‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 397 sur 870 · V. CODCI-COUCI · texte numérisé non relu

V. CODCI-COUCI

COUSSIÈGE {si-rf) n. m.

Archéol. Banc, siège disposé au pied de l'embrasure d'une fenêtre et formé par un ressaut de la baie, f|ue l'on revotait de bois, do coussins, etc. [Les comptes de l'argenterie de la reine mentionnent, en 1454, des " ais à couvrir les coussièges des fenêtres, au château de Chinon ». (Gay, Glossaire aixIiéoL}]

COUSSIN {kou-sin — anciennem. coissin, du bas lat. culrita, matelas) n. m. Sorte de sac rembourré, dont on se sert pour appuyer quelque partie du corps : Un codssin de canapé, de voiture.

— Artill. Gros billot de bois, qui sert à supporter la culasse a'une bouche à feu.

— Chir. Sac rembourré, de Coussin, dimensions et do forme variables, qu'on emploie pour adoucir la compression do certains appareils, ii On dit aussi coussinet.

— Mar. Pièce de bois tendre placée aux endroits où peuvent frotter les manœuvres, pour leur éviter uno usure trop rapide : Coussin des barres de perroquet, des bittes, d'i'cubier. n Paillets ou fauberts, disposés pour préserver les manœuvres du raguage.

— Techn. Planche rembourrée et couverte de peau, sur laquelle le doreur coupe l'or, n Sac plein de sable, sur lequel l'orfcvro fixe les pièces qu'il veut ciseler.

Il Métier à dentelle, qu'on appelle aussi " carreau », et oui est formé d'une boite carrée, rembourrée extérieurement. II Sel de coussin. Sel qui a servi de coussin aux lits de morue, employé comme engrais dans la Soine-Inférieuro. |] Nom donné aux fragments de peupUer ou de sapin, que l'on place sous les écubiers.

Il En sellerie, Partie rembourrée du collier du cheval qui repose sur les épaules.

— Encycl. Archéol. L'habitude persistante du moyen âge de ne pas rembourrer les sièges fit multiplier les coussins dans l'ameublement, comme on le voit encore aujourd'hui chez les Orientaux. Au reste, à ces époques, et jusqu'au xvii* siècle, les femmes ne s'asseyaient guère sur les sièges, mais bien par terre, sur des coussins et des carreaux.

— Chir. La forme et le volume des coussins employés en chirurgie varient selon l'usage auquel on les destine. La plume, le crin, le coton, la laine, le son, la balle d'avoine, peuvent servir à la fabrication do ces coussins; s'ils sont au contact d'une plaie, ils doivent être rendus vigoureusement antiseptiques. On fal)rique aussi des cuussins on caoutchouc vulcanibé, munis d un robinet qui pi-rinet de les remplir d'air à volonté. Ces coussins sont suuplcs. no s'échaulTcnt pas et ne sont point altérés par l'huniidité.

COUSSINE n. f. Cliira. Syn. de co.si.nh. COUSSINEMENT {kou-si-ite-f7iau) n. m. Action de coussiiicr : Le (.ucîssiNiiMiiNT des mcuOlea.

GOUSSINER {kou-si) v. a. Garnir de coussins : ( 'oussim-.r u}ir voiture. *

Se COWSSiner, v. pr. Se mettre des coussins sur le corps pour SI' grossir, pour so donner meilleure tournure, ctt^

COUSSINET {kou-si-nè) n. m. Petit coussin : Coussinet de cuir.

— Agric. Javelle de paille coupée en deux.

— Archit. Partie latérale de la volute ionique, entre l'abaque et l'ovo. ii Pierres triangulaires faisant corps avec la partie supérieure des pieds-droits et sur lesquelles s'appuient los a.ssis4's lu'-Iiroïdcs d'un pont biais, il Premier claveau reposant ;i plat sur un piod-droit, et dont la faco bupérieuro ost taïUéo obliqucmcut.

Coussin de doreur.

Coussinet de chemin de fer.

— Art milit. anc. Coussin dont on rembourrait la cuirasse, pour ompéchor qu'elle no blossàt celui i|ui la portait, ii Petit coussin que li& mousquotaires attachaient à la culasse do leur arme pour on amortir le recul.

— Art uiiht. mod. Coussinets de culasse et de volée. Morceaux de bois pour soutenir le canon mis à la position do route. Il Coussinet de pointage. Dans les art'ûts de mortiers, Bloc de bois qui sort à supporter le coin do mire.

— Art vêtôr. Coussinet oculaire, .Amas de graisse qui entoure la l'ace postérieure de l'œil chez le cheval, il Coussinet plantaire, Partie du dessous du pied qui compose la fourchette molle, chez lo môme animal.

— Bot. Sorte do bourrelet ou d'e.vcroissance sur laquelle repose lo pétiole de la t'euiUo. il Fruit de l'airelle myrtille ot do la canuebergo. (On dit aussi cousinet, ot

COUSSINETTE.]

— Ch. de t. Support de fonte qui se place sur les traverses en bois, pour recevoir les rails à double champignon. Il Coussinets de joint, L'eu.\ placés à l'endroit où les bouts de deux rails se joignent, il Coussinets intermédiaires, Ceux posés le long des rails.

— Chir. V. COUS.SIN.

— Mécan. Nom donné à un organe de machine, formé souvent de deux pièces mobiles que réunissent des boulons et creusées en demi-cercle, où l'on peut tourner un tourillon.

— Monn. Lamo épaisse d'acier, sur laquelle était gravé le cordon à imprimer sur la tranche des monnaies ; elle sert aujourd'iiui à cordonner à blanc les flans de monnaies.

— Techn. Rouleau de paille que les couvreurs attachent au sommet de leur échelle, pour l'empêcher de glisser.

Il Petit coussin dont on garnit les genouillères des Dettes.

— Encycl. Archéol. Comme accessoires de la doublure des vêtements, les coussinets étaient très employés dès le xv siècle, tout comme aujourd'hui, pour corriger l'insuffisance du corsage, pour faire les épaules plus larges, etc. Au moyen âge. On en mettait en divers points du costume masculin, pour atténuer le poids ou le contact des pièces de l'armure.

— Ch. de f. Les coussinets destinés à supporter les rails à double champignon, que certaines compagnies utilisent, se composent d'un patin en

fonte, qui s'applique sur la traverse, et de deux pièces saillantes dites 7jidchoii'es, entre lesquelles on fixe le rail au moyen de coins en bois. L'une des mâchoires, celle sur laquelle s'applique le rail, a un profil identique à celui-ci.

On emploie également des coussinets spéciaux pour les aiguillages ; on les divise en coussinets de glissement et coussinets de talon.

Les coussinets de çlissoment ne portent qu'une mâchoire à laquelle on hxe, au moyen d'un boulon, le rail contre l'aiguille. La partie inférieure est plane et supporte l'aiguille, qui peut glisser sur cette surface. Les coussinets Je talon se placent sous le talon des aiguilles et supportent en même temps l'extrémité du rail faisant suite à I aiguille.

— Mécan. Les coussinets sont, en général, composés de deux ou plusieurs pièces qui peuvent se rapprocher les unes des autres, ce qui permet de remédier à l'usure résultant du frottement : les pièces C, qui constituent le coussinet, peuvent être rapprochées par le serrage des écrous supérieurs. Les tourillons étant d'ordinaire d'un métal plus dur que les coussinets, l'usure est supportée par ceu-x-ci , on les construit en bronze ou en métal blanc formé par un alliage d'antimoine, d'étain, de plomb, ot parfois do cuivre ■ •on a aussi utilisé certains bois durs : le gayac, l'amandier' Il est essentiel d'assurer un graissage parfait; on peut y parvenir ou disposant sur la partie supérieure du palier, ou chapeau, un godet A contenant do l'huile et communiquant avec l'arbre parun ou plusieurscanaux. On emploie quelquefois les coussinets à galets dans lesquels lo tourillon T est supporté par des galots O, O', sur lesquels il ne glisse pas, mais qu'il fait touruor. On a aussi fait, dans ces dernières années, grand usage des colliers à billes; on obtient le réglage on donnant au tourillon une forme conique.

COUSSINETTE [kou-si-nèf) n. f. Variété de pomme appelée aussi codsinettb, coosinotte ot passk-pom,mi.- Il Nom vulgaire du fruit do l'airoUo myrtille et do la canncbergo.

COUSSO (kon-so) n. m. Espèce do brayèro voisine des aigremoines, ot appartenant à la famillo dos fe>j rosacées. T^

— Encycl. Le coiisso est un arbre â feuilles alternes, à fleurs ayant un limbe double et disposées en grappes de cymes avec des pétales petits et des stigmates élargis. C'est uno plante vivace possédant do puissantes propriétés vermifuges, qui lui ont valu le nom scientifique de tirai/era ant/ielmin- //i/crt. Elle est originaire do l'Aliyssinio, où on l'appelle Icohotz, dont nous avons fait cousao, cusso, konsso, kussOfOtc.

On emploie, en thôrapeutiquû, l'infusion dos ilours ; lo cousso roui/e est formé dos inflor'oscences femelles ; le cousso femelle du commerce ost, au contraire, composé dos inUorosconcos

Cousso :

J. l'k-ur fujuclli; ; 2. l'icur aiàle.

COUSSON (kou-son) n. m. 'Vitic. Bourgeons do vigne, dans quelques pays, ii Vent chaud qui brûle les bourgeons de la vigne (dugr. xoûffoq, chaleur).

— Cost. Gousset do chemise. (Vieux.)

COUSSOTTE {kou-sot') a. f.Mobil. V. cassotte.

COUSSOU {kou-sou) n. m. Dans le midi de la France, Grand pâturage naturel et à domi inculte, où l'on mène paiiro les troupeaux.

CousTARD DE Massy (Anne-Pierre), député girondin, no à Saint-Domingue en iTii, mort à Paris on nu:!. Il était officier avant la Révolution et il fut élu à l'Assombloe législative (1791), devint membre du club des Jacobins, attaqua les prêtres réfractaires. A la Convention, il siégea avec les girondins et vota la détention de Louis XVI. Envoyé en mission à Nantes, il fut accusé, après la chute des girondins, de tendances fédéralistes. 11 se cacha, fut découvert par Carrier et guillotiné. Il avait publié l Eventail, traduction d'un poème de Gray, et un drame satirique, la Foire Saint-Ovide.

COUSTEUER (Antoine-Urbainl, imprimeur et libraire, mort à Paris en 1724. lia laisse son nom à une jolie collection d'anciens poètes français, comprenant : la Farce de Pathelin, les œuvres de Villon, Marot, Crétin, Coquillart; la Légende de Pierre Faifeu, les œuvres de Martial de Paris, Racan (1723-1721). Il a écrit divers romans, complètement oubliés. — Son fils, A.N-TotNE Urbain, né à Paris, mort en 1763, commença la collection des auteurs latins des frères Barbou. Il est l'auteur de diverses brochures satiriques sur les modes du jour, écrites dans le langage des environs de Paris.

COUSTE-POINTE n. f. Archéol. V. courtepointe.

COUSTER, COUSTIÉRE, COnSTIL, CODSTILLADE COnsTILIER, COUSTILLE, COUSTILLER, anc. formes des mots coiîteb, coctiére, coutil, codtillade, couti-

LlIiE, COUTILLE, COUTILLER.

COCSTON (ston) n. m. Filaments courts pouvant encore être utilisés, et qu'on recueille après que le chanvre écru a été passé à l'échanvroir.

COUSTOU (Nicolas), statuaire français, né à Lyon en 1658, mort à Paris en 1733, neveu et élève de Coyzevox. Il obtint le prix de Rome à vingt-trois ans. Il a produit de nombreux et beaux ouvrages. Sa Descente de croix, de Notre-Dame de Paris, est un groupe de belle allure et d'une rare habileté. Les autres œuvres remarquables do Nicolas Coustou sont ses Tritons de Versailles, ses Vénus, son Berger chasseur, la Seine et la Marne, la, Saône, etc., et son bas-relief, le Passage du Bhin, qui est au Louvre. Entré à l'Académie en 1693, il était chancelier de cette compagnie lorsqu'il mourut.

Coustou (Guillaume), statuaire français, frère du

précédent, né à Lyon en 1677, Nicolas Coustou.

mort à Pans en 1746. Il reçut,

comme son frère Nicolas, les leçons de Coyzevox. Il remporta le prix de Rome en 1697, mais ne séjourna pas longtemps en Italie. A son retour en France, Legros l'aida de ses conseils et de ses ressources, puis, le talent du jeune artiste lui ayant acquis une certaine vogue, Nicolas Coustou se fit son protecteur et lui fit confier des travaux pour les bâtiments du roi. Il entra à l'Académie on 1704. Son chefd'œuvre, ce sont les fameux Chevaux de Marlij, placés depuis le commencement du xix" siècle à l'entrée des Champs-Elysées.

L'élégance, la liberté, la vie de ces groupes assignent â leur auteur un rang éminont dans l'école française.

Rappelons aussi, parmi les œuvres do ce maitre, qui a beaucoup produit, l'Océan et la Méditerranée, groupe colossal exécuté pour lo tapis vert do Marly, dont l'arrangement fior, original et grandiose, peut passer pour le dernier mot de la sculpture décorative. Ses grandes figures : Bacchus, Pallas, Minerve, Hercule, le Bliâne, etc., comprises aussi au point de vuo do la décoration, œuvres fortes, sont profondément étudiées et révèlent uno science incontestable. Lo Louvre possède de lui la Mort d'Hercule, Louis XIII et Marie Leczinska.

Coustou (Qnillaumo il), sculpteur français, fils du |irr,-,l,.ni, né et mort à Paris (1710-1777). Elève do son |iin>, il remporta lo prix de Rome â dix-neuf ans. Il entra â l'Académie en 1742 ot en devint recteur en 1770. Il fui créé chevalier de l'ordre de Saint-Michel, peu do jours avant sa mort. Avec un talent moindre que celui de son père, il jouit do son vivant d'une très grande renommée. Rappelons, parmi ses œuvres les plus remarquables, la sutuo de saint llocli, anciennement dans l'église île eu nom â Paris; la Visitation, bas-relief on bronze, au cliàloau ilo Versailles; lo mausolée du Dauphin, père do Louis XVI, dans la cathédrale de Sens.

COUSU, UE part. pass. du v. Coudre. V. cooDRE.

Cousu (Antoine deI. musicien français, no â Amiens vers la fin du xvi- sièile, mort à Saint-Quentin en 1658. D'abord chanlro do la Sainto-Chapollo, il fut directeur du chœur do l'église do Noyon, puis chanoine de la collégiale de Saint-Quentin. Musicien fort instruit, il ost connu pour avoir écrit la Musique universelle, contenant toute !a prntique et toute la théorie, livre qui n'a pas été publié, parce que Cousu mourut avant que 1 improssioD, qu'il on faisait faire A nea frais, fût achevée.

Guillaumo Coustou.

Armes de Coutances.

COUSSINETTE — COUTEAU

COÛT {koû — substant. verbal do coi!(er) n. m. Prix d uno chose ; dépense : Le coOt d'un exploit, d'un acte.

— Puov. : Le cot^t fait perdre le goût, Lo prix trop élevé lait perdre 1 envie d'acheter.

COUTADIS (dt) n. m. Saule têtard, dans le Médoo.

COUTAN (Jules-Félix), sculpteur français, né à Paris en 184S. Elève do Cavelier, il fut prix de Rome en 1871. Il envoya do cette ville un bas-relief, Œdipe et le Sphinx: puis le plâtre d'une statue, Eros, qui, au Salon do 1876 obtint la 1" médaille (musée du Luxembourg) ; enfin un marbre représentant saint Christophe (musée de Tarbes). Outre diHerents travaux dans les monuments publics les œuvres principales de cet artiste sont une statue de Voltaire; un Héraut d'armes, une Léda, etc. En 1881, il obtint, en collaboration avec Fermigé, architecte, le 1" prix au concours pour le monument commémoratif de la Constituante, destiné à être érigé à Versailles. En 1882, il exposa la Porteuse de pain (aujourd'hui au square de la tour Saint- Jacques ) ; en 1885, Bespublica Gallorum, terme colossal, exécuté pour le compte du gouvernement. Coutan a pris uno part active à la décoration de l'Exposition de 1889 ; on lui dut alors, notamment, une fontaine colossale (auiourd hui détruite).

C0UTANCES(lat. Constantia), ch.-l. d'arr. de la Manche, à 26 kil. de Samt-Lô, entre la Soulle canalisée (affluent de la Sienne) et son affluent le ruisseau de Bulsart; 7.403 h. (Couta7içais, aises.) Ch. de f. Ouest.

Evéché sutTragant de Rouen, grand séminaire, lycée, bibliothèque publique, jardin botanique, syndicat maritime. Marbres. Commerce de filasses, fabrication de toiles, de lacets, de coutils, de dentelles noires ; parchemineries, mégisseries; marché de bétail, chevaux, beurre, volailles, lin, cire.

Coutances date de l'époque celtique et doit, ainsi que le pays du Cotentin, dont elle est le centre, son nom à Constance -Chlore, qui l'agrandit et la fortifia. Nombreux monuments du moyen âge, ruines d'un aqueduc construit vers 1250 ; églises Samt-Nicolas (xiv s.) et Saint-Pierre (xv'-xvi» s.) ; belle cathédrale, bâtie dans la seconde moitié du XIII» siècle. La cathédrale de Coutances est remarquable parles flèches aiguës de sa façade et surtout par une lanterne octogonale, nommée le Plomb, quisurmente la croisée du transept. Coutances communique a»ec la mer (à 10 kil.) par la rivière de la Soulle canalisée {canal de la Soulle).

— L'arrondissement a 10 cant., I3S comm., 97.170 hab. ■ le canton, 8 comm., 11.295 hab.

COÛTANCE (tanf) n. f. Dépense, coût. (Vieux.)

COÛTANT (tan) adj. m. Usité seulement dans l'expression : prix coûtant, prix de revient, prix qu'une chose a coûté : Vendre quelque chose au prix coùtaint.

COUTARD {tar') n. m. En Provence, Escargot comestible.

COUTARDE n. f. Econ. dom. Nom donné, dans certains départements, à une sorte de pâtisserie dans la composition de laquelle il entre du miel et des œufs.

— Bot. Genre de plantes herbacées, famille des hydrophyllacées, tribu des hydrolées, dont les quatorze espèces connues sent originaires des régions tropicales.

COUTARÉE n. f. Genre d'arbres ou arbrisseaux, famillo des rubiacées, tribu dos cinchenées, comprenant cinq espèces, qui croissent dans l'Amérique tropicale.

COUTAUDER v. a. Art vétér. Syn. de cotJRTADDER.

COUTB-ED-DIN-AÏBEK, sultan de Delhi, né dans le Turkostan vers le milieu du xii» siècle, mort en 1210. Il fut vendu comme esclave à Nishapour et il ne tarda pas à devenir lo favori du sultan do Laboro, Mohammed Ghouri, qui, en 1191, lo nomma vice-roi do Koram ; deux ans plus tard, il s'empara de Delhi, ot, en 1195, il accompagna son maître dans une campagne contre le niaharadja do Canoudje et de Bénarès, qui fut vaincu et obligé de prendre la fuite. Mohammed s'empara de Bénarès et retourna à Ghazna, après avoir nommé Coutb-ed-Din vice-roi de l'Inde ; il fut assassiné en 1206, et Coutb-ed-Din prit le titre do « sultan ■do Lahoro et de Delhi » ; il mourut d'une chute de cheval.

COUTE n. m. Dans certains départements du centre de la France, Courson taillé à trois yeux, n Sorte de serpe à très long manche pour couper les roseaux dont on ne peut approcher. Syn. coutel.

COUTEAU (ro — du lat.<;«te«uj,dimin.deci(//er, couteau) n. m. Instrument do petite dimension, fait pour couper, tailler, ot composé d'un manche muni d'une lamo fixe ou mobile : Un codtead de poche, de table, de cuisine, ii Couteau de chasse. Sorte do grand couteau ne coupant que d'un seul cêté, dont les veneurs se servent, soit pour achever la bête, soit pour couper les branches qui les gênent, il Couteau de tripière. Couteau à double tranchant dont se servent les tripières. — Fig. ot fam. Personne qui sait faire entendre du mal en disant du bien, ou qui dit tantôt du bien, tantôt du mal d'une personne, il Couteau pendant, Personne qui en accompagne toujours uno autre. (Locut. vieillies ot mus.)

— Poéiiq. Poignard, il Hache eu tout autre instrument tranchant, qui sert à abattre la tête des condamnés ù mort, i; Couperet de la guillotine, il Cow/enwsaci-ef, Celui qui servait, dans les sacrifices, pour égorger les victimes.

— Apic. Pour enlever les opercules des cellules à miel, on so sort de couteaux do divers modèles : les uns à deux mains on forme do plane do charpentier, les autres se manœuvrant d'une seule main.

— Archéol. ot art. milit. anc. Couteau de brèche. Engin analogue ou vongo, employé pendant les sièges au moyen âge. V. la partie encycl.

— Ar<)nebiis. Kxlréuiité do la gûcliotto qui entre dans les crans do la noix, il On l'appelle aussi hkc, ou tknon.

— Art voter. Couteau de chaleur, l^lto de bois minoo et llexiblu dont on frotte un cheval couvert de sueur, il Couteau de feu. Instrument qu'on einpioiu chaud pour cautériser nue partie malade, ti Couteau ant/tais. Instrument dont les maréchaux ferrants anglais so servent, ou guiso do boutoir, pour rogner le sabot du cheval.

— Chir. Nom donné â divers instruments A lame flxo, qui servent â diviser les parties nielles, il Couteau a cataracte. Couteau spécial pour la section do la cornée transpnronlo, dans l'opéralion do la cataracte, n Couteau de Chcselden, Couteau litliotome. Instruments employés dans l'opération do la taiUo. Il Couteau inleivsleuxiMil iîcii.r^rnii-

4 fi

Page 1