable parole, ot lo baron Hulot fait baronne la niaritorno.
Cousins (les Dkux) [en angl. tfic Two noble kinsmcn], tragédie anglaise, imprimée en 1634. — Le sujet do cette pièce est emprunté au charmant Conte du C/icvn/iVr de Chaucer (Contes de Cantorbért/), qui est lui-mémo uno imitation de la Théséide de Boccace. Les Deux Cousins nous font assister aux aventures do deux jeunes l'Iiébains, neveux du tvran Créon, qui sont enfermes dans un cachot par Thésée. Là, jetant un rci^ard attristé sur leur fatale destinée, ils songent ii tout ce qu'ils ont perdu, et ils no so consolent do leur infortune quo parce qu'il leur est donné do rester onsemblo. Lo thème do la pièce est la peinture do l'amitié. Cette tragédie fut publiée comme étant l'œuvre commune de Flotctier ot de Slialcspcaro ; elle a donné lieu ù do nombreuses discussions. La plupart dos commentateurs refusent do croire à la collaboration do Shakspearo ; cotto collaboration se réduit, vraisemblablement, au choix du sujet ot A quelques scènes. Il ost probable quo la pièce fut remaniée et achovéo par Beaumont et Flotcher.
COUSIN (rn^n. m. Genre d'insoctesdipiérosnémocères, famille des oulicidés, comprenant des moucherons grêles ««i allongés, à longues pattes fines, ù palpes très développés.
— Encycl. On connaît uno trentaine d'espèces de cousins,^^vo^vo^ à l'Europe ; leurs mœurs, dans leur premier état, sont aquatiques : les larves et les nymphes nagent dans los eaux stagnantes. Les nymphes, souvent nommées caboches, ressemblent à do petits têtards, à cause do la partie antérieure de leur corps ramassée en uno masso arrondie. Les insectes parfaits, femelles, attaquent les animaux et les hommes, dont ils sucent le sang avec leur trompe aiguë et déliée; elles pon-
Cousia (gr. 1 fois).
Jean Cousin.
dent dans l'eau. L'espèce la plus commune ost lo cousin piquant; le cousin annelé abonde, en automne, au voisinage des eaux. (C'est au crépuscule ot pendant la nuit que ces insectes sont lo plus incommodes.) On a recommandé, pour les détruire, de jeter sur les réservoirs d'eau et les mares une petite quantité de pétrole, de naphte, etc.. qui tue les nymphes et les larves, quand elles viennent respirer à la surface.
Cousin (le), petite rivière do France, qui arrose les départements de la Côte-d'Or, de la Nièvre et de l'Yonne. Né dans le Morvan, il passe à Avallon et conflue avec la Cure, près do Givry, après un cours de 64 kilomètres.
Cousin (sainte Germaine). V, Germaine.
Cousin (Jean), navigateur dioppois du xv" siècle. Une tradition, rapportée par Descaliers, le représente comme le précurseur de Christophe Colomb dans la découverte de l'Amérique (1487-14S8), et de Vasco de Gama dans la découverte de la route do l'Inde par le cap de Bonne-Espérance (1489-1491). Cette tradition, qui ne s'appuie malheureusement sur aucun document, a été et est encore très discutée.
Cousin (Jean), peintre, verrier, dessinateur et graveur français, né près de Sens vers 1500, mort à Paris vers 1589. Sa vie est peu connue. On sait qu'il naquit à Soucy près Sens, qu'il se maria, pour la troisième fois, en 1537, qu'il publia, en 1571. un Livre de pourtraicture réimprimé en 1595, et, dans le privilège de cette édition nouvelle, U est parlé de n feu M. Cousin " , expression qui permet de penser que sa mort était alors chose récente. Félit»ien donne la date vraisemblable de 1589.
C'ost comme verrier que Jean Cousin se révèle avec une maîtrise hors de pair. Il aurait eu pour guides, dans cet art, Jacques Hympe et Tassin Grasset, qui travaillaient, en 1515, à des verrières de la cathédrale de Sens. Celles que Cousin exécuta, en 1530, dans lo même monument, les vitraux do la chapelle de Vincennes, du chœur de l'église Saint-Gervais à Paris (1551), de l'église de Villeneuve -sur- Yonne , du cliâteau d'Anet ( 1552- 1560), etc., sont des pages du plus haut mérite. Les peintures à l'huile do Jean Cousin sont rares. Toutefois, le Louvre possède l'admirable tableau du Jugement dernier œuvre originale et d'une rare puissance. On connaît l'œuvre intitulée d'après l'inscription qu'elle porto ; Eva prim^ Pandora. Une Descente de croix, du musée de Mayence, datée de 1521, est attribuée à Jean Cousin.
Nous ne pouvons discuter, ici, les raisons invoquées par les critiques pour enlèvera Jean Cousin le titre de sculpteur. U faut lire sur ce sujet les travaux de Philippe Héclard, do Montaiglon, do Jules Guiffrey. Lo tombeau de l'amiral Chabot a pu être dessiné par Cousin, mais aucune pièce n'établit quo co morceau do sculpture soit sorti do son ciseau. De même est il téméraire do voir en Cousin un architecte, au sens absolu do l'oxpros-sion ; toutefois, co maître n'était pas étranger à la science do l'architecte, puisqu'il a publié, eu 1560, un Livre de perspective. Lo second ouvrage dû à la plumo do Cousin, lo Livre de pour traicture, est un savant traité sur les proportions du corps bu^ main. On connaît do Jean Cousin quelques planches gra* vées au burin.
Cousin (Gilbert), plus connu sous le nom do Cognatus, écrivain français, né ù Nozeroy (Franche-Cuinto) en 1506, mort ù Besancon on 1567. Il entra dans les ordres, fut secrétaire d'Erasme, so lia avec un grand nombre do savants, et, vers la fin do sa vie, embrassa la Kéforme : il mourut on prison. Sos œuvres, d'une remarquable érudition, écrites en latin et intitulées Opéra miUtifarii argumenti, etc., ont été publiées ù Bàle (1562).
Cousin (Louis), nommé communément le président Cousin, érudit. membre do l'Académie française, né à Paris on 1627, mort en 1707. U fut d'abord avocat, puis prcsident à la cour des monnaies (1659). Il dirigea, do 1687 ù 1702, le » Journal dos savants », et travailla avec uno ardeur infatigable à la traduction des historiens ecclésiastiques et dos historiens byzantins. Ces traductions qui, d'après Nicéron, sont élégantes et fidèles, forment uno v.ngtaine
de volumes, et sont comprises sous ces titr-'^ ■ - • '"v :
Histoire de Constantinopte, depuis l'ancien J' <
fin de l'empire (1672) : Histoire de l'L'glise ( ' romaine {161 S), ot Histoire de l'empire (^O..*..-"- ,..-o.i,. Celait un hommo bienfaisant ot à'uno probité sévère.
Cousin iJacquos-Anloiue-Josophl, nmtltématicion ot hommo politn|UO, né i Paris en 1739, mort on 1800. 11 fut iirofossoup do physique au Collégo do Franco, membre do l'Acatlémio dos sciences (1772), puis do rinslilut il795), du conseil dos Anciens (1796), et sénateur H 7911). Sos principaux ouvrages sont : Leçons de calcul aifft'rentiel et de calcul intt'gral (I777J, ot Introduction à l'étude de l'astronomie phi/sique (1787).
Cousin (Charles- Yvos), surnommé d*Avallon, compilateur français, né A Avallon (Yonne) en 1760, mort ou 1840. Sans vocation réelle, mais travailleur infntij;nble, il s or. iipa d'histoire, do romans, d'économie domestique, do M> .'K-s, etc., et publia un grand nombre d'ouvrages, doui 1. , j imcipaux oonsislont on anas ou recueils d'anocdolos.
Victor Cousiû.