CROMARTY
Ordre de la Croix de 1er.
dation, une princesse de la maison d'Autriche. Cette décoration se porte sur ie sein gauche, attachée à un ruban noir formant rosette.
— Oi-dre de la Croix de /cr ( Prusse ). Frédéric -Guillaume m fonda cet ordre, en 1813, pour honorer ceux de ses sujets qui, pendant la campagne de 1SI3, avaient bien mérité de la
f)atrie, soit en combattant avec vailance, soi', en Taisant preuve de patriotisme pour la cause de la l'rubse.
Aujourd'hui, l'ordre (modilié en 1S~0) est divisé en trois classes de chevaliers. La croix est de fer fondu, à branches bordées d'argent. Elle est portée par les militaires de la seconde classe, suspendue à la boutonnière de l'habit par un ruban noir liséré de blanc ; chez les membres civils, le ruban est blanc, liséré de noir.
— Ordre de la Croix de Jésus-Christ, dernier nom porté, à partir de 156S, par l'ordre de la Milice de Jésus- Christ. {V. Milice de Jéscs-Cbrist [ordre de la].) Cet ordre fut donné, lors de son changement de nom, par le pape Pie V, à la congrégation de Saint-Pierre. La décoration de Tordre était une croix noire.
— Crojx de Juillet (France). Une loi du 13 décembre 1830 institua cette décoration pour perpétuer le souvenir de la révolution de 1830, et pour accorder un signe de distinction aux citoyens qui s'étaient signalés dans les trois journées de Juillet. La croix était formée de trois branches émaillées de blanc, pommetées d'argent à leurs six extrémités. Elle reposait sur une couronne de chêne et était surmontée d'une couronne murale d'argent. On la confond souvent avec la médaille de
Juillet. V. JUILLET.
— Croix commémorative (Allemagne [Prusse]), créée, en 1866, par Guillaume l'^eldestinéo à rappeler le souvenir de la guerre avec l'Autriche. L'insigne est fait du bronze des canons pris à l'ennemi. Les combattants de cette guerre la portent avec un ruban noir, avec bordure blanche et orange; pour les non-combattants, la bordure est orange et noire.
— Croix du Sud {ordre ifnpéinal de la) ou du Cruzeiro [Brésil], institué ie 1" décembre 1822. D comprend quatre classes : grand-croix, commandeur (avec plaque), officier, et chevalier. Le ruban est bleu azur. De même que tous les ordres créés sous la monarchie brésilienne, celui-ci a été aboli lors de la proclamation de la république au Brésil.
— Croix militaire (Belgique), instituée, le il février 1885, parLéopoldlI. Deux classes, dont la première se donne pour
vingt-cinq ans de ■' ' '' '■■■ ■ '- ' ■--- - '
cinq ans de services militaires.
Le ruban est vert, avec lisérés
ftonceaudeSmilimètres. La première classe est indiquée par une rosette sur le ruban.
— Croix de la Santé militaire (Allemagne [Hesse]), instituée, le 25 août 1870, par le gran d-duc Louis m. Ne
Croix commémoralive.
ur vint^t-
Croix militaire, (Belgique).
Crois de la Santé militaire (Hesse).
Ordre
de la Croix-Rouge
(Russie).
comprend qu'une classe (chevaliers), et se porto à la boutonnière. Ruban ponceau liséré d'argent.
— Crofj:-7ïou9e(orrfrerfe /a) [Angleterre], institué, en 1883, par Victoria T* et destiné aux dames. Comprend une seule classe et se porte à l'épaule gauche. Le ruban est bleu, bordé de rouée.
— Croix-Bouge {ordre de la) [Russie] institué,le il avril 1878, par Alexandre III et destiné à récompenser les dames qui ont donné des soins aux blessés. Ne comprend qu'une seule classe. Ruban rouge.
— Croix de Mérite. V. mérite; Croix d'honneur de Detmold. V. Detmold Croix de Vic'oria. V.Victoria; Croix de Mentana. V. Mentana; etc.
— Rclig. I. Signe de la croix. Tertul lien nous apprend que, d'après un usa^e déjà ancien ao son temps, les disciples de Jésus-Christ traçaient sur eux, en différentes occasions, l'image de la croix.
Ce signe est, pour les chrétiens, un symbole qui rappelle les trois mystères de la Trinité, de rincarnation et de la Rédemption. Les Latins le font en
Fortant la main droite au front, à la poitrine, puis à épaule gauche, ensuite à l'épaule droite, tandis qu'ils disent : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Les Grecs portent la main d'abord à l'épaule droite et après à l'épaule gauche. Le signe de la croix est d'une pratique fréquente dans les deux Eglises; il se fait au commencement et à la tin de chaque prière, avant et après les repas, dans les dangers, etc. Un autre signe do croix, qu'on peut appeler liturgique, est tracé sur tout objet ou toute personne qui reçoit une bénédiction ; l'évoque le fait avec les deux doigts do la main droite ; le prêtre, avec la main tout entière. Les protestants ont renoncé à la pratique du signe de la croix.
II. Ordres religieux. Plusieurs ordres religieux se sont placés sous le patronage de la croix. V. cboisibr.
11 faut encore citer les clercs dt'chaussés de la Sainte- Croix ou passionnistes, institués par saint Paul do la Croix, contirmés par Benoît XIV, en 1741, et qui comptaient une vingtaine de Pères en Franco, en 1880; la congrégation de Sainte-Croix du Mans, fondée en 1835, qui dirige un collège à Neuiljy. près Paris, et enfin les Filles de la Croix, congrégation enseignante, fondée en 1625 & Royc, par le curé Giiérin, réformée en 1G10 par M"" de Villeneuve et BaiDtVinc«ntde Paul, buppikmèe parla Révolution. Depuis,
il s'est rétabli sous le même vocable, surtout en France, quelques congrégations hospitalières et enseignantes, qui ont généralement repris la règle du xvii* siècle. Ellos comptent actuellement, rien qu'en France, plus de trois cents maisons dans trente-quatre diocèses. Les plus connues sont : les Filles de la Croix, dites « de Saint-André » (centre à La Puye, en Poitou), fondées en 1806 par Elisabeth Bichier des Ages et l'abbé Fournet, et répandues dans plusieurs diocèses ; les sœurs de la Croix de Jésus, fondées en 1S32 à Groissiat (diocèse de Belley), auxquelles correspondent des frères de la Croix; les sœurs marianites de Sainte-Croix, fondées en iS4i au Mans, par l'abbé Moreau, surtout répandues en Amérique; les sœurs de Notre- Dame de la Croix (centre à Muriuais, diocèse de Grenoble) ; les sœurs de la Croix, fondées en 1833 par le curé de Liège, Habets.
CROIX DU TrahoiR (la). Dès le xm" siècle, existait à Pans une croix de ce nom, au milieu du carrefour forme par les rues Saini-Honoré et de l'Arbre-Scc. Les avis sont partagés sur l'origine de ce nom de « trahoir », que l'on rencontre aussi sous la forme de lirouer, tiroir. S'agissaitil d'un lieu ou l'on triait les animaux de boucherie, où l'on tirait â quatre chevaux les criminels, où l'on tirait les étoffes pour les tendre? Les trois hypothèses ont été émises, sans que la solution certaine ait été trouvée. Sous François 1*% une fontaine publique fut juxtaposée à la croix. Comme ces deux constructions gênaient fort la circulation, le prévôt des inarcliands, François Miron, fit réédifier la fontaine, en 1606, à l'angle même des deux rues, et, en 1036, la croix fut transportée sur le nouvel édifice. L'ensemble tombait en ruine à la fin du règne de Louis XV. En 1774, Soufflet fut cliargé do reconstruire la fontaine, mais la croix n'a pas été conservée. Le monument, sobrement traité, est orné d'une jolie nymphe, sculptée en bas-relief par Boizot.
Croix de Berny (La), roman, par le vicomte Charles de Launay (M"" E.
de Girardin ) , Théophile Gautier, Jules Sandeau et Méry. Le titre est uniquement dû à ce fait que les auteurs ont fait entre eux un steeple -c/iase littéraire et que la première course Fontaine de la Croix-du-Trahoir. de ce genre eut lieu en
France à la Croix de Berny (annexe d'Antony, à l'intersection des routes de Paris à Orléans et de (Jboisy-le-Roi à Versailles). Les personnages principaux sont au nombre de quatre, comme les auteurs. La forme adoptée pour ce singulier ouvrage est la forme épistolaire, qui permet mieux à chacun d'eux de se mettre en scène. — Edgar de Meilhan, le prince de Montbert et Raymond de Villiers, arrivent, par un enchaînement de circonstances fantastiques, à aimer la même femme, qui, pour l'un, s'appelle Irène de Chàteaudun et est une riche héritière, et, pour les deux autres, n'est que la veuve Louise Guérin, pauvre enlumineuse d'écrans et d'éventails. Pendant" des semaines, des mois entiers, on assiste aux courses effrénées de ces trois hommes à la poursuite de celle qu'ils aiment. Dans ce steeple-chase désespéré vers le bonheur, un seul arrive... pour mourir- La fable est peu intéressante , l'intrigue embrouillée, invraisemblable, sans parler du manque d'unité dans l'action ; mais l'œuvre abonde en détails cliarmants, et le nom de ses auteurs lui valut une heure de célébrité.
Croix de Marie (la), opéra-comique en trois actes, paroles de Lockroy et Dennery, musique d'Aimé Maillart, représenté à l'Opéra-Comique le 10 juillet 1852. Le sujet, à la fois mystique et fantastique, transportait à la scène une légende bretonne non sans grâce , mais d'un caractère assez singulier. La musique, qui n'est pas le meilleur ouvrage de son auteur, renfermait cependant plusieurs pages vraiment distinguées, telles que, au second acte, le meilleur de la partition, la romance de Marie, vraie perle mélodique, délicieuse de grâce, de naturel et de simplicité, un chœur de buveurs plein do franchise et un duo charmant. L'ouvrage no fut jamais repris.
Croix (La) ou La Croex-DE-BLÉRÉ, comm. d'Indreet-Loire, arr. et à 22 kil. do Tours, sur le Cher ; 1.213 hab. Ch. de f. Orléans. Tonnelleries.
Croix, comm. du départ, du Nord, arr. et à 7 kilom. de Lille, dans la plaine de Flandre, près de la Marcq; 14.338 hab. Ch. de f. Nord. Fonderies de fer, imprimeries, teinturerie, brasserie.
Croix ou Cruz (saint Jean DE La), théologien espafrnol, dont lo nom de famille était Yepez, né à Ontiveros (Vicille-Castille) en 1542, mort en 1591. Il entra dans l'ordre des carmes, où il se signala par ses austérités, travailla avec sainte Thérèse à fonder l'ordre réformé des carmes dits "déchaussés » (1580). Il a été canonisé en 1726 par Benoît XIII. Sa fête se célèbre le 24 novembre. Il écrivit en espagnol dos ouvrages mystiques, qui. imprimés à Barcelone on 1619, furent traduits en français par le P. Maillard (1694).
Croix-AUX-EOIS (La), comm. des Ardennes, arr. et à 8 kilom. do Vouziers, sur un affluent de la Bar; 355 hab. Sur le territoire do cette commune est le dôfili^ de la Croixaux-liois, forcé lo 12 septembre 1792 par les Alliés, et que les troupes françaises essayèrent vainement de reprendre (13-15 sept.).
Croix-AUX-MINES (La), comm. dos Vosges, arr. et à 15 kilom. du Saint-Dié, sur la Morte, affluent de la Fave; 1.496 hab. Marbre, mine do plomb. Huileries, scieries.
Croix-DES- BOUQUETS, comm. de la république d ilaUi, dép. de l'Ouest, arr. do Port-au-Princo ; 30.000 hab.
Croix-de-vie, comm. de la Vondôe, arr. et à 30 kilom. des Sables-d'Olonno, à. l'ombouchuro du fleuve côtior la Vie; 1.832 hab. Ch. de f. Etat. Bains de mer. Pêcheries, salines, salaKous et conserves alimentaires.
CROIX-DIEU interj. Sorte d'ancien juron, qui se disait par abréviation de « Par la croix do Dieu ».
CrOIX-HELLÉAN (La), comm. du Morbihan, arr. et à 10 kilom. de Ploërmcl; 830 bab. Eglise reconstruite en 1690; aux environs, chapelle Saint-Mandé, but de pèlerinage, élevée, dit-on, à lendroit où furent enterrés les Bretons morts au combat des Trente, qui eut lieu en 1351, sur le territoire de cette commune.
Croixille (La), comm. de la Mayenne, arrond. et à 25 kilom. de Laval, non loin de la' Vîlaiue naissante; 1.107 bab. Carrières de pierres pour pavés.
Croix-Kouge (sociétés de la). Au lendemain de la convention internationale do Genève du 22 août 1864, qui ri'glait le sort dos blessés en temps de guerre, et à laquelle adhérèrent, dans la suite, la plupart des Etats, il se forma, dans un grand nombre do pays, des sociétés dites de la Croir-Jlouye.
En France se sont constituées, dans cet ordre d'idées : la Société française de secours atix blessés militaires des armées de terre et de mer, reconnue d'utilité publique le 23 juin 1866; ÏUnion des femmes de France, tqconnue par décret du 6 août 1882; V Association des Dames françaises, reconnue par di'-cret de 1883. Leur fonctionnement général a été réglé par un décret du 19 octobre 1892, aux termes duquel elles sont autorisées à prêter leur concours en temps de guerre au service de santé des armées do terre et de mer, et sous l'autorité des directeurs de ce service. Lo rôle de ces sociétés consiste à créer dans les places do guerre des hôpitaux auxiliaires, à concourir au service de ces hôpitaux, à faire parvenir, suivant les indications de la guerre et de la marine, les dons que les sociétés recueillent pour les malades et les blessés.
La Société de secours aux blessés est spécialement chargée du service des infirmeries des gares. Les doux autres sociétés étendent leur assistance aux civils dans les désastres et les calamités publiques. Le personnel des sociétés est autorisé à porter le brassard de neutralité institué par la Convention de Genève (avec croix rouge sur fond blanc). Les hôpitaux et locaux occupes par lui doivent être distingués par un drapeau de même couleur portant le même signe. En 1877, les Turcs remplacèrent la croix par le croissant.
Les sociétés de la Croix-Rouge des divers pays ont pour organe commun le comité international de Genève. Elles se réunissent fréquemment en congrès internationaux.
Groix-ROUSSE (La), nom d'un des quartiers actuels do Lyon, formant autrefois une commune suburbaine et un faubourg de la grande cité. V. Lyon.
Croix-SAINT-LEUFROY (La), comm. du départ, de l'Eure, arr. et à 16 kilom. de Louviers, sur l'Eure ; 710 hab. Ch. do r. Ouest. De l'ancienne abbaye fondée au vu* siècle par saint Leufroy, en un lieu où saint Ouen, archevêque de Rouen, avait planté une croix {tnonasterium Crucis Andœni), il ne reste que lo palais abbatial, de construction moderne. Ruines de la tour de Crèvecœur (xii* s.).
CrOIZETTE (Sophie-.^lexandrine Croisiîtte, dite), actrice, née à Saint-Pétersbourg en 1848, morte à Paris en 1901. Fille d'une danseuse française, elle obtint, en 1869, lo premier prix de comédie au Conservatoire, débuta, en 1870, à la Comédie-Française, et fut nommée sociétaire dès 1873. Joignant à la beauté le don de la séduction et un talent très jiersonncl, elle remporta do grands succès dans les rôles de jeune première. Elle renonça au théâtre en 1882.
CROKALITE n. f. Silicate hydraté naturel d'alumine et de soude. Syn. de mèsotype.
Croker ( John Wilson), homme d'Etat et auteur anglais, né à Galway [Irlande], en 1780, mort à Monlsey, près de Londres, en 1857. Admis au barreau irlandais en 1802, il s'occupa de littérature et publia des écrits satiriques sur la situation politique de l'Irlande. En 1807, il entra au Parlement et f^ut, en 1809, nommé secrétaire de l'amirauté, poste qu'il occupa jusqu'en 1830. Huit fois élu à la Chambre des communes, il devint, en 1828, conseiller privé. Il fut l'un des fondateurs de la Quarlerly Beview, à laquelle il fournit des articles acerbes.
Croker a publié deux poèmes : Talavera et Chants de Trafalf/ar; divers morceaux lyriques; puis : Evénements 77iilitaires de la 7'évolution française de iSSO ; Contes pour les enfants, tirés de l'histoire d'Angleterre, ouvrage qui a suggéré à Walter Scott ^GsContes d'un grand-père; enfin, une édition de la Vie de Johnson, de Boswell.
Croker (ThomasCrofton), écrivain irlandais, né à Cork en 1798, mort à Londres en i854. Dès son jeune âge, il recueillait les légendes et les chansons des paysans irlandais, et les mit en œuvre dans les ouvrages qu'il publia plus tard : Researches in the south of Ircland (1824); Faij^y legends and traditions (1825) ; Legends of the Lakes (1829) ; Josi'/ih Holt, gênerai of Irish rebels (1837); etc.
CROLER ou CROLLER V. n. Fauconn. V. CROULER.
CROLLE ou CROULE n. f. Vase sphérique à boire, ordinairement muni d'un couvercle et d'une anse, en usage au moyeu âge. (Certaines crollcs sont munies de deux poignées. Ces vases étaient ordinairement des pièces d'orfèvrerie; ils furent en usage du xiv* siècle jusqu'à la tin du XVI». )
CrOLLES, comm. de ITsère, arr. ot à 16 kilom. de Grenoble , dans la plaine de Grésivaudan, au pied du Petit- Som, non loin de l'Isère; 1.167 hab. Fabrique do ciment; Moulins. Ruines du château de Montfort.
CroLY (George), littérateur anglais, né à Dublin en 1780. mort on 1860. II se distingua comme prédicateur et publia divers écrits, entre autres, des satires; Catilina, drame, et L'orgueil doit être rabaissé, comédie (1824) ; des romans et des nouvelles ; etc.
Cromac, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 36 kil. de Rellac, non luin de laBenaize ; 922 hab. Châteaux ruinés.
CromagnON, localité située près du village des Eyzies, dé]>endant do la commune de Tayac (Dordogne). On y a découvert, en 1868, une grotte, où l'on a trouvé beaucoup d'ossement.s humains, notamment le crâne connu des authropologistes sous le nom de crâne de Cromagnon.
CbomaRTY, ville d'Ecosse, ch.-l. du comté de Cromarfîj,- port placé entre le golfe de Moray et celui de
Cromarty. — Le comté de Cromarh/ est formé d'un© doiizaino do potitcs enclaves, diss6nnm?os dans lo comté do Koss, lio l'Atlantiquo à la mer du Nord; 2(;i kiloin. carr. Pays inoi»ta}^ii('ux et pauvre. — Lo fivth tic Croiuavttj est un ostuaii-e do yo kiloni. do longueur, sur 15 à 20 do largeur.
CrOMDALE, ville d'Ecosso {comtés d'Invornoss et d'EIgin), sur le Spoy ; 3.60Ù hab. Kn IGUO, victoire aux environs, sur los rives du Spoy, des partisans du roi Guillaume III sur ceux de la maison des Stuarts.
Gromer (Martin), historien polonais, né vers 1&12. mort on 1589. Sénateur sous Sijiismond-Auguste, nommé par Ktieuno Bathory évêque deAVarmio, et souvent cliarj^é do missions diplomatiques, il eut une certaine influence à la cour. Mais sou vrai titre de gloire, c'est son œuvre d'historien. On a de lui : De oriyhie et rébus f/estis Polonoi'um /i6ri A'.\A'(1555) ; Polonia sive De situ, populis, moribus, magistvatibus et republica rerjni Poloniœ Ubri II (ir)"J7), et beaucoup d'autres ouvrages politiques et littéraires.
Gromer (sir Evelyn Baring, puis lord), administrateur anglais, né en 1841. Nommé commissaire de la dette ogyptionno en 1876, il donna sa démission en 1879, lors du coup d'Etat qui remplaça lo khédive Ismaïl par Tewfikpacha, puis il rentra avec de Blignières dans la nouvelle organisation du contrôle anglo-français. En 18S0, il alla remplir dans l'Inde les fonctions de ministre des finances. Rappelé en Egypte en 1883. il succéda à sir Malet comme consul généra au Caire, avec rang de ministre plénipotentiaire. Le condominium franco-anglais ayant été aboli, il a été depuis lors tout-puissant en Egypte, qu'il gouverne au nom do l'Angleterre, ne laissant au khédive Abbas qu'un pouvoir nominal et faisant sentir, en toute occasion, sa volonté énergique, brutale et tenace. En 1892, sir Evelyn Baring a été élevé à la pairie avec lo titro de 1 lord Cromer " , et il a été créé vicomte en 1899.
CROMESQUIS (mè-ski) n. m. Art culin. Sorte do ragoût polonais.
GrOMFORD, ville d'Angleterre (comté do Derby); l .100 h. Cromford tire son origine des manufactures de coton qui y furent établies en 1776 par Arkwright; ce sont les premières grandes manufactures de ce genre en Angleterre.
CROMLECH {krom'-lèk' — du bas breton kroumîech; de kroum, cercle, et Itidt, pierre) n. m. Antiq. Monument mégalithique, formé de pierres plantées debout en cercle ou en avenue, il Quelques-uns écrivent aussi ckomlek.
CROMMYOMANCIE {kro-mi, si — du gr. krommuon, oignon, et mnnCtia, divination) n. f. Divination qui se pratiquait au moyen d'un oignon.
GrOMNE ou Gromnum, ville de la Grèce ancienne (Arcadie). Victoire des Arcadiens sur Archidamos, roi de Sparte, en 364 av. J.-C.
CROMORNE (allem. krummkom ; do krumm, courbe, et horn, corne) n. m. Ancien instrument de musique à vent, en bois et à anche double, comme le hautbois et le basson.
— Enxycl. Recourbé par en bas en forme de crosse renversée, ce qui lui faisait donner aussi le nom de tournebout, le cromorne avait l'aspect d'un J majuscule. On pense qu'il était déjà en usage au xiii" siècle : ce qui est certain, c'est que, dès ie xv*^, il était très répandu. Les cromornes formaient une famille, comprenant le soprano, l'alto, le ténor, parfois la taille, et enfin la basse. L'instrument était percé de six à sept trous, et son étendue était généralement d'une neuvième. Les intonations baissaient d'un demi-ton lorsque
l'exécutant ne bouchait qu'à moitié le trou qui les produisait, de sorte que.
Cromoroe (xvi« ».).
par ce moyen, cet exécutant pouvait obtenir tous les degrés de l'échelle chromatique. A partir de l'époque révolutionnaire, le cromorne disparait complètement, sans douto remplacé par le basson.
GromOS. Myth. gr. Fils de Poséidon, héros éponyme du bourg de Krommyon, entre Mégare et Corinthe. — Un des fils de Lycaon.
CROMPER [kron-pé) v. a. Arg. Sauver : Ah! s'il voulait CROMPKR ma sorbonneî [sauver ma tête] (Balz.)
CROMPIRE (patois alsacien grunbire; de lallem. f/ru7jrf, terre, et bime, poire) n. f. Mot qui a passé dans Vargot comme synonyme de pomme de TERRE.
Gromwell {/nou-èl') [Thomas], comte d'Essi-:x, lordchancelier d'Angleterre, né vers 1485, décapité à. Londres, lo 28 juillet 1540. Gromwell passa quehiuos années de sa jeunesse en Italie dans un corps do condottieri ot fut au service do marchands vénitiens. De retour en Angiotorro, il fut attaché à la personne du cardinal Wolsoy ; après la chute de ce ministre, il eut à son tour une grande influence sur Henri VIII. Il prépara l'œuvre do la Koformo, aidé do Cranmor; il fut à la l'ois ministre dos affaires intérieures et extérieures, créateur d'une nouvelle flotte, organisateur des armées, président de la terrible Chambre à.toilée. Il lit épouser à Henri VIII une princesse luthérionno, Anne de Clôvos, alin d'allermir encore sa toutc-puissanco. Mais lo roi ne tarda pas à répudier cette nouvelle épouse, dont la physionomie lui déplaisait; il s'en prit au négociateur de son mariage, et n'eut aucune peine à céder aux sollicitations dos ennemis du lord-chancelier, qui domandaiertt sa mise en jugement. On no permit pas à l'accusé do se défendre, et celui qui avait fait périr tant do victimes (Thomas More, lady Salisbury, otc.) passa à sou tour aux mains du bourreau.
Gromwell (Olivier), protecteur de la républiçiuo d'AnglcteiTo, né à Huntingdon on ir.99, mort ù Whitohall (Londres) en 1658. Sa jeunesse fut souïlléo par do violents désordres, mais il se maria do bonno heure ot cliangea tout à coup do conduite. L'histoire politique do Cromwoll commence avec lo Long ])arlcmont (^I640)où, sous la direction de Hampdon, il prépara la révolution. En 1042, il obtint uno commission do capitaine do cavalerie; il inspira à SOS soMats l'ardeur que donne lo fanatisme religieux, ot vainquit les troupes royalistes à Marston-Moor (1644) cl à Nasuby (IGIT)). Nommé lieutenant général, il fut maintenu par exception dans lo privilège de son commandomont, malgré la W\ du Itenuucemcnt à soi-même, qui interdisait aux parlementaires toute charge militaire ou civile. Uès lors, Cromwoll peut donner libre cours à so» projets
ambitieux : il fait emprisonner Charles I", il réprime la seconde révolte des royalistes (lt'48), il épure lo Parlement au moyen de la "force armée, et institue enlin uno haute cour de justice qui condamne à mort le monarque (1G49). Après la proclamation do la républi(iue, Gromwell part pour l'Irlande, où il fait massacrer les insurgés royalistes et catholiques. A son retour, il est traité en souverain ot habite los résidences do Whitcliall et do Saint-James. En 1650, il est appelé en Ecosse, où Charles II avait été proclamé roi; il triomphe à Dunbar ot àWorcoster, ot pacifie le pays avec autant do modération qu'il avait montré de haine cruelle, l'année précédente, en Irlande. Sur de la domination, il s'attache à déçopulariser ce Parlement, qui lavait élevé si haut; il limt par le dissoudre violemment. Il nomma ensuite une nouvelle assemblée plus mystique que parlementaire, qui se dispersa d'elle-même (1653). Gromwell devint alors lordprotecteur, et, pendant huit mois, il gouverna seul. Il fit dire un nouveau Parlement (1654), mais, l'ayant trouvé peu docile, il le cassa l'année suivante. Pendant dix-huit mois, Gromwell régna sans contrôle; puis, lasse do co pouvoir, il rît encore appel à un nouveau Parlement quj, tout dévoué au Protecteur, lui ofifril le titre de » roi « . Il refusa après de longues hésitations, et se contenta d'assurer sa succession à son fils Richard, ajournant ainsi la réalisation d'un rêve que la mort dissipa. Gromwell légitima en quelque sorte son usurpation par la vigueur de son gouvernement qui . tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, CiJmwtrii
fut favorable au développement de la puissance anglaise. Hume a dit que le Protecteur avait débuté par le fanatisme pour aboutir à l'hypocrisie; depuis, Macaulay, Carlyle, Guizot ont réhaljililé Cromwell, sans réussir à convaincre tous leurs lecteurs. On trouve en cet ambitieux un mélange extraordinaire do grandeur et de bassesse, de fourberie et d'enthousiasme, de générosité et de cruauté, do tolérance et de fanatisme, et peut-être a-t-il mérité tous les éloges et tous les reproches qui lui ont été prodigués.
Gromwell avait épousé, en 1620, Elisabeth Bourchier, morte en 1665, et dont il eut quatre fils et quatre filles ; los plus connus de ses fila sont Richard ot Henry. (V. cidessous.)
On trouvera la bibliographie détaillée de Cromwell dans le Dictionn. of national biography, de Leslie Stephen.
Cromwell, drame en cinq acteset en vers, do V. Hugo, publié en décembre 1827. — La scène se passe à Whitehall, en l'année 1657. Olivier Cromwell, co républicain austère, inflexible, est devenu maître des destinées do l'Angleterre. Cependant, il n'est point satisfait. Ayant le pouvoir et tous les privilèges de la royauté, il veut on porter les insignes. La Cité de Londres a déposé le sceptre à ses pieds, et le Parlement, la couronne : il touche à son rêve; mais il découvre autour de lui des conjurés qui n'attendent, pour lever leur poignard, que d'avoir à frapper un roi. Alors, il rejette au loin la couronne, et, aftermi par cet acte apparent de fidélité à la république, il peut encore rcver la royatité et se dire :
Quand donc serai-je roi ?
Ce sont les derniers mots du drame.
Cette pièce n'a jamais été jouée : elle ne pouvait pas l'ôtre. Ce n'est pas, à proprement parler, une action dramatique. C'est un tableau historique extrèmemontdéveloppé.oii s'agitent un grand nombre de personnages. L'évocation de la société d'alors est puissante et complète : cavaliers, puritains, poètes, soldats, personnages nobles ou ridicules se mêlent sur la scène ; mais c'est en vue du pittoresque plutôt que de l'intrigue. Les personnages n'ont pas la vérité psychologique de leur caractère tel que l'histoiro nous lo fait connaître. V. Hugo travestit la personne do Cromwell, lorsque, do cette figure puissante, austère, il fait un être guindé, grotesque, pour aboutir, comme dans tous ses drames, à une antithèse de caractère. On pourrait encore reprocher à V. Hugo d'avoir rapetissé les puritains. Ces hommes un peu raides, lugubres mémo à force d'austérité, mais grands et purs en définitive, ne méritaient pas qu'on ne fit d'eux que des théologiens pédants, des bouff'ons, même des hypocrites. Milton luiinômo n'a qu'un rôle mesquin. Lo style est, oû revanche, d'un lyrisme sonore et brillant.
Crom'well (la Préfacb db). Le drame de Cromwelt était précédé d'une longue préface, qui fut considérée comme lo manifeste do récole romantique. — L'auteur y développait ses idées sur l'art dramatique. V. Hugo distinguo trois âges dans l'histoire de l'humanité : les temps primitifs, los temps antiques, los temps modernes, auxquels correspondent trois formes do poésie : lo lyrisme, Yépopi'e ot lo tirante. Le christianisme donna naissasco au genre le plus vrai : lo drame, qui, comme la vie, réunit los contraires : lo corps et l'âme, lo beau et le laid, le grotesque ot le sublime. Rien n'est donc plus faux, aux yeux du poète, que la distinction dos genres qui a triomphé dans la tragédie classique. Il se moque aussi do la règle des trois unités : la seule unité qu'il veuille conserver, c'est celle d'action. L'autour s'attache, en terminant, à démontrer la nécessité d'écrire le drame on vers. Lo vers exclut lo commun et lo trivial : il donne à. la ponséo plus de relief. En somme, lo poète doit imiter la nature, ot, pourvu qu'il ait du génie, toutes les libertés lui sont permises.
On no peut guère, aujourd'hui, voir dans la Préface de CromwelllQ véritable art poétique des romantiques : c'est uno œuvre do circonstance, qui, d'ailleurs, no conoorno que lo dramo. Los erreurs d'histoire littéraire y sont nombreuses et graves. Los contradictions y abondent : la plus fameuse est celle qui oxisto entre ces doux assortions du poète : « Tout ce qui est dans la nature est dans l'art «, et n Le do}nainc de l'art et celui de la nature sont parfaitement distincts. » Il v a pou d'ordre, moins do raisonnements probants que no brillantes métaphoroa, et c'est trop d'individualisme que do vouloir soustraire lo génie à. toute règle ot à toute critique.
— BiBL. : Sourlau, la Préface de Cromwell (Paris, 1897).
CROMDALE — CRONE
Crom'wen ouvrant le cercueil de Charles I"", tableau dePaulDolarocho(nuisée do Nimes). —Ce tableau, dont le sujet est tiré des Quatre tiluarta, do Chateaubriand, a obtenu un très grand succès au Salon de 1831. La scène se passe dans uno des salles du palais de Whitehall ; deux cliai.->es massives porLuut un ceruacil recouvert
CiuoivNcU ouvrant le cercueil de Charles lor^ d'après Paul Delaroche
de velours noir : Tinscriplion Caj^ohisrex, i649, tracée sur une lame de plomb, dit quelle victime il renferme. Au-
Srès, se tient Cromwell, la main étendue sur le couvercle u cercueil qu'il a violé, le regard fixé sur la tète du mort. L'intention de l'artiste ne laisse point d'être incertaine. Le visage do Cromwell ne dit rien de précis. Là se reconnaît l'art littéraire de Delaroche, jadis si prisé, au- I jourd'hui beaucoup tombé. Quant à la couleur, autrefois agréable, elle a tout à fait poussé au noir.
Gromwell (Richard), troisième fils du Protecteur, né en 1626, mort à Cheshunt en 1712. D'un caractère faible et indolent, ami des plaisirs, il ne prit aucune part au.v entreprises militaires de son père. Il paraît même qu'il fréquentait une société déjeunes cavaliers (royalistes); et il est certain qu'il fit des démarches pour obtenir la grâce de Charles I*'. Son père lui réserva une place dans le Parlement, dans le conseil du commerce et de la navigation, le mit à la tète de la nouvelle Chambre des lords, et le désigna, en mourant, comme son successcur(i65S).Kichard fut proclamé chef suprême de la république, mais il ne put résister à l'agitation des partis, et donna sa démission (1659). Il so réfugia sur le continent, où il demeura oublié jusqu'en 1680, époque à laquelle il lui fut permis de revenir en Angleterre. Il prit alors le nom de Clark.
Cromwell (Henry), quatrième fils du Protecteur, né en 1628, mort en 1674. Il servit dans l'armée parlementaire et reçut, en 1665, le gouvernement de l'Irlande. Il administra l'île avec une modération qui lui valut de n'être pas inquiété sous la Restauration.
Cromwell (^Olivier), littérateur anglais, le dernier descendant, en ligne directe, du Protecteur, né en 1742, mort en 1821. On a do lui un ouvrage important, intitulé : Mémoires du Protecteur Olivier Cromwell et de ses fils Hichard et Henri/, accompagnés de lettres originales et d'autres papiers de famille.
GROMWELLISME (mou~é-lissm') n. m. Manière d'agir do Cromwell : Bossuet forgea le mot crom'U'ET.lismb dans un accès d'indignation.
CROMWELLISTE {mou-é'lisst') a. et adj. So dit d'un partisan de Cromwoll.
GrOMTON ou Krommyon, bour^ de la Grèce ancienne, situé sur la frontière do la Nlégarido ot de la Corinthie, au bord du golfe Saroniquo. Suivant la lé^fende, près de là résidait Sinis, brigand célèbre tué par Thésée, Co Sinis écartelait les voyageurs en les attachant à deux pins qu'il avait rapprochés et qu'il lâchait ensuite; d'où son surnom de Pityocamptés ou Courbeur de pins.
CRON n. m. Terre sablonneuse, qui contient beaucoup de cottuillagos. il Plâtras, gravois, dans le nord do la France, il Son, issue de blé, balayures de grenier qu'on donne aux volailles.
CRON adj. Linguist. V. cront.
CrONAGA (Simone PoLi.AJfoi.o, surnommé il), architecte italien, né à Florence on 14ô7, mort en 150S. Son enthousiasme pour les monuments anciens lui valut son surnom do il Cronaca (l'Antiquaire). Ce fut lui qui construisit presque entièrement le magnifique palais StrozTii, là charmante église Saint-François, sur le mont Miniato, (pie Michol-Ango appelait la Belle villageoise, et la sacristie de l'église au Saint-Esprit. U so mêla aux agitations politiques do son temps, et fut uu dos sectateurs de Savonarolo.
CrONACH nu KrONACH (lat. Crana ou rrrtHrtr/i(i\, ville d'AUcm.^gnc (Bavière [cercle de la Haute -Franconio]); l.UOh Collège. Houillères. draps, chanvre, vins. Conimerco do bois et d'ardoises. — Patrie du pointro Lucas Cranach.
CRONAILLES {na-ill {Il mil.] — rad. cron) n. f. pï. Décombres, plâtras, dans les départements du nord.
CRONARTIUM {si-om') n. m. Genre de champignons urodinés, vivant en parasites sous l'épiderme de diverses plantes. (Les cronartium représentent lélat primordial des urodo ; c'est ainsi que ïuredo vincetoxici dérive du cronartium asclcpiadcum.)
CrONAT, comm. de Saôno-ot-Loire, arr. ot â 66 kil. do CharoUes.non loin do la Loire; 1.606 hab. Ch. do É". P.-L.-M. Clifitfuux aux environs.
CrondaLL, paroisse d'Angleterre (comté do Souihaiupton), sur lo canal do Basingstoko; 3.Î00 hab.
GRÔNE (du flam. kran, mémo sons) n. m. Sorte de priio. employée dans los ports pour charger ot décharger les navires.
GRÔNE OU CROSNE (krôn') n. f. Cavité creusée sous los berges d'une riviôi'o par los eaux, ot où so réfugiont voloniiers les idus gros poissons, il Abri en feuillago, que 80 fait uu pôcbcur uu berd de l'eau.
Crûmes et Rhéa.
CRONE — CROQUET
CRONE n. m. Mouoaie en usage au Danemark, et doDt la valeur est d'environ 3 fr. 35 c.
Gronegk (Jean-Frêdêric, baron df), poète allemand, né à Aosbach en 1731, mort en 1758. Il fut un des poètes allemands les plus estimables de son temps. Ses Œuvres, publiées à Leipzig en 1760, se composent de comédies, de tragédies, où H a introduit des chœurs à la manière antique, et dont la plus remarquable est Codrus; puis d'élégies, de poésies philosophiques; etc.
CRONIES (ni) n. f. pi. Fêtes grecques en rhonneur do Cronos. (A Athènes, les cronies se célébraient le 12 du mois hécatombœon.) ii Nom donné quelquefois, surtout par les auteurs grecs, aux saturnales de Kome. (Ou dit aussi
FÉTES CRONIENNES.)
CRONION (mot gr.) n. m. Bot. Syn. de dauphinelle.
GrONIOS. Myth. gr. Un des prétendants d'Hippodamio. (11 fut tué par Œnomaos.) — Fils de Zeus et de la nymphe Himalie. — Un des centaures.
CRONOGRAPHIE [fî — du gr. Kronos, Saturne, et gi^aphein, décrire) n. f. Description do la planète Saturne.
CRONOGRAPHIQUE (fik') adj. Qui a rapport à la cronographie.
Cronos ou Kronos, une des grandes divinités helléniques. Cronos, père de Zeus, était lui-même fils d'Ouranos et de Gœa. Il détrôna Ouranos, épousa sa sœur Rhéa, et régna avec elle sur le monde.
D'après un oracle de Gœa, il devait être détrôné, à son tour, par un de ses enfants; aussi les dévorait-il dès leur naissance. Cependant, l'oracle s'accomplit.
Zeus. sauvé par sa mère Rhéa, qui présenta à Cronos, au lieu du nouveau-né, une pierre emmaillotée, fut élevé loin de tous les regards, en Crète, sous la garde des curetés. Devenu grand, il déclara la guerre à Cronos et aux Titans, qui furent vaincus et relégués au Tartare. D'après une autre tradition, Cronos régna ensuite sur l'île des Bienheureux. 11 était honoré à Olympie, sur le mont Cronien, qui domine l'Altis ; il avait aussi un temple à Athènes, au
fiied de l'Acropole. On le représentait ordinairement sous es traits d'un vieillard; par une sorte de jeu de mots, on le confondait parfois avec Chronos, dieu eu temps. Plus tard, les Romains Tidentifièrent avec leur Saturne.
CRONQUELET {ke-lé) n. m. Dans certaines parties de la France : 1** Surélévation faible du sol; 2" Cime d'un arbre.
CrONSLOTT ou KronSLOTT, célèbre forteresse russe, bâtie par Pierre le Grand, sur la pointe sud-est de l'île Kotlin, et qui défend Saint-Pétersbourg par la mer.
Gronstadt ou Kronstadt, port militaire et commercial de la Russie d'Europe, situé au fond du golfe de Finlande, dans la partie sud-est de l'île de Kotlin, en lace des embouchures de la Neva; 42.603 bat., occupés dans les arsenaux militaires pour la plupart. Ecolo de marine, école de matelots. Cronstadt est à 30 kilom. à l'O. de Saint-Pétersbourg, auquel l'unit un grand canal maritime, construit de 1877 à 1885, permettant aux navires calant 6" ,25 d'atteindre Saint-Pétersbourg. Aussi, Cronstadt, qui était autrefois le vrai port de la capitale de l'empire russe, D'en est plus aujourd'hui que l'avant-port. Quoique beaucoup de navires s'^ arrêtent encore, la majorité se rend directement à Samt-Pèterybourg. Cronstadt est surtout célèbre comme place de guerre; en eflet, les travaux de défense qu'on y a élevés pour couvrir la capitale du côté de la mer sont formidables. Ils comprennent 30 forts et batteries, dont 14 sur la terre forme, 9 dans le chenal du nord, 7 dans le chonal du sud. Les batteries du sud forment trois lignes successives de défense avec, dans la première, le fort Constantm ; dans la deuxième, le fort AJexandreet le fort Risbank; dans la troisième, l'îlot fortifié de Cronslott. La ville et le port ont été fondés par Pierre le Grand, en 1703. — La réception d'une escadre française, en 1891, par le tsar Alexandre III, dans le port de Cronstadt, a préludé à l'établissement de l'alliance franco-russe.
Gronstedt (Axel-Frédéric), chimiste et minéralogiste suédois, né dans la Sudermanie en 1722, mort en 1765. On lui doit la découverte du nickel (1751) et du minéral qu'il appela déolithe. Son /Cssai de classification du règne minéral (1758) a été traduit en français, sous le titre de : Essai d'une nouvelle minéralogie (1771).
Gronstedt (Charles Olof), vice-amiral suédois, neveu du précédent, né à Bothy, près Helsingfors, en 1756, mort à Stockholm on 1820. Entré dans la marine à quatorze ans, sa brillante conduite lui valut un avancement rapide et, en 1790, le poste de secrétaire d'Etat pour la marine. Tombé on disgrâce, il fut chargé du commandement de la forteresse de Swoaborg, en 1801 ; en 1808, il no défendit pas cette place contre les Russes, et capitula honteusement. Malgré un mémoire justificatif (18U), il fut dégradé et banni.
CRONSTEDTITE {»tèd') n. f. Silicate naturel appartenant au genre chlohto.
QRONT {kron), GRONTE [du flam. krom, courbe, tortu. — C'est par erreur qu'on a quelquefois écrit ceon] adj. Haacal : Marie Stuart avait eu des bontés pour un cron fiizzio. (V, Hugo.)
Grookes (William), chimiste et physicien anglais, né à Londres en 1832. 11 était, à vingt ans, professeur suppléant au Collège roval. En 1854, n fut nommé inspecteur au département rnétéorologiquo de l'observatoire RadclilTc à Oxford, puis professeur ife chimie au Collège scientifique do Chcstcr (1855;. En 1851», il fonda la revue scientifique Chemical JVcujs. Kn 1864, il prit la direction du t Quarterly Journal of Science ». Dès 1851, Crooltcs faisait de remarquables expériences sur les soiénoïdes. En 1861, 11 décou-
vrit et étudia le thallium. En 1863, il fut élu membre de la Société royale. En 1S65, il inventa une nouvelle méthode pour sépar-T l'or et l'argent de leur minerai, au moyen du sodium. En 1872, il inventa le radiomélre, qu'il perfectionna et transforma ensuite, en le nommant othêO' scope. Il résuma toutes ces précieuses recherches et les communiqiia, en 1S73, à la Société royale, dans un travail intitulé : Èxperimcnts on j-epuision resuUing from radialio7i, qui lui valut la grande médaille royale. Crookes s'adonna aussi à l'étude des phénomènes du spiritisme ; il communiqua ses recherches à la Société royale dans son mémoire : liesearchcs in the phenomena of spiritiialism ^1874). En 1876, il fut élu vice-président de la Société de chimie, et, l'année suivante, membre du conseil de la Société royale, à laquelle il communiqua, en 1878, le mémoraolo travail mtitulé : Physique moléculaire dans le vide. D'après ce travail, publié dans les << Philosophical Transactions », il admet un quatrième état do la matière, l'état extra-gazeux, où la matière est radiante. Eu 1887, Crookes, toujours hardi dans ses conceptions, présente à la Société chimique de Londres un travail sur la genèse des éléments et la nature des corps simples ; mais les aftirmations en pareille matière sortent du domaine purement scientifique. Outre les ouvrages cités, il en publia beaucoup d'autres, dont certains font autorité; voici les principaux : Méthodes choisies d'analyse chimique (1870): Fabrication du sucre de betterave en Aiigleterre (1880] ; Manuel de teinture et d'impression sur calicot (1881); Teinture et impression sur tissus (1882); Manuel de technologie; Solution de la question des égouts (1883), et Manière d'établir un système d'égout avantageux (1885). lia traduit en anglais le Traité de métallurgie de Kel, l'ouvrage de Riemann intitulé: l'Aniline et ses dérivés, ainsi que le livre de "Wagner, Technologie chimique, et celui de Ville sur les Engrais artificiels.
Crookes (tube de). V. bayons X.
CROOKÉSITE n. f. Sclénmre naturel de cuivre, argent et thallium.
GrookstON City, ville des Etats-Unis (Minnesota), sur le Red Lako River, affluent de la rivière Rouge du Nord ; 3.500 hab. Ch.-l. du comté de Polk.
Groom, paroisse d'Irlande (prov. de Munster [comté de Limerickj), sur le Maig, affluent du Shannon ; 2.850 hab. Ancien château.
CROPIOT {pi-o) n.m. Fruit sauvage, si abondant en Amérique qu'on l'emploie comme engrais.
CROPPETONS (Â) loc. adv. V. CROUPETONS (À).
CrOPREDY, paroisse d'Angleterre (comté d'Oxford), sur le Cherwell, affluent do la Tamise et sur le canal d'Oxford; 2.250 hab.
GrOPTE (François Daillon de La), capitaine français, tué à Ravenne en 1512. Il fut compagnon de Bavard, à qui il ressemblait par la vaillance et le caractère. Il se distmgua aux batailles de Saint-Aubin-du-Cormier, de Fornoue, et enfin de Ravenne, oîi il trouva une mort glorieuse. Il avait été gouverneur de Legnano.
CROQMADAME {krok') n. m. Ancien jeu, en honneur au moyen [igo, et dont la nature exacte n'est plus connue. (Sans doute s'agissait-il de quelque exercice violent de la nature du jeu de l'ours ou du cheval fondu.)
GROQUADE {kad' — rad. croquer) n. f. En T. de peint., Composition vivo et libre, faite avec une grande rapidité.
CROQUAILLON {ka-ill [//mil.]) n. m. Croquis informe.
CROQUANT {kan), ANTE adj. Qui croque : Des biscuits