‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 504 sur 870 · V. AGRlCULTIiDU · texte numérisé non relu

V. AGRlCULTIiDU

CULTIVATION {si-on) n. f. Action de cultiver, culture. (Inus.^ CULTIVEMENT {man) n. m. Action de cultiver. ("Vieux.) CULTIVER (rad. culture) v. a. Fertiliser par le travail, en parlant de la terre : Cultiver un champ, une vigne. !i Soigner par des travaux spéciaux, en pariant des productions de la terre : Cultiver des céréales.

— Fig. Se vouer, s'appliquer à, se perfectionner dans : Cultivée les arts, les lettres, ii S'attacher passionnément à : Cultivkr la bouteille. Le mendiant cultive la charité, comme le laboureur cultive son champ. (A. Karr.) il Former, élever, développer par l'exercice et l'étude : Cultiver son esprit, son intelligence, il Voir fréquemment, entretenir des relations assidues avec ; s'efl'orcer de gagner ou de conserver : Cultiver un ami, ses relations.

Se cultiver, v pr. Etre cultivé, u Développer ses facultés par l'instruction, l'éducation.

GULTORISME n. m. Litlér. V. cultisme.

CULTORISTE n. m. Littér. Syn. de cultistk.

CUL-TOUT-NU {ku-tou)n. m. Nom vulgaire du colchique d'automne, n Pl. Des culs-tout-nus.

GULTRAIRE (trèr) ou CULTRARIUS {ri-uss — du lat. culter, cul-tri , couteau) n. m.

était chargé de frapper la victime avec un couteau.

GULTRICOLLE (du lat.

culter,cult7*i,contean,etcol- Inm, cou) adi. En T. d'hist.

nat., Qui a le thorax comprimé de manière à ressembler à une lame de couteau.

CULTRIDENTÉ, ÉE (du lat. cultcr, cultn, couteau, et dens, de'itis, dent) adj.

En T. de zool.. Dont les dents canines sont comprimées de telle sorte qu'un des diamètres soit le tiers Aa i*-i,itro Cultraire (m*ïdaillon de marbre

(le 1 autre. du Musée de Naples).

CULTRIFOLIE, EE (du lat. culter, cultri. couteau, et folium, feuille) adj. En T. de bot., Qui a les feuilles en forme de couteau.

CULTRIFORME (du lat. cidter, cultri. couteau, et de forme] adj. En T. d'hist. nat., Qui présente la forme d'une lame do couteau : La ficu'lde cultrifoume.

CULTRIROSTRE [rosstr — du lat. culter, cultri, couteau, et rostrum, bec) adj. En T. de zool., Qui a le bec en forme de lame de couteau.

CULTUEL, ELLE {tu-èl') adj. Qui se rapporte au culte ; Les fonnes cultuelles.

CULTURAL, ALE, AUX adj. Qui a rapport à la culture do la terre : Les études cdlturales.

CULTURE (lat. cuUu?'a; de colère, supin cultum, cultiver) n. f. Action ou manière de cultiver la terre ou certaines plantes : Iai culture d'un champ, du blé. n Catégorie do végétaux cultivés : Cultures foun-agères, fruitières. Il Gramle, Moyenne, Petite culture. Culture intensive. Culture extensivè. V. agriculture. Il Culture alterne, Celle qui consiste à ne point laisser reposer les terres, mais à les ensemencer chaque année d'une façon différenle.

— Par e.xt. Art d utiliser certaines productions naturelles : La cuLTURK de la soie. Il Elevage de certains animaux : La CULTURE des abeilles.

— Fig. Etude, application de l'esprit à une chose : La CULTURE des beaux-arts, des sciejices. il Développement que l'on donne, par des soins assidus, à. des facultés naturelles : La CULTURE de l'esprit ennoblit le cœur. (Volt.)

— Méd. Bouillon de culture. V. bouillon.

— Encycl. V. agriculture.

— Culture forcée. On appelle ainsi un mode do culture dans lequel, par le moyen d'abris, do chaleur et quelquefois do lumière artificielle, d'engrais à assimilation rapide, d'arrosages fréquents, etc.. on place les plantes indigènes ou les plantes exotiques dans des conditions telles

Antiq. rom Sacrificateur (^ui

qu ollos so développent, los premières hors do saison ou eu un lomps rolalivoniont très couri., et \cs socoudos hors des régions 01"» elles pouvout vêy;iJtor spuutanùineiit. Les anciens pratiuuaient déjà la culture lorcoo du concombre (Collumollo, Traité d'atjricuHure, liv. XI, 3" partie), du rosier et do quelques autres plantes {Pline, Histoire nattirelle, XIX, 5), toutefois d'une manière bien rudimontairo et maladroite. Ce modo do culture n'est entré dans los usages courants et niélhodiquos du jardinage que vers la lin du xviii* siôclo. Le châssis ou les cloches dovorro, les couches chaudes et les couches sourdes ou froides, la serro chaudo, tempérée ou Iroido, en sont aujourd'hui los procédés ou los uiovons essentiels. V. sisrrk, cudchiî, pkimuur.

— Culture dérobée. C'est une culture dont les diverses opérations, du semis à la récolte, ne portent ([ue sur un ensemble de quelques semaines, et qu'on pratique entre deux cultures principales, de telle sorte quo le sol no soit pas inoccupé durant l'intervallo. Une culture dérobée consiste généralement à semer soit on juin, en juillet ou en août, sur un labour de déchaumage, une [dantedont le cycle de végétation est relativement très court, et môme que, la plupart du temps, on récolte à l'état do fourrage vert.

Culture (la) [en ital. ta Collivazione], poème didactique et bucolique du Florentin Alanianm (vers 1550), iniito des Géorgiqucs de Virgile et de l'Agriculture de Columello. Il est encore estimé eu Italie pour l'élégance do la versification.

CULTURKAMPF n. m. Hist. V. KULTURKAMPF.

CULULLE (lat. culullus, même sens) n. m. Anliq. rom. Sorte do vase à boire, il Vase en poterie, dont les pontifes et los vestales se servaient dans les saorilicos.

Cum grano salis (Avec un grain de sel), locution latine dans laquelle le mot sel a le sens iiguré do jovialité, enjouement, et que l'on emploie pour faire entendre quo ce qu'on dit ne doit pas être pris au sérieux : 2'oat es/ vrai dans ce petit volume, mais bien des choses y ont été mises pour qu'on sourie ; j'aurais du écrire plus d'une fois à la marge : Cdm grano salis. (Renan.)

Cum occasione (bulle). Emanée du pape Innocent X, cette bulle renferme la condamnation des cinq propositions do Jansénius. V. Adgustinds.

CUMACÉS {se) n. m. pi. Ordre de crustacés thoracos- Iracés, comprenant les diastyles et autres formes marines qui ressemblent à des larves de décapodes, et se caractérisent par leur petit céplialothorax, à quatre ou cinq anneaux tboraciques libres, avec deux pattes -mâchoires et six paires de pattes locomotrices, leur abdomen composé de six anneaux allongés. — Un cumacé.

— Encycl. Répandus dans toutes les mers du globe, les cumacés atteignent les plus grandes tailles dans les régions boréales et arrivent jusqu'à 5 centimètres de longueur. On les divise en huit familles : cumidés (genres cume, cyclaspis, etc.); vaunthompsonidés (genres vaunthompsonia, lep~ tocuma) ; lampropidés ( genres lamprops, platt/aspis, chaUirostylis, etc.): leuconidés (genres leucon, eurodelle, etc.); diastylidés (genres diastylis et leptostylis); pseudocumidcs (genres pseudomera et petalomera) ; cumellidés (genres euvifUe, nanastacus, etc.) ; campilaspidés (gtïiire campilaspis).

GuMANA ou Santa Inès de Cumana, ville des

Etats unis du Venezuela, sur la o^to uiéridionalo du golfe de Caracas, formé par la mer des Antilles; 12.000 nab. Commerce assez important. — La province ou section de Cumana est l'une des trois qui constituent l'Etat do Bormurdez ; elle nourrit une population de 88.000 hab. Son sol fertile fournit en abondance du maïs, du sucre, de la vanille ; de belles forets couvrent les montagnes, et do gras pâturages s'étendent dans les vallées.

GUMANCHE, membre d'une peuplade mexicaine. — Les

CUMANCHIiS.

— Adjectiv. Qui appartient à cette peuplade : Territoire

ClIMANCUE.

CUMANIE, dénomination donnée à doux districts de la Hongrie : la Grande Cumanie et la Petite Cumanie. Ces districts étaient enclavés dans les comitats do Szolnok et de Pest. Ils furent occupés, à partir du xiii" siècle, par des tribus nomades, les Cumans, les lazyges et les Petchenôgues. Les noms de Grande et Petite Cumauio no sont plus employés aujourd'hui.

Cumans. Etlmogr. V. Comans.

GUMBAL, ville de Colombie f Etat do Cauca idép. de Tuquorresj), non loin du volcan du môme nom; (î.50û hab.

GuMBERLAND ( COMTÉ Dtî), comté du nord-ouost do l'Angletern*, sur la mer d'Irlafldo. Superf. 3.925 kilom. carr. ; 26ij.5.io hab. li est occupé, en majeure ])artio, par des montagnes hautes et ipres, dont le principal sommi-t est le Scawfeld (yosni.). Belles vallées, dont los lacs pittoresques ont valu à cotte région le nom de « District dos Lacs n et attirent de nombreux touristes. Mines do fer, cuivre, plomb, bouille. Agriculture développée dans la plaine do l'Eden. Kh-vago considérable. Cli.-I. f'arlis/e. — Parmi les comti's des dilTérentes parties do l'empire hritannicjue portant lo mémo nom, citons celui do l'Australie (Nouvelle-Galles du yu<l), peuplé de -iGO.OOo hab.. et <:eiui du Dominion cana<lion {Nouvelle-Ecosse), sur l'isthme qui rattache la presciu'île néo-écossaise au Nouvcau-Brunswick et au continent Ue l'Amérique, entre le golfo Saint-Laurent et la baie do Fundy au S.; 3\.:,29 hab^ Deux comtés dos Etats-Unis portent lo mémo nom dans l'Etat de Tonnessoo J5.375 liab.) et dans l'Etat do Virginie (9.-i80 hab.) Probablement, 2.000 Acadiens français. Cap. Amhcrst.

Gumberland, ville des Etats-Unis (Rhodo-Island [comté de l'rovidenco]),snrlaBlackstono River; 8.100 hab. Construction de machines; fabriques do chaussures. Entrepôt do coton. — Ville des l'Uats-Unis {Etat do Maryland), sur le Potomac et sur lo canal do Chesapoako et Ohio ; 12.730 liab. Fonderies, laminoirs, aciéries, fabriques do machines. — Ville du Dominion canadien, située au lond de la baie do Emidy, à l'ondroit où se produisent les ])lus hautes manies do l'Océan.

Gumberland (monts), chaîne do montagnes des Etats- Unis qui borde le système appalachien iiroproment dit, A rO., dans sa partie méridionale. Ils ont une direction N.-E.-S.-O., sont formés de chaînons parallèles alternant avec des vallées longitudinales et dépassent rarement une altitude de 600 mètres. Los chaînes sont rocheuses et

Sou cultivées; los vallées sont, au contraire, très fertiles. ■rando variété do mnrbros. Nombreuses grottes.

Gumberland (Îlk ou ti:rriî ni-:), nom do la péninsule orientale tlo la grande Uo arctique appelée Terre de Baffin. Sa c6(o orientale a été explorée, eu 1820, par Parry.

Gumberland Gap. Aux Etats-Unis, le mot ^a/j (ouverture, ciitro-bâillement; s'applique on général aux délilés i\<i montagnes. Celui dont il s'agit ici coupo los monts ('umlmrland et a donné son nom à plusieurs combats entre les fédéraux et les confédérés pendant la guerre do S6ci^sslon. Los plus connus sont (;elui du I7 décembre 1861, à la suite duquel la position fut abandonnée par le général fédéral Morgan, et celui du 9 septembre IStjJ, i[u\ contraignit lo général confédéré Fraser à se rendre à discrétion au général fédéral Burnside.

Gumberland River, rivière des Etats-Unis, afauent gauche do lOliio, le plus considérable après le Tennessee. Kilo naît sur le versant occidental des monts C'utnberland, se dirige d'abord de l'E. vers l'O., puis vers lo S., reprend ensuite la direction de l'O., pour couler enfin parallèlemont au Tennessee. Longueur, cnvironOGOkilom. Lo Cumberland est navigable sur 320 kilom. pour les vapeurs. .

Gumberland (Richard), philosophe ot théologien anglais, né à Londres en 1631, mort évoque do Peterborough on 1718. Il fit ses études à l'université de Cambridge et parvint, en 1658, à la charge de recteur de Cramptou. Le premier de ses ouvrages est de 1672; il est intitulé : De legibus naturip disquisilio philosophica, et dirigé contre les principes de Hobbes. Il a été traduit en français par Barbeyrac (Amsterdam, 1744). V Essai sur les poids et mesures des Juifs est de 1686.

En dehors de ses travaux philosophiques, Gumberland s'était livré à des études do linguistique qui lui avaient permis de traduire ce qui reste de Sanchoniaton, Fragments de Sanchoniaton (Londres, 1720). Il lisait couramment le copte. II a aussi laissé divers traités en latin sur l'origine des plus anciens peuples (Londres,* 1724).

Gumberland (Richard), diplomate et littérateur anglais, arriôre-petit-fils du précédent, né à Cambridge en 1732, mort en 1811. Il fut chargé, en 1780, de diverses uégociations politiques en Espagne et en Portugal, dissipa sa fortune et dut écrire pour vivre. Parmi ses nombreux ouvrages, on peut citer : Anecdotes sur les grands peintres de l'Espagne 1^1782); le Calvaire (1792), poème; Arundel (1789), roman; les Frères, l'Américain, la Carmélite, pièces de théâtre; il/emoiVes(lS07);etc.

Gumberland (Guillaume -Auguste , duc dk), prince anglais, troisième fils de George II, né en 1721, mort en 1765. Il fut blessé à Dottingen, perdit ensuite la bataille de Fontenoy (1745), mais , l'année suivante , il écrasa le Prétondant à CuUoden. Il subit un échec à Lawteld (1747). Pendant la guerre de Sept ans, il fut battu à Hastembeck (1757), refoulé jusqu'à l'embouchure de l'Elbe, et bientôt obligé de signer la capitulation de Closter-Severu. Mal accueilli en Angleterre, il résigna son commandement ot seretiraàWiiuisor. Une statue lui a été élevéo à Londres.

Gumberland (Ernest-Auguste, duc dk), duc de Brunswick et de Lunebourg, héritier do la couronne do Hanovre, né à Hanovre en 1845, fils du roi Georges V de Hanovre (mort en 1878), marié en 1878 à Thyra, princesse de Dane mark. Après la dépossession do son père par la Prusse, à la suite do la bataille de Langensalza, il entra dans l'armée autrichienne. Le II juillet 1878, après la mort du roi Georges V, il ian<:a la proclamation do Gmundon, par laquelle il maintenait tous ses droits à la couronne de Hanovre. En 1884, s'ouvrit la succession do Brunswick, dont il fut également frustré par la Prusse : il voulait bien promettre de gouverner selon la constitution allemande, mais non abandonner ses droits sur lo Hanovre. Il n'hérita que des biens privés du duc de Brunswick ; les autres biens do sa famille, restés sous séquestre, serviront do fonds secrets an prince do Bismarck sous lo nom de fonds guelfes ou fonds des reptiles.

Gumberland (George Clifford, comte dk), aventurier anglais. V. Clifi-ord.

Gumbernauld, ville d'Ecosse (comté do Dumbarton);

Page 1