‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 396 sur 870 · COUSIN — COUSSINET · texte numérisé non relu

COUSIN — COUSSINET

U estl'auteuT i'aa Dictionnaire pittoresque donnant une nouvelle définition des mots, des aperçus philosophiques et criliques formant un cadre de pensées neures et saillantes (1835). Cousin (Victor), philosophe français, chef de l'école éclcctiuue, né à Paris en 1792, mort à Cannes en 1867. Successeur de Royer-Collard, d'abord à l'Ecole normale (1«U), puis à la faculté des lettres (1815), il consacra ses cours, de 1815-1817, à la critique du sensationnisme de Condillac, transformé en idéologie par Destutt de Tracy, et à l'exposé de la philosophie écossaise. Mais, dès cette époque, il était préoccupe par la philosophie allemande : il étudiait Kant ; il se rendait en Allemagne et faisait la connaissance de Hegel, de Jacobi et de Sohelling. Il consacra deux ans (1819-1821) à développer les idées de Kant. L'assassinat du duc de Berry (1820) ayant été suivi dune réaction violente, son cours à la Sorbonne fut suspendu (1821). L'Ecole normale était, en même temps, supprimée. Devenu précepteur du fils du duc de Montebello, il se livra à des travaux d'érudition philosophique; pondant huit années do silence, il publia ses éditions de Descartes et de Proclus et les premiers volumes de sa traduction de Platon. Il fit un nouveau voyage en Allemagne, en 1824: il y fut arrêté comme conspirateur, resta six mois en prison et ne fut libéré que sur les instances de Hegel.

11 remonta dans sa chaire en 1828, et v enseigna, aux côtés de Villemain et de Guizot, jusqu'à la révolution de 1830. Très en faveur sous la monarchie de Juillet, il fut conseiller d 'Etat, pair de France, directeur de l'Ecole normale, membre de l'Académie française (1830) et de l'Académie des sciences morales et politiques (1832), membre du conseil royal do l'instruction publique, puis ministre de l'instruction publique dans le cabinet de Thiers, en 1840. Il resta huit mois au ministère. Il avait dû renoncer à sa chaire de la faculté des lettres et à la direction de l'Ecole normale. A la mort de Joulfrov, son suppléant, il reprit sa chaire de la Sorbonne (1842). La république de 1848 lo laissa à l'écart. De Falloux le maintint au conseil supérieur de l'instruction publique; mais Cousin y fut isolé et impuissant. H prit sa retraite après le coup d'Etat de 1851. Il passa le reste de sa vie dans une studieuse retraite, au milieu d'une bibliothèque, à laquelle il consacrait le' meilleur de son revenu, et qu'il légua aux professeurs de l'Université.

Cousin s'était efforcé de combinerlesidéesde Descartes, de l'école écossaise et de Kant dans un système qu'il a lui-même appelé l'éclectisme. C'est un spiritualisme parfois assez hardi, parfois timide, souvent composé de pièces et de morceaux. A partir de 1830, il fut très préoccupé par les attaques de l'Eglise, qui l'accusait de panthéisme. Il protesta contre cette accusation et s'appliqua à faire disparaître des éditions successives de ses ouvrages les passages que l'on invoquait contre lui. Il préconisait l'alliance des 1 deux sœurs immortelles . : la philosophie et la religion. Il s'occupa surtout, dans ses dernières années, d'études sur le XVII' siècle. Quand il mourut, son influence Fhilosophique, qui avait été un moment prédominante dans Université, commençait à être fort ébranlée. Son système est, aujourd'hui, sans représentant. Mais c'est à lui qu'on est redevable du mouvement en faveur de l'histoire de la philosophie qui s'est continué après lui.

Cousin a publie ; Fragments philosophiques (1826) ; A^ouveaiLT fragments philosophiques (1829) ; De la métaphysique d'Aristote (1835); Mémoire sur le sic et non d'Abailard (1835); Œuvres inédites d'Abailard {IS36); Cours de philosophie professé... en ISIS sur le fondement des idées absolues du vrai, du beau et du bien (1836) ; Cours d'histoire de la philosophie (1827 et 1840) ; Cours d'histoire de la pltilnsophie moderne professé en 1810 etISn (1841); Cours d'histoire de la philosophie morale n« xvm> si'fcfe (1840-1841) ; Leçons sur la philosophie de A'an((1842); Des pensées de Pascal (lSi2); Fragments littéraires {\ii3r. Jacqueline Pascal {\iti); Philosophie populairet» Vicaire Savoyard » ), (1848) ; Justice et Charité (1848) ; Dù Vrai, du Beau et du Bien (1858) ; Etudes sur les femmes et la société du xviii' siècle : 1» M"' de Longueville (1853) ; 2° M" de Sablé (1854) ; 3° M'" de Chevreuse et de Hautefort (1856V

— BiBLioGR. : Charles Secrétan, la Philosophie de Victor Cousin (Paris, 1868); Jules Simon, Victor Cousin (Paris, 1887); j. Barihélemy-Saint-Hilaire, Victor Cousin, sa vie et sa correspondance (Paris, 1895) ; P. Janet, Victor Cousin et son fpuvre fl885).

Cousin (Jules), archéologue et écrivain, né à Paris en 1830, mort en 1899. Sous-biWiothécairo à l'Arsenal, puis bibliothécaire de la ville de Paris (1870), il reconstitua cette bibliothèque après l'incendie do 1871 en donnant ses collections personnelles ; il fut conservateur en chef de la bibliothèque et du musée historiouo, dit ■- musée Carnavalet ■ , jusqu'en 1893. On lui doit dos notices et des ouvrage»; entre autres : les Derniers Vestiges du. vieux Paris (1876) : Cr'is de Paris au xvi« siècle (1885).

COUSINAGE (nnj") n.m. Parenté, relations entre cousins, entre parfiiis. !i Lus cousins, la parenté : Jtecevoir, Visiter tout II- ruUKl.NAiilî.

— Fit:. Analogie : // // a grand voisinage et cousiNAGi-: entre l'Iioimni' et les autres animauj:. (Charron.)

COUSINAILLE inu-ill 'Il mil.] — rad. cousin) a. f. Très fain. PariMite iionibreusu et fatigante.

COUSINEAU fPicrrc-Joscpb), liariiiste, luthier et éditeur de musique français, né et mort à Paris (1753-1821). Il eut du talent cornrne virtuo-so et se distingua comme facteur par les améliorations nn'il apporta dans la construction des harpes. On lui doit neaucoup de compositions pour la harpe; entre autres, deux conci:rtos, sept recueils do sonates, cinq recueils d'airs variés et doux pots pourris. — Un liis de cet artiste publia quelques airs variés et une petite méthode pour la harpe.

COUSINER V. a. Traiter en cousin ou do cousin : Un homme <le fortune 4vite un parent mince. Qui vient le cowtHKr du font] de U provinre.

DKbUAlUS.

— V. n. Vivre dans l'intimité ; agir familièrement : La grande Mademoiselle cocsiNAiT, et s'intéressait fort en ceux qui avaient l'honneur de lui appartenir. (St-Sim.) il ■>'•--» en parasite chez les autres. Il Faire l'ofrtce de cousin

Vivre Ne

Cousiu-Monlauban.

pas cousiner. Etre antipathiques l'un à l'autre. Se cousiner, v. pr. Se traiter de ou en cousins. COUSINERIE n. f. Fam. V. cousinière.

COUSINERY (Esprit-Marie), savant numismate français, né a Marseille en 1747, mort en 1833. Il fut tour à tour consul de France à Smyrne, à Rosette et à Salonique (1773-1819), et acquit, pendant son long séjour dans le Levant, une profonde connaissance des médailles grecques et du Bas-Empire. Il recueillit plusieurs collections numismaliques, qu'il vendit à certains gouvernements étrangers et à la France. Ou a do lui, entre autres écrits : Catalogue raisonné des médailles qui ont été frappées par les princes croisés (im); Essai historique et critique sur les monnaies d'argent de la ligue Achéenne (1825) ; Voyage dans la Macédoine (1831).

COUSINETTE n. f. Econ. rur. V. coussinette. COUSINIE {ni — de Cousin, n. pr.) n. f. Herbe de la famille des composées-cynaroïdées, à fleurs jaunes, blanches ou pourpres, croissant en Asie.

COUSINIÈRE n. f. Fam. Fourmilière de cousins, de parents, plutôt pauvres. Il On dit moins bien cousinerie. — Ancien nom de la moustiquaire.

Cousin - MONTAUBAN ( Charles - Guillaume - Marie - Apollinaire-Autoine), comte de Palikao, général français, né en 1796, mort en 1878. Entré dans la cavalerie, il était général de division en 1855. Lorsque, en 1860, le gouvernement français, de concert avec l'Angleterre, porta la guerre en Chine, Cousin-Montauban fut mis à la tête du corps expéditionnaire français ; puis il prit la direction suprême des forces anglo françaises. En moins de trois mois il était maître de Pékin, et la Chine était forcée de signer la paix. L'empereur donna au vainqueur le titre de » comte de Palikao » .

En 1870, Cousin-Montauban ne put obtenir un commandement. Cependant, après la chute du ministère Ollivier, il fut appelé à Paris pour former un cabiuet chargé de prendre des mesures pour la défense du territoire envahi.

Il put, en vingt jours, réunir 140.000 hommes, qui se concentrèrent à Cliâlons. Il arma la capitale, distribua des fusils aux gardes nationaux et signa la nomination de Trochu au poste de gouverneur de Paris. Après le désastre de Sedan, la dictature lui fut offerte par la majorité du Corps législatif, mais il n'osa pas assumer une telle responsabilité, et il disparut dans l'effondrement de l'Empire. Le 20 septembre, il offrit ses services au gouvernement de Tours, qui les refusa. Il vécut dès lors dans la retraite. Le général Cousin-Montauban a laissé une relation des faits do son ministère, sous lo titre de ; un Ministère de vingt-quatre jours (1S71).

COUSINOT (Guillaume), magistrat et chroniqueur français, mort après 1442. Il fut successivement avocat au parlement de Paris, conseiller, chancelier du duc d'Orléans et président à mortier (1438). Il est l'auteur d'une chronique manuscrite, connue sous le nom de Chronique de Guillaume Cousinot et relative à l'histoire de France. — Guillaume Cousinot, neveu du précédent, né vers 1400, mort vers 1484, fut magistrat, ambassadeur, écrivain et l'un lies hommes les plus distingués de son temps. La Bibliothèque nationale possède de lui plusieurs écrits historiques en manuscrits, et on lui attribue la Chronique de ta Piieelle, publiée par Denis Godefroy, dans son Recueil des historiens de Charles Vil.

COUSOIR [zo-ar — rad. coudre) n. m. Métier sur lequel on opère la couture des livres. Il Etau ou sorte de métier, qui sert aux gantiers pour la couture et le montage des gants.

COUSOLRE, comm.

du dép. du Nord, arrond.

et à 26 Uil. d'Avesnes, sur la Thure, affluent de la Sambre, non loin de la frontière belge ; 3.311 hah. Ch.de f. Nord.

Carrières de marbre, dit

« de Sainte-Anne de France n, et de pierres. Scieries de marbre, ateliers de confection d'objets en marbre ; forges, iirasseries, moulins, scieries do bois. — Patrie des saintes Waudrn et Aldegonde.

COUSOLRE n. m. Marbre extrait du territoire de Cousolre(Nord),etqui fait l'objet d'une exploitation importante.

COUSSA n.m. Bot. Nom vulgaire du houx, dans certaiues parties de la Fraiici:.

COUSSAC-BONNEVAL, comm. de la Haute-Vienne, arrond. et a 11 Kiloin. tic Saint-Yrieix : 3.672 liab. Cil. do f. Orléans. Mines de 1er et de manganèse. Conimerco de grains et de bestiaux. Manufactures de porcelaine, carrières do kaolin. Etablissements métallurgiques. Près de là, à Cliauffaille, un ancien château, parfaitement conservé, avin; ciiKj tours à mâchicoulis.

GOUSSAPOA n. m. Genre d'arbres, de la famille des ulmacées, tribu des artocarpées, conipronant environ quatre espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale. Il On dit aussi coussapier, ou cocsapier.

COUSSARÉE irè) n. f. Genre d'arbrisseaux, de la famille des rtibiacées, tribu des uragogées, renfermant soixante espèces glabres, â feuilles opposées, pétiolées ou sessiles, â fleurs en cymos terminales, qui croissent â la Guyane et aux Antilles.

CoUSSAY-LES-BOIS, comm. de la Vienne, arrond. et à Î6 kilom. de Châtellerault, près de la Luire, affluent de la Creuse; 1.074 liab. Pierres meulières.

GOUSSE {on a fait venir ce mot de l'ital. concio, parfume, par antiphrase} n. m. Arg. Usité dans l'expression Cousse de castu. Infirmier d'hôpital, ii On disait autrefois

CONCE DE CASTUS.

COUSSECAILLE {ka-ill [Il mil.]) n. m. Ragoilt dont faisaient usage certains créoles, il On écrit aussi cous-

KECATfE.

COUSSECOUCHE n. f. Plante potagère, qui croît aux Antilles, et ilont la racine est comestible.

COUSSEMAKER (Charles-Edmond-Henri de), magistrat, orudit et musicographe français, né à Bailleul en 1805, mort à Bourbourg en 1876. Juge au tribunal do Lille, il entreprit d'importants travaux sur la poésie et la musique du moyen âge, éclairant beaucoup de points de cotte histoire et rendant d'immenses services par la publication de nombreux documents inédits. Il a écrit deux messes à quatre voix et orchestre, des ouvertures de concert, des fragments d'opéras, des motets, des romances, etc.

GOUSSER (Jean-Sigismond), compositeur hongrois, né à Presbourg en 1657, mort à Dublin en 1727. Après un séjour à Paris, où il connut LuUi, il fut chef d'orchestre à Hambourg, où il fit représenter plusieurs opéras : Erindo (1693); Porxis (1694); Pyravie el lUisU (1694); Scipion l'Africain (1695); Jason (1697). Enfin, en 1710. il devint maître de chapelle de la cathédrale do Dublin, où il resta jusqu'à sa mort. On connaît de cet artiste six ouvertures et diverses autres compositions.

COUSSEY, ch.-l. de cant. des Vosges, arr. et à 7 kiL do Neufchâteau, sur la Meuse; 623 hab. Ch. de f. Est, Moulins, tuilerie. Eglise

Coussiège.

des XII* et xvi" siècles.

C'était une baronnie qui fut longtemps un apanage des cadets de la maison de Lorraine. — Le canton a 25 comm. et 6.8|6 hab.

COUSSI-COUSSI adv.

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