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daire. Il doit son nom au g'raud développement des formations crayeuses, et succède immédiatement au système jurassique ; ses assises sont recouvertes par la série éocône, qui constitue la base du groupe tertiaire. Le système crétacé est caractérisé par l'apparition de la famille dos mollusques charaacés et l'appariiiou des dicotylédones.
La période crétacée a été divisée en deux séries de couches : la série inférieure ou infracréiacée, et la série .supérieure ou supracrélacéc.
La série infrarrétacée a été divisée par do Lapparent en quatre étapes, qui sont do bas en haut : néocomwn, harrémien, aptien et albien. Le néocomien est caractérisé par lo développement du genre céphalopode holcustephaiiics. L'étage barrémien est caractérisé par lo desmoceras difficile ; l'étage aptien par Vanculoceras Matheruui et \ hoplites Dufrcnoyi. Enfin, 1 étage albien (ancien gault) fait pressentir la substitution de la craie aux dépôts précédents.
La série supracrétacée a été divisée en cinq étages, qui sont également, de bas en haut : cénovianien, turonien, emschérien, aturien etdanien. Lo Ci^Homaïi/en montre, chez les ammonites, la prédominance des genres schloenbachia et acanthoceras. L'étage turonien est caractérisé par les genres céphalopodes prionotropis et ynammites. Dans l'étage emschéi'ien (ancien sénonien in férieur de d'Orhigny), dominent le mortoniceras et le placenticeras.
Dans l'étage aturien(ancien sënonieii supérieur de d'Orbigny), se développent les genres pachi/discus et bacufites. Enfin, l'étage danic»
est caractérisé par les couches à nautilus Dayiicus ; il est représenté près Paris par le calcaire pisolithique de Meudon.
— Paléont. La série infracrétacée ne renferme aucun débris de mammifères. Elle précède la disparition des ptérosauriens et marque lo grand développement des dinosauriens, parmi lesquels il faut citer un gigantesque ornithopode : ïigttanodon f dont la longueur atteignait 12 mètres. Parmi
les poissons dominent les physostomes. On y rencontre des crustacés (cypridés et crabes), des ammonites modifiées, des bélemnites; des lamellibranches, des oursins, des spatangides ; enfin, les foraminifères se répandent largement. La série supracrétacée n'ofl're des débris de mammifères que dans les couches les plus récentes de cet âge. En effet, on a trouvé dans les montagnes Rocheuses des allothériens et des marsupiaux, quelques oiseaux {hesperornis, ichthijomjs). Les sauroptérygiens disparaissent, et les serpents apparaissent. Les crocodiliens et les dinosauriens sont assez nombreux. Les poissons ganoïdes s'éteignent. Les bélemnites abondent, mais Tes ammonites tendent à disparaître. Brachiopodes, gastéropodes se multiplient. Mais le fait le plus caractéristique de cette époque est le développement de la famille des rudistes, qui ont accumulé leurs coquilles dans certaines couches, formant avec leurs seuls débris de véritables assises calcaires. Les bryozoaires et les oursins abondent; enfin, crinoïdes, coralliaires, spongiaires et foraminifères occupent dans la série infracréiacée une place importante.
— Flore. Les couches américaines du Potomac ont fourni à la paléontologie une flore infracréiacée assez riche tlo dicotylédones. La flore supracrétacée accuse lo développement des dicotylédones ; peupliers, châtaigniers, hêtres, platanes, magnolias croissent avec des espèces tropicales : palmiers, lauriers, pandanées. Cette végétation, dans son ensemble. Indique un commencement de variations annuelles dans la température ; les saisons se font déjà sentir, la lumière du soleil est sans doute plus vivo, la zone tropicale se réduit, mais insensiblement, car le Groenland nourrit encore des figuiers.
CRÉTACIQUE adj. Géol. V. CRÉTACÉ.
Crète, village des Etats-Unis (Etat de Nobraska), sur lo Big Bleu, affluent du Kansas ; 3.285 hab. Collège.
Crète, aujourd'hui Candie, île du sud de l'Archipel, appelée Crète par les anciens, et Gérid par les Turcs : 8.618 kil.carr.; 294.190 hab.
— Encycl. Géographie physique. La Crète a d'étroits rapports do structure avec l'Europe ot l'Asie. Elle est uu reste des chaînes qui reliaient la Moréo à la I.,ycio avant l'effondrement de l'Archipel, ot par là s'explique sa forme effilée d'O. on E. (140 kilom. do long, sur lo a -10 de large). Les rides montagneuses qui longent tout son littoral sud sont faites des mômes rocbos crayeuses (|uo le massif arcadien et lo Pindc; ot un plateau sous-marin, immergé à moins do 1.000 mètres, l'unit à Cérigo, à Carpathos et à Rhodes. Les chaînes candiotes so groupent en trois massifs principaux : les montagnes Blanches (ou Aspra Vouna) à l'O. qui culminent à 2.470 m. [Agios Theodoros); lo Psiloritis au contre (ancien Ida), 2.457 m. ; à lE., le nœud moins élevé du Lashiti (2.160 m.). Au S., le sol plonge dans une mer profonde, ot les côtes sont des falaises, sauf sur lo pourtour do la plaine de Mesara. Au N., tout un système do collines aboutit à un rivage très découpé par les baies do la Canée. do la Sude, do la Mirabolla. Los petits archipels subordonnés offrent au N. l'île Dia.
Par sa position dans la Méditerranée orientale, qui est sous l'infliionco des déserts voisins d'Afrique ot d'Asie, la Crète est un type d'îlo à climat continontai : les pluies tiôdes de printemps, d'automne et d'hiver, y son tirrôgulières, excepté dans cette dernière saison; l'été y est sec otlorride, àpoino rafraîchi par les souffles septentrionaux du vorias; 1 écart do température entre les saisons extrêmes est do 18» C. Ces conditions expliquent, la perméabili té du sol ot, les dévastations aidant, que la végétation soit si pauvre : sur ta masse grise des montagnes, sur l'étendue pierreuse dos plaines no so détachent quo do rares bouquets do chênes verts, châtaigniers, noyers, oliviers sauvages, platanes, pins parasols, palmiers nains, ou do maigres mutiuis do lauriers ot do myrtes, au milieu d'un gaaen soc et aur d'herbes odorantes. Les cours d'eau, fort courts A cause do lu disposition du relief, sont prosquo tous desséchés en été, ei leur