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LIQUE

— Enxycl. L'alcool crotonylique, C*H'0, s'obtient par l'hydrogénation do l'aldéhyde crotonique ; il se présente suus forme d'un liquide huileux, bouillant vers 120".

CROTOPHAGE ( faj") ou CROTOPHAGA n. m. Nom scientiritpie des oiseaux du genre ani. type de la tribu des crotophaginés, dont on connaît trois espèces, réparties dans l'Amérique centrale et méridionale. Ce sont les croiopha{/a ani et major, de la Guyane et du Brésil, et le crotophaga sulcirostrts, de Mexico. V. ani.

CROTOPHAGINÉS (ji) n. m. pi. Tribu d'oiseaux grim- |icurs, famille des cuculidcs, comprenant les genres guîra <-'t crotophaga (ou ani), caractérisés par leur Sec à mandibule supérieure élevée en crête saillante, creuse. (Les crotophaginés forment lo passage entre les coucous et les toucans; ils sont propres aux régions chaudes de l'Amérique.) — Un CItOTOPH.\GINK.

Grotopos. Mylh. gr. Kils d'Agénor, roi d'Ar^os, et père do Psamathé, amante ti'ApoUon. Après que Corœbo eut tué lo dragon envoyé par Apollon, la pesto ravagea les Etats de Crotopos. Corœbo dut quitter le pays, pour faire cesser lo fléau. Il so réfugia à Alégaro.

GROTOS. Myth. gr. Fils do Pan ot d'Euphémé, la nourrice dos Muses, avec lesquelles il fut élevé. Zens le jdar.-a Êarnii les astres. (C'est la constellation du Sagittaire, sulun Iratosthène.)

CrotOY (Le), comm. do la Somme, arr. oC à 2G kilom. d'Abbeville, sur la baie de Somme, en face do Saint- Valéry; 2.262 hab. [Crotclois, aises.) Ch. do f. Economiques. Port de pôcho bien abrité, centre d'ostréiculture assez actif, station balnéaire fréquentée.

Lo bourg actuel semble avoir remplacé deux villages, disparus, par une série do phénomènes d'altération fréquents sur cette côte, sous lo sable et lo galet. Il fut une étape du voyage de Jeanne d'Arc captive vers Houon et, par sa situation au débouché du Pontniou, lîef du roi d'Anglotorro, joua un rôle stratégique important, pendant la guerre do Cent ans. Il aurait fourni, d'autre part, des marins au voyage do Uélhoncourt vers les Canaries. Restes dos anciens remparts; dans l'église, moderno, quelquos belles boiseries du W sièclo; statue do Jeanne d'Arc.

GROTTE (du lat. crusta, croûte) n. f. Bouo dos rues et dos chemins : L'Ire couvert de ckotte. u Excréments do certains animaux : CuorrB de chien, de souris. (Eu T. de chass., lo mot crotte désigne spécialement la fionto des Uèvros ot dos lapins.)

— Croûte qui so forme sur une plaie. (Vieux.)

— Kig. Misère, abiectioi».

-- Agric. Crotte an diable, Engrais naturel consti(iu6 par des nodules do phusphalo de chaux.

— Arg. Crotte d'ermite, Poiro cuite.

— Conini. Crottes de chocolat. Boubous, on forme do crottes, garnis à l'intériour du p&lo d'amandes, do crèmo, etc.

— Luc. fum. : Lts ehtcns ont mangé la crotte, La goléo a séché les rues.

— Intorjectiv. CroHe î Exclamation d'impaiionco qu'on

adresse â quelqu'un qui fatigue do questions, de sollicitations, de reproches. (C'est un adoucissement familier du mot do Canibronne.)

— Syn. Crotte, houe, bourbe, etc. V. boue.

CrOTTENDORF ou KrottendoRF, bourg d'Allemagne (Sa.\-o [cercle de Zwickauj) ; .1.3G6 hab. Ecolo de couture ot do dentello ; fabriques de fuseaux et de dentelles, de ferronnerie et do quincaillerie, de papier de fibres de bois. — Ancien village do la Saxe, actuellement réuni à la ville de Leipzig.

CR0TTER [kro-tê] v. a. Salir de crotte, maculer avec de la boue : Cbotter son pantalon, ses bottes, le parquet. Crotté, ée part. pass. du v. Crotter.

— Fig. Pauvre, gueux, misérable : Campistron était un de ces poètes crottés qui meurent de faim. (St-Sîm.)

— Loc. fam. : Crotté comme un barbet. Très crotté (les barbets, à cause de leur long poil, so crottaut beaucoup).

II 11 fait crotté, U y a de la boue dans les rues. Se crotter, v. pr. Se salir avec de la boue, de la crotte.

— Fig. Se souiller, être rendu impur.

— Arg. de l'Ecole polytechn. Prendre une mauvaise voie, s'enferrer, battre la campagne.

Crottes (Les), comm. des Hautes-Alpes, arrond. et à 4 kilom. d'Embrun, près de la Durance ; 1,052 hab. Carrières de tuf. Tuileries, moulins. Forêts.

CROTTIFIER {kro-ti-fi-é) v. a. Fam. Crotter beaucoup. (N'a été employé que dans le style burlesque.)

Se crottifier, v. pr. Se salir de boue, de crotte.

CROTTIN (kro-tin — rad. crotte) n. m. Excréments, ûente de certains animaux et surtout du cheval : Crottin de mouton. (Le crottin de mouton s'emploie encore chez quelques teinturiers pour la teinture violette dite façon rouge turc.)

— Pop. Hamasser le crottin des chevaux de bois, Ne rien faire.

CROTTON {kro-ton) a. m. Morceau de sucre qui n'a pu

passer au sas.

CROTTU {kro-tu), UE [rad. crottel adj. Piqué de petitb vérole ; Visage noir et crottu. (J.-J. Rouss.) il Ou disait autrefois croteux, euse. (Inus.)

CROTYLIQUE adj. Il Alcool crotylique, Syn. de crotonylique.

CROU n. m. Sorte de terre argileuse ou pierreuse qui ne laisse pas passer les racines des plantes, et qui est impropre à la culture, à moins de la défoncer profoudément.

GROUANIE (nî) n. f. Genre d'algues marines, gélatineuses, grêles, filiformes et très rameuses, séparées des mésoglées, et comprenant doux espèces, qui croissent dans les mers européennes.

CROUAS [a) n. m. Un des noms vulgaires de la corneille.

CROUCHAUT (c/io) n. m. Pièce de bois qui sert à donner au devant d'un bateau une forme arrondie.

CROUE {krot'i) n. f. En Lorraine, Portion de terre qu'oï abandonne aux vignerons pour y cultiver des légumes.

CROUILLET {krou-ill-è [il mil.]) n. m. Dans quelques déparlements, Verrou servant à fermer une porte ou une barrière.

CROULANT {lan), AUTE adj. Qui croule, qui s'effondre : Maiso7i croulante. Pont croulant.

■— Fig. Qui périt : Empire croolant. Société croulante.

CROULARD {lar') n. m. Nom vulgaire du tarier ou traquet.

CROULE n. f. Chasse aux bécasses, faite à l'époque de la ponte et de l'accouplement, c'est-à-dire au printemps.

CROULEMENT iman) n. m. Affaissement, chute, ébouloment ; Ckoulkmknt d'utie maison, d'un pont,

CROULER (du bas lat. crotulare, mémo sens) v. u. S'effondrer, tomber en ruine : Les tiaulois ne eraiqnaient rien, sinon que le ciel ne croulât ,viir leurs tètes. (P. do Saint- Victor.) il Par exagér. Etre ébranle : Salle qui croule sous tes applaudissements.

— Fig. Disparaître, étro détruit, renversé : Tous leurs systèmes croulent jtfar quelque endroit. (Volt.)

— Fauconn. So vider avec excès par le bas, eu parlant d'un oiseau do proie qui est malade, il On dit aussi croler, ckoller, ot à tort croiler.

— v. a. Faire écrouler : Jupin croulant la terre. (La Fontaine.)! Vieux.]

— Mâr. Lancer à la mer : Crouler un vaisseau.

— Véncr. Crouler la queue. So dit d'un animal qui, Oïl fuyant, remue la queue, puis la serre entre les fesses.

— Sy.s. Crouler, s'ébouler, s'écrouler. Croider et s'écroU' 1er no difl'èrent qu'on ce que le dernier point l'action d'une miinièro plus précise que 1 autre : mais tous les deux supposent quelque chose de violent ot de bruyant. S'ébouler, au contraire, so dit des choses mises on tas et dont les parties supérieures, n'étant pas suflisammcnt soutenues par les parties inférieures, s'afl'aissont presque sans ofl'ort.

CROULIER {li'é), ÈRE adj. So dit d'uu torraîu dont lo fond est mouvant: 7t'nT5CKouLiÈKKS.

— u. f. Terre sablonneuse et mouvanto, impropre ù la culture : Les CROULtiiRUS des Landes.

CROUNET {ne) n. m. Support de métal qui servait jadis •à poser les plats près du fou.

CROVP (kroup' — mot écoss;iis)n. m. Maladie infectieuse, caractérisée par le dt'volopponient do fausses membranes dans les voios respiratoires, et dont lo nom scientiriquo est laryngite diphtéritique. H J-uux croup, AlToction norveuso consistant en un spasme du laniyx, à tort comparée au croup, avec lequel elle n'a do conunun quo t'angoisse respiratoire ot la toux rauquo. (V. spasme.) Syn.

lllPHTÉRtK.

CROUPADE u. f. Saut (piu l'on fait exécuter au cheval entre les piliers, plus relevé quo la courbette, et dans lequel laiiinial porto les jambes do derrière sous le ventio, sans montrer les fers.

GROUPAL, ALE, AUX adj. Qui tient au croup; qui on a lo curactoro : Toux croui\vlk. Voix ckoui'alis.

GROUPE (du gcrman. krtippa. masse arrondie) n. f. Parlio postérieure do certains ununaux, formée jiar los lianchos et lo haut des fosses : Cheval chatouilleux sur la cBOurK.

l.'itj. et fum. h'tre chatouilleux sur ta croupe^ Etre

susceptible, pointilleux.

Fum. Derrière d'une poivionno, eu particulier dune

femme.

Par anal. Partie roaûéo d uuo moutaguo qui se pro-

GROUPÉ — CROUTER

longe et qui n'est pas à pic : Le Goîgotha était une ■petite CROOPE de la montagne de Sion. (Chateaubr.)

— En croupe, A cheval sur la croupe, derrière la personne qui est en selle : Monter kn croiipiî.

— Archit. Espèce de coupole, surmontant le chevet d'une église. Il Partie d"unc charpente qui supporte chacun des petits égouts d'un toit rectangulaire à quatre pentes.

II Demi-croupe, Partie du toit formant le retour dun comble en appentis, ii Croupe biaise. Croupe dont la ligne antérieure est oblique sur les façades do l'édifice.

— Art vét. Région du corps du cheval qui suit les reins et à laquelle s'attache la queue. {Les cliovaux communs et lourds ont la croupe douole, c'est-à-dire formée de deux éminences arrondies, séparées par un sillon médian. Les chevaux fins ont la croupe simple, c'est-à-dire sans sillon. Certains chevaux de montairne ont la croupe de mulet, c'està-dire que le sillon en question est remplacé par une saillie longitudinale. Enfin, il y a chez les chevaux fins la croupe horizontale, et chez les chevaux communs la croupe avalée^ c'est-à-dire dont l'inclinaison se rapproche do 45°.)

— Manèg:. Porter la croupe au mur. Porter un cheval de côté, en lui tournant la croupe du côté du mur du manège et la tête vers le centre.

— Véner. Syn. de cimier.

— n. f. pi. Fin. Charges imposées, sous l'ancien régime, aux adjudicataires des baux des fermiers généraux ou aux intéressés, dans certains emplois des finances dont les noms ne figuraient pas aux actes de nomination. (Avec elles, on pouvait accorder à des personnes qu'on voulait favoriser une participation aux bénéfices de la ferme ou de l'emploi. Le décret du 12 juin 1790 les a supprimées. Néanmoins, elles ont grevé certames trésoreries générales, sous la Restauration et le second Empire.)

Encycl. Archit. La croupe est une sorte de comble

de forme triangulaire, qui s'appuie d'un côté sur le mur latéral d'un bâtiment, et dont les autres côtés reposent sur les longs pans de la toiture. On distingue la croupe droite, lorsquo^les murs quelle doit recouvrir sont perpendiculaires les uns aux autres ; la croupe omise, lorsque ces murs forment entre eux des angles différents de l'angle droit.

Que la croupe soit droite ou biaise, il faut, pour l'établir, une ferme ordinaire de direction transversale, ferme qui reçoit l'extrémité du faîtage et soutient le poinçon dit » de croupe D ; en second lieu, une demi-ferme qui occupe le même plan vertical que le faîtage, et prend le nom de n ferme de croupe » . Enfin, la croupe nécessite encore deux demi-fermes, appelées b demi-fermes d'arêtiers " ; elles reçoivent les extrémités des pannes de longs pans et celles

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A, croupes dmites : a, ferme de croupe; b. demi-fermes d'arêtiers ; c. pannes de ion^ s pans ; d, poinçon de croupe ; e, empanons ; /, ferme transversale; g, tirant. — B, croupe ronde.

des pannes de croupe. L'une et l'autre sont placées au droit des intersections des longs pans avec le pan de croupe. Les tirants de ces demi-fermes, que l'on nomme aussi coyers, s'assemblent dans des pièces de charpente horizontales ou goussets. Q\xa.Xil aux arbalétriers de ces mêmes demi-fermes, ils s'embrèvent sur le poinçon. En cj qui concerne la demiferme de croupe, son tirant s'appuie dune part sur le mur de croupe, tandis que son autre extrémité est assemblée avec le tirant de la ferme ordinaire transversale.

Le biais des murs de croupe nécessite parfois des changements dans les dispositions ci-dessus, sans toutefois amener la suppression d'une partie quelconque dos pièces de charpente, qui constituent la croupe proprement dite. Seules les dispositions générales changent. Si le biais est peu prononcé, on conserve à la ferme transversale? et aux autres une position perpendiculaire à la direction générale des longs pans. Si, au contraire, le biais est très accentué, cette ferme transversale a une position oblique comme tontes les autres. On est alors dans l'obligation de donner également des formes biaises aux différentes pièces do charpente dont l'ensemble constitue la croupe.

Dans les croupes en pavillon ou croupes rondes, malgré leur forme arrondie, les dispositions générales restent les mêmes, ou du moins reposent sur les mêmes principes.

GROUPÉ, ÉE adj. Se dit d'un cheval, par rapport à la forme de sa croupe : Cheval bien crocpé.

CROUPETONS (À) [rad. croune] loc. adv. Dans la position d'une personne accroupie le derrière sur ses talons : Se tenir k croupetons, it On écrit aussi k croppetons.

CROUPEUX {peu), EUSE adj. Qui appartient au croup, qui est do la nature du croup : Une affection ckoupeusu. Il Qui est affecté du croup : Un enfant

CROt'PELX.

CROUPIADER

(rad. croupiat) v. a Mar, MouiU&r e:i croupière.

CROUPIAT (pi-n — du provcDÇ. croxipias, mêm:: sens, dérivé do eroupo.

croupe) n. m. l*'ilin frappé sur un point fixe, pi*ès d'un navire, venant passer dans un chaumard ou par un sabord de l'arrière et destiné, pendant 1 appareillage, à faire abattre le navire. nS'emboBaer en faisant croupiat sur l'ancre, Embraqucr Bar une aussièro frappée à l'avance sur l'ortranoau do l'ancre, pour faire venir m travers au vent le uaviro, qui CKt tenu alors on patte d'uio.

Â, croupiat

CROUPIEN, ENNE (pi-in, en') adj. m. Anat. Se dit des trois muscles fessiers qui forment la croujje.

CROUPIER (;}i-^ — rad. croupe, dans l'ancien sens de Bénéiice dans une entreprise) n. m. Celui qui partage les bénéfices ou les pertes d un joueur ; Il a gagné beaucoup au jeu, mais il n'en profite pas seul, il a bien des croupikrs. (Acad.) Il Employéd'une maison dejeux, chargé de diriger les parties, do iaire faire les enjeux, de tenir les cartes ou de faire tourner la roulette, d'appeler à haute voix les numéros sertis, etc. il Commis qui tient le jeu pour le compte du banquier.

— Par ext. Associé à une entreprise financière. (Se disait particuliôrem., autrefois, de ceux qui soutenaient les fermiers généraux de leur influence, et recevaient d'eux certains présents pour prix de co service.)

— Fig. Personne qui favorise en secret les intérêts d'une autre.

— Bours. Croupier d'agent de change. Personne qui prend part aux opérations de bourse, touchant ou payant une part proportionnelle aux époques de livraison ou de liquidation.

— Dr. can. Confidentiaire qui prête son nom à celui qui plaide pour un bénéfice.

— Adjectiv. Qui est monté en croupe : Cavalier croupier. (Inus.)

CROUPIÈRE (rad. croupe) n. f. Pièce de harnachement qui passe sous la queue du cheval. (Celle-ci s'engage dans une ouverture circulaire appelée culei'on. La croupière se rattache par une courroie à l'arrière de la selle, du bat ou du harnais.)

— Tailler des croupières à quelqu'un, Lui opposer des obstacles, lui susciter des embarras, des difficultés. Il Mettre en A. croupière; fuite, en déroute. (Cette locution, figurée aujourd'hui, employée d'abord au propre, en parlant d'un corps de cavalerio mis en déroute et poursuivi par l'ennemi (|ui, frappant sur la croupe des chevaux, coupait outaillaii les croupières.)

— Fam. et même trivial. Hausser la croupièrCf Se livrer à la débauche, en parlant d'une femme.

— Art milit. anc. Pièce d'armure composée tantôt d'une plaque de fer ou d'acier, tantôt d'une plaque de cuir bouilli ou de bufde garnie do lames de métal, qui, au xv" et au xvr siècle, défondait la croupe du cheval de guerre ou de tournoi, et couvrait la jonction des deux fiancois.

— Mar. Souvent syn. do CROUPIAT. Il Piton de croupirre.

Piton fixé sur le pont, derrière les anciens canons à affûts en bois et servant à accrocher le palan do retraite.

— Techn. Pièce de muettes, servant à tenir en état l'avant ou l'arrière d'un train de bois.

— Encycl. Archéol. Le mot croupière signifiait autrefois la barde ou la partie de la housse couvrant l'arrière-main do la bête. La croupière, au sens moderne du mot, était alors la oulière.

CROUPION (rad. croupe) n. m. Anat. Extrémité inférieure de l'épine dorsale, chez l'homme : Se démettre le CROUPION. Il Base de la queue, chez les mammifères. Il Partie inférieure du dos dos oiseaux, où tiennent les plumes de la queue.

— Hist. Parlement croupion. V. parlement.

CROUPIONNER [pi-o-né — rad. croupioîi) v. n. Pop. Boutfer derrière le corps, faire croire à des formes qui n'existent pas : Une robe gui croupionne.

— En T. de manèg., Se dit d'un cheval de faible complexion qui, en pliant les reins, lève la croupe comme pour ruer, mais qui ne rue pas.

CROUPIR (rad. croupe) v. n. Rester immobile et, par suite, se corrompre, devenir fétide: L'air gui cRo\]pn dans les appartements devient impropre à la respiration. Il Rester dans l'ordure : Enfant qui croupit dayis ses langes.

— Fig. Se corrompre; demeurer dans un état abject et honteux : Croupir dans la paresse, dans te vice.

— Croupir dans le battant. Arg. Se mal digérer, rester sur rostomac, en parlaut do la nourriture ou do 1;l boisson.

CROUPISSANT {pi'San), ANTE adj. Qui croupit : Etangs croupissants.

— Fig. Inactif, inutile, improductif : On ne doit pas faire plus de cas des richesses croupissantes rf'uw avare que de l'eau d'un infâme marais. (De La Mothe lo Vaycr.)

CROUPISSEMENT {pi-sem-an) n. m. Etat do ce qui croupit.

CROUPON n. m. Cuir de vache ou de bœuf dont on a retranché la tète et le venirc, mais qui contient la culée, partie la plus résistante du cuir.

Crousaz {Jean-Pierre de), philosophe et mathématicien suisse, né à Lausanne en 1G63, mort en 1750. Il enseigna la philosophie et les matlicmatiques à Lausanne, puis à Gronmgue (Hollande); après quoi, nommé conseiller de la légation de Suède, il devint gouverneur du prince Frédéric de Hesse-Cassel.

Lo premier ouvrage de Crousaz est intitulé : Logique ou Système de réflexions qui peuvent conduire à la netteté et a l'étendue de nos connaissances (1712). L'auteur y suit les errements encore en faveur dans les écoles; mais il dépouille son livre des formules do la scolastique. Le premier volume tout entier est consacré à la psychologie, ce qui est une innovation considérable. Il attaqua Bayle dans son livre : Examen du pyrrhonisme ancien et moderne '1733). C'est un réquisitoire violent, mais faible. Son troisième ouvrage considérable est intitulé : Obsej-vations critiques sur l'abrégé de la logique de Wolf (MAA). Il y critique, non seulement Wolf, mais encore Leibniz, qu'il comprend mal. Crousaz a publié, en outre: Traité du 6t'a»{l7i2); Examen du traité de la liberté de pensnr, d'Antoine Collins (1715); Géométrie des lignes et des surfaces rectilignes et circulaires (1718); Traité de l'éducation des en fan ts'hl 22) ; Œuvres diverses (\'72l); De l'esprit humain (1741); Réflexions ^ sur l'ouvrage intitulé la BoUo W'olficnue (1743).

Croupière {UoO).

GrOUSILLAT (Autoine-Blaise), poète provençal, né et mo.-t ù Salon (1814-1899). Il prit une part active à tous les congrès qui préparèrent le mouvement félibréen et devint, dès 1855, l'un des collaborateurs de VAi'mana prouvencau. Mistral, le citant dans le chant YI de Mirèio, dit do lui qu'il fait « plus de renommée à Salon que son Nostradamus, le sombre astrologue n. L'œuvre principale de Crousillat est son recueil de poésies la Bresco (le Rayon de miel) [1865]. Il a publié encore : lei Nadau (les Noéisi [iSSlJ; l'Eissame (l'Essaim) [1893]. En même temps qu'un félibre, Crousillat est un poète latin, et on a de lui maintes œuvres composées dans la langue de Virgile.

CROUSILLE {// mil. — du provenç . crousilho, môme sens) n. f. Enceinte de filets, sorte de petit parc provisoire que les pêcheurs établissent sur le bord des étangs.

CrouslÉ (François-Léon), littérateur et professeur, né à Paris en 1830. Il s'adonna à l'enseignement, prit le grade de docteur, et fut maître de conférences à l'Ecole normale et professeur de littérature française à la Sorbonne. On lui doit des traductions et des ouvrages, dont les principaux sont : Lessing et le goût français en Allemagne (1864) ; Fénelon et Bossuel (1894-1895) ; Voltaire (1899).

CROUSTADE (stad' — rad. croûte, autref. crousté) n. f. Espèce de pâté dont la croûte est croquante : Une croustade aux truffes. Une croustade de 7wuilles. n Préparation culinaire, dans laquelle il entre des croûtes de pain.

CROUSTILLANT (sli-tlan [Il mil.]), ANTE adj. Qui croustille, (pli croque : Gûteaux croustillants.

— Fam. Femme o-oustillante. Femme gracieuse, provocante.

— En T. de b.-arts.. Qui offre des aspérités éparses; dont le ton est chaud et comme brûlé.

CROUSTILLE {still [^Z mll.j) n. f. Fam. Petite croûte: Manger nîjc croustille de pain. Il Par ext. Petit repas.

— En T. de cost. Agrément que l'on ajoutait autrefois aux coiffures des femmes.

CROUSTILLER {sti-llé [U mil.] — rad. croûte) v. n. Manger de petites croûtes de pain ; Enfant qui ne cesse <le croustiller, h Etre croustillant ; Pâté qui croustille sous la dent.

— v. a. Manger, en parlant d'une nourriture légère : Croustiller des gâteaux.

CROUSTILLEUSEMENT {sti-lleu [Il mil.]) adv. D'une façi'H croustilleuse, libre, graveleuse.

CROUSTILLEUX (sti-lleû{ll mW.]), EUSE adj. Leste, graveleux, risqué : Utie anecdote croustilleuse. CROUT n. m. Mus. "V. crouth.

CROÛTE fdu lat. crusta, môme sens) n. f. Portion extérieure di pain, plus durcie par la cuisson que l'intérieur : Manger la croûte et laisser la mie. il Morceau de pain quelconque, et par ext., Petit repas léger : Manger, Casser une CROtJTE. Il Pâte dure, dans laquelle on fait cuire certains mets : Une cbotïte de pâté, de vol-au-vent. n Croûte aux cha7npig7wns. Croûte do pain beurrée sur laquelle on sert des champignons, ii Croûte au pot, Morceau de croûte de pain que l'on trempe dans du bouillon gras; potage ainsi obtenu.

— Par ext. Couche extérieure solide : Eaux déposant une CROÛTE calcaire autour des objets que l'on y plonge.

— Fig. Ce qui s'est successivement formé, qui s'est comme amassé : Une croCte d'ignorance, ii Apparence extérieure, teinte : Croîîte légère de probité. (St-Sim.)

— Fam. Homme entiché des vieilles coutumes, plein de soties idées : Quelle CROtÎTE ! Il Adjectiv. : Oh! monsieu}\ les femmes sont-elles jamais cRotÏTES? (Balz.)

— Bot. Partie des lichens qui adhère fortement à la terre, aux pierres et aux écorces, et d'où naissent les fructifications. Il Croûte à charbon ou à glandée, Espèce de champignon du genre sphérie, qui croit souvent à l'endroit même où l'on a fait du charbon dans les forêts.

— Géol. Croûte ten'estre. Terme par lequel on désigne l'écorce résultant de la solidilïcation des matières minérales en fusion, au moment où notre planète passa de l'état stellaire à l'état planétaire. (U s'agit donc de la masse des roches dites primitives.)

— Mar. Planche irrégulière, sciée dans une pièce de bois sur les parties avoisinant l'écorce. Syn. ôtée.

— Méd. Nom que l'on donne aux plaques plus ou moins dures qui se forment sur la peau, à la suite d'une blessure ou par la dessiccation d'un liquide sécrété à la surface : Les CROÛTES d'une plaie. Des croûtics de teigne, il Croûtes de lait, Plaques qui couvrent souvent la tête et quelquefois le visage des enfants à la mamelle.

— Peint. Mauvais tableau ; œuvre d'art sans valeur.

— Techn. Feuille ou lame de paie bien battue, bien maniée et d'une épaisseur égale partout, dont on se sert pour ébaucher, par le moulage, certaines pièces de porcelaine ou do faïence. Il Moulage à la croûte. Procédé do moulage qui se pratique au moyen de croûtes, il Cuir en croûte. Cuir plané, poudré, tanné et séché en sortant de la fosse au tan. u Croûte du cuir, Mince feuille du cuir occu-

ftant la partie extérieure de la peau, que l'on enlève pour a travailler ensuite et en faire des cuirs vernis pour la cordonnerie, la sellerie, etc. il Croûte de garance, Superficie dure de la garance pulvérisée et mise en sacs, il Assiette ébauchée par l'ouvrier qui a travaillé sur le tour une masse de pâte.

— n. f. pi. Reste de pain, de mets, mis au rebut. Il Ne manger que des ci'oûtes. Vivre de peu.

— Loc. prov. : S'amuser coynme une croûte de pain derrière une malle, S'cimuyer extrêmement.

CROÛTELETTE {têt') n. f. Petite croûte. V. croustille.

Croutelle, village situé près de Poitiers (196 hab.) et tpii fut célèbre, aux xv» et xvi' siècles, pour les ouvrages en bois et en ivoire que l'on y faisait au tour. Aussi, par extension, appliqua-t-on le nom de croutelles ou crousteîles aux obicts y fabriqués. Un auteur du xvi' siècle, Jacques Contant, écrivait, en 15S4, qu'on faisait à Croutelle « des petits jeux do quilles qui, complets avec les boules et la boite, ne pesaient pas plus qu'un grain de blé ". Aujourd'hui lo dicton poitevin « finesses do Croutelle » se prend généralement en mauvais» part.

CROÛTER V. a. Couvrir d'une croûte : Croûter de limon.

— Pop. v. n. Manger : Allons croûter.

Se croùtei*, V. pr. Se couvrir d'uno croûte. Il Se durcir en croûte.

, EUSE a»ij. Qui a dos plaques si-mbla-

Crouth (xi« 8.).

CROÛTEUX (^((1 birs ;l tlos L'roûti-'S.

CROUTH (du gallois cnvth, mômo sens, d'où lo bas latin chrutla) M. m. Arcliéol. Ancien instrument do musique à, cordes rrottt^cs, do la famille dos violons, ot qui ost lo plus ancien lypo do la catégorie.

— Encycl. Lo crouth so compose d'une caisse sonore à table plate, porcée do doux fenêtres longues, A panso convexe, à manche très largo. 11 possùdo trois cordes montées, sans corJier, sur chevalet et chevilles. Dos ouvertures placées sous la coquille permettent aux doigts d'agir sur lo clavier; ou bien le manche ost complètement êvidé : il n'y a point do clavier, ot les cordes sont isolées comme dans certaines cithares.

Dans un autre type de crouth, il existe un cordier, ot lo nombre dos cordes s'élùve jusqu'à six. Avec diverses modilications, lo crouth demeura d'usage en Angleterre jus- (pi'au xviii' siècle.

GROÛTIER {(l-é) n. m. Mauvais peintre qui ne fait que des croûtes. (On dit plus souvent croOton.)II Brocanteur qui cherche à tromper en vendant do mauvais tableaux.

CROÛTON n. m. Art culin. Morceau do croûte de pain : Manger un cROtJTON. il Chacune des deux extrémités d'un pain, qui présentent une quantité plus grande de croûte : Se réserver le croCton. ii Petit morceau de pain frit et croustillant, qu'on emploie dans certaines préparations : Purée aux croOtons. Èpinards aux croûtons.

— Pop. Personne encroûtée, entichée de vieilles idées. Il Nigaud, ignorant.

— Peint. Mauvais tableau. (On dit plus ordinairement croOte.) II Peintre qui ne fait que des croûtes.

CROÛTONNER(ïo-n(f)v.n. Faire de la mauvaise peinture.

— Pop. Mangeotter du pain entre ses repas.

Crouy, comm. de l'Aisne, arr. et à 4 kilom. de Soissons, sur la Jossienne, affluent de l'Aisno; 1.405 hab. Ch. de f. Nord. Eglise fortitiée du xm* siècle.

Grouy-GBANEL ou CrOY (François-Claude-AugTiste, prince de), publiciste français, né à Duisbourg (Prusse) durant l'émigration, en 1793, mort en 1873. Il rentra en France sous la Restauration, embrassa, en 1821, la cause de l'indépendance hellénique, puis se lança en Espagne dans des spéculations où il fit fortune, et finalement se ruina. Il s'attacha dans la suite au prince Louis-Napoléon et devint l'un des chefs de son parti. Il élevait des prétentions à la couronne de Hongrie lorsque, en 1866, impliqué dans l'atfairo du Comptoir d'escompte (affaire Dupray de La Mahérie), il dut disparaître pour éviter la prison.

CrOUY-SUR-OURCQ, comm. de Seine-et-Marne, arr. et à 25 kilom. de Meaux, près de l'Ourcq ; 1.105 hab. Eglise du XVI* siècle.

CrouzillE (La), comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 55 kilom. do Hiom ; 917 hab. Moulins.

Growan, paroisse d'Angleterre (comté de Cornouailles); 2.CU0 hab.

CROWE n. f. Bot. Syn. de crowéa.

Growe (Catherine Stbvens, dame), femme de lettres anglaise, née à Borough Greea (comté de Kent) en 1800, morte en 1876. Elle publia un certain nombre de romans et de contes, puis se tourna vers le spiritisme, et, pour en propager les idées, publia, entre autres écrits ; Spectres et îéyenaes de famille (1858) ; le Spiritisme et le siècù oit nous vivons (iSjy); Aventures d'une guenon (1860); etc.

Growe (Joseph-Archer), historien d'art, né à Londres en 1825, mort à Wurzbourg (Bavière) en 1890. Il alla à Paris étudier la peinture dans les ateliers d'Hubert, de Dolaroche, do Coignet, et, de retour à Londres on 1853, collabora comme critique d'art au a Morniug Chronicle ■> et au " Daily News » . Il séjourna ensuite en Belgique et en Hollande, puis visita Berlin, Vienne ot la haute Italie, où il se lia avec Cavalcaselle, qui devint son collaborateur assidu. Ce fut à Rome qu^ils ébauchèrent leur premier ouvrage : les Peintres flamands primitifs (1857), à la suite dufjuol ils entreprirent une grande Hintoire de la peinture italienne, qu'ils furent obligés d'interrompre pendant plusieurs années, pour la reprendre néanmoins ot l'achever de 1861 à 1876; elle ost devenue, on quelque sorte, une œuvre classique. J.-A. Crowe a nuljlié, toujours en collaboration avec Cavalcasello: la Vie et les a'uvrcs du Titien (1880), excellente monographie, et la Vie de /iai>harl(\&ii2). On lui doit, en outre, un Manuel de peinture acs écoles allemande, flamande et hollandaise, qui est un résumé do la frando Histoire de la peinture, 0 Kuglor. J.-A. Crowe, d'ailleurs, a rempli avec distinction des fonctions diplomatiques. - Son frère, Eyre Crowe, né en 1824 àChelsea, peintre d'his toiro ot do genre, a été l'élève do Will Darley à Londres ot de Paul Dolaroche à Paris.

CROWÉA (krou-é-a) n. m.

Genre d'arbustes, de la famille dos rutaccos , tribu des boro- . niées, renfermant quarante espèces,qui croi.ssont en Océanio.

GrOWLAND, autrcf. Croxj- Innd, ville d'Angleterre (comté do Lincoln), sur laWellantl, dans IcsFons; 3.000 hab. Grand commerce do canards sauvages ot autres gibiers. Ruines d'une riche abbaye l'undéo au vil' siècle.

Growle, ville d'Angleterre (comtés do Lincoln et d'York fWest-Riding]), au conlluent du Tront ot du Don; 3.400 hab.

CROWN (krn-Qun') n. m. Métrol. Couronne, monnaie d'.irgent anglaise valant fl fr. 18 c. avant 1818 et aujourd'hui r, fr. Kl c.

— Optifi, So dit, par abréviation, pour cnowN-riLASS.

Crowne (Jean), poète dramatique américain, né dans la NouvoUo-Anglêterre au xvii" siècle, mort vers 1703. Il se rendit à Londres, et fut chargé par Charles II décomposer les comédies représentées à la cour. On a de lui dix-sei»t pièces do théâtre, tragédies ou comédies. Quel- ([uos-unos de ces dernières, notamment Sir Courtlij Nice, curent beaucoup de succès. Ses caractères sont fortement conçus, et son dialogue a du naturel et de la vivacité. On lui doit aussi des poèmes.

CROWN-GLASS [h'a-oun'-glass) n. m. 'Verre blanc do très belle qualité, qui se fait avec des silicates do chaux et do potasse , mélangés à de l'alumine ot à des oxydes de for et de manganèse. ^On l'emploie de préférence pour fabriquer les lentilles d'instruments d'optique, ainsi que des prismes achromatiques.) ii On dit aussi simplement crown.

Grown-POINT, ville des Etats-Unis (Etat do New- 'i'ork), sur le lac Champlain; 3.135 h. Ruines du fort Saint- Frédéric, que prit le général anglais Carleton en 1776, après avoir détruit la flotte américaine sur le lac. Victoire de Champlain et des Hurons sur les Iroquois, en 1609.

CROY [kro-ï) n. m. Petite houe.'à manche court et à deux larges dents, dont on se sert dans le Midi pour biner les vignes.

Groy, ville d'Ecosse (comtés d'ïnverness et de Nairn), sur la rivière du même nom; 1.700 hab. Près de là est la plaine où fut livrée la bataille de Culloden (1746).

Groy (ce nom s'écrit ainsi aujourd'hui, mais on prononce Crouy)^ très ancienne famille, dont les descendants subsistent encore en Belgique. Elle tire son nom de la localité de Crouy (dép. de la Somme, cant. de Picquigny). Les généalogistes la faisaient remonter aux anciens rois de Hongrie, famille des Arpads, par Dandré II, dit le Jérosolimitain. Elle a sa tige en la personne de Gérard \" de Picquiqni/, vidamo d'Amiens, qui vivait au commencement du xii* siècle. Philippe III, sire de Croy, duc d'Arschot, prince de Chimay, mourut en 1595; son fils C'EiARLiiS mourut en (612, sans héritier; sa fille Anne porta rhéritagc dans la maison de Ligne, par son mariage avec Charles de Ligne, prince d'.\renberg. De la tige principale sont sortis les marquis d'Havre (éteints); les ducs de Croy, sortis des marquis d'Havre (éteints); les seigneurs do Rœux ; les seigneurs de Cresecques, puis comtes de Rœux ; les princes de Croy, sortis des comtes de Rœux ; les comtes de Chimay (éteints), sortis des premiers seigneurs de Croy, les comtes de Solre, sortis des comteï de Chimay; les barons de Molembais, sortis des comtes de Solre, et les derniers ducs d'Havre, également sortis des derniers comtes de Solre. La terre de Croy avait été érigée en duché par Henri IV en 1598, pour Charles de Croy, duc d'Arschot.

Charles, duc de Croy, dernier duc d'Arschot, né en 1560, mort en 1612, a laissé des mémoires curieux, publiés par le baron de Reiffenberg : une Existence de grand seigneur au XVI' siècle ; Mémoires du duc Charles de Croy ^Bruxelles, 1845). Un autre duc de Croy (Charles-Aexandre), marquis d'Havre, a laissé les Mé/noires guerriers de ce qui s'est passé aux Pays-Bas, depiiis le commencement de l'an iSOO jusqu'à la fin de l'an i606 (1619).

La famille a donné un maréchal à la France : Emmanuel, prince de Solre, duc de Croy (1718-1787), qui prît une part distinguée aux guerres du règne de Louis XV (campagnes de Westphalie, de Bavière et de Bohême, et des Pays- Bas), fut gouverneur de la Picardie (1757); consacra une partie de ses biens à restaurer le port de Dunkerque. Il a laissé des mémoires et d'autres écrits.

Croy {Guillaume de). V. Chièvres.

CROYABLE {kro-a-iabV — rad. croire) adj. Qui mérite d'étro cru, an parlant d'une personne, d ôtro regardé comme vrai, en parlant d'une chose : Témoin qui n'est pas CROYABLE. Fait très croyable.

Le croyable n. m. Chose croyable; ce qui doit ou peut être cru : Tout renchérit au dflà du croyable. (St-Sim.)

— Anton. Douteux, incroyable, improbable, iovraisomblable.

CROYANCE {kro-a-ianss — altérât, do créance) n. f. Créance, action de croire quelqu'un ou d'ajouter foi à quelque chose : Comment donner croyance â ceux qui se vantent ? (Pasc.) n Crédibilité, ce qui rend une chose digno d'être crue.

— Conviction, opinion, idée, doctrine : La vanité est la sotte cROYANCK de valoir plus que l'on ne vaut. (Colins.)

— Foi religieuse; adhésion à une doctrine religieuse : La croyance des chrétiens, des juifs.

— Syn. Croyance, créance, foi, etc. V. créance.

— Anton. Défiance, doute, Incrédulité, Incroyance, scepticisme.

CROYANT (kro-a-ian), ANTE adj. Qui croit, nui a la foi religieuse : La femme est plus croyante que Vhoînme. Il Substantiv. : Les croyants.

— Hist. Nom que so donnent les musulmans : Les califes prenaient le titre de commandeur des choyants, il Père des croyants. Titre que l'on donne à Abraham.

— Anton. Incrédule, mécréant.

Croydon, ville d'Angleterre (comté do Surrey), 102.700 hab. Fabrinuos de calicot; marché aux grains très important. Belle église, avec les tombeaux do plusieurs archevêques; Addington Park, ancien palais des archevAquos do Cantorbéry. Hôpital du temps d'Elisabeth.

Croydon, ville d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud [comté do Ctimborland]) ; 10.000 hab. Nombreuses maisons do commerce. — Ville d'Australie (Queonsland [comté do Norman]), dans lo bassin du Norman Rivor; 3.425 hab. Quartz aurifère.

CROYE n. f. Fauconn. V. croie.

GroYLAND. Géogr. V. CitnwLANn.

Crozant, comm. do la Creuse, arrond. ot il 35 kilom. de (îuéret. au conlluont de la Sodollo et de la Grouse; 1.002 hab. Huinos maçnillquos d'un château féodal, construit entre les doux rivières, du xi* au xiu* siècle.

Grozat (canal de), canal qui unit l'Oise ot la Somme. V. Saint-Qdkntin (canal do).

Crozat (Antoine), marquis un CiiAtkl, flnancior français, né à Toulouse on 1055, mort ù Paris on 173H. Il avait été trésorier des états du Ijanguodoc, ot s'était enrichi par dos spéculations maritimes. Kn 1712, il reçut lo privilège du commerce do la Louisiane; mais, les réîfliUuts n'ayant pas répondu aux sacrillcos qu'il avait faits, la

CROUTEUX — CRU

compagnie do Law reprit cotte entreprise. — Ce fut pour sa fille Marie-Anne Crozat, ciilôbro par son esprit et SOS connaissances, que l'abbii Le François écrivit le traité intitulé Géographie de Crozat.

Crozat (Josoph-Antoino), marquis de Tdgnt, magistrat, fils du précédent, né à Toulousa on 1C96, mort à Paris en nio. Il avait formé uno belle cojloction do tableaux, de statues, do dessins, de pierres gravées, do bronzes, etc. Il la légua à son frère, à l'exception des pierres gravées, des estampes et dos dessins, qui furent vendus suivant son testament. Les pierres furent acquises par lo duc d'Orléans. Crozat avait fait graver lui-m6rao les tableaux et les dessins do sa collection (1729-1742), sous le titre de Cabinet de Crozat,

Crozat (Louis -François), marquis du ChXtel et de Moï, général français, mort à Paris en 1750, frère du précédent. II se distingua, sous lo prince Eugène, au siège et à la bataille do Belgrade contre les Turcs (1717); prit part (1718) aux sièges de Fontarabie et do Saintfeébastien, combattu en Allemagne en 1734 et en 1735, et fut nommé maréchal de camp en 1738. Devenu lieutenant général après Dettingen (1743), il assista au siège et à la ba*aille do Coni, aux sièges do Mons (1746), do Namur, aui batailles do Raucoux et do Lawfeld(1747), etc.

CROZATIEn (Charles), habilo fondeur en bronze, né au Puy-en-Velay on 1703, mort à Paris en 1855. Il étudia la sculpture, puis entra chez le fondeur Bréziu, fit, pendant un voyage en Italie, une étudo approfondie des alliages, et fut chargé do la fonte d'un grand nombre de statues pour la France et pour l'étranger ; notamment, le Napoléon do la colonne Vendôme, la statue équestre de Louis A7 V, de la cour de Versailles, J.-J. liousseau pour Genève, etc. On lui doit aussi des œuvres personnelles de haut style ot de gracieuse élégance.

Croze, comm. do la Dromo, arr. et à 18 k. de Valence,

firès du Rhône ; 334 hab. Carrières ; vignobles compris dans es côtes du Rhône et qui produisent des vins estimés.

Crozes (l'abbé Abraham), prêtre français, né à .'ilbi (Tarn) en 1800, mort en 1888, Il fut, de 1840 à 1S83, aumônier de la Petite-Roquette, puis de la Grande-Roquette, et s'occupa avec un iniatigable dévouement du sort des détenus et des libérés. Il fut un des fondateurs des sociétés ouvrières de Saint-François-Xavier. L'abbé Crozes a collaboré aux Souvenirs de la Petite et de la Grande-Roquette^ de l'abbé Moreau (1884).

CrozET, groupe d'îles désertes de l'océan Indien méridional, au S. do Madagascar, dont la plus grande est lile Possession. Cet archipel fut découvert en 1772 par îdarion et Crozet.

Crozet, navigateur français du xviii' siècle. Il était lieutenant â bord du Mascartn, lors de l'expédition du capitaine MarionDufresue dans les mers de l'Océanie, en 1773. Après l'assassinat do Marion par les Maoris de la Nouvelle-Zélande (12 juin 1772), il prit une part active aux recherches organisées pour retrouver son chef et le venger, et il fut un peu plus tard l'historien de l'expédition.

Crozier (Francis Rawdon), marin anglais, né en Ir. lande vers 1796. Il entra en 1810 dans la marine, et s'éleva au grade de capitaine de vaisseau. Ii fit avec Parry une expédition dans les mers polaires (1824), avec sir James Ross dans la baie de Baffln (1835), et dans les régions antarctiques (1839), puis il accompagna, comme capitaine de vaisseau du Terror, sir John Franklin, à la recnerche du passage du Nord-Ouest. L'expédition, composée de deux bâtiments, r£?-e4us et le Terror, partit en mai 1845, et, depuis lors, on n'en eut plus do nouvelles. La Société royalo et la Société d'astronomie de Londres comptaient au nombre de leurs membres ce marin de talent et d'oxpérieii(!e.

CrOZON, ch.-l. de canton du Finistère, arr. et àsskil. de Châteaulin, dans la presqu'iledeCrozon, près de la baie de Douarnenez ; 8.310 hab. Carrières de granit'. Commcrco do sel, sardines, vins, oaux-do-vie, graines, œufs et moutons. Menhirs, dolmens. Aux environs, bains de mer do Worgat. — Le canton a 8 comm. ot 17.932 hab.

CrOZON-SUR-VAUVRE, comm. do l'Indre, arr. et à

17 lui. i!c La Cliâtre, sur la Vauvre, 1.194 hab. Carrières.

CROZOPUORE n. m. Genre de plantes, do la famille des oupliorbiacées, tribu des jatrophées, comprenant cinquante espèces, qui croissent pour la plupart dans lo centre et lo uord de l'Afrique : LecnozovuoRKdes teinturiers produit la suàstance colorante appelée tournesol. Syn. do toornesolii':.

CRU (rad. croffre) n. m. Econ.rur. Quantité dont un objet a cril ■ Le cru d'un arbre dans une année, il Production . Vin miiest (ia CRU de (efie rif;«e. Il Terroir considéré au point do vuedoses productions spéciaiesotdes qualités qu elles tiennent de lui. (So dit particulièrement des vignobles) . Des vins de divers crus. Un vin d'un bon cru. il Bouilleur de c,^, Celui qui fabrique do l'nlcool en distillant exclusivemont les produits do ses récoltes, ii Localité où se consomme le produit que l'on y a récolté : Goùttr ie vin du cru.

— Fam. Se dit, dans lo mémo sons, des personnes : Les orateurs du cru.

— Fi(Ç. Fonds personnel, ce qui est propre A quelqu'un, ce qui vient oxclusivement de lui : Une oonnc pensée, de quelque endroit qu'elle vienne, vaut mieux qu'une sottise de Sun CRU. (La Motho lo Vayor.)

— Chass. Centre d'un épais buisson dans lequel so cache une pièce do gibier & plume blessée, pour échapper aux rccherchos du chien d arrêt, il On dit plutôt cRuu.x.

CRU, UE (du lat. criidus, mémo sens) adj. Qui n'est pas cuit : l'iuiirfe cuuu. Léqumes crus. Il Indigeste, difficile Ii digérer : Le concombre est 1res cru. (Acad.) il Qui n'est point tempéré, adouci par un mélange : L'eau crue de la fontaine. (Tli. Gaut.)

— Fig. Trop peu ménagé, dont 1 elTot ost rudo ot brusque : Intrique trop crue, il Trop peu voilé, trop leste, gravirliMix : Parler en termes crus. Il Sans déguisoniont, sans mi'nagemont, sans préimration ; dur, brutal, désobligeant ; U'ic réprimande trop crue.

— Fam. Manger, Avaler queliiti'un tout cru, Lo traiter mal et sans ménagement. (So dit par menace ot pour exprimer une grande colère.)

— Méd. li'xcrénients crus. Ceux nui n'ont pas subi A Iravers lo corps uno élaboration suflisnnfe. n tlunirurs crues. Urines crues. Humeurs, Urines quo la clialeur ilu corps n'u pas suffisamment distillées.

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