TILLE
— Bot. Nom vulgaire de* la fétuque dorée.
COUTILLER {Il mil.) V. a. Blesser, frapper avec la coutille. (Vieux.)
COUTINHO (Alvarez Gonzalo), chevalier portugais, surnommé Magrîço (le Décharné), né i Villa de Penedono (Beira), dans la seconde moitié du xiv* siècle. Camoëns, dans ses iusiarfes, le représente partant avec onze compagnons pour Londres, où il va com- Coutilles. battre en champ clos douze chevaliers anglais qui avaient outragé des dames de la cour.
GoUTINHO (dom Francisco), comte de Rodondo, viceroi des Indes portugaises, mort en 1564. II se fit remarquer pendant son gouvernement par sa douceur et par son amour de la justice. Malheureusement, il confia le gouvernement du pays de Cambaye au cruel Mesquita, dont la conduite envers les indigènes amena bientôt une réaction sanglante contre les Portugais. Coutinho protégea le poète Camoéns, qui avait été persécuté par son prédécesseur. — Son fils, dom Joao Coutinbo, vice-roi des Indes do 1G17 à 1619, soutint une guerre difficile dans le Cananor.
Coutinho {dom Gonzalo), administrateur et poète portu^'ais, mort en 1634. Capitaine général de Mazagan (Maroc), il publia, en 1629, une relation de son séjour, sous lo titre do Discurso da joj-nada a villa de Mazagào e seu govei'no nella. Plus tard, il devint gouverneur dos Algarves et conseiller de Pliilippo III. Il est surtout célèbre pour avoir composé Tépitaphe do Camoons, dont il était l'ami.
COUTISSÉ, ÉE adi. Tochn. Garni do coutil.
— u. f. pi. Knsouplo garnie de grosso toile, pour fixer la pièce à broder.
CoUTLOUGH-lNANDJI, prince turc, do la dynastie dos ataboUs de rA/'rli.iil|ari, qui vécut dans la seconde moitié du xii» sièrin dn nntro .To. Il fut élevé à la cour du dernier Soldjoukide, Toghrul III, et il so révolta contre lui; vaincu, il alla demander secours au khvarizmchah Tukush, nui entra en Perso ot battit Toghrul {590 de l'hégire ; 1 193 de J.-C). Coutlough-Inandji assassina Toghrul ot fut luimémo mis à mort par ordre do Tukush.
COUTO (Diego no), historien portugais, né à Lisbonne en 1512, mort ù Goa en 1616. Paru à quatorze ans pour les Indes, après avoir accompagné Camoéns dans plusieurs expéditions militaires, il se fixa à Goa, et fut nommé par Philippe II historiographe des Ktats de l'Inde. Il cnnlinua YAsw. do Barros, ot écrivit aussi une Vie de dom Paxilo de Lima Pereira (1765) et dos Observations sur les causes de la décadence des Portugais dans l'Inde (1790).
COUTON n. m. Rudiment do plume naissante chez une joiino volaille, et qui rosto dans la chair après quo l'animal a été plumé.
COU-TORS {tor') n. m. Un des noms vulgaires du torcol.
Il l'I. /fCS COUS-TOllS.
COUTOUBÉE(ié) n. f. Genre do gontianacées, tribu dos chironiéos, comprenant dos herbes amères à la fa«;on dos geniianes, à tiges dressées, à fouilles opposées, ù flours tétramôros réunies en épis ou grappes terminales, originaires de l'Amériquo tropicale.
COUTOUBÉES {bé) n. f. pi. Sous-tribu dos gontianacécs, 'oni prenant los genres coutoubée, schoublerie, hélie ot cudiuir, vie. — L'tie couTOUUi:!-:.
COUTOUILLE {tou-ill [//mil.]) n. f. Un dos noms vulgaires
du torcol.
COUTOUVHE, comm. do la Loire, arrond. ot A U kil. do Koaiiiio; 1.785 hab. Fabriques do balances o£ do co-
tonnadr'H.
CoUTRAS {tra), ch.-l. do canton do la Gironde, arrond. et ii 17 kilom. de Libourno, sur la Dronno, près do son confluent avec l'Isle; 3.1*03 hab. {Coulrasicns, ennes, ou Coutrilluns, onnes.) Ch. do f. Orléans. Port. Commerce do céréales, do farines, do vins ot d'eaux-do-vio, do bois du Nord. Lo vignoble do Centras produit dos vins rouges ot
dos vins blancs, et ses principaux crus sont : lo domaine do l'Etang, Drouillard, Lauvirat, Bellevue, Franc-Lauvirat, Egreteau, etc. Minoteries, taillanderies, teintureries, corroiries. Ancien château de la Renaissance. Moulin sur la Dronno; à Laubardemont, sur l'Isle, vaste usine à huile, remplaçant un des plus grands moulins de France, détruit par le feu. C'est la Corteratc dos Gallo-Romains. Dans une çlaine voisine, au confluent do l'Isle otdo la Dronne, défaite du duc do Joyeuse à latéto dos catholiques, par los protestants que commandait Henri do Navarre (20 oct. 1587). — Le canton a 12 comm. et 13.677. hab.
COUTRAU {tro) n, m. Variété de poire d'automne.
COUTRE (du lat. culter, couteau) n. m. Agric. Hache eflilée, servant à refendre los échalas. il Hache à grosso lame trapue, que l'on appelle également merlin, et employée pour fendre le bois do chauflage. il Un des organes essentiels d'une charrue. (La charrue étant mise en mou-
A, charrue à siège avec coutre circulaire disposé en avant du soc et duversoîr, entre les deux roues de la machine; — B, coutre ordinaire (1. Mauche; 2. Lame; 3. Age de la charrue; 4. Coutrière); — C, coutre vu en section horizontale [x, y. tracé du plan vertical de progression de la charrue) : 1. Face de la lame du coutre du côté de la « muraille du labour »; 2. L'autre face.
vement, le coutre découpe, dans le sens vertical, la bande du labour que le soc découpe simultanément dans le sens horizontal. Cette bande ainsi découpée est immédiatement retournée par le versoir.)
— Hist. eccl. Sacristain qui était chargé de faire sonner les cloches, de garder los clefs de l'église ot de prendre soin du luminaire.
COUTRIE {trî) n. f. Office du sacristain qu'on appelait coutre. Il On écrivait aussi couterie.
COUTRIÈRE n. f. Pièce servant à lier le manche du coutre à l'âge de la charrue, it Espèce de charrue emploj'éo pour retourner très profondément le sol. (On dit aussi cou- TBiKK, dans les deux sens.)
COUTRILLON (// mil.) n. m. Sorte de bs.teau plat, de long chaland, sur lo canal du Midi.
COUTUMAT {ma) n. m. Bureau où l'on payait, dans la Guyenne, les droits de coutume, u Pays de droit coutumier.
COUTUME (du lat. consuetudo ; d'où coustume ot coutume) n. f. Pratique ancienne et générale : Il y a du bon à se mettre quelquefois au-dessus des codtumes. (M«" de Sôv.) Il Habitude individuelle : Chacun a sa coutume.
— Par anal. Manière d'agir, en parlant des choses : /^ vent a codiume de souffler dans cette saison, il De cou~ tume, D'ordinaire, ordinairement : J'irai chez i^ous comme DE COUTUME. Il Ai'Oi'r de coutume. Avoir l'habitude do : Pour vous ôter l'envie de nous faire cowir toutes les îutits, comme vous AVEZ DR COUTUME. (Mol.) [Vieux.] Il Us et coutumes^ Règles, pratique qu'on observe dans certains pays, certaines circonstances, à l'égard do certaines choses, etc. : Observer les us et coutumes d'un lieu.
— Comm. Droit que les marchands étrangers payaient aux souverains locaux dans l'Inde, l'Afrique et le Levant.
— Dr, anc. Usages anciens ot généraux ayant force do loi, et dont l'ensemble forme lo droit coutumier. n Recueil des coutumes d'un pays : /m coutume de Paris, ii Certificat de coutume, Acte'par lequel un tribunal attestait un point do législation ou do jurisprudence on usage dans une localité.
— Dr. féod. Droit de coutume. Redevance payée au soigneur pour los denrées, blés, vins, bestiaux vendus dans sa soignourio. (On distinguait, d'après lo tarif, la grande et la petite coutume.)
— Hist. ceci. Coutume épiscopale. Droit que l'évéquo percevait sur ses dores, ii sou avènement ot dans quelques autres circonstances, u Louables coutumes. Droits que lo clergé levait sur los gens d'êgli.so.
— Péch. Poisson de coutume, Uedevanco en nature qu'on prélève pour lo propriétaire du bateau ot lo maître pécheur.
— Prov. : Une fols n'est pas coutume, On peut former les yeux sur un acte isolé, il C'est la coutume de Lorris, les battus payent l'amende» Celui qui a raison so voit condamné.
— Syn. Accoutumance, habitude, usage. V. accoutumance.
— Encycl. Dr. La coututne est une source du droit, qui tire son autorité do l'assentiment tacite do tous les citoyens. Nous la trouvons on droit romain, puis au moyen ûgo. Lo droit coutumier, on Pranco, a fait des emprunts aux législations précédentes, mais il s'est révélé avec uno originalité propre. Les coutumes so formèrent pou ù pou dans lo nord et lo centre do la Franco, ot jusque dans lo sud-ouest, tandis que. dans le midi, le droit romain demeurait, on général, la base do la législation. On appelait pays de droit t'crit ceux qui étîiient surtout régis par lo droit romain ; pays de coutume, ceux où dominait cette seconde source. Ces derniers formaient los deux tiers do la France. Cos coutumes étaient des lois territoriales, mais elles manquaient do précision ; il fallait procéder A des enquêtes dites par tourbes {per lurbas) pour connaitro lo droit. l'usago. On comprit la nécessité do llxer par écrit lo droit couiumior, ot qiiolquos coutumes furent rédigées au début du .\v« siècle. Charles VU, on U54, prescrivit leur rédaction dans tout lo rovaume. Celle do Rourgogno fiit approuvée en ll.'>i', cello doTouraino on Utîl, collo d'Anjou on Uô'.i. La plupart des coutumes furent rédigées sous Louis XII : collo d Orléans dato do 1509, oollo do Paris do 1510. La pratique ayant signalé beaucoup do défauts ot do lacunes dans cos' rédaciious, on sentit le besoui do les réformor. beaucoup do reformations se produisirent