‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 398 sur 870 · COUTEL — COUTER · texte numérisé non relu

COUTEL — COUTER

ehanls, Couteau serv-ant à diviser les chairs, dans les espaces jnterossenx de la jambe ou de l'avant-bras. ii Couteau lenticulaire, Couteau qui sert à réduire les inégalités laissées dans les os du crâne par le trépan.

Fauconn. Premières pennes des ailes du faucon et

de l'autour.

— Mar. Partie fixe et saillante du faux étambot ; mècho du gouvernail qui lui est opposée.

— Moll. Manche de couteau. Couteau polonais, Noms vulgaires de deux coquilles du genre solen, qui offrent une ressemblance avec un manche de couteau.

Péch. Nom vulgaire de l'espadon. Il Nom vulgaire

d'une espèce d'able.

— Phys. Couteaux d'un fléau de balance. Y. balance.

— Techn. Partie tranchante des coupe-net, des cisailles et autres outils ou instruments analogues. Il Couteau à velours. Sorte de coutelas à longue lame, dont une partie est prise entre deux guides qui ne laissent dépasser qu'une partie du tranchant. (On l'emploie pour couper le velours de coton.) il Couteau sourd dit aussi Couteau rond, Outil do corroveur à tranchant émoussé employé pour le dépilage des p'eaux. il Couteau circulaire. Couteau employé dans les papeteries et qui fait partie de la machine dite coupeuse en long. Il Couteau à revers. Sorte de couteau dont la lame a le fil rabattu et que l'on einploie en tannerie pour écharner et dégorger les peaux, il Couteau à dos ou à ébourrer. Outil de megissier et oe chamoiseur, de forme concave, employé pour ravaler les peaux. Il Couteau à pierre. Outil du tailleur de pierre et du marbrier. (Il y en a de deux espèces : le couteau à scie, pour la pierre" tendre, et le couteau à grès, pour la pierre dure.) u Couteau à mastiquer, à dêmastiquer. Outils employés par les vitriers, il Couteau à palette, à reboucher, à enduire. Couteau des peintres, à lame flexible. Il Couteau à soutil. Couteau du boyaudicr. il Couteau ramasseur. Sorte de palette avec laquelle le chocolatier ramène le cacao sous la meule, il Couteau à rogner ou Rognoir; Couteau à papier. Outil avec lequel le reUcur rogne la tranche des volumes, il Couteau à rabaisser. Espèce de grattoir fixé au bout d'un long manche, avec lequel on coupe le carton. Il Couteau à parer ou Paroir, Outil de relieur à lame plate, en arc de cercle du côté du tranchant, et servant à diminuer l'épaisseur des peaux, il Couteau à pied. Instrument de sellier. Il Couteau à trancher. Couteau mécanique. Couteau de rivière. Outils employés par les mégissiers, tanneurs et corroyeurs. Il Couteau à hit caillé. Couteau servant à la trituration du lait caillé dans la fabrication dos fromages, il Couteau d'étam. Outil employé dans les fonderies d'étain. Il Couteau de doreur. Couteau employé par les doreurs pour l'application des feuilles d'or. (Il existe un très grand nombre d'autres types de couteaux.)

Loc. div. : Visage en lame de couteau. Visage aplati

sur les joues, et dont le profil est comme tranchant, il Avoir le pain et le couteau. Avoir tout ce qu'il faut, toutes les commodités désirables, il Jouer du couteau ou des couteaux. Se servir du couteau ou de l'épée, pour se défendre ou pour attaquer, il Au fig. : Etre à couteau tiré. Etre en guerre ouverte, en inimitié déclarée, u Porter le couteau à ou sur. Retrancher impitoyablement dans, u Enfoncer le couteau dans le sein de quelqu'un. Lui causer un chagrin cruel. Il Mettre le couteau sous la gorge à quelqu'un, Le réduire à une cruelle extrémité, le contraindre à agir contre sa volonté, u Avoir le couteau sur la gorge. Etre sous le couteau, Etre sous le coup d'une menace perpétuelle qui ôte la liberté d'agir.

— Prov. et loc. prov. : Aller en Flandre sans couteau, S'embarquer dans une entreprise sans avoir les ressources nécessaires, il On vous en donnera des petits couteaux pour tes perdre. On ne vous confiera, On ne vous donnera plus un objet dont vous ne savez pas apprécier la valeur, u C'est comme le couteau de Janot. Se dit d'une chose complètement remplacée par une autre et gardant son ancien nom, comme le couteau dont Janot remplaçait alternativement le manche et la lame, ii Les mauvais couteaux coupent les doigts et laissent le bois, Les faux moyens amènent des résultats contraires à ceux qu'on en attend, il Amours qui commencent par les anneaux finissent par les couteaux. Les mariages d'inclination amènent souvent une grande désunion, il Tel couteau, tel fourreau, Ce qui va ensemble doit être proportionné.

— Enctcl. Archéol. Sous le nom générique do couteau, on entend tous les instruments et aussi les armes dont la lame, avant tout tranchante, peut être pointue, mais est principalement destinée à couper. On peut classer les couteaux en quatre grandes catégories : I" les couteaux usuels, destinés aux usages domestiques. (Ils sont ordinairement de petite taille, toujours à un seul tranchant, la lame rentre quelquefois dans un manche pliant. A mesure que l'on approche de l'époque moderne, une différence de plus en plus Dette s'accentue entre les couteaux do poche et les couteaux de table. Parmi les couteaux usuels doivent se classer les petits couteaux ou bâtardoaux, qui se logeaient dans le fourreau do la daguo et parfois de l'épée); 2'» les couteaux d'office. Ce sont ceux qui étaient destinés aux usages de la cuisine et de la table. (En dehors des formes nombreuses servant aux travaux culinaires, il y a un certain nombre d'espèces nettement distinctes, affectées au service officiel do la table : ce sont les grands couteaux à trancher, avec lesquels tes écuyers découpaient les viandes ; leur lame, très large, se terminait soit carrément, soit par un prolongement aigu, destiné à piquer la tranche do viande ; les parepains, qui servaient à chapeler, à parer les tranchoirs ou larges tranches de pain qui portaient la viande ; les taitlepains à lames pointues, qui sont du dimensions moindres ; les présentoirs, qui servaient à jirésentcr aux convives les morceaux de poisson, de pâtisserie, etc., et aussi à enlever les miettes de la nappe [l'cxtréinité de la lame est arrondie largement ou coupée carrément) ; 3* les couteaux de vénerie, tous renfermés dans la trousse du veneur. (Jusqu'au xvm* siècle, il no semble pas avoir existé de différences nettes entre l'épée et le couteau de chasse, mais les couteaux du veneur formaient tout un appareil spécial avec les couteaux à défaire, les hansarls, les bachereaux et les bâtardcaux, tous destinés à achever, A. dépecer, â parer le gibier pour la curée, etc.) ; -J** les couteaux à armer, lesquels ne diffèrent (les dagues que par un seul caractère, qui est de n'avoir qu'un seiil tranchant. Telle doit étro l'acception modcroo du mot « couteau à armer ». Il faut laisser le nom do ■ coutollo • et do « braquemart ■ aux courtes épées parmi lesquelles rentrent assurément les couteaux à. croc et Itts couteaux â plate» du moyen âge, armes doat la lame mince se glissait

entre les joints de l'armure pour tuer l'homme quand il était I»ar terre. Les couteaux do brèche sont des armes d'hast employées aux xvi'' et xvii* siècles, surtout dans la défense des places ; le fer est en forme de lame do couteau large, aiguB à un tranchant, lo dos épais continuant l'axe de la

d'ivoire. Au xvi" siècle, qui voulait passer maître était oblige do fabriquer non seulement un couteau simple, un cauit, mais encore un coutelas, une paire de ciseaux et deux longs couteaux à lame souple. En 1565, les couteliers empiétaient sur les armuriers fourbissours, car on les voit

Couteaux a armer : 1. De brèche (xvn« a.); 2. A plates fxv» s.); 3- De da^ue fxvio s.). — Couteaux anciens : 4. De silex (âge do pierre); 5. De l'âge de bronze; fl. De table (1180); 7. De boucherie (xv* s.); 8. A défaire (xvi* s.); 9. De verseur {xvio s.); 10. De table (xvio s.); II. A présenter (xvio s.); 12. De chasse (xvi* s,) , 13. De chasse {xviiifl s.).— Couteaux modernes : 14. A palette; 15. A trancher; 16. A dfssert; 17. De table; 18. A virole; 19. De poche, à plusieurs piecps ; 20. A bétel, indien; 21. De chirurpie; 22. A placage; 23. A étain ; 2i. De chaleur ; 25. Ramasseur ; 26. A pierre ; 27. A rogner ie papier ; 28. A mastiquer ; 29- A démastiquer ; 30. De doreur ; 31. A reboucher; ^2. A enduire; 33. A lait caillé; 3». De rivière, à dérayer; 35. A ébourrer et écharner le cuir; 36. Mécanique; 37. A tabac; 38. A conserves; 39. A huîtres; 40. A pain; 41. Ilachoir; 42. A asperges.

A, coutelas; B, penon de coutelas.

hampe, tandis que le tranchant lui est extérieur à partir du talon pour le rejoindre à la pointe.)

— Chir. Lo coiUeau chirurgical dififère du bistouri par ses dimensions beaucoup plus considérables. La forme et la dimension en sont variables selon la destination. Le plus employé est le couteau droit à amputations.

COUTEL n. m. Ling. Ane.

forme du mot couteau.

— Econ. rur. Syn. de coûte.

COUTELAS {la — augmcut.

do l'anc. franc, coiitel, couteau) n. m. Gros couteau : Un coutelas de cuisine.

— Blas. Meuble d'armoiries, figurant un coutelas.

^— Ichtyol. Un des noms vulgaires de l'espadon.

— Mar. Petite voile appelée aussi bonnette en étaï. (Peu usité.)

— Techn. Outil de papetier pour couper le papier.

— Enxvcl. Archéol. Sbus lo nom de coutelas, on entendait, au XVI" siècle, les cimeterres ou anciens badelaires, c'est-à-dire toutes les armes de main à lame courbe, munie d'un seul tranchant situé du côté concave. Lo coutelas est i'aucêtro direct du sabre, dont le nom n'apparaît qu'au milieu du

XVII* siècle; le V\^ Coutelas (xvio s.),

mot 0 sabre «

ne doit donc pas être employé pour les armes antérieures à 1640. V. cimeterre.

— Mar. A bord des bateaux latins, Coutelas se dit du foc du polacre orienté pour lo vent arrière et iiguraut ainsi la pointe d'une lame

dressée vers le ciel. ^ * » / »

Le point d'amure est Coutelas (xvi« s.).

écarté du bord par un espar appelé " penon de coutelas ".

COUTELASSE (rad. cmdel) n. f. Coupure que les ouvriers tueurs font maladroitement aux peaux, du côté de la chair, quand ils écorchcnt les animaux.

COUTELASSER {la-st- — rad. 'coutcl) OU COUTELER v. a. Faire descouiclasses sur u.io peau.

COUTELET{/f? — rad. contel] n.m. Archéol. Se disait très anciennement des potit.s couteaux do trousse, qui servaient surtout pour se faire les ongles. (On appelait coutelels furf/eoirs, au moyen âge, les petits couteaux destinés ù. servir de cure-de'nts.)

— Péch. Nom donné à l'entrée do la bourdiguo.

COUTELIER {ti"^), ÈRE [rad. coittel] n. Personne qui vriid ou fabrique des couteaux, n Adjectiv. : Ouvrier cou- TEi.miî.

— Encycl. Archéol. La corporation dos couteliers, très ancienne, était dite <■ des f^vrcs-coutelliers". Elle se réunit de bonne heure aux couteliers faiseurs do manches d'os et

fabriquer des lames d'épées, do dagues et des fers pour les armes d'hast ; ils avaient le droit do dorer leurs lames.

COUTELIÈRE (rad. coutel) n. f. Etui à plusieurs compartiments, dans lequel on serrait les couteaux de table.

— Encycl. Los coutelières étaient ordinairement en cuir bouilli ; leurs divisions formaient autant de fourreaux. Les musées et les collections possèdent quelques-uns de ces objets, où le cuir est ciselé, gaufré ou repoussé avec la plus grande linesse. Les coutelières, qui se suspendaient quelquefois à la ceinture, faisaient partie de l'attirail des écuyers tranchants. V. trousse.

COUTELLERIE [tè-le-rt ~ rad. coutel) n. f. Art du coutelier, il Fabrique du coutelier, ii Produits qui font l'objet du commerce du coutelier : La COUTELLERIE de Chiltellerault est réputée.

— Encycl. Cette industrie, exercée par la corporation dos couteliers, avait, au moyen âge, quelques centres de production, comme la ville de Langres. Celle-ci vit ses produits se déprécier dès le xviii' siècle, époque où les gens étrangers aux corporations se mirent à fabriquer des couteaux à bas prix ; au xvii* siècle, Montpellier, Moulins, Provins, étaient encore réputés Coutelière pour leur fabrication. (xvi« s.).

En France, la fabrication de la coutellerie est à

fieu près concentrée dans quatre localités : Thiers, ChStelerault, Notent et Langres. L'industrie do la coutellerie comprend diverses catégories, suivant la nature des produits à obtenir. Ces catégories sont les suivantes : cou~ tcllerie ordinaire ou de table; coutellerie fine ou de luxe; coutellerie fertnante ; coutellerie à lames fixes; coutellerie en ciseaux, rasoirs, etc.; coutellerie ch iiistrumeyits de chirurgie, et, enfin, grosse^ coutellerie.

La fabrication d'un couteau, quelle que soit la catégorie à laquelle il appartienne, nécessite un très grand nombre d'opératiotis : en premier lieu, le martelar/e à l'aide d'un marteau mécanique appelé martinaire, et dont le rôle est d'aplatir et d'allonger la barra do for ou d'acier. Vient ensuite le forqeage, qui, généralement, s'opère à la main, et donne à la barre la forme que doit avoir la lame. Ainsi préparée, la barre passe successivement entre les mains du limeur, du perceur, de Vémouleur, du polisseur, du plaqueur et du métreur. En dernier lieu, elle est remise au ttianchisseur. La lamo est, dès lors, terminée ; il no reste plus qu'ù la munir d'un manche. Cette opération s'exécute par les soins d'autres ouvriers, dont lo premier est dit cacheurou redresseur de corne ; il reçoit les diverses parties constituant co manche, du scieur. Le inojiteur assemble ces différentes parties. Lorsque ce travail est terminé, le couteau passe à Vaffileur, puis au nettoyeur, et, enfin, il est empaqueté par la. plieuse.

COUTELURE (rad. coutel) n. f. Défaut d'un parchemin coutelassé.

COÛTER (du lat. constarc, môme sens) v. n. Etre acheté an prix do ; occasionner une dépense de ; Livre gui coûte cent francs. Les voyages coûtent.

— Fig. Occasionner dos peines, des portos, des souffrances : « Mes vers me coûtknt ;)e«, disait l'ahhé de Marolles à Linièrc. — Us vous coûtant ce qu'Us valent », lui répondit celui-ci. il Etre fait ou donné avec difficulté ou à. regret : Les promesses ne coûtent rien.

— Loc. div. : Coûter cher. Occasionner une forte dépense

OU un prand sacrîfioo. h Coûter bon. Coûter cher. Il Coûter 1(1 vie (le, Occasionner la mort do. il /if^en 7W lut coûte, Il l'ait sans noino ou sans hésitation tout co qu'il entreprend, et aussi, il n'opargno riou. ii Tout lui coûte, 11 trouve pénible tout co qu'il entrej)roud. li Coûte tiue coûte, Quolquo déponso ou quoique sacntico qu'il on résulto. ii Fam. Coûter les yeux de la tète. Occasionner dos dépons((s excessives.

— Prov. : n n'y a que le premier pas qui coûte, Pour certains actes déterminés, un premier essai t'ait disparaître toutes !os répugnances quo ces actes inspiraient.

— Impers. Jl coûte ou // en coûte. Il on résulte une dépense :

Il en cot\te. bien cher ponr mourir, à Paris.

Andriedx.

— Fig. Il est diffloilo, pénible, il y a des inconvonionls :

A qui vfiit se venger trop souvent il en ntùtr.

Andiîieux.

— Enxycl. Gramm. D'après l'Académie, coûter est verho neutre dans toutes ses acceptions, et, comme il prend l'auxilairo avoir, on doit toujours laisser le participe coûté invariable. Selon plusieurs grammairiens, au contraire, coûter est neutre quand il éveille l'idéo d'un prix, d'une dépense numéraire quelconque ; mais il devient actif quand il signirie ciiuser, occasionner ; ils écriraient donc, on laissant coûté invariable : Les vingt mille francs qm; cette maison m'a coûTi-:, et ils feraient varier co participe dans : Les efforts que ce travail m'a coiItks. On trouve dans Fénelou : « Vous n'avez pas oublié les soins que vous m'avez coûtés depuis votre enfance •>; dans Racine :

Après tous les ennuis que ce jour m'a coûtés.

On voit donc que l'opinon des grammairiens s'appuio sur des autorités assez respectables.

COUTERIE n. f. Hist. ccclés. V. couteie.

COUTERNE, comm. de l'Orne, arrond. et à 20 kilom. de Domfrout, sur la Vée, près de son confluent avec la Mayenne; 1.300 hab.Ch.de f. Ouest. Commerce de chiffons, de grains. Château en briques, des xvi" et xyiii" siècles; église romane. Vieilles halles.

COÛTEUSEMENT adv. D'uno façon coûteuse.

COÛTEUX {teû), EUSE adj. Qui coûte cher, qui fait faire do grandes dépenses : Un voyage coûteux.

CoUTHON (Georges), conventionnel, né à Orcet (Auvergne) en 17.55, mort à Paris en 1794. AvocatàClermont en 1788, il était aimé alors pour sadouceur et son désintéressement. Chaud partisan ae la Révolution, il fut nommé président du tribunal de Clermont (1789). Après avoir défendu la monarchie constitutionnelle, il devint un de ses plus acharnés adversaires; élu à la Législative, il proposa le premier qu'on ne laissât à Louis XVI que le titre de roi des Français. Il attaqua les émigrés et les prêtres insermentés. Rentré à Pans après une période de repos exigée par la faiblesse de .sa santé, û n'approuva pas les massacres de Septembre et la déchéance du roi; mais, élu membre de la Convention (1792), il vota pour la mort de Louis XVI, contre le sursis. Bien qu'il se fût montré tolérant au début de son mandat, il se déclara contre les girondins, avec Robespierre, dont il partageait les idées religieuses et philosophiques. Dès lors, il devint

f)lus violent dans sa lutte contre es modérés. Il entra au comité de Salut public (juill. 1793) avec Saint-Just. Désigné pour presser le siège de Lyon (août 1793), il réunit en Auvergne quelques troupes, aida à prendre la ville, mais n'aiitorisa aucune mesure arbitraire. De retour à Paris, il dénonça les ennemis de Robespierre et présenta la loi du 22 prairial, qui était aux accusés la faculté de se défendre. Il partagea le sort de Robespierre, le 9 thermidor. Cet orateur d'aspect débile (il était paralysé des jambes) devait à son éloquence une influence presque égale à celle de Robespierre.

COUTHOUYIA n. f. Genre de mollusques gastéropodes cténolu-anclies, famille des fussaridés, qui est consiiléré généralement comme un .»:ous-genre do fossarus, et so ('araclérise parla fente profonde de l'ombilic, la spire acuminéo, à tours treillissés, et la bouche somi-ovalo. (L'espèce type do ces mollusques marins est la couthouyia decussata, du Japon.)

COUTHOVIA n. m. Genre de loganiacéos, tribu dos culoganiées, habitant la Maiaisio et l'Océanic, comprenant dos arbres à fouilles opposées, à fleurs en cyraos terminales.

COUTHUIN, comm . de la Belgiûuo (prov. do Liégo), arr. adm. et jud. do Iluy, outre la Môhaigno et la Meuse ; 3.128 liab. Mines do fer.

COUTHURES, comm. do Lot-ot-Garonno, arr. et à 8 kil. do Marmando, sur la Garonne; eio hab. Fabrique do balais, minoteries.

COUTICHES, comm. du dép. du Nord, arr. et A 13 kil. de Douai, sur lu courant de Coutiches, sous-affluent <ie l'Ksraut ; 1 .92(; hab. Ch. do f. Nord. Commerce d« graines do lieLterave.^ ; moulins à blé ; fabrique do balais. Calvaire.

COUTIER {ti-é)v\. m. Ouvrier qui fait du coutil; fabricant qui on produit; marchand oui en vend.

— Autref. Fabricant do lits do plumes.

COUTIÈRE n. f. Nom dos grosses manœuvres qui maintenaient les mais des galères et servaient de haubans.

COUTIL f^) n. m. Toile do chanvre ou do lin, ou encore do lin et do coton, d'un tissu très serré.

— Kncycl. Le coritil diffère do la toile ordinaire on ce quo son tissu est tqujourscroisé.Cortainscoutils sontà plusieurs lisses ot -X armures, comme les draps et los soieries. Le véritable coutil est fait tout entier, chaîne ot trame, avec du fli do chanvre ; mais, iirosiiuo toujours, celui ou'on trouve dans le commerce est fait ue lin ot do coton. Il eu 08t mfimo qui no contient quo du coton seul ; c'est le coutil t bon marché. Le coutil est projiro il faire des toutes ot ù

COUTERIE

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