COUTUME
servir d'enveloppe aux matelas ou aux oreillers. Il s'emploie également pour la confection de vêtements légers, mais solides. On en fait encore des stores, des housses pour moublos, des guêtres, des corsets, des chaussures.
L'industrie dos coutils fut importée en France par la famille d'un tisserand nommé Bourlot, qui s'établit à Evroux vers 1778. Cette ville est encoro un dos principaux centres producteurs du coutil. Lille et Roubaix so sont égalemont adonnés à la fabrication du coutil. La ville de Fiers, par sa grande fabrication, fait aujourd'hui une sérieuse concurrence à Ëvreux ot aux autres cités industrielles. Troyes ot Nantes fabriquent plus spécialement le coutil de chasse. ,/^
COUTIL n. m. Archéol. et bot. V. too-
TILLi:.
COUTILIER [li'é — rad. couiille) n. m.
Homme de pied ou valet de çuerre armé d'une couiille. (Les coutiliers étaient munis de haubergeons, salades, gantelets et harnois de jambes; leur arme d'hast était une langue de bœuf; leurs armes de main la coutille et la dague.) Il On écrivait aussi coustilier, etcous-
TILLEDX.
COUTILLADE {Il mil.) n. f. Coup de couteau. (Vieux.)
COUTILLE {Il mil.) n. f. Art milit. anc. Epée courte et large, à pointe aiguë, Coutilier (1310). que portaient les gens de pied au moyen âge. (Ce mot peut signitier aussi une arme d'hast, dont le fer avait une pareille forme; les coutilles s'appelaient encore, au xv* siècle, feuilles de Catalogne. Quant aux prétendues coutilles du XVI* siècle conservées dans les collections d'amateurs, ce sont des lames do pertuisanes retaillées et assemblées sur une monture d'épée par des contrefacteurs modernes.) On écrit aussi cos-